Je suis Charlie

Par Stéphane Cosson le 24 janvier 2015 | (0) Commentaires | Permalink

J'ai posé la question à ma promotion Charlie : Être Charlie, pour un généalogiste, cela veut dire quoi ? Vous mettez quels mots derrière ?

Tous ne m'ont pas encore répondu. Je me suis dit alors qu'il fallait aussi que j'y mette les miens.

Être Charlie, pour moi, c'est être aussi et d'abord les victimes de l'Hyper Cacher.  Pour qu'elles ne soient pas cachées par les autres, plus médiatiques ou plus médiatisées. Elles ne faisaient pas de caricatures. Elles n'étaient pas policières. Elles ont été ciblées à cause de leur appartenance à une religion, avant le shabbat.

Être Charlie, c'est donc pour moi être Yoav Hattab. Il faisait partie des personnes qui étaient en sécurité dans les chambres froides. Quand il a appris que deux femmes étaient menacées par le terroriste, il est remonté. Il a vu l'arme posée par le terroriste. Il l'a saisie sans savoir qu'elle était enrayée. Cet acte de bravoure lui a coûté la vie. Le terroriste savait que l'arme était enrayée, que Yoav ne pourrait rien lui faire. Aucun mal. Il pouvait le désarmer, il a préféré l'assassiner.

Être Charlie, c'est donc pour moi être Yohan Cohen. Il a protégé semble-t-il un enfant. Il a agonisé une demi-heure avant de décéder, faute de soins, après que les otages aient refusé que le terroriste l'achève. J'espère, si j'avais été à la place des otages, que, malgré le danger, j'aurais eu la force d'aller vers lui, lui tenir la main, la tête, lui parler doucement, faute de mieux.

Être Charlie, c'est donc pour moi être Philippe Braham, abattu alors qu'il payait ses courses. C'est enfin être François-Michel Saada, abattu dans le dos alors qu'il sortait du magasin.

Être Charlie, pour moi, généalogiste certes mais aussi citoyen, Français, c'est être eux. Être là pour eux, pour leur mémoire. C'est être dans la compassion. Pour eux. Pour leurs familles en deuil. C'est être fier de leurs vies et de leur bravoure.

En tant que généalogiste, c'est être tout autant dans l'amour et la fierté quand je sors de la glaise de l'oubli la vie des ancêtres de mes clients. Être dans l'amour et la fierté quand je leur communique le résultat de mes recherches. Entendre leur joie. Être en communion, être en empathie avec eux tout comme nous l'étions tous le 11 janvier 2015, mais à un degré immensément fois plus important bien évidemment ce jour-là. Les deux ne se comparent pas. Mais simplement, au quotidien, essayer de garder cela en moi.

Être Charlie, c'est être dans le respect. Trublion ? Grande gueule ? Irrévérencieux ? Oui ! Mais dans le respect. Toujours !

Être Charlie c'est être dans la bienveillance. Parce que, même s'ils tapaient sur tout le monde, je n'ai jamais ressenti de la part des Charlie de la méchanceté. L'humour était leur arme, l'est toujours pour les survivants, afin de faire passer un message. Être acerbe mais pas méchant. Et si d'aucuns ont pu penser qu'ils le sont, ce n'est pas de la vraie méchanceté, celle qui fait mal et qui détruit à jamais. Du moins si on accepte de ne pas s'arrêter au premier degré. 

Car être Charlie c'est aussi faire réfléchir. C'est ce que j'essaie de faire avec mes étudiants. Je leur transmets certes un savoir mais je les fais aussi se poser les bonnes questions, notamment à ceux qui veulent devenir professionnels. Devenir un petit objet dans leur esprit qu'ils vont, j'espère, transformer un jour en perle.

Alors certes, comme ils me l'ont déjà tous écrit, être Charlie c'est la tolérance et la liberté d'expression. C'est un petit bout de démocratie. Mais pour moi ce n'est pas que cela. Être Charlie c'est d'abord et avant tout être un humain.

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Promotion Charlie Hebdo

Par Stéphane Cosson le 10 janvier 2015 | (0) Commentaires | Permalink

J'ai donné hier mon premier cours de généalogie à la nouvelle promotion des DU de Généalogie, qui a décidé de prendre le nom de "Promotion Charlie Hebdo".

