« Elaboration d'une norme sur la profession | Accueil | Généalogie et immobilier »
Ouvrage sur le métier de généalogiste
Par Stéphane Cosson le 30 janvier 2006 | (23) Commentaires | Permalink
Avez-vous constaté qu'il n'existe rien sur le métier de généalogiste ? J'ai beau chercher, je ne trouve rien. Ni à l'APCE, ni au CIDJ, ni à l'ONISEP. Rien non plus chez les éditeurs spécialistes.
Seule une notice existe dans le ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et Emplois).
Quelles pourraient en être les raisons ?
J'ai posé la question à Elisabeth Vinay, responsable des fiches professionnelles à l'APCE. Je lui ai même fait une proposition. Sa réponse fut la suivante :
Nous n'avons pas la généalogie comme priorité. Je garde cependant vos coordonnées au cas où nous aimerions disposer de l’information de façon résumée, non dans une fiche mais sur le site APCE à la rubrique sectorielle.
J'ai posé aussi la question au responsable de la Boutique de Gestion du Tarn CREER, qui suit mon dossier depuis que je suis installé et qui m'aide à prendre des décisions parfois difficiles. Il commence à bien connaître mon métier depuis bientôt trois ans que je lui en parle et qu'il me voit agir. Sa réponse fut très différente : la généalogie est un métier de niche. Ce qui l'intéresserait, lui et ses collègues, ce serait justement de trouver de l'information sur ces métiers de niche en général, pas sur les métiers plus communs dont tout le monde parle.
Seul le ROME, disais-je, présente une notice. La voici :
Conditions générales d'exercice de l'emploi/métier : Formation et expérience :Définition de l'emploi/métier :
Collecte, gère et met à la disposition des demandeurs d'informations ou des utilisateurs potentiels les ouvrages et la documentation générale ou spécialisée, en vue de satisfaire leurs besoins d'information, de formation, ou de loisir. Gère et enrichit un stock et un flux d'informations par des techniques documentaires appropriées. Après analyse des besoins, recherche, sélectionne, traite cette information, quel que soit le support. Elabore une gamme de produits communicants répondant aux besoins des usagers. Peut aussi réaliser, à la demande, des recherches ou des études sur des sujets spécifiques. Peut être appelé à effectuer la veille documentaire (surveillance de l'information innovante).
L'emploi/métier s'exerce dans les entreprises du secteur public ou privé, au sein d'un service spécialisé en documentation ou attaché à un service travaillant dans un domaine spécifique ou général. L'activité consiste à partager son temps entre les activités techniques spécifiques et l'accueil des usagers, dont il faut satisfaire les demandes dans les meilleurs délais. Les nouvelles technologies de l'information nécessitent de plus en plus la maîtrise de logiciels informatiques qui influent sur les activités en termes d'accès, de stockage, de diffusion et de production. L'activité s'effectue en interrelation avec les utilisateurs internes ou externes et le réseau de fournisseurs d'information. L'amplitude horaire du service est conditionnée par le secteur d'activité ou le type de public auquel il s'adresse.
Cet emploi/métier est généralement accessible à partir de formations dans le domaine information et documentation de niveau III (DUT information et communication options documentation d'entreprise ou métiers du livre, DEUST) ou de niveaux II et I (licence et maîtrise d'information et de documentation, DESS en documentation, diplôme supérieur des sciences et techniques de l'information et de la documentation, mastère spécialisé en management de l'information stratégique, certificat d'aptitude à la fonction de bibliothécaire). Dans la fonction publique, le recrutement s'effectue sur concours à partir de titres ou diplômes.
Quand j'ai lu cette notice, je me suis vraiment posé la question : parlait-on vraiment de mon métier ? Fonction publique, recrutement à partir de titres ou diplômes, service spécialisé de documentation... J'avais vraiment l'impression que la fiche ROME parlait du métier de documentaliste ou de bibliothécaire car à ma connaissance, il n'y a pas de diplôme pour ce métier, pas non plus de généalogiste fonctionnaire.
Il me semble qu'il y a là une grave lacune à combler, un gros effort pédagogique à faire vis-à-vis de nos partenaires. Je commence vraiment à comprendre l'utilité de la mise en place d'une norme professionnelle. Car cette notice me paraît être véritablement une hérésie, un non-sens. Elle est hors de la réalité de mon métier.
Pourquoi ne pas proposer un ouvrage expliquant concrètement le métier ? Y aurait-il un public pour cela ?
Commentaires
Rédigé par : philippe | 3 mar 2006 13:03:00
Il est vrai qu'il est très difficile d'obtenir des infos sur ce métier : j'ai pour objectif de changer d'orientation professionnelle et devenir généalogiste pro (j'ai pratiqué en tant qu'amateur)
Aujourd'hui, je cherche à étudier la faisabilité de mon projet qui n'en est pour le moment qu'à l'état d'"idée", mais je ne trouve pas d'info : formation, expérience, emploi etc...
