Un peu de benchmarking

Par Stéphane Cosson le 30 août 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Je viens de lire différents articles intéressants dans le dernier numéro d'Archimag. J'ai essayé de voir ce que nous pouvions appliquer pour nous, généalogistes, à partir de ce qu'ils disaient pour des professionnels de l'information documentaire.

Tout d'abord, les collectivités sont confrontées à une crise très profonde de leurs finances et à une baisse des dotations de l'Etat. Elles doivent faire des choix douloureux et le secteur culturel va en faire les frais. Toutefois l'information joue un rôle en tant que facteur de développement. Aider à sortir de la pauvreté, au sens le plus large du terme, ce n'est pas seulement distribuer de la nourriture. L'accès à tous les savoirs joue en effet un rôle de plus en plus reconnu au niveau des Droits de l'Homme.  C'est ce que font par exemple les centres de l'Epide. Du moins, pour moi, ils entrent dans cette démarche.

Les organisations, au sens le plus large, ont un grand besoin d'analyse de leurs contenus et de leurs données décisives pour une prise de décision optimale. C'est ce qui s'écrit pour les professionnels de l'information. Pour les généalogistes, on pourrait très bien placer dans ce type de propos l'indexation.

Mieux connaître les destinataires de l'information nécessite des compétences en sciences humaines, en communication pour la réalisation d'enquêtes, ce afin de savoir comment utiliser l'information produite. C'est sans doute ce qui nous manque le plus dans notre domaine. Toutefois, l'enquête réalisée il y a peu va dans ce sens. ce serait bien qu'il y en ait d'autres.

En tant que savoir-être, les professionnels de l'information doivent avoir de la rigueur, de l'organisation et savoir communiquer. N'est-ce pas aussi ce qu'on demande à un généalogiste ?

La transformation numérique est une opportunité pour les professionnels de l'information car cette dernière est un enjeu de pouvoir et une plus grande source de richesse. Là je crois que nous ne l'avons pas encore complètement compris, en tout cas pas tous. Il me semble que certains acteurs sont en train de passer à côté.

Et si le généalogiste était un professionnel de l'information qui s'ignore ? 

Voir aussi : Innovation

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Je vous paie en espèces ?

Par Stéphane Cosson le 26 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Quand un client me demande s'il peut me payer en espèces, je lui réponds qu'il peut mais qu'il aura de toutes les façons une facture de ma part, donc lui de la TVA à payer. Et ce quel que soit le montant de la facture.

En effet, cela peut m'exposer à plusieurs sanctions si je dissimule mon travail : 

*Je ne cotise pas pour ma retraite. Ce n'est pas qu'elle sera énorme mais bon... ce n'est pas une raison.


*En cas d'accident de travail  : je ne sais pas, je me tombe un registre de DS sur le pied, paf ! pied cassé et plus de possibilité de pouvoir conduire donc de me déplacer dans les services d'archives. Donc perte de CAHT. S'il y a travail dissimulé, la CPAM peut réclamer le remboursement des dépenses engagées et de la rente versée en cas d'invalidité.

*L'URSSAF peut me réclamer le paiement des cotisations des 5 dernières années assorties d'une majoration de 25% et cela peut être sur la base de 6 SMIC mensuels bruts à temps complet. Comme je suis travailleur handicapé, elle peut me considérer comme personne vulnérable, et dans ce cas-là, on passe à 40% au lieu de 25%. Sympa !

*Du point de vue pénal, je risque jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende.

De ce fait, sachant  cela, je préfère éviter. Un client veut me payer en espèces ? Pas de souci. Mais il aura toujours une facture.

