Mais où est mort Casimir François T ?

Par Stéphane Cosson le 5 mai 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Il nous arrive parfois, à ma collaboratrice et à moi-même, de tomber de tomber sur des scrogneugneu de rogntudju de recherches. Un exemple ? Casimir François T.

Nous savons qu'il est né le 30 mars 1857 à S G (Tarn) et qu'il s'est marié le 27 septembre 1887 à S G avec Marie Joséphine Germaine R. Nous savons qu'à la mort de son fils en 1898 il est toujours en vie, de même qu'au mariage de sa deuxième fille en 1913. Ces informations-là sont sûres.

C'est ensuite que les ennuis commencent. Les tables de succession nous disent qu'il est décédé le 13 juin 1942  (le nom est mal écrit, deux communes sont possibles). Vérification auprès des deux communes. Nada !

Qu'à cela ne tienne. La table de succession nous dit qu'il y a une déclaration de succession. Allons donc la consulter ! Ce n'est pas lui mais un homonyme. La date de décès est différente, le nom de son épouse aussi. Les impôts se sont emmêlés les pinceaux entre Casimir François T et François Casimir T, tous deux connus sous le prénom de Casimir. A-t-on idée aussi !

Il a peut-être fait l'armée ce brave homme. Sait-on jamais, cela peut nous donner une piste, notamment s'il a déménagé. Vérification sur les registres matricules : il n'a pas fait l'armée !

Les listes électorales ? Rien non plus. Le registre du cimetière ? Pas mieux ! Les tables décennales de sa commune de naissance (il peut être décédé au même endroit) ? Il n'y est pas. Les registres de catholicité ? Sait-on jamais si on pouvait y trouver une information. Toujours rien ! Le recensement de la commune où sont nés ses enfants ? Il n'y est plus après la première guerre mondiale.  Les communes où sont nés ses petits enfants ? Eh bien non plus !

Un grand mystère pour le moment. Mais nous sommes des chercheurs têtus. Il ne va pas nous échapper longtemps. Je ne sais pas encore comment mais on va le trouver ! Il ne va pas passer longtemps  entre les mailles de notre filet, je vous le dis. Sus à Casimir François T !

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Un fringant militaire

Par Stéphane Cosson le 28 avril 2015 | (0) Commentaires | Permalink

L’histoire que vous allez lire est une histoire vraie. Mais, par respect pour les familles, j’ai changé les noms, les dates et les lieux.

 Le 27 juin 1870, à Lanton, Anselmine Poupelard, âgée de 17 ans, épouse Théodule Gudule, âgé de 24 ans. Le 30 novembre 1870, une petite fille leur naît : Renée Louise.

 Entre 1873 et 1875, Anselmine Poupelard rencontre un fringant militaire : Antoine Picaud, marié à Castorine Lafont.

 Alors qu’en 1875 Castorine met au monde son deuxième enfant à Nîmes, Anselmine Poupelard vient rejoindre son amant dans sa ville de garnison.

 Le 30 novembre 1876, Anselmine Poupelard mettra à son tour au monde, toujours à Nîmes, un enfant né de sa liaison avec Antoine Picaud. Voyant cela, scandalisée, l’épouse d’Antoine part outre-mer avec leur fils. Antoine Picaud et Anselmine Poupelard peuvent désormais vivre maritalement.

 Le 10 mars 1880, Antoine Picaud reconnaît l’enfant né en 1876 comme étant son fils. Problème : Anselmine Poupelard est toujours mariée avec Théodule Gudule et ce dernier, étant l’époux légitime, est donc considéré comme le père. Il lui faut donc désavouer sa paternité. Ce qu’il fait, à la demande du procureur de Nîmes, devant le juge du tribunal civil de Bordeaux le 3 octobre 1881.

 Le 1er janvier 1883, Anselmine Poupelard et Théodule Gudule divorcent devant le tribunal civil de Bordeaux.

