Bilan 2014

Par Stéphane Cosson le 15 décembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Qu’ai-je accompli cette année ? 2014 fut une année enrichissante.

Le travail avec les universités :

C’est la première année où je travaille avec autant d’universités étrangères : Californie, Athènes, Thessalonique, Turin, Neuchâtel. 
En dehors des  étrangers, il y a eu aussi différents UFR de l’Université Paris VIII : philosophie et histoire de l’art.

Du coup, cette année, des publications ont eu lieu en dehors du milieu de la généalogie : Fata Morgana et les Cahiers Charles Fourier. Les Belles Lettres sont prévues pour 2015 Comme quoi, la paléographie cela mène vraiment à tout. Et se sentir reconnu en dehors de son domaine de compétence, de sa zone de confort, cela fait beaucoup de bien. En tout cas c'est quelque chose que j'apprécie.

Les clients étrangers :

La première année aussi où j’ai autant de clients anglophones. Pas à tire-larigot mais… Presque. Du coup, je me dois d'améliorer un peu plus chaque jour ma pratique de l'anglais écrit. Heureusement j'ai mon Harrap's toujours à portée de main au cas où.

C'est la première fois où des anglophones ne parlant pas français me contactent via mes sites (pas encore traduits en anglais, c'est prévu pour 2015). Je suis épaté que cela fonctionne, le webmaster aussi. De même, première année où ils nous demandent de transcrire en français et traduire en anglais ensuite des documents ou des recherches généalogiques. Là c'est ma collaboratrice qui s'y colle (elle est meilleure que moi dans cet exercice qu'est la traduction).

Les déplacements à Brive la Gaillarde :

J’aime ces moments avec mes élèves, ces textes que nous découvrons ensemble. J’essaie de leur trouver des textes différents, hors des sentiers battus et je crois qu’ils apprécient. Ce sont des moments où nous ne faisons pas que déchiffrer mais où j'explique aussi les textes, je contextualise.

Mes étudiants nîmois, qu’ils soient du DU ou de la licence Pro ARP.

L’année fut … compliquée côté DU. Mais il y a eu un côté positif : repenser mes cours de A à Z. Nouveau test cette année, on verra bien ! Peut-être filmé, je verrais ça le 9 janvier. Il me tarde de découvrir les nouvelles promotions. Ce sont toujours des rencontres enrichissantes.

Les indivisions :

 Ce fut aussi la deuxième année où nous avons traité des indivisions. Le genre de dossiers où il y a beaucoup de paperasserie, ce que je déteste. Ecrire aux Procureurs, attendre leurs dérogations. Ecrire aux impôts ou y aller. Ecrire aux mairies ou y aller. Mais financièrement cela rapporte plus vite à court terme. Il y a un autre avantage : cela change des recherches classiques que nous avons l’habitude de mener.

Et 2015 dans tout ça ?

Tout cela va entraîner pour 2015 des modifications au niveau de mes différents sites. Nous avons apporté des modifications à nos textes cette année après que j’ai eu suivi une formation d'une journée dans ce domaine. Et là, nous continuons à réfléchir du point de vue marketing avec le webmaster qui a fait un audit, nous a donné ses préconisations indispensables. Du coup, on va tout reécrire, tout modifier du sol au plafond. Je ne suis pas sûr que cela lui plaise mais c'est lui qui a commencé après tout !

Quant aux clients, aux recherches, nous verrons bien.... Bref, une fois de plus, une année enrichissante. J'aime mon job, c'est fou !

Voir aussi : Actualité

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Restructurer ses sites Internet

Par Stéphane Cosson le 5 décembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je l'ai déjà écrit, avoir un ou des sites Internet nécessite de devoir faire la poussière régulièrement. Mon webmaster a fait avec mon accord un audit de tous mes sites : quelles sont leurs forces ? Leurs faiblesses ?

A partir de là, avec ma collaboratrice, nous sommes en train de tout revoir : sites vs nos prestations. Qu'est-ce que nous proposons ? Qu'est-ce qui fonctionne (ou pas) ? Quelle est notre clientèle ? Les sites répondent-ils à celle-ci ? Quelles sont les prestations qui n'apparaissent pas et que pourtant nous faisons ? Les prestations qui apparaissent et que nous ne faisons pas (faut-il alors les garder ?) ?