Voir aussi : Actualité

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Election de sépulture

Par Stéphane Cosson le 26 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Eslection de sépulture

 

Le trantiesme jour de may mil six cens quarante, régnant très chrestien prince Louys par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre dans la ville de Cordes d’Albigeois avant midy devant moy notaire et tesmoins, personnellement establi Maître Pierre Paltrier, prestre et archiprestre de ladite ville, lequel a déclaré devant moy notaire et tesmoins à maistres Pierre et autre Pierre Vialars, prestres, illec présans, avoir à leur prière et de fus Jean Vialar et de Jeanne Serieisse, leur père et mère, octroyé lieu et place pour leur sépulteure dans l’esglise Notre Dame de La Vaisse dudit Cordes et au-devant le grand autel proche du marche-pied et à main droicte de ladite esglise.

 

Et de plus lesdits Vialars en considération dudit octroy avoir donné en don gratuit pour la réparation de ladite église la somme de seitze livres que ledit déclare avoir employée suivant la volonté desdits deffunctz.

 

Comme aussi déclare ledit sieur archiprestre qu’il consant que ledit droict de sépulteure demeure acquis ausdits Vialars prestres et ses successeurs suivant les saintsz décretz et constitution de l’esglise ensemble à Messire Jean Vialar procureur au sénéchal de Thoulouse leur fraire et les siens.

 

De laquelle déclaration et octroy lesdits sieurs Vialars prestres ont requis acte concédé.

 

Présans [acte inachevé]

Voir aussi : Initiation

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Bail de la boucherie

Par Stéphane Cosson le 25 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Bail de la boucherie

 

Le quatorziesme jour du mois de mars mil six centz trante huict régnant que dessus après midy dans la maison consulaire de la ville de Cordes devant moy notaire et tesmoins bas nommés ont esté en leurs personnes noble Jean de Clary sieur de la Capelle, les sieurs Jean de La Devèse, bourgeois, et Jean Guises, marchand, consulz de ladite ville, acistés devant maistre Guilluaume Vitalis, docteur ez droictz, substiteut de monsieur le procureur du roy, et de Pierre Bouisse, aussy docteur ez droictz et scindicq de ladite ville, de noble Jacques de La Rocque, sieur de Clerac, Monsieur Toussainctz d’Alquier, Jean de Cabanes, François Durant, docteurs et du sieur Ramond Berry, bourgeois, habitantz dudit Cordes, lesquelz sieurs consulz suivant la délibération de conseil teneue dans ladite maison consulaire le dixième du courant ont baillé et baillent à Anthoine Joullié dict Pourriol, Anthoine Soucque et Anthoine Litré, bouchers dudit Cordes et à Jacques Azémar dict Roucquaniou, boucher dudit lieu des Cabanes, à toutz quatre ensemble et un pour tout solidairement et suivant leur offre qui est devers moydit notaire sçavoir est à servir et débiter dans la grand boucherie de ladite ville et au lieu des Cabanes toute la chair de moton, veau de laict et bœuf requis et nécéssaires pour le terme et espace de une année prochaine qui commancera à la procheine feste de Pasques quatrième d’avril et finira à semblable feste de Pasques de l’année mil six sens trante neuf et ce moienant le prix de cinq solz quatre deneirs la livre grosse carnacière du moton et veau de laict, et trois solz quatre deniers la livre grosse du bœuf et ce aux conditions suivantes :

