De Tels au Teil

Par Stéphane Cosson le 26 avril 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Un de mes clients voulait savoir si je peux remonter ses ancêtres. Un généalogiste lui a inventé une fausse généalogie. Il avait découvert qu'il s'agissait d'une fausse généalogie quand il avait trouvé le contrat de mariage de son ancêtre qui donnait des parents différents à son ancêtre que ceux donnés par le faussaire. 

Contrairement à ce que lui avait affirmé le marchand de Merlette, son ancêtre ne venait pas de Mauguio (Hérault), mais d'une paroisse du Tarn nommée Saint Marcel de Tels commune de Padiès. 

Je regarde mes relevés de notaires du secteur. Je trouve cinq contrats de mariage jusqu'en 1647, tous chez des notaires de Lédergues (Aveyron), commune limitrophe de Padiès. C'est le moment d'aller les vérifier aux Archives Départementales de l'Aveyron. Mon client devrait être content.

Premier registre, première déception. Le lieu n'est pas Tels, celui que j'espère, mais Le Teil paroisse de Lédergues. Deuxième contrat, idem. Troisième contrat, de même. Quatrième contrat, toujours pareil : Le Teil au lieu de Tels. Aurais-je de la chance avec mon dernier contrat ? Eh bien non ! Raté !

Nom de Zeus de Nom de Zeus ! Moi qui espérait tant. Comme quoi, il faut toujours aller aux sources. Du coup, je me suis permis de signaler les erreurs aux Archives de l'Aveyron. Autant que les chercheurs aient les bonnes informations.

 

Voir aussi : Initiation

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De la différence entre un professionnel et un amateur

Par Stéphane Cosson le 20 avril 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Dimanche, j'ai eu un appel d'une amie généalogiste. Et c'est là où je me suis rendu compte que nous étions très différents dans notre manière de chercher. Pourquoi ?

Tout d'abord parce qu'elle me parlait d'un dossier que j'ai traité il y a une bonne vingtaine d'années et elle était étonnée que je ne l'ai pas sous les yeux. Ben non, il me faut le retrouver ! Je n'ai pas travaillé que sur lui. Il est quelque part dans mes archives, surtout que je ne m'y suis pas replongé dedans depuis.

Dans ce dossier, ce qui lui posait problème était un couple de mariés du début du XVIIème siècle. Elle a supprimé la mère du marié me dit-elle parce que les mariés auraient demandé une dispense de parenté s'ils étaient cousins. Comme il n'y avait pas de dispense, ce n'était pas elle la mère (la parenté passait par elle). Et elle voulait que je regarde dans mon dossier pour avoir confirmation. Le nombre de fois où j'ai eu des mariages entre cousins sans dispense (cela a un coût), je ne les compte plus. A mes yeux, ce n'est pas un argument suffisant. Il faut vérifier la parenté par le biais d'autres actes avant de vraiment pouvoir la supprimer.

Elle me demandait si j'avais photographié toutes les minutes de Me Machin.Euh... non ! Je travaille sur ces minutes quand j'ai besoin d'y travailler exclusivement. Je ne vois pas l'intérêt de photographier l'ensemble. Je fais mes recherches sur environ une dizaine de départements. Photographier des minutes, cela va si l'on travaille sur un petit secteur géographique. Sur l'échelle d'une région, cela n'a aucun intérêt. Surtout que nous ne travaillons pas forcément que sur les minutes notariales.

Et c'est là que je me suis vraiment rendu compte de la différence entre un amateur et un professionnel. Un généalogiste amateur, le plus souvent, il travaille sur un secteur et il peut en devenir le spécialiste. Il peut s'intéresser à un village, un canton, un arrondissement. Le parcourir de fond en comble. C'est un luxe que ne peut pas se permettre un professionnel. Lui il a des clients à satisfaire.On vient le chercher parce qu'il a une méthodologie. S'il a une spécialité, c'est d'une région.

