Un O'Hara de Painful Gulch

Par Stéphane Cosson le 23 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je faisais des recherches sur une famille COUTOULY. Je savais que le nom pouvait être déformé. Les scribes pouvaient en effet rajouter un H après le T, mettre un I à la place du Y, féminiser le nom, voire même l'écrire GOUDOULY. Mais là, ce scribe a gagné le pompon.

J'étais sûr par d'autres actes que sur la paroisse sur laquelle j'étais, il y avait des Coutouly. J'avais mention d'eux dans différents actes. Et pourtant, rien, nada, que dalle. Aucune trace d'eux dans les registres paroissiaux. Mais où étaient-ils passés ? Où déclaraient-ils leurs actes ?

Je me suis dit que, plutôt que de paniquer, il me fallait tout reprendre calmement. Tout recouper. Je finirais bien par comprendre. J'avais des dates approximatives de naissance. Je parcours donc les registres à ces dates-là. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dans tous les sens. Rien. J'ai alors noté tous les actes de la paroisse.  Systématiquement. Seul moyen pour les coincer, si je puis dire.

Et là, à un moment, je me suis dit : Non ! Il n'aurait pas osé ? Eh bien, si, il a osé ! J'ai trouvé ma solution. Le prêtre n'avait aucune connaissance de ce nom. Il a donc écrit ce qu'il entendait, en fonction de comment le nom était prononcé ou lui semblait l'être.  Et il m'a transformé le nom COUTOULY en... COURMOULEY ! Comment le T en revanche est devenu RM, je ne sais pas du tout. Je n'ai pas d'explication logique.

Ils ne nous facilitent pas toujours le travail ces prêtres (ou ces officiers d'état civil), je vous jure.

Voir aussi : Actualité

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1914-1918 : Dépouillement systématique du Journal Officiel ?

Par Stéphane Cosson le 10 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Pour un de mes clients, j'ai dû faire des recherches dans le Journal Officiel, concernant la médaille militaire, les citations à l'ordre militaire et l'attribution de la Légion d'Honneur de son ancêtre.

Première piste : écrire à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur pour savoir ce qu'il y a dans leur dossier. Elle m'envoie la date du décret pour la Légion d'Honneur (16 mars 1921, proposé par le Ministre de la guerre) mais pas de date de publication dudit décret.

Deuxième piste : chercher dans les tables annuelles du Journal Officiel. C'est un décret, c'est la Légion d'Honneur. On doit bien pouvoir le retrouver. Bernique ! Rien du tout ! Et me voilà en train de dépouiller tout d'abord le mois de mars 1921, puis le mois d'avril et enfin celui de mai à la recherche de la publication de mon fameux décret.

Et en dépouillant, jour après jour, je tombe sur d'autres documents : citations à l'ordre militaire, médailles militaires. Des listes et des listes de noms , sur plusieurs pages, avec à chaque fois le pourquoi.

Une fois que j'ai eu trouvé mon décret (publié le 2 mai 1921), j'apprends qu'il a eu deux citations (mais je n'ai aucune date). Donc hop rebelote, je me replonge dans le journal Officiel mais cette fois-ci pour la médaille militaire. Je n'ai là encore qu'une date : 4 avril 1915. Date du décret ? De l'action ? De la publication ? Aucune idée ! Et me revoilà en train de le dépouiller à nouveau  à partir de cette date. Je commande six mois en même temps, nous sommes en période de guerre, on ne sait jamais.

Au bout d'une journée de dépouillement, j'ai trouvé la médaille militaire qui m'intéressait : décret du 24 mai 1915, publié le 26 mai 1915, pour une action qui s'est déroulée le 4 avril 1915. Et là encore j'ai tout le détail du pourquoi de cette attribution. 

