Le prix du généalogiste professionnel

Par Stéphane Cosson le 6 juillet 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Hier j'ai suivi un atelier pour vérifier si mon prix était le bon ou pas. Cela fait du bien de temps en temps de le faire et de se caler au bon prix si c'est nécessaire. Nous sommes parti dans cet atelier de l'hypothèse "minimum vital" : se payer l'équivalent d'un SMIC tous les mois pour un temps plein. Un temps plein c'est 152 heures de travail. Le tarif horaire d'un SMIC est de 7,49 euros.

Pour cela, il fallait savoir quelles étaient nos charges fixes, celles qui reviennent tous les mois et dont le montant ne bouge pas quel que soit le CAHT. Ce sont celles aussi sur lesquelles on peut prendre des décisions de gestion : chercher un meilleur prix, les supprimer complètement, etc. Les charges variables, quant à elles, suivent l'évolution du CAHT.

Ces charges fixes mensuelles sont les suivantes a minima : loyer (ou remboursement du crédit) et charges locatives éventuelles, énergie, fournitures de bureau, matériel et petit équipement, frais postaux, publicité, indemnité kilométrique, assurance RC Pro, prestation de services et /ou sous-traitance.

Il faut savoir que notre temps plein n'est pas un temps productif temps plein. Nous devons faire du commercial. Nous avons des heures de transport. De temps ou temps, au moins une fois par an, nous suivons des formations. Notre temps de production est au maximum de 70%. Et si nous arrivons à ces 70%, c'est que vraiment nous sommes bons. On va dire que oui. Après tout, nous sommes des professionnels.

Une fois que nous avons déterminé le montant que nous voulons nous payer, nous pouvons déterminer son coût global : ne pas oublier les charges sociales et fiscales ainsi que les congés payés (c'est bête à dire mais de temps en temps, en prendre cela fait du bien).

Une fois additionnés notre goût global de rémunération et de nos charges fixes, nous pouvons les diviser par le nombre de nos heures productives (et exclusivement celles-là). Nous pouvons alors déterminer ainsi notre prix de revient HT qui est le tarif horaire HT minimum à pratiquer.  Si le généalogiste professionnel est exonéré de TVA, c'est le tarif qu'il annonce. S'il est à la TVA, il lui faut donc ajouter 20%.

Hier, cet atelier m'a permis de voir que quand je conseille à mes étudiants, qui veulent s'installer comme professionnels en étant exonérés de TVA, de demander 40 euros de l'heure, je suis dans ce tarif. C'est ce tarif qu'il faut demander. Ce qui veut dire, pour moi qui suis à la TVA, un tarif horaire de 48 euros.

Notre seuil de rentabilité (je vous passe les calculs savants) est alors un CAHT de 4800 euros mensuels.

Mais là nous sommes dans l'idéal. En effet deux "problèmes" se posent à nous : les tarifs de la concurrence et le prix psychologique (quel tarif les clients sont prêts à payer).  Pour la concurrence, on a déjà un vrai problème. Le prix moyen horaire de celle-ci est de 31 euros. En dessous donc de ce tarif minimum à pratiquer pour pouvoir se payer l'équivalent d'un SMIC temps plein.  Du coup, ce prix étant inférieur, cela a un impact sur le prix psychologique.

Nos clients sont habitués à payer moins que ce qu'ils devraient normalement payer. Si je veux être au bon tarif, en étant assujetti à la TVA, je suis donc 17 euros plus cher que la concurrence en moyenne. Comment l'expliquer et le justifier ? C'est ce que nous verrons dans un prochain billet.

Voir aussi : Actualité

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PADAWAN ou l’installation du professionnel en toute zénitude

Par Stéphane Cosson le 3 juillet 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Depuis que le DU « Généalogie et Histoire des Familles » de l’Université de Nîmes existe, plusieurs étudiants à la sortie de celui-ci se sont installés généalogistes professionnels.

Voyant cela, je me suis dit qu’il était temps de mettre en place un modèle leur permettant, s’ils le voulaient, de pouvoir franchir ce pas en toute sécurité. Ce n’est en effet pas parce qu’on a acquis des compétences techniques qu’on est entrepreneur. Ce sont deux états différents.