Nous sommes vraiment différents. C'est peut-être enfoncer une porte ouverte mais là je m'en suis vraiment rendu compte aux questions qu'elle me posait, aux réactions qu'elle avait, du décalage existant entre nous. Elle n'avait pas conscience de ce que je pouvais faire comme travail alors qu'elle est généalogiste depuis près de 30 ans.Ce basculement de l'amateur vers le professionnel n'est pas aussi simple qu'il en a l'air en fait.

 

Voir aussi : Actualité

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Peut-on tout dire ?

Par Stéphane Cosson le 9 avril 2016 | (0) Commentaires | Permalink

C'est la question que pose sur son blog une de mes consoeurs : peut-on tout dire ?

Personnellement, je ne me suis jamais posé la question en termes de "pouvoir" ou de "devoir" dire. J'accompagne mes clients sur une petite partie de leur chemin de vie. Je les accompagne sur une partie de leurs interrogations, celles qui concernent leur famille. Je ne peux pas mettre dans le cadre de cette relation mes jugements, mes valeurs. J'estime ne pas en avoir le droit.

Je me vois comme un passeur. Je suis un intermédiaire entre eux et les archives. Mon rôle s'arrête là. Puis-je ou dois-je tout dire ? Bien sûr ! Mais comme je travaille aussi sur de l'humain, je prends les pincettes nécessaires quand il le faut. Et la question alors n'est plus : puis-je ou dois-je ? Mais comment est-ce que je dis ?

C'est compliqué d'annoncer parfois une information. Cela peut bousculer une vie, surtout quand mon client a connu la personne sur laquelle je trouve de nouveaux renseignements inconnus de lui. Il a partagé des souvenirs avec lui. Donc là, il faut vraiment y aller prudemment. J'ai trouvé quelque chose, cela vous intéresse-t-il ? Oui ? Non ? Et je respecte sa décision.

Mais plus l'ancêtre est lointain, plus je ne me pose pas de questions et je reste neutre. Voici ce que disent les documents. Je les fournis tels quels, sans autre mention. Ce ne sont pas mes ancêtres mais ceux de mon client. Ils lui ont peut-être fourni des valeurs. Il y a peut-être des questions qu'il se pose, qu'il ne m'a pas dites. Alors je me dois de rester neutre, le plus possible. C'est compliqué, difficile parfois, surtout si le sujet est sensible.

Je suis tombé une fois sur un procès pour inceste. Une autre fois, j'ai eu une bagnarde prostituée et tout compte fait, alors que j'avais des craintes, ma cliente a en été très fière : une bagnarde prostituée, excusez du peu mais ce n'est pas donné à tout le monde ! Une troisième fois, une cliente voulait en savoir plus sur ses ancêtres pour mieux comprendre son histoire familiale, mieux faire un deuil. Chaque dossier est différent. Chacune de leurs attentes aussi. Alors la neutralité est vraiment de mise.

 

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Retour à Régate

Par Stéphane Cosson le 30 mars 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Régate est le nom de la coopérative d'activités et d'emplois chez qui j'étais entrepreneur-salarié au tout début de ma carrière de généalogiste. Avant de perdre tout le monde, quelques explications sont nécessaires. Les coopératives d'activités et d'emploi (CAE) s'adressent à des personnes désireuses de créer leur entreprise, qui cherchent à tester la viabilité de leur projet. Elles offrent à ces porteurs de projet, en principe des demandeurs d'emplois, un lieu d'accueil et un statut : elles vont plus loin que les pépinières et autres couveuses d'entreprises, en leur permettant d'être à la fois entrepreneur et salarié de la coopérative. Le porteur de projet sort ainsi de sa solitude.

L'accueil-diagnostic. Les porteurs de projet accueillis par une CAE reçoivent une information sur la structure, suivie, s'ils le souhaitent, d'un entretien individuel avec l'ensemble de l'équipe. Celle-ci examine alors si l'entrepreneur et son projet correspondent à leurs critères de sélection. En cas d'accord, le porteur signe avec la CAE une convention d'accompagnement. Il n'a pas alors le statut d'associé dans la coopérative.