Même ma femme qui travaille dans le notariat et qui, par conséquent, travaille régulièrement avec des généalogistes n'a pas su me répondre quand je lui ai demandé "Quel(s) formation(s) faut il pour un généalogiste ?"
Si vous avez des infos j'en serais intéressé merci
Rédigé par : Stéphane Cosson | 3 mar 2006 13:31:00
Bonjour,
Tout d'abord, merci pour votre commentaire.
Pour ce qui est de la profession dans son ensemble, la Chambre des Généalogistes Professionnels a mené une enquête économique auprès de ses membres entre novembre 2004 et avril 2005. Cette enquête est en vente au prix de 10 € TTC. Vous pouvez me la commander (mon e-mail est : stephane.cosson@tiscali.fr).
A ma connaissance, pour le moment, c'est la seule qui donne des chiffres concrets sur cette profession.
J'ai été interviewé aussi par le magazine Défis qui a mis en lumière cette profession. L'article est paru en décembre 2005.
Jérôme Malhache et moi-même avons été aussi interviewés dans la Revue Française de Généalogie n° 160 (Octobre-novembre 2005) à propos de l'avenir de cette profession.
Ce n'est pas que je veuille faire de l'auto-promotion, rassurez-vous. Tout cela découle en fait de cette enquête qui a intéressée les journalistes.
Rédigé par : Philippe-B | 27 mai 2006 14:20:34
Bonjour,
Je me suis penché sur le sujet il y a déjà quelques années (8ans). Je m'étais aperçu qu'il n'y avait pas de diplôme pour ce genre de métier(apprentissage par le terrain). Aussi j'avais écrit quelques courriers aux cabinet de généalogistes de ma région afin d'intégrer leur étude, en vain (j'ai un DEUG d'histoire et un niveau Licence).
Aujourd'hui, même si mon métier lié à l'informatique me plait, celui de généalogiste m'attire toujours autant, et je suis persuadé que cet profession me correspond réellement.
Quels sont les critères de recrutement au sein des études généalogiques ?
Cordialement.
Rédigé par : Stéphane Cosson | 28 mai 2006 08:57:50
Bonjour,
En ce qui concerne les cabinets de généalogistes, je ne vais parler que des successoraux. En effet, ce sont la plupart du temps les seuls qui recrutent. Pas la peine d'envoyer un courrier aux familiaux.
Leurs critères de recrutement ? A ma connaissance, ils apprécient les gens qui ont fait des études en histoire et encore plus ceux qui ont des connaissances en droit, indispensable pour régler une succession, comme une capacité en droit par exemple.
Je crois qu'il serait intéressant pour vous de développer dans votre lettre de motivation les compétences que vous avez développé en tant que généalogiste amateur.
Ah ! Deux précisions : si vous écrivez aux cabinets tels que Coutot-Roehrig ou Andriveau, il vous faut écrire au siège à Paris qui transmettra ensuite aux cabinets en région qui recrutent. Etes-vous prêt à déménager avec votre famille ?
Côté salaire, ne vous attendez pas à des sommes mirifiques. Les quelques généalogistes successoraux avec qui j'en ai parlé paient leur salariés au SMIC avec un pourcentage "commercial" à côté.
A mon avis : mûrissez-bien votre décision avec votre famille. Vous ne rentrerez pas chez vous tous les soirs, un généalogiste se déplace plus qu'il n'est chez lui.
Bon courage.
Rédigé par : Fauret | 2 déc 2006 17:50:25
J'ai relevé cette phrase :
Côté salaire, ne vous attendez pas à des sommes mirifiques ...
Je connais une personne généalogiste travaillant chez Coutot-Roehrig et qui gagne 6000Euros / mois !!! pas mal par rapport à mon salaire d'ingénieur ...
Rédigé par : Stéphane Cosson | 3 déc 2006 11:08:10
Bonjour,
Merci tout d'abord pour votre commentaire. Mais ...
Je vais poser quelques questions à ce sujet : 6000 € mensuels, certes. Mais brut ou net ? Quelle est la part de fixe et la part de variable dans sa rémunération? Compte-t-il dans sa rémunération le remboursement mensuel de ses frais professionnels ou pas ? Quelles responsabilités a-t-il au sein de cette entreprise ? Est-il un simple chercheur ou bien dirige-t-il une antenne ? Quelle est son ancienneté ? Ses diplômes ?
Personnellement, un salaire donné ainsi sans plus de précisions, je me méfie toujours. N'y a-t-il pas une part d'esbrouffe de sa part ? Je ne le connais pas, mais il est rare que quelqu'un donne aussi spontanément son salaire, surtout de cette somme. Avez-vous vu sa fiche de paie confirmant cette somme ?