Un modèle d’accord mais… Lequel ? De par mon expérience, j’ai pensé immédiatement à la Coopérative d’Activités et d’Emplois. Une CAE propose à des créatrices et créateurs de tester en grandeur nature la faisabilité de leur activité, tout en apprenant au fur et à mesure à maîtriser les paramètres de la gestion d’une entreprise et surtout la pérennisation d’une activité avec un statut. Une CAE offre un espace et un cadre de test réel, d’apprentissage actif et d’accompagnement terrain.

Je suis alors retourné voir Régate, la CAE du Tarn, où j'avais été au tout début de mon activité professionnelle de généalogiste. Accepterait-elle de m’accompagner et de me suivre dans ce beau projet : aider de futurs généalogistes professionnels à développer leurs affaires dans un cadre qui soit sécurisant et confortable pour eux. Actuellement, ce n’est pas le cas. Ce confort, cette sécurité n’existent pas. Or, les deux me semblent primordiaux.

Concrètement, comment cela se passe ? Après un maximum de trois RDV individuels, la validation de l’assureur et de l’équipe, l’apprenti entrepreneur signe un contrat d’appui au projet d’entreprise, conforme aux articles 20 et 21 de la loi n° 2003-721 du 1/08/2003, du décret n° 2005-505 du 19/05/2005 et des articles L 127-1 à L 127-6 du Code de Commerce.

Suite à un premier état des compétences, pendant 6 mois, avec un RDV référent tous les mois pour faire un point notamment économique, l’entrepreneur suit quatre ateliers : projet, rentabilité, commercial et communication. Et il commence à faire de la prospection, à rédiger ses premiers devis et avoir ses premiers clients.

Une fois qu’il a démarré, dès 3000 euros de CAHT, pendant 18 mois, il va se consolider en tant qu’entrepreneur-salarié. Il signe alors, dès ces 3000 euros obtenus, un contrat de travail avec la CAE. Son salaire évolue progressivement en fonction du CAHT réalisé. Si jamais il y a échec, cela peut arriver, l’entrepreneur novice s’est créé des droits. Ce qui n’est pas négligeable.

Mais premier problème : Une CAE normalement a une territorialité. Régate accepterait-elle d’accompagner des gens, tous dans le même métier, mais vivant partout en France ? C’est aussi un défi pour elle à relever. La réponse a été positive. Puisque nous sommes dans le test, c'est un test aussi pour elle.

Deuxième problème : la CAE n’a pas les compétences techniques. Si jamais l’entrepreneur novice a des questions sur son métier d’un point de vue technique, elle n’a pas les capacités d’y répondre. D’où ce partenariat : A elle l’accompagnement classique, à moi l’accompagnement technique.

Le futur généalogiste professionnel a donc de ce fait une double sécurité, un double confort. Il peut alors s’installer en toute zénitude en sachant qu’il a des filets de sécurité partout où se raccrocher en cas de besoin. Il n'est plus tout seul comme il l'est très souvent encore maintenant.

Actuellement, avec Régate, nous mettons en place les derniers points, notamment le point financier car ni elle ni moi ne travaillons gratuitement. Mais c’est un beau projet qui est en train d’émerger de terre.

Voir aussi : Innovation

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Généalogiste professionnel, quelle formation ?

Par Stéphane Cosson le 1 juillet 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Ah enfin ! ENFIN !  Enfin, j'ai lu un article d'un professionnel qui me satisfait presque pleinement. 
 Presque car à mon avis le titre n'est pas le bon. Puisqu'il n'est pas question de formation dans son article mais plus d'entrepreneuriat à mes yeux. Mais bon je ne vais pas chicaner, je vais garder le même intitulé. Vous pouvez lire son article ici : Généalogiste professionnel, quelle formation ?

Je vais reprendre certains de ses passages pour y apporter ma note personnelle. 