Le test. Pendant quelques mois ou quelques années (deux maximum maintenant), le porteur teste son idée tout en conservant son statut initial. Il engage des démarches de prospection, affine son projet et bénéficie du soutien des accompagnateurs de la CAE.

Le contrat de travail. Lorsque l'activité commence à devenir solvable( pour Régate dès que l'entrepreneur-salarié a dégagé la somme de 3000 euros HT), le porteur de projet signe un contrat de travail en CDI et devient formellement un entrepreneur-salarié. Le temps de travail et la rémunération sont fixés en fonction du chiffre d'affaires prévisionnel et de la trésorerie de l'activité, isolée de celle des autres salariés de la coopérative. La faiblesse du chiffre initial conduit souvent à conclure des premiers contrats à temps très partiel (une dizaine d'heures par mois) avec une rémunération horaire équivalente au Smic. Dans ce cas, les porteurs de projet entrent dans le cadre du dispositif « activité réduite » de l'Assedic, ce qui leur permet de conserver une partie de leurs allocations chômage.

L'accompagnement et ses contreparties. Les accompagnateurs forment individuellement ou collectivement les porteurs de projet à la gestion, à la comptabilité, au marketing, etc (pour Régate, il y a un atelier commercial, un atelier communication, un atelier projet et un atelier gestion et administration). Les entrepreneurs-salariés peuvent demander à suivre des modules précis de formation qui donnent lieu à un travail en atelier. Parallèlement, la CAE prend en charge la gestion administrative, comptable, sociale et fiscale de l'activité. Elle propose également des services comme la mise à disposition d'ordinateurs, la connexion à Internet, etc. En contrepartie, l'entrepreneur-salarié verse 10 % de son chiffre d'affaires hors taxes à la CAE dès le premier euro de recette. La CAE n'assure ni l'hébergement de l'activité ni son financement (investissement, besoin de trésorerie, etc.). Elle peut néanmoins utiliser ses réseaux territoriaux pour faciliter la tâche du porteur de projet, si celui-ci rencontre des difficultés pour acquérir un local par exemple.

Le fonctionnement quotidien de la CAE repose sur un gérant et une équipe d'accompagnateurs souvent au nombre de trois ou quatre. Il est proposé, une fois par mois, aux entrepreneurs-salariés de participer à une réunion dédiée au fonctionnement de la coopérative.

Devenir associé de la coopérative. Si l'activité se développe et que l'entrepreneur-salarié ne souhaite pas créer immédiatement sa propre entreprise, il peut devenir associé de la coopérative. Il participe alors à son animation et à l'accompagnement des nouveaux porteurs de projet. Sa contribution est susceptible d'augmenter si la mutualisation monte en puissance (achat de matériels communs, etc.).

La sortie de la coopérative. Dès que l'activité semble pérenne et s'il ne souhaite pas la développer au sein de la coopérative, l'entrepreneur-salarié peut créer son entreprise, selon la forme juridique de son choix. Si, au contraire, son projet ne rencontre pas de demande solvable, il peut abandonner à tout moment et revenir à son ancien statut (généralement de demandeur d'emploi) sans perdre ni ses droits ni sa protection sociale.

Alors pourquoi réintégrer Régate alors que je ne suis pas demandeur d'emploi mais en pleine activité ? En fait, j'ai la volonté de développer un projet qui me tient vraiment à coeur (et pas qu'à moi, j'ai des gens derrière qui me font confiance et pas qu'un peu pour cela, je n'en suis pas encore revenu de la confiance qu'ils placent en moi, sans doute parce que jamais je n'aurais osé penser que cela soit possible un jour). J'aurais pu le faire avec la chambre de commerce et d'industrie, lors de rendez-vous mensuels. Mais j'avais envie d'en discuter avec d'autres formateurs, tester si le projet est viable (ce que je crois) avant de l'intégrer entièrement dans mes activités. voir si j'avais besoin pour cela de me former ou pas. En restant dans le concret, les pieds bien sur terre. Et là, rien de mieux à mes yeux que Régate.