Un gros travail de ménage avant d'effectuer ensuite, à nouveau, un tout aussi gros travail de reécriture et d'amélioration du référencement naturel. 

Avant la reécriture, il va falloir bien sûr nous mettre d'accord sur nos réflexions. Avons-nous le même langage ? Sommes-nous d'accord sur tout ? Réunion envisagée pour le début 2015.

Je sens que 2015 va être une grosse année de ce côté-là. Mais trois ans sans les avoir retravaillé dans leur structure, c'est à mon avis le maximum.

Voir aussi : Web/Tech

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Touche pas à mes Archives !

Par Stéphane Cosson le 16 novembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Les Anti-Sivens ont encore frappé. Jeudi dernier, le site des Archives Départementales du Tarn a encore été victime d'une nouvelle attaque et a dû fermer.J'avais essayé d'être pédagogue la première fois, de peser le pour et le contre. 

Là, je vais l'être beaucoup moins. Parce que, en tant que professionnel, être une victime collatérale de ce combat ne me convient pas.

Donc tout d'abord, un petit lien de présentation de nos ZADistes, présentation faite par des reporters anglais, tournée les 4 et 5 septembre 2014 : Barrage anti-Sivens. Ce reportage dure 14 minutes mais j'avoue que voir des herses construites sur les routes, des feux de barricades, des caisses de cocktails Molotov, des bouteilles de gaz piégées m'ont plus fait penser à des méthodes terroristes qu'à une approche flower power. Je ne pense pas avoir vu ce type de reportage dans les médias français et il me semble que cela permet de mieux comprendre pourquoi les gendarmes ont utilisé des grenades offensives. Avec la conséquence malheureuse que cela a eu : RIP Rémi Fraisse, tu étais au mauvais endroit au mauvais moment.

Je vais essayer de me placer dans une explication du pourquoi. Pourquoi s'attaquer aux Archives (et aux autres sites culturels) ? Quel est le sens caché de cela ?

Je ne vois pas trop le lien entre un barrage controversé et une attaque d'un site d'Archives. Sauf si je me place à nouveau dans une perspective guerrière où, tout comme lors de la Commune de Paris, les deux conflits mondiaux, ce sont les biens culturels à qui l'on porte atteinte.  Et tout comme les signataires de la Convention de La Haye, en 1954 (mais nos ZADistes ne doivent pas la connaître), je suis convaincu que chaque atteinte aux biens culturels, quels qu'ils soient, est une atteinte faite à l'Humanité.

En quoi s'attaquer au site des Archives Départementales du Tarn fait-il avancer leur cause ? Je n'ai pas encore réussi à trouver une réponse qui me convienne.Toucher un site tel que celui-ci, c'est symboliquement s'en prendre au Conseil Général, certes, mais aussi à l'histoire du département du Tarn, à ce qui fait qu'il est le Tarn.

Les Archives ont été une cible directe et privilégiée. Toucher l'ennemi au coeur, effacer son identité. Tel est le but des attaques patrimoniales, quelles qu'elle soient. Les Archives n'ont aucune portée stratégique. Mais cela permet de radicaliser encore un peu plus les tensions, de les exacerber. Le but est de rendre tout retour en arrière impossible. Ce n'est qu'une escalade dans la violence.

Les Archives sont porteuses de valeurs et ce sont en fait à ces valeurs qu'ils s'attaquent. Le but est de faire disparaître les repères collectifs, d'affaiblir confiance et cohésion. Le but est de vouloir empêcher la reconstruction après leur passage. Les ZADistes deviennent des Attila. C'est une volonté délibérée d'effacer l'identité des Tarnais. Vous voulez construire un barrage, nous ne le voulons pas, nous touchons à votre identité pour vous forcer à aller vers où nous voulons vous mener. C'est la grande différence avec les casseurs professionnels qui eux s'attaquent aux représentations de la société commerciale (banques, magasins) ou de l'Etat (comme les administrations ou la Préfecture). 