Et là, je me dis : Et pourquoi ne pas dépouiller systématiquement ces documents ? Se faire une base de données, par exemple en commençant par les citations à l'ordre militaire, les moins visibles, qui pourrait intéresser la France entière ? Personnellement, en tant que professionnel, je n'aurais pas de temps. Mais cela peut intéresser des amateurs, des cercles de généalogie.

Alors je lance l'idée. Qui l'attrape ?

Voir aussi : Innovation

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Une histoire de cocufiage

Par Stéphane Cosson le 3 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je suis en train de faire des recherches pour ma conférence sur les branches inconnues de la famille de Lautrec. 

Je suis en train de vérifier une branche vivant à Montrosier, à la limite du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Et là, surprise !

Le 18 juillet 1662, Jean Boyer, habitant Pradals paroisse de Cornusson, fils de défunts Antoine Boyer et Antoinette Bousquet (ou Bosc), épouse Jeanne de Lautrec, fille de défunts Jean de Lautrec et Catherine Delmas. Jean de Lautrec est un membre des seigneurs de Puechmignon (paroisse de Laguépie dans le Tarn-et-Garonne) mais côté illégitime. Jusque là rien que de très normal.

Ce qui l'est beaucoup moins, c'est la naissance du premier enfant de Jeanne de Lautrec. En effet, le 5 décembre 1663 naît Jeanne Bessède, fille naturelle d'Antoine Bessède et de Jeanne de Lautrec, épouse de Jean Boyer. Le parrain est le beau-frère de Jeanne de Lautrec, frère donc de Jean Boyer, qui ne semble pas en vouloir à sa belle-soeur de tromper son mari. La marraine, Jeanne de Lautrec épouse d'Isaac Ravailhe, appartient à la branche de Puechmignon, mais du coté légitime (contrairement à la mère). 

L'époux pendant ce temps-là ? Et bien, il est retourné chez lui à Pradals, chez ses parents.  Dans quel état d'esprit ? Mystère ! C'est bien dommage d'ailleurs.

Voir aussi : Actualité

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Sortir de sa zone de confort

Par Stéphane Cosson le 28 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Selon le blogue de Tommy, la zone de confort est cette zone où vous vous sentez en pleine maîtrise de vous-même, où vous ne ressentez aucune notion de risque et où règne le business as usual. Cette zone représente une barrière psychologique au-delà de laquelle se trouvent des défis que vous n’êtes pas certains de pouvoir relever avec succès. Cette frontière psychologique est influencée par divers facteurs dont votre ouverture aux nouvelles expériences, votre goût pour la nouveauté et votre tolérance du risque. L’étendue de la zone de confort est donc propre à chaque individu.

Blogue de Tommy

Professionnellement c'est l'endroit où on se sent bien. On est en terrain connu, conquis. Personnellement, ma zone de confort c'est faire des recherches en Midi-Pyrénées. Mais, en même temps, rester dans cette zone, ne permet pas d'évoluer professionnellement. On ronronne.

Je crois que le généalogiste familial ne peut plus se le permettre.  Eh oui, ça y est, l'Albigeois a remis ses habits de croisé !

Depuis quelques temps, un an et demi peu ou prou, je suis en train de sortir de cette zone. Du coup j'apprends. J'évolue. Je me perfectionne.  De nouveaux défis doivent être relevés. 

Lesquels ? Ce sont ces syndicats en indivision qui me demandent de combler les trous de leurs indivisaires. Ces clients qui, contents de mon travail pour eux en Midi-Pyrénées, me demandent des recherches à la Réunion, la Guadeloupe, Madagascar. Mes élèves de Nîmes avec lesquels j'ai travaillé sur la généalogie d'une famille des Juifs du Pape. Entre autres exemples.

Bien sûr, je peux me faire aider de confrères sur place. Mais ma collaboratrice et moi préférons relever les défis en solo. C'est plus fun, plus jubilatoire. Cela nécessite de se poser des questions. Différentes qu'en restant dans la zone de confort. Certes j'ai toujours des recherches classiques dans celle-ci. Mais en sortir me permet d'y être aussi plus performant. Car ce que j'ai appris en étant en dehors , je peux le mettre en application en dedans.