Ils sont 25, en forme et enthousiastes en tout cas pour la première journée de cours. Il va falloir que les professeurs le soient autant et prennent des vitamines. Parce que j'avoue que là c'est la première fois que je vois, le premier jour, une de mes étudiantes arriver vers moi à la pause en me montrant l'arbre généalogique du travail individuel effectué en entier et me demandant si je veux la copie de tous les actes ou pas. Les années précédentes s'y attelaient à partir du mois de mars. Et elle n'est pas la seule dans ce cas.

Nous allons uniquement à partir du mois d'avril aux AD du Gard (on a encore un peu de temps donc) et déjà ils veulent savoir le nom de la personnalité dont ils vont étudier la généalogie. L'un d'eux a même tiré la liste des personnalités gardoises à partir d'une recherche Google pour voir qui il connaissait ou pas.

Les demandes de renseignements en terme de stage fusent elles aussi. Ils ont créé un groupe Facebook "DU Généalogie" et du coup les anciens qui sont dessus me font un petit coup de nostalgie, voulant revenir à tout prix.

Je ne parle même pas des 12 ARP qui veulent déjà connaître la date de leur examen. Bref, survitaminés.  Je sens que je vais m'éclater avec eux !

 

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Bilan 2014

Par Stéphane Cosson le 15 décembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Qu’ai-je accompli cette année ? 2014 fut une année enrichissante.

Le travail avec les universités :

C’est la première année où je travaille avec autant d’universités étrangères : Californie, Athènes, Thessalonique, Turin, Neuchâtel. 
En dehors des  étrangers, il y a eu aussi différents UFR de l’Université Paris VIII : philosophie et histoire de l’art.

Du coup, cette année, des publications ont eu lieu en dehors du milieu de la généalogie : Fata Morgana et les Cahiers Charles Fourier. Les Belles Lettres sont prévues pour 2015 Comme quoi, la paléographie cela mène vraiment à tout. Et se sentir reconnu en dehors de son domaine de compétence, de sa zone de confort, cela fait beaucoup de bien. En tout cas c'est quelque chose que j'apprécie.

Les clients étrangers :

La première année aussi où j’ai autant de clients anglophones. Pas à tire-larigot mais… Presque. Du coup, je me dois d'améliorer un peu plus chaque jour ma pratique de l'anglais écrit. Heureusement j'ai mon Harrap's toujours à portée de main au cas où.

C'est la première fois où des anglophones ne parlant pas français me contactent via mes sites (pas encore traduits en anglais, c'est prévu pour 2015). Je suis épaté que cela fonctionne, le webmaster aussi. De même, première année où ils nous demandent de transcrire en français et traduire en anglais ensuite des documents ou des recherches généalogiques. Là c'est ma collaboratrice qui s'y colle (elle est meilleure que moi dans cet exercice qu'est la traduction).

Les déplacements à Brive la Gaillarde :

J’aime ces moments avec mes élèves, ces textes que nous découvrons ensemble. J’essaie de leur trouver des textes différents, hors des sentiers battus et je crois qu’ils apprécient. Ce sont des moments où nous ne faisons pas que déchiffrer mais où j'explique aussi les textes, je contextualise.

Mes étudiants nîmois, qu’ils soient du DU ou de la licence Pro ARP.

L’année fut … compliquée côté DU. Mais il y a eu un côté positif : repenser mes cours de A à Z. Nouveau test cette année, on verra bien ! Peut-être filmé, je verrais ça le 9 janvier. Il me tarde de découvrir les nouvelles promotions. Ce sont toujours des rencontres enrichissantes.

Les indivisions :

 Ce fut aussi la deuxième année où nous avons traité des indivisions. Le genre de dossiers où il y a beaucoup de paperasserie, ce que je déteste. Ecrire aux Procureurs, attendre leurs dérogations. Ecrire aux impôts ou y aller. Ecrire aux mairies ou y aller. Mais financièrement cela rapporte plus vite à court terme. Il y a un autre avantage : cela change des recherches classiques que nous avons l’habitude de mener.

Et 2015 dans tout ça ?