 Bon prince, Théodule Gudule convoque le conseil de famille pour nommer un tuteur à l’enfant adultérin de sa femme : son père, ses beaux-frères, la mère de sa femme et un cousin maternel de sa femme. C’est ce dernier qui le 3 avril 1883 devant le juge de paix d’Andernos sera nommé tuteur ad loc.

 En 1889, Antoine Picaud obtient à son tour le divorce. Anselmine Poupelard et lui peuvent se marier. Du moins le croient-ils car l’officier d’état civil leur dit qu’Anselmine Poupelard est toujours mariée. En effet, son divorce avec Théodule Gudule n’a pas été transcris sur les registres de l’état civil dans les délais légaux. Il faut donc recommencer la procédure. Deuxième jugement de divorce le 24 novembre 1901 devant le tribunal civil de Bordeaux. Tout comme le premier, il est aux torts exclusifs d’Anselmine Poupelard qui doit payer une pension alimentaire mensuelle de 10 francs à son ancien mari. Ce dernier a la garde exclusive de leur fille. Le notaire d’Andernos procèdera à la liquidation de leurs droits respectifs.

 Le mariage peut-il avoir lieu ? Toujours pas ! Il leur faudra attendre sept ans encore sans que l’on sache vraiment pourquoi. Malheureusement, Antoine et Anselmine ne pourront profiter de cet état longtemps. En effet, elle décèdera quelques années plus tard, au tout début de la première guerre mondiale.

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DU de Nîmes à distance (et en présentiel aussi) !

Par Stéphane Cosson le 16 avril 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Vous l'attendiez tous ? Le voilà !

La filière histoire de l’université de Nîmes, propose un diplôme d’université de Généalogie et histoire des familles, dont la spécialité est la généalogie familiale. Il comporte des cours théoriques et pratiques dont le détail apparaît sur le site de l’université (unimes.fr, « formations »). Ce diplôme est proposé sous deux formes :

  1. Soit en présentiel : les cours ont lieu les vendredis (toute la journée) et les samedis matins, de janvier à juin 2016. Les dossiers sont à déposer en ligne durant le mois d’octobre précédant la session (sur le site unimes.fr). Un comité de sélection se réunit au début du mois de novembre et les résultats d’admission sont connus à la mi-novembre 2015.

Prix d’inscription :

Étudiants Unîmes (formation initiale) : 150 €

Public non financé (formation à titre personnel) : 900 €

Public financé (formation continue) : 950 €

 

  1. Soit à distance : la formation se déroule à distance avec un accès aux cours en ligne via une plateforme pédagogique numérique dédiée, toutefois la présence (à distance) est obligatoire lors de certains regroupements planifiés (les vendredis et/ou samedis). La présence des étudiants sur le site de Nîmes est requise en début de session, ainsi que pour les examens qui auront lieu à la fin de la session (plusieurs jours consécutifs).

Le dépôt des dossiers s’effectue durant le mois de juin 2015, et le comité de sélection se réunit au début du mois de juillet. Les cours sont dispensés de septembre 2015 à janvier 2016.

Matériel spécifique nécessaire : un ordinateur du type PC ou Mac qui soit connecté à internet, muni d’une caméra et d’un micro-casque.

Prix d’inscription :

Public non financé : 1200 €

Public financé : 1700 €

 

Contacts :

Isabelle Ortega (responsable de la formation) : isabelle.ortega@unimes.fr

Sandrine Peizerat (secrétariat de la formation continue) : sandrine.peizerat@unimes.fr

Voir aussi : Innovation

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De la disparition d'une personne et de ses conséquences

Par Stéphane Cosson le 9 avril 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Actuellement, nous avons un jeune homme, mineur, qui a disparu de façon inquiétante en France. Lucas Tronche  a disparu le 18 mars vers 17 h 10 de son domicile à Bagnols-sur-Cèze  (Gard) sans aucune affaire, alors qu'il devait aller rejoindre son frère à la piscine en bus.
Un chien a retrouvé sa trace sur un chemin de terre en direction de la forêt. Celle-ci a été quadrillée, ainsi que les communes alentour, par 2000 personnes. En vain. Aucune trace de lui nulle part.
Un juge d'instruction a donc été saisi, pour "séquestration et enlèvement".