"N'importe quel étude d'exercice libérale pratique des tarifs horaires dans une fourchette allant de 60 à 1 000 € de l'heure, alors que les généalogistes tournent autour de 31 € de l'heure." Il serait temps que tous les généalogistes s'en rendent compte et modifient petit à petit leurs tarifs en conséquence. On ne peut pas en effet passer d'un coup de 31 euros à 60. Par contre, on peut prévoir une augmentation de 5 euros pendant  6 ans. Même si tout le monde n'est pas d'accord, disant que chaque augmentation fait perdre de la clientèle.

"N'importe quelle étude d'exercice libérale compte ses heures y compris son temps de déplacement alors que le généalogiste a la fâcheuse tendance à ne compter que le temps passé aux archives et surtout pas son temps de déplacement." Même réflexion qu'au dessus : il serait temps que tous les généalogistes s'en rendent compte. Et il faut comptabiliser aussi le temps à faire les rapports.

"N'importe quelle entreprise peut faire une étude de son marché alors qu'en généalogie, c'est impossible. Notre clientèle n'est pas locale et n'est pas quantifiable." Certes mais on peut au moins s'intéresser à la concurrence, à ce que font les AD, les associations. On peut aussi se poser les questions : Quelles sont mes forces ? Quelles sont mes faiblesses ? Quelles sont les opportunités ? Quelles sont les menaces ? Comment je peux attirer l'attention, susciter l'intérêt, provoquer le désir, mettre en place des actions pour montrer que je suis un expert ? Quelle est mon offre ? Quels sont mes produits ? A quel prix ? Quelle est ma place ? Comment je définis mon plan d'actions commerciales ? Tout ça c'est possible. Comment je vais chercher de l'information ? Par quel biais ? Est-ce que les  professionnels déjà installés pourraient s'entraider pour comparer leurs clientèles respectives et essayer de faire un modèle ou pas ?  Qu'est-ce qu'il est possible de faire ? Qu'est-ce que les généalogistes professionnels ont envie de mettre en place (ce qui est différent) ?Entre autres questions encore possibles.

"N'importe quelle entreprise a un support "publicitaire" de connaissance du public sur son activité alors que le généalogiste est inconnu du grand public, perdu et parfois noyé au milieu du "gratuit" d'internet et des associations de tous poils." Donc la grande question est : Comment je me distingue ? Comment je me fais connaître ? Comment je montre ma différence ?

Je crois que, déjà, si on répond à toutes ces questions, nous aurons avancé d'un grand pas !

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#Challenge AZ K comme Klarsfeld

Par Stéphane Cosson le 30 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Tout le monde connaît, je crois, Beate et Serge Klarsfeld, les fameux chasseurs de Nazis. Alors non je ne vais pas vous parler d'eux, rassurez-vous.

Mais leur nom m'a paru comme une évidence en relisant le mémoire des Bernard sur la famille d'Adolphe et Ferdinand Crémieux. En effet, quand ils ont cherché les descendants de la famille Crémieux, ils ont, hélas, rencontré à plusieurs reprises les camps de concentration.

Je me suis dit que, pour ce dernier billet du challenge AZ, ce serait bien de leur rendre hommage. Sobrement. 

  • Gaston Crémieux, né le 13/04/1891 à Paris, fils de Joseph Lange Albert Crémieux et Fortunée Messaouda Stora, décédé à Auschwitz le 15/08/1942.
  • Esther Ida Crémieux, née le 13/06/1864 à Marseille, fille de Michael Mardochée Crémieux et de Gentille Zulma Mosse, décédée à Auschwitz le 18/02/1943.
  • Robert Joseph Samuel Crémieux, né le 11/04/1893 à Nîmes, fils de Charles Gaston Léon David Crémieux et de Mathilde Lévy, décédé à Auschwitz le 18/07/1943.
  • Edouard Maurice Isaac Crémieux, né le 13/09/1901 à Marseille, fils de Léonce Jacob Crémieux et d'Adrienne Esther Puget, décédé à Auschwitz le 13/09/1943.
  • Marcel Joseph Crémieux, né le 25/08/1880 à Marseille, fils de Valis Moïse Crémieux et de Léontine Précieuse Vidal, décédé à Auschwitz le 15/02/1944 .
  • Edouard Salomon Crémieux, né le 21/01/1856 à Marseille, fils de Saül Apollon Crémieux et de Léontine Jenny Alphen, décédé à Auschwitz en mai 1944.
  • Martial Mardochée Crémieux, né le 20/06/1877 à Marseille, fils de Gabriel Rubens Crémieux et d'Anaïs Désirée Milhaud, décédé à Auschwitz le 5/08/1944.