S'attaquer aux Archives, et je n'oublie pas qu'elles n'ont pas ouvert pendant les Journées du Patrimoine cette année pour éviter toute dégradation éventuelle, est une arme de déstabilisation. C'est un crime de guerre selon les statuts de Rome. Je ne pense pas que les ZADistes l'aient vu ainsi. Et pourtant....

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Avoir un site Internet

Par Stéphane Cosson le 30 octobre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Un site Internet c'est bien, cela permet d'avoir une vitrine sur l'activité. Pour moi, c'est indispensable. Mais ce ne doit pas être un objet qui ne bouge pas. Savoir quel est son message, qui sont nos clients de manière précise est plus important, en tout cas à mes yeux, que les outils de type newsletter ou forum. Si on ne sait pas me trouver, les outils ne servent à rien.

Donc...

Pour le moment, avec mon webmaster, nous réfléchissons à son optimisation. Le site est-il assez riche, pas assez riche ou trop riche en terme d'informations ? Mon offre est-elle claire pour celui qui y arrive ? Est-elle suffisamment structurée ? Qu'est-ce que je dis ? Où est-ce que je le mets ? Qu'en est-il du référencement ? Des liens ?  Est-ce que je m'adresse partout aux mêmes personnes ? Est-ce que je mets entre le blog et le portail un lien plus étroit qu'il n'est actuellement ?

Et surtout, surtout, ai-je sans le vouloir du duplicate content ? Autrement dit, est-ce que je ne me copie pas moi-même. Mes pages ont-elles, ou pas, un contenu qui peut être parfois similaire ?Parce que ça, Google cherchant à être de plus en plus pertinent, il n'aime pas du tout. Mais alors pas du tout. Et donc il ne cherche pas à comprendre et il sanctionne, partant du principe, pour faire simple, qu'on cherche à être malveillant.

Donc là, hop hop hop, c'est parti pour une relecture de la totalité du portail, pour un travail de fond. Il nous tarde de recevoir les recommandations du webmaster, ma collaboratrice me disant en plaisantant  à la sortie de notre rendez-vous: "comment ça 3 semaines de délai ? Mais pourquoi je peux pas commencer de suite à faire joujou moi ? " On le sait déjà, on va s'éclater à tout réfléchir, tout modifier.

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Anonymous vs Archives

Par Stéphane Cosson le 14 octobre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Dimanche 21 septembre 2014,  journées du Patrimoine, le site Web des Archives du Tarn, ainsi que tous les autres sites du Conseil Général en Tarn.fr,  ont été la cible d'une attaque des Anonymous en lutte contre le barrage de Sivens.

Les Anonymous sont  un mouvement de pirates informatiques, il faut dire ce qu'il en est et appellé un chat un chat. Il se compose de membres agissant de manière anonyme (d'où leur nom) dans le but le plus souvent de défendre la liberté d'expression. A ma connaissance, il existe d'autres moyens pour la liberté d'expression que le piratage. Mais bon, passons.

Le barrage de Sivens, de quoi s'agit-il ? Parce que, tant qu'à faire, autant savoir pour quelles raisons exactes les sites du Conseil Général du Tarn ont été piratés. Le barrage se situe sur la commune de Lisle-sur-Tarn, proche de la forêt de Sivens, dans la vallée du Tescou. Une fois construit, il mesurera  304 mètres de long pour 12 mètres de large. Le lac de barrage devrait avoir un volume de 1,5 millions de m3 et une surface de 42 hectares.

Son principal objectif : permettre l'irrigation en été en constituant une réserve en eau pour l'agriculture. Un deuxième objectif est l'étiage du Tescou et un troisième  de diluer les rejets d'une laiterie à Montauban appartenant à Sodiaal. Si 13 hectares de zone humide vont étre détruits (c'est d'ailleurs sur cela que porte l'opposition), le Conseil Général a prévu la reconstitution de celle-ci sur 19, 5 hectares.  

Depuis avril 2014, l'opposition au barrage va crescendo : grèves de la faim pour plusieurs personnes, dégradations commises au siège du Conseil Général, violences à l'encontre des policiers,  bouteilles d'acide, clous et déchets divers sur le site des travaux, jets de cocktails Molotov, jets de bouteilles d'acide, barricades piégées à la bouteille de gaz sur le site lors d'affrontements avec les policiers, élus pris à parti à leur domicile.... Je ne vous parle pas de l'état d'esprit des personnes habitant aux alentours et du climat dans lequel elles vivent. Je pense que vous pouvez le deviner sans problème.