Il portait un jean bleu foncé, une doudoune à capuche réversible bordeaux et grise, un polo gris Quicksilver à rayures et manches longues, des baskets blanches. Il a les yeux marrons, il mesure 1 m 60, et il est blond/châtain clair.
Les premiers signalements de sa disparition disaient qu'il avait aussi avec lui un sac à dos Quicksilver bleu marine avec de grosses fleurs bleu roi, mais les signalements suivants n'en parlent plus.

Voici son avis de disparition, n'hésitez pas à le récupérer et à le diffuser largement d'où que vous soyez. On le recherche en effet maintenant sur la France entière.

Lucas tronche 3

Je me suis demandé pourquoi cette disparition, et d'autres avant elle, me touchait autant. Pourquoi j'étais autant en empathie, autant dans l'altruisme et l'action à ce sujet.  Et je crois que j'ai trouvé une réponse, en lien avec mon histoire familiale. Alors, pour une fois, je vais faire un peu de psycho-généalogie. Ou, si vous n'aimez pas ce terme, faire un lien avec mon histoire familiale et ma passion de la généalogie.

Septembre 1914 : mon arrière-grand-père paternel disparaît à Bussu pendant la Course à la mer. Cette disparition a eu des conséquences sur l'histoire de ma famille.

René François avait 41 ans et était père de quatre enfants. Cela n'a pas suffit pour l'empêcher de partir à la guerre. Et donc, au tout début de celle-ci, il disparaît. Un jugement du 3 novembre 1920 le déclare mort pour la France le 23 septembre 1914. Il a fait son armée en 1893 au 65ème régiment d'infanterie. Puis la guerre au 81ème régiment d'infanterie.
Cette disparition a créé une légende familiale. Sa femme Louise étant une peau-de-vache, et c'est peu de le dire, il aurait profité de la guerre pour s'enfuir et partir en Allemagne. Il existe bien des Cosson en Allemagne, mais ils ne me sont pas apparentés.

Sa femme Louise eut un enfant naturel en 1917 (qui fut pourtant enregistré sous le nom de Cosson). Tout le monde savait qui était le vrai père mais personne ne l'a jamais dit. Le secret a été bien gardé. Dommage pour le généalogiste que je suis. 

Une deuxième anecdote à propos de sa femme : Lors de la seconde guerre mondiale, elle piquait les tickets de rationnement de son fils et de sa famille pour se payer plus facilement du bon temps. Jusqu'à ce que sa petite fille fasse sauter le coffre où elle les gardait précieusement. Louise a alors coupé les ponts.

Son fils aîné, mon grand-père, avait 12 ans quand il disparaît. Il sera militaire lui aussi, chez les zouaves en Tunisie, ce qui, quand on a connu le personnage, est pour le moins bizarre voire antinomique. Imaginer mon grand-père zouave, c'est essayer d'allumer un feu avec de l'eau. On a beau essayer et essayer encore, cela ne fonctionne pas.

Je suis persuadé que mon grand-père a choisi la carrière à cause de la disparition de son père. Il n'était pas du genre bavard, j'étais trop jeune quand il est décédé pour pouvoir l'interroger là-dessus. Mais cela me paraît une évidence avec du recul.  On ne s'engage pas dans l'armée au même moment de la parution du jugement concernant son père sans qu'il y ait de lien entre les deux. Espérait-il en savoir plus sur lui ? Je ne le sais pas.