Donc, pour ce projet-là, je me suis dit : allez zou Galinette, retourne à tes premières amours !  Et donc officiellement, à partir du 1er avril, je pourrais à nouveau tester pour pouvoir mieux accompagner ensuite. Cool !

Voir aussi : Actualité

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Promotion "Questions pour un Champion"

Par Stéphane Cosson le 25 mars 2016 | (0) Commentaires | Permalink

J'aurais pu la surnommer "Promotion Tchapaïre" parce qu'ils sont bavards comme pas deux. A côté une pie c'est muet, c'est dire ! Les Charlie se trouvaient bavards, c'est de la gnognotte par rapport à eux.

J'aurais pu la surnommer "Promotion Monte-Cristo" parce que leur travail collectif va être de démontrer l'existence du personnage historique qui aurait inspiré Alexandre Dumas pour son oeuvre.

J'aurais pu la surnommer "Promotion Doublons". C'est vrai avec plusieurs Paul, plusieurs Michèle, plusieurs Anne dans la promotion, cela manque d'originalité dans les prénoms. Ils n'y sont pour rien, c'est comme ça.

J'aurais pu la surnommer "Promotion Bruxelles". Mais bon, je vais peut-être arrêter d'égrener le chapelet des attentats. Je crains que nous n'en ayons pas fini avec eux. Essayons d'être plus joyeux.

Et puis il est survenu un événement. Un des étudiants a participé à Questions pour un Champion. Le lendemain de sa prestation, alors que j'avais cours avec eux, au moment de la pause, toute la promo s'est penchée sur la prestation télévisuelle de leur comparse. Son à fond à l'écran de l'ordinateur, applaudissements quand il est rentré dans la salle. Eliminé sur une question relative à Marlene Dietrich il me semble. Mais il avait eu le temps de mentionner qu'il faisait le DU de généalogie à Nîmes, c'est déjà ça ! Cela a fait le tour de leur groupe Facebook aussi.

Et là... Là... Je me suis dit :Faut pas rater ça ! Ce n'est pas tous les jours qu'un étudiant du DU passe dans une émission télé. Il faut marquer le coup. Cela ne se reproduira peut-être pas une nouvelle fois. Allez zou, je l'ai mon surnom. Bon c'est peut-être pas le meilleur des surnoms. Mais au moins cela va me permettre de me rappeler d'eux facilement.

Voir aussi : Actualité

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Le testament dégondé.

Par Stéphane Cosson le 4 mars 2016 | (0) Commentaires | Permalink

La semaine dernière, j'ai visité avec mes étudiants de la licence pro ARP les Archives Départementales du Gard. Ils ne s'attendaient pas à cela et je crois que cela leur a bien plu. En outre, ils ont fait bonne impression aux deux personnes qui nous ont fait visiter le dépôt. Que du bonheur donc.

Dans les documents qu'elles nous on montré, il y a un document rare mais intéressant : un testament écrit succinctement sur une porte au début du XXème siècle. Succinctement car le testateur n'a pas eu le temps d'écrire grand chose si ce n'est le principal : à qui il léguait ses biens. A priori, si j'ai bien regardé, il a été écrit avec un crayon à papier.

J'imagine le jour de la découverte par les héritiers :

  • Tu as trouvé un testament ?
  • Oui !
  • Tu peux me l'apporter ?
  • Non !
  • Pourquoi ?
  • Trop lourd !
  • Comment ça trop lourd ?
  • Il est écrit sur la porte de la chambre !
  • Pardon ? Ne te moque pas de moi !
  • Ben ... Je me moque pas... Viens voir ! Il est écrit sur la porte de la chambre !

Cela a dû être un moment fort cette découverte.

Ensuite c'est bien beau d'écrire un testament sur une porte mais il faut l'enregistrer pour qu'il soit valable. Comme tout testament digne de ce nom. Et comment on fait dans ces cas-là ? Eh bien, tout simplement en découpant la porte autour du testament pour que le notaire derrière puisse l'enregistrer en bonne et due forme. Pour qu'il puisse aussi le conserver dans ses minutes. Cela a dû être un deuxième moment fort.