Rappellons que c'est un projet financé à 50% par l'Agence de l'eau Adour-Garonne, 30% par l'Union Européenne, 20% par les départements du Tarn et du Tarn-et-Garonne. C'est donc un projet en priorité de l'agence de l'eau dont le maître d'ouvrage est le Conseil Général du Tarn.

Je crois que tout cela permet de mieux comprendre dans quel contexte les sites ont subi ce piratage.

Le portail des archives a  été créé en interne, pour rappel, empilant couches sur couches de nouveaux développements au fur et à mesure des mises en ligne.  Ce n'est sans doute pas la meilleure des solutions mais en même temps le site existe depuis de nombreuses années et je ne suis pas sûr qu'à son démarrage, on ait pu s'appuyer sur beaucoup d'expériences antérieures. Il est installé sur un système obsolète et non mis à jour, hénas, donc des plus vulnérables. Aussi pendant quelques heures, la page d'accueil de cette institution, au lieu de présenter les ressources disponibles ds archives, affichait une vidéo des contestataires... 

Depuis plusieurs semaines maintenant, les services du Conseil Général travaillent à sa remise en marche. Il devrait y en avoir encore pour un mois. Heureusement, pour les généalogistes tarnais, les bases de données n'ont pas été touchées et il est donc possible de travailler dessus aux Archives du Tarn. Mais seulement là exclusivement. Pour tous les généalogistes hors Tarn, il n'existe donc pour le moment que deux solutions : attendre ou pour les plus impatients commander des travaux aux Tarnais. N'oubliez pas qu'il existe un professionnel sur place (bon d'accord, je n'ai pas l'habitude de faire ma pub de cette manière sur le blog mais là l'occasion fait le larron quand même).

Voir aussi : Actualité

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Un O'Hara de Painful Gulch

Par Stéphane Cosson le 23 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je faisais des recherches sur une famille COUTOULY. Je savais que le nom pouvait être déformé. Les scribes pouvaient en effet rajouter un H après le T, mettre un I à la place du Y, féminiser le nom, voire même l'écrire GOUDOULY. Mais là, ce scribe a gagné le pompon.

J'étais sûr par d'autres actes que sur la paroisse sur laquelle j'étais, il y avait des Coutouly. J'avais mention d'eux dans différents actes. Et pourtant, rien, nada, que dalle. Aucune trace d'eux dans les registres paroissiaux. Mais où étaient-ils passés ? Où déclaraient-ils leurs actes ?

Je me suis dit que, plutôt que de paniquer, il me fallait tout reprendre calmement. Tout recouper. Je finirais bien par comprendre. J'avais des dates approximatives de naissance. Je parcours donc les registres à ces dates-là. Une fois. Deux fois. Trois fois. Dans tous les sens. Rien. J'ai alors noté tous les actes de la paroisse.  Systématiquement. Seul moyen pour les coincer, si je puis dire.

Et là, à un moment, je me suis dit : Non ! Il n'aurait pas osé ? Eh bien, si, il a osé ! J'ai trouvé ma solution. Le prêtre n'avait aucune connaissance de ce nom. Il a donc écrit ce qu'il entendait, en fonction de comment le nom était prononcé ou lui semblait l'être.  Et il m'a transformé le nom COUTOULY en... COURMOULEY ! Comment le T en revanche est devenu RM, je ne sais pas du tout. Je n'ai pas d'explication logique.

Ils ne nous facilitent pas toujours le travail ces prêtres (ou ces officiers d'état civil), je vous jure.

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1914-1918 : Dépouillement systématique du Journal Officiel ?

Par Stéphane Cosson le 10 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Pour un de mes clients, j'ai dû faire des recherches dans le Journal Officiel, concernant la médaille militaire, les citations à l'ordre militaire et l'attribution de la Légion d'Honneur de son ancêtre.