Tout cela va entraîner pour 2015 des modifications au niveau de mes différents sites. Nous avons apporté des modifications à nos textes cette année après que j’ai eu suivi une formation d'une journée dans ce domaine. Et là, nous continuons à réfléchir du point de vue marketing avec le webmaster qui a fait un audit, nous a donné ses préconisations indispensables. Du coup, on va tout reécrire, tout modifier du sol au plafond. Je ne suis pas sûr que cela lui plaise mais c'est lui qui a commencé après tout !

Quant aux clients, aux recherches, nous verrons bien.... Bref, une fois de plus, une année enrichissante. J'aime mon job, c'est fou !

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Restructurer ses sites Internet

Par Stéphane Cosson le 5 décembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je l'ai déjà écrit, avoir un ou des sites Internet nécessite de devoir faire la poussière régulièrement. Mon webmaster a fait avec mon accord un audit de tous mes sites : quelles sont leurs forces ? Leurs faiblesses ?

A partir de là, avec ma collaboratrice, nous sommes en train de tout revoir : sites vs nos prestations. Qu'est-ce que nous proposons ? Qu'est-ce qui fonctionne (ou pas) ? Quelle est notre clientèle ? Les sites répondent-ils à celle-ci ? Quelles sont les prestations qui n'apparaissent pas et que pourtant nous faisons ? Les prestations qui apparaissent et que nous ne faisons pas (faut-il alors les garder ?) ?

Un gros travail de ménage avant d'effectuer ensuite, à nouveau, un tout aussi gros travail de reécriture et d'amélioration du référencement naturel. 

Avant la reécriture, il va falloir bien sûr nous mettre d'accord sur nos réflexions. Avons-nous le même langage ? Sommes-nous d'accord sur tout ? Réunion envisagée pour le début 2015.

Je sens que 2015 va être une grosse année de ce côté-là. Mais trois ans sans les avoir retravaillé dans leur structure, c'est à mon avis le maximum.

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Touche pas à mes Archives !

Par Stéphane Cosson le 16 novembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Les Anti-Sivens ont encore frappé. Jeudi dernier, le site des Archives Départementales du Tarn a encore été victime d'une nouvelle attaque et a dû fermer.J'avais essayé d'être pédagogue la première fois, de peser le pour et le contre. 

Là, je vais l'être beaucoup moins. Parce que, en tant que professionnel, être une victime collatérale de ce combat ne me convient pas.

Donc tout d'abord, un petit lien de présentation de nos ZADistes, présentation faite par des reporters anglais, tournée les 4 et 5 septembre 2014 : Barrage anti-Sivens. Ce reportage dure 14 minutes mais j'avoue que voir des herses construites sur les routes, des feux de barricades, des caisses de cocktails Molotov, des bouteilles de gaz piégées m'ont plus fait penser à des méthodes terroristes qu'à une approche flower power. Je ne pense pas avoir vu ce type de reportage dans les médias français et il me semble que cela permet de mieux comprendre pourquoi les gendarmes ont utilisé des grenades offensives. Avec la conséquence malheureuse que cela a eu : RIP Rémi Fraisse, tu étais au mauvais endroit au mauvais moment.

Je vais essayer de me placer dans une explication du pourquoi. Pourquoi s'attaquer aux Archives (et aux autres sites culturels) ? Quel est le sens caché de cela ?

Je ne vois pas trop le lien entre un barrage controversé et une attaque d'un site d'Archives. Sauf si je me place à nouveau dans une perspective guerrière où, tout comme lors de la Commune de Paris, les deux conflits mondiaux, ce sont les biens culturels à qui l'on porte atteinte.  Et tout comme les signataires de la Convention de La Haye, en 1954 (mais nos ZADistes ne doivent pas la connaître), je suis convaincu que chaque atteinte aux biens culturels, quels qu'ils soient, est une atteinte faite à l'Humanité.

En quoi s'attaquer au site des Archives Départementales du Tarn fait-il avancer leur cause ? Je n'ai pas encore réussi à trouver une réponse qui me convienne.Toucher un site tel que celui-ci, c'est symboliquement s'en prendre au Conseil Général, certes, mais aussi à l'histoire du département du Tarn, à ce qui fait qu'il est le Tarn.

Les Archives ont été une cible directe et privilégiée. Toucher l'ennemi au coeur, effacer son identité. Tel est le but des attaques patrimoniales, quelles qu'elle soient. Les Archives n'ont aucune portée stratégique. Mais cela permet de radicaliser encore un peu plus les tensions, de les exacerber. Le but est de rendre tout retour en arrière impossible. Ce n'est qu'une escalade dans la violence.