Pour ce qui est des sommes que j'avançais, c'est aussi un responsable de Coutot-Roehrig (dirigeant une de leurs antennes dans ma région) qui m'en a parlé (pour un simple chercheur) ainsi que plusieurs de mes collègues successoraux qui ont des salariés : SMIC + une part de variable en fonction du CA qu'ils ramènent.
Mais peut-être y a-t-il deux mondes différents ?
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par : un généalogiste amateur | 12 fév 2007 14:31:31
Je ne sais pas s'il y a vraiment deux mondes différents, les pratiques de ladite société sont potentiellement très juteuses pour un investissement assez minime: par exemple un de ces agents vient de me proposer «spontanément» (c'est gentil...) visiblement suite à une information collectée pendant l'interview d'un client (mais personne ne leur interdit de profiter à leur compte des informations ainsi obtenues) contre une commission de 30% (rien que ça) de «découvrir» que le décès de la fille handicapée sous curatelle de mon oncle maternel fait de moi son héritier (tâche très très difficile, :-D en tout cas par rapport au bénéfices engrangés) alors:
SMIC + allez (soyons fous) 0,1% des bénefs en prime pour l'employé... dans ce cas, le dit employé se faisait ses 6000 euros ce mois-ci en une demi-heure les doigts dans le nez...
Bon, je n'ai pas signé, mais vu l'âge auquel on hérite de nos jours, on a parfois les artères du cerveau un peu colmatées ;-) (pour la petite histoire, je sortais de l'hôpital la tête un peu encombrée d'anesthésiques, mais bon, j'ai attendu d'être un peu mieux pour faire mon courrier...)
CONCLUSION:
restez ingénieur (il vaut mieux gagner un peu moins mais pouvoir se regarder en face dans un miroir quand on se rase le matin)!
Rédigé par : d'Ornano | 2 juin 2009 11:06:34
Je me suis livré à une étude généalogique assez poussée dans un livre concernant une famille ancienne.
Un lecteur qui s'est considéré mal traité le concernant au sujet de sa branche alliée (par mariage) à cette vielle famille j'avais simplement mentionné :dont postérité
Sa réaction épidermique : quant on ne connait pas la généalogie on écrit pas de généalogie. A ma connaissance il n'existe pas de diplôme universitaire concernant cette "profession" dont l'intérêt vaut pour les recherches successorales. Que pensez-vous de cette réaction?
Rédigé par : Stéphane Cosson | 2 juin 2009 14:23:11
Dans ce que vous me dîtes, personnellement, je vois plusieurs choses.
Si la famille ancienne est une famille à particule ou bourgeoise, bien connue, votre lecteur pouvait se targuer de cette alliance. Cela pouvait le flatter. Peut-être a-t-il acheté votre ouvrage rien que pour cette raison. Ne pas y voir ce qu'il y attendait a pu énormément le décevoir. Votre ouvrage ne répondait plus à son attente. D'où peut-être sa réaction épidermique.
Ce n'est qu'une hypothèse de ma part.
Effectivement, il n'y a pas de diplôme universitaire concernant cette profession. Quoique pour un des deux métiers, les généalogistes successoraux, ce soit en train de changer.
Ce qui n'empêche pas les généalogistes d'avoir des diplômes universitaires dans des domaines proches de la recherche généalogique : histoire, droit, notariat, ethnologie, et que sais-je encore.
J'ai bien dit : une profession mais deux métiers. Le métier de généalogiste successoral, bien encadré par la loi. Le métier de généalogiste familial, qui est celui que j'exerce. Des finalités différentes dans les deux métiers.
Voilà a priori ce que m'inspire votre commentaire.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par : DESSALLES Rachel | 27 juil 2009 16:11:04
Bonjour
je suis actuellement à la recherche d'un emploi et je n'ai qu'un bac.je suis en théorie secrétaire.
j'adore l'histoire et je suis en train de faire la généalogie de ma famille.
j'aimerai savoir si je peux accéder à un métier qui est lié à l'histoire et surtout à la généalogie.
Pouvez vous m'aider?
Rédigé par : Stéphane Cosson | 30 juil 2009 08:53:36
Bonjour,
Dans le domaine de la généalogie, ce n'est pas le diplôme qui est important. Même si l'université de Nîmes met en place un diplôme universitaire. quelques détails à leur sujet :
Leur démarche est partie de la constatation du manque de formation pour cette catégorie de professionnels. Il s'agira donc en un semestre (14 semaines) de janvier à juin de présenter des formations théoriques (Histoire moderne, Droit des familles), sans oublier des enseignements méthodologiques comme les Sciences auxiliaires de l'Histoire (Anthroponymie, Héraldique, Paléographie) et bien entendu des stages dans les archives avec les applications concrètes des généalogistes.