 Premièrement qu’ilz accoustreront lesdites chairs avec de souffletz ainsin qu’il est accostumé faire et à ces fins un chacun d’eux tiendra un tablier dans ladite grand boucherie et ledit Azémar audit lieu des Cabanes et à l’effect de ladite débite lesdits bouchers ne pourront point vandre aucuns motons de ceux qu’ilz auront hyvernés sans au préalable tenir bien pourveue lesdits bouchers de bonnes et marchandes chairs desdits motons hyvernés ou d’ailleurs d’autres motons de bonnes et marchandes chairs avecq conditions aussi que il ne leur sera point permis d’achepter aucune brebis pendant ledit terme pour les tenir et garder dans leur trouppeau à peine de l’amande arbitraire avec pacte aussi que lesdits bouchers qui serviront ladite boucherie [coins] de ladite ville seront teneus, tenir ouverte ladite boucherie si tenir pour la débite de ladite chair chacun jour qui est requis sçavoir un temps d’esté despuis les quatre heures du matin jusques aux cinq heures après midy et en temps d’hyver despuis les six heures de matin jusques à quatre heures après midy et bien et duement faire leur debvoir à ladite charge à peine de toutz despans, dommatges et intéretz et amandes arbitraires à la discrécion desdits consulz en cas de contrevention sans qu’il soit loysible à aucuns autres bouchers qu’aux susdits, vandre ni débiter auncune chair de moton, veau ni bœuf ny brebis en aucun endroict de ladite ville ny audit lieu des Cabanes ny faire nourrir leurs trouppeaux dans les pateus communs de ladite ville pour les aller après vendre [un mot] sur les mesmes peines sans au préalable comme il est dict tenir bien pourveue ladite boucherie de bonne et marchande chair et pour tout se dessus tenir garder et observer lesdits sieurs consulz pour ce qui les  conserne en ont obligés les biens de ladite ville et communautté et lesdits bouchers les leurs propres qui ont respectivement soumis à toutes rigueurs de justice à ce requises et nécessaires, renoncé à tous droictz à ce dessus contraires, l’ont juré.


Faict et récité dans ladite maison consulaire ez présances de Maître Amans Flottes médecin et Claude Alric marchand, conseillers ordinaires de ladite maison consulaire, Jean Bonnet appoticaire, Anthoine Gervais marchand, habitans dudit Cordes et Me Anthoine Rech praticien de Mousyeys signés avec lesdits sieurs consulz et susdit acistans ensemble ledit Soucque les avons susdit bouchers n’ont sceu signer de ce requis et moydit notaire.

Voir aussi : Initiation

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Arrentement de la place

Par Stéphane Cosson le 24 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Arrantement de la place

 Les an et jour, lieu, heure et régnant que dessus, lesdits sieurs Mosyeys et Lemosy marchandz, consulz ont arranté à Jean Deltel jeune, marchand de ladite ville, les droictz de la place publicque d’icelle pour le terme de une année qui a comancé au 18ème du présent mois et finira à pareil jour 1637 moyennant la somme de sept livres comme du sur-disant suivant les proclamations sur ce faictes, laquelle somme de VII livres lesdits sieurs consulz ont receut et en sont comptant et promis l’an faire jouir de cedit arrantement et demeurer à cas fortuit en cas de descri des marchés et pour ce faire obligent les biens de la communautté. Soumis à tous rigueurs de justice requises et nécessaires. L’ont juré. Présans Michel Lemosy et Guilhuaume Favarel marchandz dudit Cordes signés avec partyes et Maitre Guilhuaume Vitalis substiteut du procureur du roy à ce acistant.

Voir aussi : Initiation

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Arrentement du poids

Par Stéphane Cosson le 23 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

D’abord une explication pour comprendre de quoi parle ce texte.

 

Le 16 novembre 1621, les consuls de Cordes décident des tarifs du poids public et du droit de gorratage. Voici ce qu’ils écrivent à propos du premier :

 

Les fermiers des émoluments du poids et gorratage prendront désormais des voiturées vendues et revendues de toutes sortes de marchandises qui se débiteront ou entreront et sortiront de la ville, sujets d’être pesées et à payer droit dudit gorratage, étant les susnommés à ce députés par la délibération du conseil tenu dans ladite maison consulaire, dimanche quatorze novembre 1621, afin que le présent règlement ci-après soit inviolablement conservé:

 

1/Premièrement a été arrêté que suivant l’ancienne coutume de la ville toute sorte de marchandises qui seront apportées et vendues dans la ville seront pesées aux poids de la ville de quoi le fermier ne pourra prendre que dix deniers pour chaque quintal et du reste à proportion.

 

2/ Et pour le safran leur sera payé six deniers pour livre.