Cela me force à prendre de l'assurance, de la confiance en moi. A faire plus attention. A tout vérifier. A utiliser d'autres sources, inusitées auparavant. Penser différemment. Enrichir l'expérience. Etre un élève de Monsieur Keating et monter sur la table pour changer de perspective. Un beau défi, non ?

Mais je crois que, pour cela, il faut au préalable être à l'aise dans cette zone de confort. L'avoir trouvée et bien délimitée. Cela demande du temps. Un professionnel débutant ne peut pas le faire.  Il doit poser ses fondations avant tout. Mais ensuite, ensuite ça vaut la peine de s'y lancer.

Personnellement, cela me permet de continuer à m'amuser, à prendre du plaisir dans ce que je fais pour mes clients. Juilbatoire, je vous dis !

Voir aussi : Innovation

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Difficile passage de l'occitan au français ou le faux ami

Par Stéphane Cosson le 12 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Actuellement, je travaille sur une famille tarnaise dont un des membres, Me Jean Rougé, était dit, au tout début des actes notariés en français, dans les années 1540 donc, barbier et sarger du lieu de Lasgraïsses. Je notais donc scrupuleusement cette formule : barbier et sarger.

Etonnante formule tout de même. Comment un barbier pouvait-il être en même temps fabricant de serge ? Ce n'était pas très logique. C'était même très curieux. Mais si le notaire le disait... Je voulais bien le croire.

Et puis continuant de chercher, de remonter dans le temps, je passe au-delà de Villers-Cotterêts. Plus d'acte en français. Par contre, le notaire écrit en occitan.  Et là, dans la lenga nostra, la formule devient : barbie et surgie.

Petite vérification dans un dictionnaire. Le surgie occitan est-il un sarger français ? Que nenni ! Il faut en effet rétablir la bonne écriture et lire : barbie et surgian, c'est-à-dire en français : barbier et ...Chirurgien ! Aaaaaaaah ! Là, ça va mieux, c'est logique !

Sauf que le notaire, filou qu'il est, a noté en français la formule qu'il entendait telle qu'il l'entendait, sans la traduire, quand il est passé d'une langue à l'autre.  Surgié, sarger, on ne va pas chicaner non plus ! C'est vrai quoi !

Et voilà comment un chirurgien s'est transformé en tisserand. Heureusement que je suis en train de traduire les actes de la lenga nostra en français pour mon client. Sinon, ce faux-ami passait complètement à travers les mailles de mon filet.

Voir aussi : Actualité

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Homo Connexus

Par Stéphane Cosson le 7 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

En ces temps où nous avons des alertes Geneanet, où nous sommes sur des groupes Facebook de généalogie, où nous suivons le Geneafil sur Twitter, où nous lisons les articles des blogs des autres, où nous faisons nos recherches via les sites des Archives Départementales, où si le téléphone portable est éteint certains ont l'impression d'être hors monde, perdu sur une île déserte, Robinson des temps modernes, bref en ces temps où nous sommes souvent connectés, je viens de lire un article intéressant dans Archimag :  Peut-on mourir à cause d'un excès d'information ?

Question importante s'il en est ! David Lewis, psychologue britannique, a essayé d'y apporter une réponse en analysant les témoignages de 1300 salariés. Il s'est alors rendu compte que les deux tiers souffrent de stress lié à la prolifération de l'information dans le cadre professionnel. Il apparaît quand ils doivent gérer d'énormes volumes de données alors qu'ils sont pris par le temps. La veille (documentaire) nuit fortement au sommeil.

Mieux : 30% du temps des managers sert à gérer l'infobésité. Cette déferlante d'informations, ce tonneau des Danaïdes, ce rocher de Sisyphe que nous espérons pouvoir laisser au sommet et qui retombe inexorablement.