Première piste : écrire à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur pour savoir ce qu'il y a dans leur dossier. Elle m'envoie la date du décret pour la Légion d'Honneur (16 mars 1921, proposé par le Ministre de la guerre) mais pas de date de publication dudit décret.

Deuxième piste : chercher dans les tables annuelles du Journal Officiel. C'est un décret, c'est la Légion d'Honneur. On doit bien pouvoir le retrouver. Bernique ! Rien du tout ! Et me voilà en train de dépouiller tout d'abord le mois de mars 1921, puis le mois d'avril et enfin celui de mai à la recherche de la publication de mon fameux décret.

Et en dépouillant, jour après jour, je tombe sur d'autres documents : citations à l'ordre militaire, médailles militaires. Des listes et des listes de noms , sur plusieurs pages, avec à chaque fois le pourquoi.

Une fois que j'ai eu trouvé mon décret (publié le 2 mai 1921), j'apprends qu'il a eu deux citations (mais je n'ai aucune date). Donc hop rebelote, je me replonge dans le journal Officiel mais cette fois-ci pour la médaille militaire. Je n'ai là encore qu'une date : 4 avril 1915. Date du décret ? De l'action ? De la publication ? Aucune idée ! Et me revoilà en train de le dépouiller à nouveau  à partir de cette date. Je commande six mois en même temps, nous sommes en période de guerre, on ne sait jamais.

Au bout d'une journée de dépouillement, j'ai trouvé la médaille militaire qui m'intéressait : décret du 24 mai 1915, publié le 26 mai 1915, pour une action qui s'est déroulée le 4 avril 1915. Et là encore j'ai tout le détail du pourquoi de cette attribution. 

Et là, je me dis : Et pourquoi ne pas dépouiller systématiquement ces documents ? Se faire une base de données, par exemple en commençant par les citations à l'ordre militaire, les moins visibles, qui pourrait intéresser la France entière ? Personnellement, en tant que professionnel, je n'aurais pas de temps. Mais cela peut intéresser des amateurs, des cercles de généalogie.

Alors je lance l'idée. Qui l'attrape ?

Voir aussi : Innovation

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Une histoire de cocufiage

Par Stéphane Cosson le 3 septembre 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Je suis en train de faire des recherches pour ma conférence sur les branches inconnues de la famille de Lautrec. 

Je suis en train de vérifier une branche vivant à Montrosier, à la limite du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Et là, surprise !

Le 18 juillet 1662, Jean Boyer, habitant Pradals paroisse de Cornusson, fils de défunts Antoine Boyer et Antoinette Bousquet (ou Bosc), épouse Jeanne de Lautrec, fille de défunts Jean de Lautrec et Catherine Delmas. Jean de Lautrec est un membre des seigneurs de Puechmignon (paroisse de Laguépie dans le Tarn-et-Garonne) mais côté illégitime. Jusque là rien que de très normal.

Ce qui l'est beaucoup moins, c'est la naissance du premier enfant de Jeanne de Lautrec. En effet, le 5 décembre 1663 naît Jeanne Bessède, fille naturelle d'Antoine Bessède et de Jeanne de Lautrec, épouse de Jean Boyer. Le parrain est le beau-frère de Jeanne de Lautrec, frère donc de Jean Boyer, qui ne semble pas en vouloir à sa belle-soeur de tromper son mari. La marraine, Jeanne de Lautrec épouse d'Isaac Ravailhe, appartient à la branche de Puechmignon, mais du coté légitime (contrairement à la mère). 

L'époux pendant ce temps-là ? Et bien, il est retourné chez lui à Pradals, chez ses parents.  Dans quel état d'esprit ? Mystère ! C'est bien dommage d'ailleurs.

Voir aussi : Actualité

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Sortir de sa zone de confort

Par Stéphane Cosson le 28 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Selon le blogue de Tommy, la zone de confort est cette zone où vous vous sentez en pleine maîtrise de vous-même, où vous ne ressentez aucune notion de risque et où règne le business as usual. Cette zone représente une barrière psychologique au-delà de laquelle se trouvent des défis que vous n’êtes pas certains de pouvoir relever avec succès. Cette frontière psychologique est influencée par divers facteurs dont votre ouverture aux nouvelles expériences, votre goût pour la nouveauté et votre tolérance du risque. L’étendue de la zone de confort est donc propre à chaque individu.