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#Challenge AZ X comme Inconnues

Par Stéphane Cosson le 29 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Un mémoire collectif, c'est une équation à plusieurs inconnues.  Quand je choisis mon personnage, je ne sais pas s'il va intéresser les futurs étudiants ou pas. Même si je fais des recherches préalables sur celui-ci, j'aime bien aussi découvrir en même temps qu'eux. Pour me garder un peu de plaisir. Pour être en communion avec eux quand ils trouvent. Parce que je crois que c'est important.

Mais parfois, nous arrivons tous ensemble à ceci : 

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Et là, il faut alors faire preuve d'imagination, se torturer les méninges pour savoir comment récupérer le personnage, les informations qu'il nous manque. Bon alors si cette piste est une impasse malgré ce que l'on pensait, comment on fait ? Reprenons le questionnement : où ça bloque ? Quelles sont les pistes possibles ? Celles que nous avons déjà fermées ? Celles que nous n'avons pas encore ouvertes mais qui sont probables ? Celles que nous n'avons pas ouvertes parce qu'elles nous paraissaient impossibles ? Et si quand même on les ouvrait, cela nous donnerait quoi ?

Et c'est parti pour un brainstorming. Cela fuse de tout côté. Enfin normalement. Et si cela ne fusait nulle part ? Qu'est-ce qu'on fait ? On se décourage et on laisse tomber ? On se dit "bon pas grave, je suis un gagnant, j'arrête de me taper la tête contre ce mur parce que ça fait mal à force et je regarde comment le contourner" ? Comment je fais repartir la machine ? 

Comment je vais les aider à gérer éventuellement la frustration de ne pas trouver ? Comment je vais leur montrer qu'éventuellement ils ont quand même appris ? Appris à  :

  • Gérer la frustration parce que des recherches généalogiques, ce n'est pas toujours trouver, c'est aussi ne pas trouver et fermer des portes. Et cela arrive fréquemment. Et ça c'est important de le savoir quand on fait des recherches.
  • Consulter des documents c'est-à-dire comment on va chercher les bons documents dans les inventaires. Ils ont demandé à plusieurs reprises des mauvaises cotes parce qu'ils n'ont pas réfléchi sur ce dont ils avaient besoin. Et petit à petit, ils apprennent à trouver les bonnes.
  • Se poser des questions sur comment un nom peut être entendu et transformé (exemple Solari nom italien avec Guilhem comme prénom, occitan, c'est illogique, quel peut donc être le nom prononcé qui a été entendu Solari ?). Cela demande de mettre en place une démarche intellectuelle. Parce que les noms de famille ils bougent au fil des siècles et que c'est bien de travailler sur du concret.
  • Gérer une légende familiale, notamment pour ceux qui ont ensuite envie de se mettre à leur compte. Comment on vérifie une histoire. Quelles questions on peut et on doit se poser alors.

Un mémoire collectif c'est vraiment un exercice intéressant mais une somme exponentielle de questions à résoudre. Pas grave ! C'est un beau défi à chaque fois.

 

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#Challenge AZ W comme Weekend

Par Stéphane Cosson le 28 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

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Le temps du mémoire collectif, c'est aussi un temps de convivialité. Et les étudiants des différentes promotions n'hésitent pas à en profiter. Se retrouver le soir à déguster des desserts comme celui-ci dans un bar à tapas nîmois (merci Coline pour vos toujours excellentes adresses), cela ne se refuse pas. Et parfois les promotions laissent une trace de leurs passages (N'est-ce pas Fabien ?).