L'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises s'est rendue compte, de son côté, que 56% des usagers passent plus de deux heures par jour à lire trier leurs e-mails (38% en ont plus de 100/jour). 65% avouent vérifier leur messagerie toutes les heures (sans doute plus souvent).

Tout cela entraîne des sentiments d'impuissance, d'incapacité et de frustation. Ce qui débouche sur une impression d'incompétence et donc in fine au burn-out. De nouvelles formes de pathologie de l'intelligence sont apparues : cyberdépendance, déficit d'attention, peur de toujours rater quelque chose. Une hyperactivité se crée et se répand. Selon cet Observatoire, on est passé du travail à la chaîne manuel au travail à la chaîne intellectuel.

Créée le 1er Janvier 1991, la Fédération Syntec regroupe dans ses syndicats constitutifs plus de 1 250 groupes et sociétés françaises spécialisés dans les domaines de l'Ingénierie, du Numérique, des Etudes et du Conseil, de la Formation Professionnelle, des Foires Salons, Congrès et Evénements de France.  Et cette Fédération a pris la première ce problème à bras le corps. Elle a donc signé en avril 2014 un accord portant sur une obligation de déconnexion de 11 h/jour. Sans savoir si vraiment cet accord va être applicable. Mais cela montre l'ampleur du problème.

Et c'est là que je me rends compte que plus ça va, plus j'apprécie les recherches dans les salles d'archives, le nez plongé dans les documents, dans un silence quasi-monacal. Là, je peux me concentrer, réfléchir à mes dossiers. Et surtout, surtout, il y a des impératifs d'horaires qui sont tellement plus compliqués à respecter quand on a le nez plongé dans son ordinateur.

 

Voir aussi : Web/Tech

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Le droit moral de l'auteur

Par Stéphane Cosson le 6 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Ce matin, en attendant que l'informatique aux AD du Tarn veuille bien fonctionner correctement, j'en ai profité pour lire dans Archimag un très intéressant article sur le droit moral attaché à l'auteur. J'ai même eu le temps d'en faire un résumé pour vous.

Le droit moral attaché à l'auteur et à son oeuvre naît avec celle-ci avant même qu'elle ne soit divulguée. Sa violation constitue une contrefaçon (3 ans de prison et 300 000 euros d'amende).

Il comprend : 

  • Le droit au nom ou à la paternité de l'oeuvre : L'auteur peut exiger que son nom figure au côté de son oeuvre toutes les fois où celle-ci est utilisée. S'il publie sous un pseudonyme ou de manière anonyme, nul autre que lui ne peut révéler son vrai nom.
  • Le droit au respect ou à l'intégrité de l'oeuvre : L'auteur est seul à pouvoir modifier ou autoriser la modification de son oeuvre. Ce principe s'applique notamment pour les photos : impossible de recadrer une photo ou de la flouter (pour respecter le droit à l'image des personnes) sans l'accord de l'auteur. Impossible de compresser une image numérique pour la rendre exploitable sur le web sans accord de son auteur.
  • Le droit à la divulgation : Nul ne peut se saisir d'une oeuvre inédite d'un auteur et la divulguer sans son accord. Cela concerne les papiers inédits d'auteurs, les mémoires d'étudiants, les rapports de stage, l'envoi d'un document par courriel. Attention à ne pas confondre avec la diffusion. La divulgation protège la création originale, la diffusion l'information.
  • Le droit de repentir : L'auteur est seul autorisé à renier et détruire son oeuvre.

Ce droit moral est inaliénable. L'auteur peut y renoncer mais que temporairement et juste pour une exploitation déterminée. Ce droit se transmet aux héritiers. enfin, c'est un droit perpétuel, alors  même que l'oeuvre peut être tombée dans le domaine public.

Comme quoi, il me semble au vu de cela que le débat sur les droits d'auteur en généalogie n'est pas clos, même si la question de l'arbre généalogique a été réglée.