 

3/ Et qu’il ne sera permis à aucun habitant de la ville de peser chez lui aucune sorte de marchandises pour faire fraude au droit du fermier, ainsi que le tout sera apporté dans le poids de la ville, pour être sujet au paiement du droit, sinon lorsqu'il n'excèdera un quintal.

 

Et maintenant place au texte :

 

Les an et jour, lieu, heure [Le vingt septième du mois d’octobre mil six cent trente-six] etc régnant que dessus ont esté en leurs personnes les sieurs [François] Mosyeys et [Jean] Lemosy consulz, lesquels ont ballié en arrantement à Michel Lemosy, marchand dudit Cordes, ici présent et acceptant sçavoir est les droictz du pois publicq de ladite ville pour le terme d’une année qui a commancé à Saint Luc 18ème du présent moys et finira à pareil jour XVIII octobre 1637 et ce moyenant la somme de trante six llivres à luy audit prix deslivré comme plus offrant et dernier sur disant à l’estain de la chandelle laquelle somme de trante six lesdits sieurs consulz ont receue comptant dudit Lemosy dont en demeurent satisfaictz et promettent de luy faire jouir de cest arrantement pendant les termes et luy demeurer au cas fortuit en cas les marchés viendroint au décry qu’à Dieu ne plaise. Et pour ce faire obligent les biens de la communautté. Somis à toutes rigueurs de justice à ce requises et nécessaires. L’ont juré.

Présans Maître Jean Gayral, notaire royal dudit Cordes, signé avec lesdits consulz et ledit substiteut et Guillaume Favarel marchand dudit Cordes aussi signé.

Voir aussi : Initiation

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Arrentement du gorratage

Par Stéphane Cosson le 22 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

D’abord une explication pour comprendre de quoi parle ce texte.

 

Le 16 novembre 1621, les consuls de Cordes décident des tarifs du poids public et du droit de gorratage. Voici ce qu’ils écrivent à propos du deuxième :

Pour le courratage, a été arrêté que tous marchands et voituriers forains apportant des marchandises dans ladite ville ayant vendues celles-ci seront tenus de payer un droit de gorratage  au fermier dudit émolument. Pour chaque charge deux sous 6 deniers, ensemble de toutes charges desdites marchandises qu’ils auront achetés ou qui sortiront de ladite ville ils paieront même droit pour chaque charge au rentier, ladite charge étant de trois quintaux.

Pour les pruneaux étant de leur cru apportés par les paysans ou autres qui sont hors du consulat, ils ne paieront point ce droit de gorratage excepté le droit du poids, excepté s’ils en font trafic.

Pour raison du sel, ils paieront à raison de charge de mulet le droit de 2 sous 6 deniers. Si la vente se fait par le menu détail, ils paieront 3 deniers pour chaque demie-carte au fermier sans que les habitants de la ville et consulat soient tenus de payer aucun droit de gorratage audit fermier. Le fermier paiera les joies accoutumées aux consuls, procureur du roi ou son substitut de Cordes outre le prix de son afferme.

 

Le courratage est donc un droit de courtage. Il s’agit d’un impôt prélevé pour le roi.

Mais dans le mot « gorratage » il y a sans doute aussi la notion de lutte contre le vagabondage, la débauche (Gorra en occitan, c’est à la fois, suivant comment cela est prononcé, la truie, la livrée de l’épousée, la drogue falsifiée et le vagabondage) comme si, une fois que les marchands avaient fait leurs affaires, il ne fallait pas qu’ils restent dans la ville.