Mon père est devenu à son tour militaire. Il s'est engagé pendant 5 ans et est parti à Madagascar, ce qui a permis la naissance de  ma demie soeur (naissance naturelle à nouveau)  et la rencontre de mes parents ensuite. Nouvelle anecdote à ce sujet : Quand mon père rentra de Madagascar, il voulait en effet rentrer avec sa compagne et leur fille. Il demanda l'autorisation à mon grand-père (il avait pourtant 22 ans, donc majeur, il pouvait s'en passer). Mon grand-père lui dit : Non ! Je ne veux pas de nègre dans ma maison !

Mon père rentra donc seul, ne pouvant aller à l'encontre de la volonté de son père. Quelques mois plus tard, il rencontra celle qui allait être sa femme et ma maman. Son nom de jeune fille ? Nègre !  Raté pour mon grand-père. 

C'est à la fois cette disparition et ces naissances naturelles qui ont fait que je suis devenu (entre autres raisons) généalogiste. Il me fallait comprendre. Faire du tri. La disparition de mon arrière-grand-père a eu des conséquences sur les trois générations qui ont suivi cet événement. J'en suis là encore persuadé.

Et depuis, je suis touché, en complète empathie avec les familles quand elles vivent ce drame. Ma famille a vécu cela. C'est resté comme une tâche indélébile, un manque. Je peux donc parfaitement me mettre à leur place. Leur inquiétude, leur angoisse sont aussi dans mon histoire familiale. Qu'est-il  véritablement advenu à mon arrière-grand-père ? Est-il vraiment mort à l'ennemi comme on a essayé de s'en persuader ? Alors pourquoi cette légende familiale le concernant ? Elle n'a pas sa raison d'être s'il est mort à l'ennemi.

Si. Tout est dans ce petit mot de deux lettres : si.... Et pas d'explication réelle derrière. Un vide. Un rien. Juste un petit mot de deux lettres : si... Et cela change toute une histoire. Et le coeur est touché à jamais.

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Trois actes ou un troupeau de puces sur un chien

Par Stéphane Cosson le 16 mars 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Sophie Boudarel vient de rédiger un article sur les recherches que nous pouvons faire au-delà des trois actes d'état civil. Allez savoir pourquoi cela m'a fait penser à mes Charlie (les étudiants du DU de généalogie de cette année).

Au-delà des trois actes d'état civil, je suis sûr qu'ils vont y aller sans problème notamment pour leur mémoire collectif. Je leur ai donné ce week-end le nom du personnage sur lequel ils vont travailler : Emmanuel Daudé d'Alzon. J'ai réussi à tenir trois mois je ne sais pas comment, tellement ils étaient impatients d'y travailler dessus.

 Et j'ai reçu hier un premier gedcom avec la généalogie telle qu'on peut la trouver sur Internet, plus des prises de notes. Vendredi, ils vont discuter de comment ils vont organiser les recherches entre eux. Ils savent que toutes les archives du Gard leur sont ouvertes, ils ne vont pas se gêner à mon avis pour en consulter le maximum.

Il y a des moments où.... Beep Beep ! VRAOUM !!!

Bipbip

Je me demande qui va jouer le rôle de Vil Coyote !

J'ai rarement vu une promotion qui a une telle envie de faire des recherches généalogiques, d'aller au-delà, qui a une telle soif d'apprentissage et qui veut en profiter au maximum. C'est exaltant au possible !

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"Je suis Charlie" vu par les étudiants du DU de Généalogie : Catherine Moraux Hocry

Par Stéphane Cosson le 16 février 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Une émulation entre les DU serait-elle en train de se mettre en place ? En tout cas, voici le premier texte d'une ancienne DU qui s'est dit qu'il n'y avait pas de raison que seuls ceux de cette année puissent écrire. Voici son texte :

Je ne voulais pas pasticher ce cher Arthur (Enfance ; Illuminations) mais il faut avouer que le slogan y invite et soyons iconoclastes dès le début !