  • Menuiserie Machin, j'écoute !
  • J'ai un testament à découper sur une porte. Vous pouvez venir me faire ça quand ? ....Allo ? Allooooo !... Ben ! Il m'a raccroché au nez.


Et au cas où le bout de porte se perdrait, une petite photo sur une plaque de verre en plus, on ne sait jamais, qu'on insère elle aussi dans les minutes. Il faudrait vraiment un coup de malchance pour que les deux se perdent.

Le document d'archives, c'est ce qu'il contient qui est important, pas le support sur lequel il est écrit. On peut donc écrire sur tout support. Mais là quand même, je crois que le testateur a décroché le pompon.

Voir aussi : Innovation

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Pourquoi écrire un blog quand on est professionnel ?

Par Stéphane Cosson le 3 mars 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Le temps d'attention sur les réseaux sociaux est de 2,8 secondes, le saviez-vous ? C'est peu ! Qui plus est, désormais 60% de la consommation sur les médias sociaux se fait avec un mobile. avec des écrans plus petits, notre attention est plus réduite. Nous ne lisons plus, nous décodons. Chacun consulte régulièrement 5 à 7 services qui lui correspondent, pas plus. c'est peu là encore !

Sachant cela, quand on écrit un blog, comme moi maintenant depuis 10 ans, ou quand on veut faire ce que dans le jargon professionnel on appelle du marketing de contenu, ce n'est pas le moment de se planter. Ecrire un blog c'est partager ses passions et faire rêver. C'est aussi vouloir définir un contrat de lecture implicite avec mes lecteurs, pour qu'ils soient sûrs d'y trouver ce que j'annonce et pas le dernier potin du landerneau généalogique. En tout cas pour moi. Ce n'est pas chercher à vendre un produit (j'ai mes sites Internet pour cela). C'est plutôt se focaliser sur mon expérience en tant que généalogiste professionnel et la faire partager. Essayer d'avoir un contenu qui soit le plus sincère possible en posant en principe le libre-arbitre et l'intelligence de mes lecteurs.

Bon d'accord, en tant que professionnel, j'ai aussi d'autres buts. Notamment entretenir un référencement naturel et alimenter les moteurs de recherche en publiant régulièrement des contenus différents.C'est une des raisons pour lesquelles je vais rattacher mon blog à mes sites Internet. Si je le peux, essayer aussi a minima par mes écrits un début d'éducation. Dit autrement, faire connaître mon métier pour éviter que des gens se plantent dans la compréhension de celui-ci. Donner aussi envie à ceux qui veulent s'installer de le faire et ce en fournissant des informations pratiques, une histoire, des garanties si cela est possible. C'est une optique choisie dès le départ et à laquelle je me suis tenue.

Je sais, parce qu'elles me l'ont dit, que des personnes se sont installées en tant que professionnels grâce à la lecture de mon blog. C'est une récompense à laquelle je ne m'attendais pas. On peut avoir envie de... Y arriver ce n'est que du bonheur en plus, un bonus qui met des étoiles dans les yeux. Il est vrai que dès le départ j'avais choisi une ligne éditoriale et que je m'y suis tenu. Mais ce n'est pas simple, cela demande de l'attention de tous les instants même si cela ne semble pas. Cela demande de faire de la veille, d'être attentif, d'aller essayer d'explorer des pistes, des lieux inconnus. Mais j'aime bien. Cela permet de laisser ma curiosité en éveil. Là je suis allé chercher des informations du côté du tourisme, voir quelles étaient leurs pratiques, leurs pistes de réflexion et essayer de voir comment je pouvais les adapter à ma passion. Il faut parfois se torturer l'esprit et puis parfois cela semble tellement évident qu'on se donnerait des baffes rien que pour ne pas y avoir penser plus tôt.