 

Et maintenant le texte :

 

Le vingt septiesme du moys d’octobre mil six cens trante six, régnant très chrestien prince Louys par la grâce de dieu roy de France et de Navarre, dans la ville de Cordes d’Albigeois après midy, devant moy notaire et tesmoins ont estés en leurs personnes les sieurs François Mosyeys et Jean Lemosy marchandz consulz de ladite ville acistés de Guilhuaume Vitalis, docteur, substiteut de Monsieur le Procureur Général du Roy  au présent siège, lesquelz sieurs consulz tant pour eux  pour et au nom de la communauté  de ladite ville que pour les sieurs de Lavaur et Berry, aussi consulz, leurs collègues, ont ballié et ballient en afferme et arrantement suivant les proclamations sur ce faictes à sire Guilhuaume Favarel, marchand de la mesme ville, ici présent et acceptant, les droictsz et esmoluments du gorratage de ladite ville pour le terme d’une année qui a commancé le XVIIIe du présent moys et finira à pareil jour XVIIIe octobre mil VIC XXXVII moyenant la somme de trante livres et les joyes accostumées et appartenances à tel droict de tout temps qui sont six formes fromage, une à chacun des quatre consulz, procureur du Roy et scyndycq de ladite ville du pois chacuns de seitze livres audit pris et joyes ledit arrantement deslivré audit Favarel suivant lesdites proclamations comme plus offrand et dernier sur-disant à l’estain de  la chandelle, laquelle somme de trante livres ledit Favarel a illec paiée ausdits sieurs Mosyeys et Lemosy consulz par eux receue dont sont comptant et les fromages payera comme ci-dessus est déclaré à la feste de Noël prochain ainsin qui est aussi accostumé.

Et par ainsy lesdits sieurs consulz ont promis le faire jouir dudit arratement pendant lesditz termes et luy demeurer à cas fortuitz si les marchés venoint à estré décriés qu’à Dieu ne plèse et ledit Favarel de satisfaire à ce dessus.

Et partyes pour l’observation de ce, chacune comme les conserne, en ont obligés sçavoir lesdits sieurs consulz les biens de la communautté et ledit Favarel  les siens propres que ont soumis à toutes rigueurs de justice à ce requises et nécéssères, l’ont juré.

Présans Michel Lemosy, marchand, et Maître Pierre Molinier, greffyer au siège dudit Cordes, signés avec lesditz sieurs consulz et Favarel.

Voir aussi : Initiation

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Un acquis de meubles

Par Stéphane Cosson le 21 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Acquit de meubles

 

Le seitziesme jour du moys de mars mil six cens trante six, régnant très chrestien prince Louys par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, dans la ville de Cordes d’Albigeois après midy, devant moy notaire et tesmoingz a esté en personne dammoiselle Françoise de Secondzac, vefve à feu Maitre Bernard Palaprat, advocat de ladite ville, laquelle de gréd et volontairement a confessé avoir receu de l’hérédité dudit feu Palaprat son mary, présans et acceptant pour ladite hérédité damoiselle Bourguine de Ferrières vefve de feu Maitre Anthoine Palaprat, docteur et advocat en la cour de Parlement de Thoulouse, Maitre Bernard Fabry, notaire, comme mary de Jeane de Palaprat, le sieur Bernard Gourdes, sans préjudice ni confusion de leurs droictz en ce que ung chascung les touche, toutz les meubles conteneus au rolle signé par ledit feu Palaprat bachilier qui a esté remis devers moydit notaire en liasse de 1636, parraffé ne varietur en deux endroictz Cabanes, pour ladite de Secondzac, sauf les pappiers cy mentionnésde tous lesquelz meubles, ensemble des robes, bagues et joyeaux qui avoint esté donnés à ladite de Secondzac en ses pactes de mariage passés avec ledit Bernard Palaprat que adite de Secondzac a dû aussi avoir retirés et receus. Elle en a quité et quite ladite hérédité et promet n’en rien plus demandé sans préjudice desdits pappiers et de pouvoir demander les autres meubles et choses qu’elle a apportées audit feu Palaprat sondit mary depuis son mariage non inventoriés dans ledit rolle pour les demander ainsin qu’elle verra estre à fère par raison et réservées aussy en ce cas à ladite hérédité sans exceptions.