Je suis le Chevalier de La Barre, torturé, décapité et brûlé pour blasphème à 21 ans et qualifié d’  « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». (Wikipédia)

Mais je suis aussi mon ancêtre Normand qui rejoignit M. de Frotté pour chouanner,

Je suis le Cathare (tout en étant loin d’être parfaite) dont la dernière vision de ce bas monde fut le champ des Cramats et le Templier persécuté,

Je suis la sorcière boiteuse et laide ou trop belle qui dérangeait et qu’on brûla vive,

Je suis le galérien qui rama jusqu’à la mort pour sa foi « prétendue réformée » ou pour le vol d’un pain,

Je suis la Demoiselle qui lutta pour la survie des siens contre le Code forestier dans les montagnes ariégeoises,

Mais je suis aussi la descendante des Petchets*, dissidence post concordataire et sorte d’intégristes avant l’heure…

Alors, voilà j’ai plus de facilité à inviter tous ces gens dans mon arbre qu’à accepter un collatéral « Croix de feu » … nul n’est parfait !

Je suis la fille-mère rejetée, l’homosexuel ostracisé, l’étranger, le pasteur, le curé et l’hérétique, le rabbin déporté et l’imam modéré.

Et je suis le Danois mort à Copenhague.

Suis-je Charlie ? Sans aucun doute car tous sont portés par un seul idéal la Liberté !

Par autodérision (peut-être ou conviction ?) je citerai pour terminer l’Evangile de Mathieu (I, 5) « Ne juge pas pour n’être pas  jugé à  la même aulne ».

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"Je suis Charlie" vu par les étudiants du DU de Généalogie : Eric Le Sabazec

Par Stéphane Cosson le 10 février 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Etre Charlie, c'est être résistant contre toute forme de racisme, contre toute forme de dictature, c'est être libre, alors que déjà nos aînés avaient lutté en 39-45 contre l'occupant fasciste.

 

DESSINE-MOI UN CERCUEIL

Dans le Taxi qui m'amena de la gare de Nîmes à la chambre d'hôtes, le chauffeur me dit qu'il y avait eu un attentat à Paris. Le chauffeur monte le son, affolement à la radio.

Triste nous étions, fusillade, beaucoup de morts.

 

Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités ou non, je sortis du taxi, on venait d'assassiner " Charlie Hebdo".

 

Nuit terrible, nuit agitée, impossible de dormir, puis le marchand de sable a dû passer.

Dans le rêve profond, une voix m'appelle :

« Norton… Norton… »

J'ouvre les yeux dans mon rêve et là, j'entends TIGNOUS qui me dit :

« Norton, Dessine-moi un cercueil »

 

Je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la généalogie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

- « ça ne fait rien. Norton, Dessine-moi un cercueil »

Dans ce rêve qui ne voulait pas se terminer, je lui dis que je ne savais pas dessiner.

Il me répondit :

- « ça ne fait rien. Norton, Dessine-moi un cercueil »

 

Je pris mon crayon, une feuille blanche, griffonnais quelques traits, puis mise en boule de la feuille. Je recommence, puis remise en boule de la feuille, ceci dura presque tout le rêve.

Puis soudain le dessin commença à naître, le crayon joyeux comme la LIBERTE sur des traits en parfaite EGALITE avec une mine de FRATERNITE.

 

TIGNOUS me dit : «  merci, c'est comme cela que je le veux mon Cercueil. »

Voir aussi :

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"Je suis Charlie" vu par les étudiants du DU de Généalogie : Dominique Ros

Par Stéphane Cosson le 9 février 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Voici un extrait de ce que j'écrivais dans la revue N°80 du CGL en 2006 :

 

« La généalogie est une bien belle école de patience et d’humilité, un superbe tremplin pour l’histoire. Elle est aussi un rempart contre la peur de l’autre ; comment ne pas se rendre à l’évidence : nous sommes tous cousins, tous issus d’un grand brassage multiple de peuples de tous horizons. C’est sur cette parcelle aux confins ouest de l’Europe, ouverte sur l’Océan et la Méditerranée, qui vit passer, s’affronter mais aussi s’unir tant de peuples que notre arbre familial a germé et grandi. Grecs, Latins, Wisigoths, Celtes, Maures et bien plus récemment Italiens, Portugais, Espagnols, Asiatiques ou Africains, ont su prendre racine en notre terre pour devenir le peuple de France.