Blogue de Tommy

Professionnellement c'est l'endroit où on se sent bien. On est en terrain connu, conquis. Personnellement, ma zone de confort c'est faire des recherches en Midi-Pyrénées. Mais, en même temps, rester dans cette zone, ne permet pas d'évoluer professionnellement. On ronronne.

Je crois que le généalogiste familial ne peut plus se le permettre.  Eh oui, ça y est, l'Albigeois a remis ses habits de croisé !

Depuis quelques temps, un an et demi peu ou prou, je suis en train de sortir de cette zone. Du coup j'apprends. J'évolue. Je me perfectionne.  De nouveaux défis doivent être relevés. 

Lesquels ? Ce sont ces syndicats en indivision qui me demandent de combler les trous de leurs indivisaires. Ces clients qui, contents de mon travail pour eux en Midi-Pyrénées, me demandent des recherches à la Réunion, la Guadeloupe, Madagascar. Mes élèves de Nîmes avec lesquels j'ai travaillé sur la généalogie d'une famille des Juifs du Pape. Entre autres exemples.

Bien sûr, je peux me faire aider de confrères sur place. Mais ma collaboratrice et moi préférons relever les défis en solo. C'est plus fun, plus jubilatoire. Cela nécessite de se poser des questions. Différentes qu'en restant dans la zone de confort. Certes j'ai toujours des recherches classiques dans celle-ci. Mais en sortir me permet d'y être aussi plus performant. Car ce que j'ai appris en étant en dehors , je peux le mettre en application en dedans.

Cela me force à prendre de l'assurance, de la confiance en moi. A faire plus attention. A tout vérifier. A utiliser d'autres sources, inusitées auparavant. Penser différemment. Enrichir l'expérience. Etre un élève de Monsieur Keating et monter sur la table pour changer de perspective. Un beau défi, non ?

Mais je crois que, pour cela, il faut au préalable être à l'aise dans cette zone de confort. L'avoir trouvée et bien délimitée. Cela demande du temps. Un professionnel débutant ne peut pas le faire.  Il doit poser ses fondations avant tout. Mais ensuite, ensuite ça vaut la peine de s'y lancer.

Personnellement, cela me permet de continuer à m'amuser, à prendre du plaisir dans ce que je fais pour mes clients. Juilbatoire, je vous dis !

Voir aussi : Innovation

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Difficile passage de l'occitan au français ou le faux ami

Par Stéphane Cosson le 12 août 2014 | (0) Commentaires | Permalink

Actuellement, je travaille sur une famille tarnaise dont un des membres, Me Jean Rougé, était dit, au tout début des actes notariés en français, dans les années 1540 donc, barbier et sarger du lieu de Lasgraïsses. Je notais donc scrupuleusement cette formule : barbier et sarger.

Etonnante formule tout de même. Comment un barbier pouvait-il être en même temps fabricant de serge ? Ce n'était pas très logique. C'était même très curieux. Mais si le notaire le disait... Je voulais bien le croire.

Et puis continuant de chercher, de remonter dans le temps, je passe au-delà de Villers-Cotterêts. Plus d'acte en français. Par contre, le notaire écrit en occitan.  Et là, dans la lenga nostra, la formule devient : barbie et surgie.

Petite vérification dans un dictionnaire. Le surgie occitan est-il un sarger français ? Que nenni ! Il faut en effet rétablir la bonne écriture et lire : barbie et surgian, c'est-à-dire en français : barbier et ...Chirurgien ! Aaaaaaaah ! Là, ça va mieux, c'est logique !

Sauf que le notaire, filou qu'il est, a noté en français la formule qu'il entendait telle qu'il l'entendait, sans la traduire, quand il est passé d'une langue à l'autre.  Surgié, sarger, on ne va pas chicaner non plus ! C'est vrai quoi !

Et voilà comment un chirurgien s'est transformé en tisserand. Heureusement que je suis en train de traduire les actes de la lenga nostra en français pour mon client. Sinon, ce faux-ami passait complètement à travers les mailles de mon filet.

Voir aussi : Actualité

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