Le temps du mémoire collectif, c'est aussi un temps de retrouvailles. Et là encore, jusqu'à présent personne n'a hésité, même si certaines promotions sont plus "fêtardes" que d'autres ou ont plus envie  ou plus les opportunités de se retrouver. Je ne sais pas quel est le bon mot. Mais c'est toujours agréable de les retrouver, de savoir ce que ce DU leur a apporté. Ce qu'ils sont devenus. Ce qu'ils ont envie de devenir. S'il y a une possibilité de les aider. Ou pas.

Le temps du mémoire collectif, cela se passe juste avant la quille. Avant que tout le monde ne retrouve ses pénates. Un ultime moment tous ensemble pour les dernières fois. Ce n'est pas rien !

Je ne connais, pour le moment, personne qui ait regretté de l'avoir fait. Ou alors il est bien caché.

Mais je crois que des moments comme ceux-ci, cela vaut la peine.

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#Challenge AZ Z comme Nom de Zeus !

Par Stéphane Cosson le 27 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Nom de Zeus ! Nom de Zeus de nom de Zeus ! C'est parfois ce que l'on se dit quand on cherche et qu'on ne trouve pas. Mais ils sont où ? Mais pourquoi ils nous en veulent autant ? Va-t-on les trouver un jour ?

Tenez ! Le pompon c'est quand même Pierre François Picaud et sa joyeuse clique. Chaque fois qu'on avance et qu'on croit avoir trouvé quelque chose, ben, en fait, on recule. 

Un exemple ? Pierre François Picaud rencontre Antoine Allut et lui propose un diamant pour qu'il dénonce les noms de ses complices aux alentours de 1815. Antoine Allut tergiverse. Sa femme arrive et lui dit que le Danois sauvé par son frère de la noyade en Avignon lui a proposé une forte somme en récompense. Ce Danois était venu rendre visite à Schack Carl Rantzau-Ascheberg. 

Enfin un personnage historique connu ! Oui mais... Voilà... Problème ! Il est mort le 21 janvier 1789 à Ménerbes, à 32 kms d'Avignon. Un autre Danois peut difficilement lui rendre visite plus tard. A moins d'imaginer que le Danois lui ait rendu visite avant 1789 et qu'une fois rentré au Danemark, il ait mis des années à se dire que ce serait bien de récompenser son sauveur ou que l'argent ait mis des années à aller du Danemark en Avignon en calèche. Ou d'imaginer que le Danois soit venu rendre visite non pas au Comte  mais au monument commémoratif, son tombeau quoi, ou à Sophie Livernet, sa fille illégitime.

Mais pourquoi multiplier les hypothèses ? Autant utiliser le Rasoir d'Ockham : la simplicité est mère de tous les biens en généalogie. Donc ce n'est pas la bonne date. Et on a, une fois encore, un gros problème. Nom de Zeus !

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#Challenge AZ N comme Notation et consignes

Par Stéphane Cosson le 25 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Ce qui peut paraître le plus déconcertant dans le cadre du mémoire collectif, c'est qu'il y ait qu'une note pour l'ensemble du groupe. Même si cela risque de changer quelque peu au vu de ce qui s'est passé cette année car il faut apprendre chaque année et modifier en fonction de l'expérience du passé.

Jusqu'à présent, j'avais en séance aux Archives du Gard l'ensemble de la promotion. Divisée en petits groupes de trois/quatre personnes, experts et débutants mélangés, chacun travaille sur un petit sujet précis. Je veux voir s'il y a de l'émulation entre eux, comment ils se comportent, s'ils s'entraident, s'il y a de la curiosité intellectuelle .... Je suis là avec eux pour les aider à réfléchir. Mais je ne leur donne pas mes solutions. C'est leur travail que je note, il me faut donc adopter une certaine distance.

J'ai bien sûr une grille de notation (que je ne vais pas dévoiler ici, faut pas rêver non plus). Et donc je regarde si le travail qu'ils me rendent correspond à ma grille de notation ou pas. D'habitude, ils entendent les consignes données et me rendent un travail, plus ou moins fourni selon les années, leurs découvertes dans les archives, mais qui correspond à ma grille.