Voir aussi : Actualité

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Jean-Marie Roussel (1921-1947)

Par Stéphane Cosson le 1 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

En cette période où on célèbre les Poilus tous azimuts, je me suis dit que c'était le moment de parler de Jean-Marie Roussel. Pourquoi ? Plusieurs raisons : C'est un très lointain cousin (sa mère porte le même nom que la mère de la grand-mère maternelle de ma grand-mère maternelle). C'est le héros de tout un village. Et, dans le cadre d'un dossier, je suis en train de travailler sur les descendants de sa soeur, décédée il y a quelques mois. Et surtout, ce n'est pas un Poilu !

Jean-Marie Roussel

Jean-Marie naît en 1921 à Saint Grégoire (Tarn), un village où j'ai plusieurs familles d'ancêtres. Au vu de son nom, je ne serais pas étonné que nous cousinions plusieurs fois. Il est le fils d'Emilien Roussel et d'Eugénie Flottes. La famille Flottes est une famille d'origine aveyronnaise (aux alentours de Naucelle) que j'ai pu remonter jusqu'au début du XVème siècle, une famille de marchands au départ.

Remarqué dès l'école de Saint Grégoire, le curé lui donne des leçons de latin et d'anglais.  Puis il part faire ses études à l'Institution Saint Etienne à Valence d'Albigeois. Entré en 5ème, il saute une classe et termine parmi les premiers en 1938 avec deux baccalauréats en poche : philosophie et mathématiques élémentaires.

En septembre 1939, il est admis à Saint Cyr. Ayant choisi la spécialité des chars, il rejoint l'école de Versailles. Le 20 mars 1940, il est nommé sous-lieutenant. L'unité que Jean-Marie a rejoint couvre Paris. Assimilée à la garde mobile, elle conserve sa liberté. Après l'armistice, il part à aix-en-Provence compléter son instruction pendant 4 mois.

Il choisit ensuite la coloniale et est envoyé en A.O.F. dans un régiment de tirailleurs sénégalais, à la garde du terrain d'aviation de Tamba Counda.  Il est le seul Européen, ce qui lui trempe le caractère dit-il à ses parents. Jean-Marie a 20 ans. Il en profite alors pour apprendre l'allemand, en prévision.

Après le débarquement des Américains en A.F.N., il est affecté au Régiment Colonial de Chasseurs de Chars de la 9ème D.I.C. Les années 1943-1944 seront à nouveau des années d'instruction pour lui.

Le 19 août 1944, c'est le débarquement près de Fréjus , la prise de Toulon et une première citation à l'ordre de l'armée. Direction l'Alsace via la Route Napoléon avec deux autres citations à l'ordre de l'armée : Uberstrass-Friessen et l'usine de Kembs.

Le 25 janvier 1945, il est le plus jeune capitaine de France.  Le 7 avril de la même année, De Gaulle lui remet la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.

Octobre 1945 : départ volontaire vers l'Indochine, la Cochinchine puis le Tonkin.  Le 1er septembre 1947, Jean-Marie cède son commandement mais refuse le rapatriement. Il prend en main un commando à Hanoï pour effectuer des raids dans la brousse.

Le 20 octobre 1947, il est à Lang-Hen, village du Tonkin, derrière l'éclaireur de pointe. Un snipper japonais juché dans un arbre lui tire une balle en pleine poitrine. Jean-Marie meurt dans les bras de l'aumônier. Jean-Marie sera enterré le lendemain à Chiem-Hoa mais sa tombe sera effacée lors repli général de la région. Jean-Marie recevra une nouvelle citation, posthume, à l'ordre de l'armée. Il avait 26 ans.

Hier, faisant des recherches sur Saint Grégoire, nous avons photographié avec ma collaboratrice son acte de naissance et la transcription de son acte de décès. Ils étaient nécessaires à notre dossier en cours. Nous nous sommes alors rendus compte qu'en mention marginale de son acte de naissance n'était pas signalé son décès. Ma collaboratrice l'a signalé à la secrétaire de mairie, comme nous le faisons à chaque fois que nous trouvons le fait dans une commune, qui l'a immédiatement signalé à son tour à Madame le Maire.