Les Archives sont porteuses de valeurs et ce sont en fait à ces valeurs qu'ils s'attaquent. Le but est de faire disparaître les repères collectifs, d'affaiblir confiance et cohésion. Le but est de vouloir empêcher la reconstruction après leur passage. Les ZADistes deviennent des Attila. C'est une volonté délibérée d'effacer l'identité des Tarnais. Vous voulez construire un barrage, nous ne le voulons pas, nous touchons à votre identité pour vous forcer à aller vers où nous voulons vous mener. C'est la grande différence avec les casseurs professionnels qui eux s'attaquent aux représentations de la société commerciale (banques, magasins) ou de l'Etat (comme les administrations ou la Préfecture). 

S'attaquer aux Archives, et je n'oublie pas qu'elles n'ont pas ouvert pendant les Journées du Patrimoine cette année pour éviter toute dégradation éventuelle, est une arme de déstabilisation. C'est un crime de guerre selon les statuts de Rome. Je ne pense pas que les ZADistes l'aient vu ainsi. Et pourtant....

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Avoir un site Internet

Par Stéphane Cosson le 30 octobre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Un site Internet c'est bien, cela permet d'avoir une vitrine sur l'activité. Pour moi, c'est indispensable. Mais ce ne doit pas être un objet qui ne bouge pas. Savoir quel est son message, qui sont nos clients de manière précise est plus important, en tout cas à mes yeux, que les outils de type newsletter ou forum. Si on ne sait pas me trouver, les outils ne servent à rien.

Donc...

Pour le moment, avec mon webmaster, nous réfléchissons à son optimisation. Le site est-il assez riche, pas assez riche ou trop riche en terme d'informations ? Mon offre est-elle claire pour celui qui y arrive ? Est-elle suffisamment structurée ? Qu'est-ce que je dis ? Où est-ce que je le mets ? Qu'en est-il du référencement ? Des liens ?  Est-ce que je m'adresse partout aux mêmes personnes ? Est-ce que je mets entre le blog et le portail un lien plus étroit qu'il n'est actuellement ?

Et surtout, surtout, ai-je sans le vouloir du duplicate content ? Autrement dit, est-ce que je ne me copie pas moi-même. Mes pages ont-elles, ou pas, un contenu qui peut être parfois similaire ?Parce que ça, Google cherchant à être de plus en plus pertinent, il n'aime pas du tout. Mais alors pas du tout. Et donc il ne cherche pas à comprendre et il sanctionne, partant du principe, pour faire simple, qu'on cherche à être malveillant.

Donc là, hop hop hop, c'est parti pour une relecture de la totalité du portail, pour un travail de fond. Il nous tarde de recevoir les recommandations du webmaster, ma collaboratrice me disant en plaisantant  à la sortie de notre rendez-vous: "comment ça 3 semaines de délai ? Mais pourquoi je peux pas commencer de suite à faire joujou moi ? " On le sait déjà, on va s'éclater à tout réfléchir, tout modifier.

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Anonymous vs Archives

Par Stéphane Cosson le 14 octobre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Dimanche 21 septembre 2014,  journées du Patrimoine, le site Web des Archives du Tarn, ainsi que tous les autres sites du Conseil Général en Tarn.fr,  ont été la cible d'une attaque des Anonymous en lutte contre le barrage de Sivens.

Les Anonymous sont  un mouvement de pirates informatiques, il faut dire ce qu'il en est et appellé un chat un chat. Il se compose de membres agissant de manière anonyme (d'où leur nom) dans le but le plus souvent de défendre la liberté d'expression. A ma connaissance, il existe d'autres moyens pour la liberté d'expression que le piratage. Mais bon, passons.

Le barrage de Sivens, de quoi s'agit-il ? Parce que, tant qu'à faire, autant savoir pour quelles raisons exactes les sites du Conseil Général du Tarn ont été piratés. Le barrage se situe sur la commune de Lisle-sur-Tarn, proche de la forêt de Sivens, dans la vallée du Tescou. Une fois construit, il mesurera  304 mètres de long pour 12 mètres de large. Le lac de barrage devrait avoir un volume de 1,5 millions de m3 et une surface de 42 hectares.