La promotion Bernard m'a obligé à rajouter un critère : le respect. Respect entre eux. Respect vis-à-vis de moi. Respect du personnel des Archives Départementales et de leurs consignes. Cela peut sembler évident. Mais une petite piqûre de rappel, cela fait du bien.

Les grèves SNCF de cette année vont aussi me faire rajouter des critères. Je ne sais pas encore lesquels exactement mais c'est évident pour moi qu'elles ont eu un impact sur le travail collectif. Et surtout, je vais affiner encore plus mes consignes et ma grille de notation. Les consignes seront désormais écrites dans le livret qu'ils ont chaque année au moment de la réunion préparatoire. Elles n'étaient données qu'oralement. Après mûre réflexion, les mettre par écrit semble nécessaire. Pour que tout le monde entende et lise les mêmes.

Le passé nous apprend.

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#Challenge AZ U comme Un blason siouplait !

Par Stéphane Cosson le 24 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Blason Bernadette Lafont

Le mémoire collectif est l'un des moyens les plus simples qu'on trouvé les étudiants de chaque promotion pour réviser les différents cours et les mettre en pratique, en plus de la généalogie.

La promotion Bernard, qui faisait des recherches sur l'ascendance de Bernadette Lafont, a décidé que créer un blason pour celle-ci serait un bon exercice. Oui mais lequel ? Quels éléments prendre de sa vie ? Après moultes et moultes réflexions entre eux, une bonne et saine émulation, ils ont dessiné celui-ci qui se décrit :

D'azur chargé à dextre des couleurs de Nîmes et à senestre d'une caméra de sable, au champagne d'argent au sautoir alésé d'azur.

Pourquoi avoir choisi ces éléments ?

  • Nîmes car c'est bien évidemment lié à la vie de Bernadette Lafont. C'est là qu'elle est née, là aussi qu'elle est décédée.
  • La caméra car ils voulaient rappeler d'une manière ou d'une autre la carrière cinématographique. Comment le faire autrement qu'ainsi ?
  • D'argent au sautoir alésé d'azur rappelle Saint André de Valborgne, dont les armes sont d'azur au sautoir alésé d'argent. Saint André de Valborgne est le village de ses ancêtres maternels, la famille Illaire. Là où elle repose pour l'éternité auprès d'eux.

 

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#Challenge AZ Y comme registre d'écrou

Par Stéphane Cosson le 23 juin 2016 | (0) Commentaires | Permalink

Dans l'histoire de Pierre François Picaud, il y a Antoine Allut, celui qui n'a pas voulu participer à la conspiration de Mathieu (ou Gilles ?) Loupian pour retarder le mariage de Picaud avec Marguerite (ou Thérèse ?) Vigouroux. Un personnage pour lequel il semble exister des faits réels. Il semble seulement.

Quand Picaud revient, il lui propose un diamant pour connaître le nom des gougnafiers qui, des années plus tôt, ont empêché son mariage. Antoine Allut ne veut pas garder ce diamant et le vend donc à un orfèvre qui le revend à un négociant turc (ou à un négociant nommé Turc ?).

Et c'est là que tout bascule. Apprenant que l'orfèvre l'a revendu à un bon prix, il le tue. Solution radicale s'il en est.

Oui mais... Cette histoire est-elle vraie ? C'est ce que devait vérifier les étudiantes s'occupant de ce personnage. Cela leur a permis de consulter une série qui est peu souvent consultée par un généalogiste mais qui peut se révéler très intéressante : la série Y, dite série des registres d'écrou.

Problème : pour l'année qui les intéresse, rien, nada, que dalle. Pourtant, les différents auteurs qui ont écrit sur cette histoire donnent des détails à ce sujet. Je ne sais d'où ils sont allés les chercher mais rien ne transparaît dans les archives. Ou alors, l'histoire ne s'est pas passée à l'époque donnée par Jacques Peuchet. Mais... Est-il le premier auteur réellement ?

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