 

Quelle belle histoire que celle des hommes, même si chacun d’entre nous n’en entrevoit qu’une infime partie, souhaitons que la généalogie aujourd’hui et demain nous conforte dans l’idée d’appartenir à une seule et même humanité. »

 

Pour moi, être Charlie en généalogie, c'est ça.

Voir aussi :

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"Je suis Charlie" vu par les étudiants du DU de Généalogie : Nathalie Pouderoux et Magali Vincent

Par Stéphane Cosson le 8 février 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Nathalie Pouderoux :

 

En ce moment on entend des disputes entre les gens qui se disent "être Charlie" et ceux qui disent ne pas l'être. Du point de vue d'un généalogiste la réflexion est très enrichissante. 

 

Pour moi, "être Charlie" pour un généalogiste c'est ne jamais céder devant les difficultés pour retrouver un ancêtre ou un descendant, dans la mesure où "Je suis Charlie" est devenu un symbole de lutte contre les intolérants, contre ceux qui sont hermétiques à toutes sortes d'idées.

 

Magali Vincent :

 

L'esprit Charlie, c'est un peu çà aussi : vingt-cinq personnes, inconnues les unes des autres, qui quittent tout quelques heures chaque semaine pendant six mois, pour se retrouver côte à côte dans une salle d'apprentissage ; venant de tous les horizons, de tous âges, chacun son vécu et sa propre lumière, là, juste plus loin... Une parenthèse commune au-delà de tout déterminisme, juste pour savoir plus, faire mieux, donner davantage. 

 

Voir aussi :

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"Je suis Charlie" vu par les étudiants du DU de Généalogie : Jean-Louis Lambert

Par Stéphane Cosson le 7 février 2015 | (0) Commentaires | Permalink

C’est vrai que le l’idée d’expliciter notre position sur le sujet est judicieuse. Les différentes choses qui ont déjà été dites m’ont franchement fait sourire, puisqu’elles vont tout à fait dans ma vision des événements passés, présents (à venir aussi malheureusement en ce qui concerne les “cons” comme le chante très bien Maxime Leforestier).

 

J’aime bien l’idée de joindre le devoir de mémoire à la liberté de se comporter en  électron libre quand cela est nécessaire (de préférence sans trop conforter les sceptiques). L’image du poil à gratter, en particulier, qui tient au départ de la blague potache, devrait pourtant suffire à faire comprendre que le fait de titiller les intolérants ne constitue pas une atteinte à leur personne ou à leur foi. Bien au contraire, cela ne sert qu’à prendre le recul suffisant, par le biais de l’autodérision (premier caractère indispensable  de tolérance) le plus souvent, pour mieux comprendre sa propre position. Mais comme cela se fait à travers les yeux de l’autre (ou le dessin en l’occurrence), les plus fainéants ou obtus ne font pas le travail nécessaire. Ils ne le font pas plus pour comprendre les positions autre que la leur et par là même passent à côté de l’essentiel : l’Humanité dans sa diversité la plus admirable.

 

 La généalogie est une très belle manière de nous connaître, ou de nous retrouver dans certaines occasions en se découvrant de nouveaux cousins (même éloignés et quelle que soit son origine ou sa religion). Peu importe malgré tout, d’une certaine façon, ce qui nous différencie. Il vaut mieux parfois se concentrer sur ce qui nous rassemble que sur ce qui nous divise. Pour ma part,  la Généalogie remplie tous ces critères et peut être un outil pédagogique très utile.

 

Pour moi être Charlie c’est être LIBRE  et accepter que les autres le soient tout autant.

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