 

Au contraire c’est d’autant que par le testament dudit feu Maître Bernard Palaprat bachilier publyé  ses jours passés en ce siège comme étant solempné, icelluy Palaprat testateur veu que ladite de Secondzac sa femme soit fournie des meubles de son hérédité pour son usaige et durant sa vie, elle les a pareillement retirés comme sont ci après dézignés :

 

Premièrement ung lict de menuiserie garni d’ung paillas, d’ung mathelas rempli de leyne ou estoupes, couette, cuissin munis de plume, une couverte leyne verte ; rideaux et courtines aussi cadis ou raze aussi vert, le tout uzé.

Autre lict aussi de menuiserie garni aussi de pallias, de couette, cuissin munis de plume, d’une couverte leine blanche, des rideaux et courtines canabas ou rase vert, le tout uzé.

Une couche ou couchette à la grossière garnie de son pallias, d’une couverte leine blanche vielle et rompue.

Doutze linseulz toyle.

Six nappes moienes.

Trois doutzeines serviettes grossières.

Doutze platz estain.

Doutze assiettes estain.

Huit escuelles estain.

Une pinte de [mot abrégé] et demyes estain.

Pesant tous les estain soixante une livres.

Une table de menuiserie avec ses pieds et avec un long banc en forme de caisse à la grossière, autre banc de menuiserie.

Ung coffre de menuiserye  asses grand avec sa clef fort bon boix noier.

Une petitte caisse avec sa clef.

Une chèze boix.

Une petitte table de menuiserie avec ses piedz.

Deux seaus avec leur ance pesant dix sept livres et demi.

Un grand chauderon avec son ance pesant disesept livres.

Une  concque cuivre pesant sept livres.

Deux chandeliers laton pesant sept livres.

Une dourne [jarre ou cruche] cuivre pesant trois livres III quartz.

Une petitte boutellie estain à tenir huyle pesant une livre.

Une meth à pestrir pain avec son couvercle.

Autre petitte caysse à but vielle avec sa clef.

Ung petit garderobe à la grossière avec sa clef.

Une pelle avec sa cue sive rispe fer.

Une ferries [ferraille]

Ung pair landiers.

Ung cremal fer.

Une petitte poile à frire.

Ung chauffelict fer.

Ung pot metail pesant neuf livres.

Une broche fer.

Une salière estain.

Deux culliers d’argent.

Deux cuissins sive annelliers couvers de toyle.

Une romane.

Une demye carte pour mesure.

Deux sacz farinier rompeus.

Quatre sacz estoupas.

 

Desquelz meubles elle demeure satisfaicte de ladite hérédité à laquelle elle promet ne demander autres meubles mais promet de les randre ou fère randre après son décès suivant la volonté portée par ledit testament dudit feu Palaprat son mary sans préjudice toutes foys à laditedamoiselle de Secondzac de pouvoir demander dix cestierez de bledfz qui ont esté remis et transportés du grenier à elle légué dans la chambre respondant sur la chambre de ladite ville en ladite maison dudit feu Palaprat  bachilier du consantement de partyes d’autant que ladite de Secondzac présupposer que ledit bléd est comprins dans le légat des meubles à elle faict et sans préjudice à ladite damoiselle de Ferrières vefve et ausdits sieurs Fabry et Gourdes de leurs fins et exeptions, au contraire parce qu’ilz présupposent que ledit bled n’est point comprins dans ledit légat.

Et par mesme moyen sans préjudice dudit légat, a aussy confessé ladite damoiselle de Secondzac avoir receu en payemant sur et tant moins des droictzaue luy peuvent appartenir en vertu dudit légat ou autrement de son chef ou de Jeanne de Palaprat sa fille la somme de cent vingt troys livres 17 sols 6 deniers et ce en meubles lesquelz ont esté aussi à ladite somme extimés entre lesdites partyes, lesdits meubles concistant en :

 

Autre dix cestierz de bledfz trouvés dans le grenier.