Son principal objectif : permettre l'irrigation en été en constituant une réserve en eau pour l'agriculture. Un deuxième objectif est l'étiage du Tescou et un troisième  de diluer les rejets d'une laiterie à Montauban appartenant à Sodiaal. Si 13 hectares de zone humide vont étre détruits (c'est d'ailleurs sur cela que porte l'opposition), le Conseil Général a prévu la reconstitution de celle-ci sur 19, 5 hectares.  

Depuis avril 2014, l'opposition au barrage va crescendo : grèves de la faim pour plusieurs personnes, dégradations commises au siège du Conseil Général, violences à l'encontre des policiers,  bouteilles d'acide, clous et déchets divers sur le site des travaux, jets de cocktails Molotov, jets de bouteilles d'acide, barricades piégées à la bouteille de gaz sur le site lors d'affrontements avec les policiers, élus pris à parti à leur domicile.... Je ne vous parle pas de l'état d'esprit des personnes habitant aux alentours et du climat dans lequel elles vivent. Je pense que vous pouvez le deviner sans problème.

Rappellons que c'est un projet financé à 50% par l'Agence de l'eau Adour-Garonne, 30% par l'Union Européenne, 20% par les départements du Tarn et du Tarn-et-Garonne. C'est donc un projet en priorité de l'agence de l'eau dont le maître d'ouvrage est le Conseil Général du Tarn.

Je crois que tout cela permet de mieux comprendre dans quel contexte les sites ont subi ce piratage.

Le portail des archives a  été créé en interne, pour rappel, empilant couches sur couches de nouveaux développements au fur et à mesure des mises en ligne.  Ce n'est sans doute pas la meilleure des solutions mais en même temps le site existe depuis de nombreuses années et je ne suis pas sûr qu'à son démarrage, on ait pu s'appuyer sur beaucoup d'expériences antérieures. Il est installé sur un système obsolète et non mis à jour, hénas, donc des plus vulnérables. Aussi pendant quelques heures, la page d'accueil de cette institution, au lieu de présenter les ressources disponibles ds archives, affichait une vidéo des contestataires... 

Depuis plusieurs semaines maintenant, les services du Conseil Général travaillent à sa remise en marche. Il devrait y en avoir encore pour un mois. Heureusement, pour les généalogistes tarnais, les bases de données n'ont pas été touchées et il est donc possible de travailler dessus aux Archives du Tarn. Mais seulement là exclusivement. Pour tous les généalogistes hors Tarn, il n'existe donc pour le moment que deux solutions : attendre ou pour les plus impatients commander des travaux aux Tarnais. N'oubliez pas qu'il existe un professionnel sur place (bon d'accord, je n'ai pas l'habitude de faire ma pub de cette manière sur le blog mais là l'occasion fait le larron quand même).

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Un O'Hara de Painful Gulch

Par Stéphane Cosson le 23 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je faisais des recherches sur une famille COUTOULY. Je savais que le nom pouvait être déformé. Les scribes pouvaient en effet rajouter un H après le T, mettre un I à la place du Y, féminiser le nom, voire même l'écrire GOUDOULY. Mais là, ce scribe a gagné le pompon.

J'étais sûr par d'autres actes que sur la paroisse sur laquelle j'étais, il y avait des Coutouly. J'avais mention d'eux dans différents actes. Et pourtant, rien, nada, que dalle. Aucune trace d'eux dans les registres paroissiaux. Mais où étaient-ils passés ? Où déclaraient-ils leurs actes ?

Je me suis dit que, plutôt que de paniquer, il me fallait tout reprendre calmement. Tout recouper. Je finirais bien par comprendre. J'avais des dates approximatives de naissance. Je parcours donc les registres à ces dates-là. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dans tous les sens. Rien. J'ai alors noté tous les actes de la paroisse.  Systématiquement. Seul moyen pour les coincer, si je puis dire.

Et là, à un moment, je me suis dit : Non ! Il n'aurait pas osé ? Eh bien, si, il a osé ! J'ai trouvé ma solution. Le prêtre n'avait aucune connaissance de ce nom. Il a donc écrit ce qu'il entendait, en fonction de comment le nom était prononcé ou lui semblait l'être.  Et il m'a transformé le nom COUTOULY en... COURMOULEY ! Comment le T en revanche est devenu RM, je ne sais pas du tout. Je n'ai pas d'explication logique.