Il paraît, mais ça je m'en rendrais compte quand j'aurais apporté les modifications que je veux apporter, que le marketing de contenu (qu'est-ce que je n'aime pas ce mot !) est 62% moins cher que le marketing traditionnel et génère 3 fois plus de prospects.  Le taux de conversion serait alors 6 fois plus élevé que pour un site qui n'a pas adopté cette stratégie. Je ne sais pas si c'est vrai mais en tout cas cela donne envie. En tout cas, ce n'est pas mon but premier. 

Le problème, mais en est-ce vraiment un, c'est que tout le monde est en capacité d'écrire sur tout tout le temps. Chacun veut pouvoir converser directement et publiquement avec qui il souhaite à chaque instant et où qu'il soit. Il faut donc être vigilant a minima sur ce qui se dit, faire de la veille sur les communautés, les forums. En tout cas, j'essaie de le le faire.

 Je crois que, pour ceux qui ont envie de se lancer, il faut bien connaître avant sa personnalité pour pouvoir définir son style, sa signature, son identité. Qu'on puisse donner envie de lire, rien qu'en voyant le nom du blog. Ce n'est pas simple. Mais en tout cas, depuis 10 ans, c'est pour moi une aventure passionnante.

Voir aussi : Actualité

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Les bonnes raisons de ne jamais utiliser les services d'un généalogiste professionnel

Par Stéphane Cosson le 2 mars 2016 | (0) Commentaires | Permalink

C'est vrai quoi ! Pourquoi faire travailler un généalogiste professionnel ?

Alors d'abord parce que tout est sur Internet. Donc le généalogiste ne sert à rien. Oui mais non ! Tout n'est pas sur Internet. Les Archives Départementales ne mettent qu'une infime partie des documents qu'ils possèdent. Les sociétés commerciales, comme Geneanet, ne possèdent que les arbres que les personnes ont bien voulu mettre (et il faut vérifier les sources pour éviter de répéter des erreurs).

Il y a les Mormons ! Certes, ils ont beaucoup travaillé sur toute la France. Mais là encore, ils n'ont pas toutes les archives de la France et il y a un paquet de sources qui ne sont jamais exploitées. Même par eux.

Ensuite, les associations ont tout indexé. Euh...Comment dire ?  Ah bon ? 

J'ai fini mon arbre ! Quelle chance ! Cela fait 35 ans que j'y travaille et je ne l'ai toujours pas fini. Vous êtes remonté jusqu'à quand ? Vous avez toutes les branches ? Toutes les informations pour tout le monde ? Aucun détail ne manque ? Waouh !

Oui mais moi je sais faire ! Alors là je demande à voir, surtout au vu de ce que me disent mes étudiants du DU qui voient une différence avant / après. Vous êtes sûr d'avoir la bonne méthodologie ? Non parce que vu aussi les nombres de fois où on me refile le bébé avec l'eau du bain en me disant "je trouve pas ! Qu'est-ce que vous pouvez faire ?", je suis en droit de me poser des questions.

Un généalogiste c'est cher ! En fait pas tant que ça au regard d'autres professions. Bon d'accord, ce n'est pas indispensable. Mais parfois il vaut mieux payer un peu et gagner du temps que de tourner en rond. Enfin, il me semble.

Oui mais moi je n'ai aucune difficulté pour déchiffrer les actes. Là encore quelle chance. Il m'arrive de buter encore sur des mots et de me prendre le chou sur ce que ce scrogneugneu de rognutudju de notaire a bien pu vouloir écrire. Alors que je lis des documents tous les jours. Alors ce machin-là c'est quoi comme lettre, nom de Zeus ?

 

Voir aussi : Actualité

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Handicap sensoriel et archives

Par Stéphane Cosson le 29 février 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Ce n'est pas parce qu'on est handicapé qu'on n'a pas d'ancêtres et qu'on ne s'intéresse pas à eux. J'en suis la preuve vivante. Le problème, c'est que très souvent les Archives ne sont pas adaptées. Certes, on a pensé aux handicapés moteurs. Mais et les autres ? Ceux qui sont handicapés mais pas moteurs, on en fait quoi ?