Une barricque et ung barricot, ledit barricot plain de vin qui est aigre et ladite barricque demy vin aussi aigre.

Deux barriques demi vin.

Autre barricque demy plene de bon vin.

Autre deux barricques bon vin.

Autre barricque vin torné.

Ung ferrat huile de noix.

Trois cestierz deux demy cartes bledfz.

Demy carte quatre penes grène de lin.

Demy carte quatre penes seigle.

Vingt cinq livres lard.

Deux cestierz millet.

Trois cestierz mixteure.

Une émine chenevier.

Deux quartiers de lard.

Deux rusc barricques fort vielles.

Et deux quintalz pruneaux fort vieux.

 

Revenant à ladite somme de centvingt troys livres disesept solz et six denierz tout ledit vin et autres meubles trouvés dans le chay et autres chambres et autres de ladite maison.

Et moyennant ce, ladite damoiselle de Secondzac demeure valablement deschargée de tous les autres meubles de ladite hérédité de laquelle elle demeuroit chargée par l’inventaire général d’iceux faict par moydict notaire et controllé à ce dépputté sauf des meubles, grains et vins qui ont esté trouvés dans la métterye et maison du lieu de Virac, de ladite hérédité desquelz meubles, grains et vins elledemeurera chargée jusques à la première réquisition qui luy en sera faicte sans en comprandre certain boix et charbon truvé dans ladite maison non invantorié qui a esté laissé pour l’usaige de ladite damoiselle de Secondzac.

Et pour l’observation de ce dessus avec lesdites réservations et protestations particulhèrement de celles que partyes ont désja faictes dans ledit invantaire et verbail sur icelluy dressé elles ont obligé leurs biens présents et advenir iceux soumis ez rigueurs de justice à ce requises et nécéssères, renoncé à tous droict à ce dessus contrère, l’ont juré ez présances de Maistres Jean Bruny, habitans dudit Cordes, Jean de Clary, habitans de Rabastenx, Jean de Cabanes et Bernard Berry, docteur, aussy habitans dudit Cordes signés avec partyes sauf ladite de Secondzac qui ne sçait signer et moy notaire.

Voir aussi : Initiation

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Une dette des pauvres

Par Stéphane Cosson le 20 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Debte des pauvres

 

Le cinquiesme jour du mois de novambre mil six cens trante cinqrégnant très chrestien prince Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, dans la ville de Cordes d’Albigeoisaprès midydevant moy notaire et tesmoins a esté en personne Olivier Dallet, brassier de ladite ville et du faubourg del Fourmiguier d’icelle, filz et héritier à feu Jean aussi brassier, lequel de grés à confessé debvoir aux pauvres, héritiers à feu Jean Dayres de ladite ville à l’estipulation du sieur Anthoine Azémar scindicq desdits pauvres ici présent et acceptant la somme de vingt livres quatorze solz tz et c’est pour pareille somme de vingt livres 14 s que ledit feu Jean Dallet son père estoit atteneu ausdits pauvres par instrument receu par Me Jacques cabanes bachelier et lors notaire de ladite ville le neufviesme jour du moys de janvier mil six cens cinq lequel instrument demeura pour cancellé sans préjudice ny innovation des premières hypothèques réservées par ledit sieur Azémar scindicq du consentement dudit débiteur pour y avoir recouru en cas de besoing et partant promet de paier icelle somme de XX livres XIIII sols tz audit jour neufviesme de janvier prochain avec les inthérestz stipulés suivant l’ordonnance du temps qu’il les debvra à quoy fère il oblige toutz et chasquungz ses biens présents et advenir que a soumis à toutes rigueurs de cours de Monsieur le Sénéchal, sel mage de Thoulouse, et autres requises. L’a juré. Présans sieur Estiene Bouysse marchand et Antoine Carrier serviteur chirurgien de Guilleuame Masyères aussi chirurgien dudit Cordes soubsignés avec ledit sieur Azémar, ledit débiteur ne sachant de ce requis et moy.