Il fallait apporter, selon elles, cette modification, surtout que tous les éléments étaient en leur possession. Le héros du village, celui qui a donné son nom à l'unique place du village, celle de l'église, devait avoir ses actes dans la norme.  Dès leur retour de congés annuels, cela serait réparé. J'ai trouvé cela touchant. Je me suis dit alors qu'il ne fallait pas l'oublier. Dont acte.

Voir aussi : Actualité

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Saint Juéry déformation de Saint Georges ?

Par Stéphane Cosson le 27 juillet 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Ce n'est pas que je sois un spécialiste de l'étymologie, ni de l'anthroponymie, loin de là. Mais la petite ville où j'ai passé toute mon enfance s'appelle Saint Juéry dans le Tarn. Tout le monde dit que son nom est un dérivé du nom Georges, qui est d'ailleurs le saint patron de l'église.

Devant y faire des recherches généalogique, je me suis dit que c'était le moment de s'intéresser à son étymologie. Nous trouvons deux autres Saint Juéry en France, dans l'Aveyron et dans la Lozère. C'est aussi un patronyme, rare, que l'on trouve dans les communes autour du Saint Juéry tarnais. Il me semble qu'il existe aussi autour du Saint Juéry de l'Aveyron.

Juéry déformation de Georges ? Je ne sais pas pourquoi cela m'a paru toujours bizarre. Je connais le Georges occitan : Jordi. On le retrouve partout et tout le temps, dès qu'un Georges est trouvé dans des registres d'ancien régime.

Il existe une autre forme, rarissime : Jory, que l'on retrouve dans Saint Jory à côté de Toulouse. Saint Jory est écrit en 1075 Sanctus Georgius. Le deuxième "g" n'étant plus prononcé par la population, est-ce une question de ton ?, petit à petit on est passé à Georius puis Jorius, francisé en Jory. 

Mais Juéry ? Selon Jacques Astor, il y a diphtongaison du "o" en "uè". Une diphtongaison c'est la fusion de deux voyelles qui se suivent en un seul élement vocalique. Un diphtongue, pour compléter cette définition linguistique, est une voyelle qui change de timbre en cours d'émission. La première voyelle représente la qualité initiale du son, la deuxième voyelle sa qualité finale.

Pour mieux saisir la transformation, il faut aller faire un petit détour vers l'espagnol, langue soeur de l'occitan et du français, sans faire dans le très savant. Simplement on peut constater que le mot "bon" en français se prononce "bueno" en espagnol ou que le mot "sol" se prononce "suelo". J'ai bien évidemment choisi deux mots permettant de comprendre la transformation du "o" en "uè".

D'où vraisemblablement le même phénomène de Jory en Juéry. Je ne sais si j'ai été clair. Je l'espère. En tout cas, je comprends mieux pourquoi on passe de Georges à Juéry. Du coup, je vais pouvoir l'expliquer à mes clients.

Voir aussi : Initiation

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Nouveau blog de généalogie : les épis de Beauce

Par Stéphane Cosson le 20 juillet 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je ne le fais pas d'habitude mais je vais faire une exception pour lui.

J'avais conseillé à mes étudiants de lire les différents écrits du challenge AZ, pas forcément les miens, il n'y a pas que leur professeur dans la vie.

Maxime, après avoir suivi un double cursus cette année, en histoire et en généalogie, a suivi le conseil. Résultat, cela lui a donné envie et il vient de se lancer dans la grande aventure de l'écriture d'un blog de généalogie : Les épis de Beauce.

Alors n'hésitez pas à aller lire ses écrits. Et Maxime, l'an prochain, au Challenge AZ comme tout le monde !

 

Voir aussi : Actualité

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