Peut-être quelques rappels bien utiles avant. Pour l'handicap moteur, l'adaptation des sites est la plus lourde et la plus coûteuse. Elle demeure la forme d'accessibilité la plus emblématique.  En ce qui concerne l'handicap mental, on peut constater une lente ouverture, une bienveillance accrue mais le phénomène de rejet est largement perceptible.L'adaptation à ce type de handicap est la moins difficile et la moins onéreuse. Le handicap sensoriel est une altération temporaire ou définitive des fonctions sensorielles d'un individu (les 5 sens !). L'handicap auditif est de loin le plus répandu en France. Il touche des personnes de plus en plus jeunes. C'est en effet la forme qui se développe le plus. 

L'aménagement n'est pas utile seulement aux personnes handicapées. Il rend aussi service à quantité d'autres personnes officiellement "valides". La loi du 11 février 2005 exige une pleine accessibilité pour l'ensemble des sites recevant du public. Les personnes atteintes d'un handicap sensoriel ont besoin de se sentir accueillies, d'appréhender l'organisation du lieu où elles se trouvent, de savoir que les systèmes d'alarme ne les oublient pas.

Deux notions fortes sont vraiment en prendre en compte.  L'individu concerné prend ses repères de manière différente et communique de manière différente selon qu'il est né avec ou pas.

Une personne handicapée a besoin de se sentir accueillie, besoin de percevoir que les interlocuteurs qu'elle a en face d'elle sont dans les meilleures dispositions pour l'écouter et la comprendre. Elle a besoin aussi de se sentir en sécurité. Sécurité dans le domaine du risque de chute ou de heurt, notamment pour les personnes mal voyantes. Accepter les chiens-guides ou d'assistance est par exemple une obligation, y compris dans un service d'archives. Sécurité en cas de nécessité d'évacuation, notamment pour les personnes mal entendantes par exemple en doublant l'information sonore par des flashs visuels et inversement. Mais pas seulement : former le personnel à la langue des signes ou apposer du braille pour ceux qui le lisent pourrait être un vrai plus.

Et c'est là qu'on voit qu'il y a encore du taf à faire au niveau des Archives. Parce qu'autant pour les handicapés moteur tout est fait, autant pour les autres handicaps... Euh... Comment dire ?

 

 

Voir aussi : Innovation

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Généalogiste professionnel ou consultant en généalogie ?

Par Stéphane Cosson le 21 février 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Pour faire suite à la note précédente, une question a surgi au vu des commentaires sur Facebook : Nous sommes une profession de conseil. Et là, hop, hop, hop ! Allons vérifier les tarifs desdites professions. Un petit tour sur Internet s'impose.

La profession de conseil, c'est vaste et cela ne veut pas dire grand chose tel que. Je me suis donc plus particulièrement intéressé à celle de consultant. Pourquoi celle-ci en particulier ? Plusieurs raisons.

Tout d'abord, les raisons de venir vers un généalogiste professionnel. Ce dernier a : 

*Une expertise spécialisée : le généalogiste amateur peut être bloqué par des problèmes de lecture, une impossibilité de trouver une information. Cela ne veut pas dire qu'il est incompétent, simplement il ne trouve pas le bon accès pour aller vers la réponse qui l'intéresse. Il fait donc appel à un professionnel.

*Une objectivité : Parfois, la réponse peut être bloquée simplement parce que le généalogiste amateur peut être envahi par une émotion. Ce sont ses ancêtres, c'est parfaitement normal. Aucun reproche à faire là-dessus.  Le généalogiste professionnel par contre ne sera pas envahi par cette émotion. Il sera plus détaché.

*Une confidentialité : Le généalogiste professionnel est soumis au secret professionnel. 

*Une crédibilité : Les diplômes qu'il peut avoir, comme le DU de Nîmes mais pas seulement, les articles qu'il peut écrire, le bouche-à-oreille qui fonctionne, la spécialité qu'il s'est choisi (l'impression d'arbres, la paléographie, la généalogie à l'école ou que sais-je encore) font que parfois on va vers un généalogiste professionnel plutôt que vers un autre.