Voir aussi : Initiation

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Un bail des écoles

Par Stéphane Cosson le 19 juillet 2015 | (0) Commentaires | Permalink

Je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de publier quelques transcriptions de textes que les généalogistes n'ont pas toujours l'habitude de chercher. Et qui pourtant, en tout cas de mon point de vue, sont toujours intéressants pour comprendre la vie de nos ancêtres.

Aujourd'hui un "Bail des escolles" :

 Le vingtiesme jour du mois de juing mil six cens trante cinq, régnant très chrestien prince Louis par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, dans la maison consulaire de la ville de Cordes d’Albigeois, avant midy, devant moy notaire et tesmoingz ont esté en leurs personnes Messire Olivier de Lanause, docteur, le sieur Raymond Loubers, marchand, et messire Jean Flottes, bachilier, consulz de ladite ville,acistés du sieur Pierre Martin, scindicq, lesquelz de gréd ont ballié et ballient à Maître Bertrand Veliard, prestre de Saint Girons au diocèse de Coserans ici présant et acceptant ceste charge sçavoir est la régeance des escolles publiques de ladite ville pour une année qui commancera le XXIIIIe du courant et finira à semblable jour de l’année mil six cens trante six aux conditions suivantes :

 Premièrement qu’il sera teneu d’avoir ung second regeant pour le seconder suffisant et cappable qui sera au préalable agréé par lesdits sieurs consulz, lequel avec ledit sieur Veliard seront teneus de recepvoir tous les enfens qui viendront tant des habitans de ladite ville que des forains et desquelz enfens qui seront filz natifz de ceste ville et résidans dans icelle ilz ne pourront point prandreaucung salaire fors des répétitions salaire modéeé ainsy qu’entre eux sera adviséavec ceux qui la voudront fere. Et quand aux autres escoliers forains, ilz en pourront prandre salaire modéré ainsin qu’entre eux sera accordé.

 Et affin que ledit sieur Veliard et son second puissent vacquer à ladite régeance, ilz seront teneus d’entrer aux escolles sçavoir en temps d’esté le matin à sept heures et sortir à neuf et l’après disnée à deux heures après midy, sortir à quatre. Et an temps d’hyverentreront le matin à huis heures et sortiront à dix et l’après disnée à deux heures après midy  et sortiront à quatre. Durant lesquelles heures lesdits régeans feront la leçon et instruction aux escholiers requize et nécéssère et les tiendront à leur debvoir et à la civilité tant que fère se pourra et à ses fins s’y trouver ausdites heures pour y fère leur debvoir.

 Comme aussy sera teneu ledit sieur Veliard et son second de mener lesdits escholiers chesquung dimanche et festes chaumats à l’esglize et aux processions et l’advans et caresme aux sermons lesdits jours de festes.

 Laquelle charge ont balliée lesdits sieurs consulz audit sieur Veliard moyenant la somme de deux cens livres tz que sont les gaiges ordinnaires pour ledit régeant et son second, payables la moitié à la Noël et l’autre moitié à Pasques, le tout prochement venant sur l’imposition ja faicte en ladite ville.

Et pour l’observation de tout ce dessus, lesdites parties chesquung comme les conserne en ont obligés sçavoir lesdits sieurs consulz au payement de ladite somme auxdits termes les biens de la communautté de ladite ville et ledit Maître Bertrand Vielard les siens propres qu’ont soubmis respectivement à toutes rigueurs ds cours de Monsieur le Sénéchal de Thoulouse et autres requises, l’ont juré ez présances de Messire Aymeric de Guison et Raymond Daux, docteurs et advocatz, et le sieur Pierre de Guison, bourgeois dudit Cordes, soubzsignés avec lesdits sieurs consulz et scindiq et moy notaire.

Voir aussi : Initiation

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