Ils ne nous facilitent pas toujours le travail ces prêtres (ou ces officiers d'état civil), je vous jure.

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1914-1918 : Dépouillement systématique du Journal Officiel ?

Par Stéphane Cosson le 10 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Pour un de mes clients, j'ai dû faire des recherches dans le Journal Officiel, concernant la médaille militaire, les citations à l'ordre militaire et l'attribution de la Légion d'Honneur de son ancêtre.

Première piste : écrire à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur pour savoir ce qu'il y a dans leur dossier. Elle m'envoie la date du décret pour la Légion d'Honneur (16 mars 1921, proposé par le Ministre de la guerre) mais pas de date de publication dudit décret.

Deuxième piste : chercher dans les tables annuelles du Journal Officiel. C'est un décret, c'est la Légion d'Honneur. On doit bien pouvoir le retrouver. Bernique ! Rien du tout ! Et me voilà en train de dépouiller tout d'abord le mois de mars 1921, puis le mois d'avril et enfin celui de mai à la recherche de la publication de mon fameux décret.

Et en dépouillant, jour après jour, je tombe sur d'autres documents : citations à l'ordre militaire, médailles militaires. Des listes et des listes de noms , sur plusieurs pages, avec à chaque fois le pourquoi.

Une fois que j'ai eu trouvé mon décret (publié le 2 mai 1921), j'apprends qu'il a eu deux citations (mais je n'ai aucune date). Donc hop rebelote, je me replonge dans le journal Officiel mais cette fois-ci pour la médaille militaire. Je n'ai là encore qu'une date : 4 avril 1915. Date du décret ? De l'action ? De la publication ? Aucune idée ! Et me revoilà en train de le dépouiller à nouveau  à partir de cette date. Je commande six mois en même temps, nous sommes en période de guerre, on ne sait jamais.

Au bout d'une journée de dépouillement, j'ai trouvé la médaille militaire qui m'intéressait : décret du 24 mai 1915, publié le 26 mai 1915, pour une action qui s'est déroulée le 4 avril 1915. Et là encore j'ai tout le détail du pourquoi de cette attribution. 

Et là, je me dis : Et pourquoi ne pas dépouiller systématiquement ces documents ? Se faire une base de données, par exemple en commençant par les citations à l'ordre militaire, les moins visibles, qui pourrait intéresser la France entière ? Personnellement, en tant que professionnel, je n'aurais pas de temps. Mais cela peut intéresser des amateurs, des cercles de généalogie.

Alors je lance l'idée. Qui l'attrape ?

Voir aussi : Innovation

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Une histoire de cocufiage

Par Stéphane Cosson le 3 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je suis en train de faire des recherches pour ma conférence sur les branches inconnues de la famille de Lautrec. 

Je suis en train de vérifier une branche vivant à Montrosier, à la limite du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Et là, surprise !

Le 18 juillet 1662, Jean Boyer, habitant Pradals paroisse de Cornusson, fils de défunts Antoine Boyer et Antoinette Bousquet (ou Bosc), épouse Jeanne de Lautrec, fille de défunts Jean de Lautrec et Catherine Delmas. Jean de Lautrec est un membre des seigneurs de Puechmignon (paroisse de Laguépie dans le Tarn-et-Garonne) mais côté illégitime. Jusque là rien que de très normal.

Ce qui l'est beaucoup moins, c'est la naissance du premier enfant de Jeanne de Lautrec. En effet, le 5 décembre 1663 naît Jeanne Bessède, fille naturelle d'Antoine Bessède et de Jeanne de Lautrec, épouse de Jean Boyer. Le parrain est le beau-frère de Jeanne de Lautrec, frère donc de Jean Boyer, qui ne semble pas en vouloir à sa belle-soeur de tromper son mari. La marraine, Jeanne de Lautrec épouse d'Isaac Ravailhe, appartient à la branche de Puechmignon, mais du coté légitime (contrairement à la mère). 

L'époux pendant ce temps-là ? Et bien, il est retourné chez lui à Pradals, chez ses parents.  Dans quel état d'esprit ? Mystère ! C'est bien dommage d'ailleurs.

Voir aussi : Actualité

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