*Une capacité de travail : le généalogiste professionnel ne fait que cela. Quasiment 24 h sur 24, 7 jours sur 7 (s'il est un passionné de son travail au point de ne plus savoir s'arrêter).

Avec son client, tout comme le fait le consultant vis-à-vis d'une entreprise, le généalogiste définit très précisément le travail qu'il doit rendre, les objectifs à atteindre comme par exemple savoir comment rattacher telle personne à la famille portant le même nom et vivant dans le même secteur mais qu'il est impossible, au moment de la demande, de rattacher. De son côté, le généalogiste doit donner au client  son plan de travail, la méthodologie qu'il va mettre en place. Il doit bien montrer au client qu'il a a compris où se situe son problème. Un contrat de mission est signé pour cela. Ce contrat de mission définit le prix, le temps imparti.

Ce qui peut être intéressant ensuite, c'est de mesurer la performance du généalogiste professionnel, tout comme on peut mesurer celle du consultant. Je ne suis pas sûr que cela se fasse pour le moment de manière formelle mais cela pourrait être intéressant. Trois possibilités :

*la spécification du travail : Ai-je, en tant que généalogiste professionnel, bien rempli les missions remplies dans le contrat que j'ai signé avec mon client ? Même si j'ai une obligation de moyen et non de résultat, le client est-il satisfait ou pas ? C'est important de le savoir.

*Les bénéfices à court terme : ai-je débloqué la recherche ? Mon client peut-il poursuivre de son côté ? Si oui, la mission est remplie. Si non, qu'est-ce qui a fait que je n'ai pu la remplir aussi bien que je l'aurais voulu ?

*Les bénéfices à long terme : Ai-je d'une manière ou d'une autre rehausser son niveau de compétences ? Cela ne veut pas dire qu'il n'était pas compétent mais plutôt ai-je réussi à lui transmettre une partie de mes connaissances ? Peut-être que la prochaine fois qu'il se trouvera confronté au même souci, plutôt que de faire appel à moi, il ira chercher ma méthodologie. C'est un risque mais il est calculé. Peut-être par contre aurais-je réussi à créer un intérêt, un désir, autre chose en lui. Peut-être, même si j'ai amélioré ses compétences, préférera-t-il revenir vers moi par facilité ?

Admettons maintenant que je veuille, au vu de mes compétences, me mettre au niveau d'un salaire de consultant débutant. C'est une hypothèse, je le précise. Ce salaire de débutant est de 3000 euros si j'en crois les recherches que j'ai pu faire sur Internet. A ce salaire, il faut rajouter 38% de charges sociales, soit 1140 euros. J'ai aussi des frais de structure, mettons 600 euros. Cela me fait un CAHT à dégager, non pas de 3000 euros mais de 4740 euros.

Partons de l'hypothèse que pour ce salaire, je ne puisse travailler que 7 jours dans le mois pour les clients. Cela ne veut pas dire que je ne fais rien le reste du temps. Mais je peux donner des cours et il me faut les préparer. Je peux écrire des articles et cela peut nécessiter des recherches. Je me dois de faire de la prospection. J'ai d'autres activités dans mon domaine, activités que ne voient pas forcément mes clients mais qui sont bel et bien présentes. Partons donc de cette hypothèse basse de 7 jours par mois.

Pour obtenir ces 4740 euros nécessaires, il me faut donc sortir 677, 14 euros par jour. Donc, si je reviens à un tarif horaire, un coût horaire de 85 euros (HT, soit 102 euros TTC car je suis alors soumis à la TVA). Si je peux travailler 15 jours, soit je suis un vrai gourmand et je reste à ce tarif, soit je reste à ce niveau et je peux passer à 51 euros TTC. 

Alors ? Qui sommes-nous vraiment ? Et qui voulons-nous être ?

 

 

Voir aussi : Actualité

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