Dans le but d'accueillir des professionnels, ils ont choisi de présenter la formation le vendredi et le samedi matin afin de ne pas bloquer les emplois du temps hebdomadaires, quant aux stages ils auront lieu au mois de juin.
Pourront s'inscrire les personnes ayant un L2 d'Histoire ou de Droit acquis. Néanmoins grâce aux validations d'acquis, il est possible d'accepter des candidats aux parcours divers dont les acquis seront acceptés comme équivalence par un jury. Il est donc nécessaire de télécharger le dossier d'inscription qui sera en ligne à la rentrée et le renvoyer le 10 octobre maximum.
Comme vous le voyez, c'est tout récent. Vous concernant, il me semble qu'il serait important pour vous, dans un premier temps, de vous faire aider par une structure type "Boutique de Gestion" qui puisse vous permettre de bien cadrer votre projet.
Je peux aussi vous faire parvenir de la documentation.
N'hésitez pas à me mettre un nouveau commentaire si vous avez des questions.
Rédigé par : Adèle Quentric | 31 juil 2009 10:24:26
Bonjour,
Titulaire d'un master 1 droit patrimonial parcours droit notarial et tout récemment d'un master 2 droit patrimonial spécialité droit immobilier, je voudrais savoir si mon profil pourrait intéresser un cabinet de généalogistes. Ces cabinets prennent-ils des stagiaires? Il est vrai que mon principal souci est de ne pas trouver d'informations sur la profession. Toutefois, j'ai eu l'opportunité d'effectuer des stages dans une étude notariale, et j'ai ainsi pu avoir quelques notions du métier de généalogiste.
Rédigé par : Stéphane Cosson | 31 juil 2009 11:02:33
Bonjour,
Pour ce qui est des informations sur la profession, il en existe effectivement très peu. Avec mon aide, l'APCE a rédigé une fiche créaflash sur le métier de généalogiste. Cette fiche est gratuite, vous pouvez la leur demander ou, si vous me laissez des coordonnées, je peux vous l'envoyer aussi.
Pour ce qui est des généalogistes successoraux, le mieux pour vous et le plus simple est d'écrire aux sièges sociaux de ceux-ci en leur envoyant une candidature spontanée. Comme cela a priori, vous avez un profil qui pourrait les intéresser. Mais à voir avec eux.
Rédigé par : Anne | 13 août 2009 15:47:01
bonjour,
comme nombres des précédents commentaires, je suis également à la recherche d'infos sur ce métier passionnant. Assoiffée d'Histoire, de vieilles pierres et autres épopées, je n'ai que la possibilité d'effectuer en passe-temps les arbres de ma famille. Je viens d'ailleurs d'en "terminer" un ascendant, s'arrêtant brutalement en 1748, puisqu'avant tout fut bruler durant la Révolution ou bien c'est illisible...
Tout ça pour dire que j'aimerais tant en faire mon métier. Mais je n'ai que ma détermination pour m'y aider, compte tenu que je n'ai pas de niveau d'études en relation directe avec l'histoire ou le Droit. Ce que j'aimerais, ce serait de contacter les généalogistes de ma région, mais même eux, je ne les trouve pas, comment puis-je faire ? Dois-je demander aux notaires ? Merci de me dire si cela est une bonne idée et n'hésitez pas à me donner de judicieux conseils pour m'aider à réaliser ce palpitant projet.
A bientôt j'espère.
Rédigé par : Marie | 8 oct 2009 17:42:04
bonjour,
je viens de regarder sur le site de l'université de Nîmes pour le diplôme en généalogie tout allait bien quand je suis tombée sur le montant des frais d'inscription : 900 euros !!!
trop cher pour moi....vais continuer à faire de la généalogie en touriste :(
Rédigé par : Stéphane Cosson | 9 oct 2009 11:57:32
900 € pour des frais d'inscription dans une université, cela ne me choque pas. J'ai vu nettement pire. Un paiement en plusieurs fois est-il possible ? Avez-vous posé la question à Nîmes ?
Rédigé par : hemon | 8 nov 2009 11:19:12
j'ai une recherche a faire pour le collège sur mon futur métier & depuis 2 ans je veux faire ce métier !!
Donc j'aimerais avoir toutes les informations possible sur ce métier !!
Toutes les info seront toutes accepté !
Merci de votre aide !!
by Elodie
Rédigé par : Stéphane Cosson | 9 nov 2009 08:27:35
Si vous pouvez m'envoyer un message par e-mail, je pourrais vous envoyer la fiche-métier que j'ai rédigé avec Elisabeth Vinay sur le métier de généalogiste. Ce sera plus simple plutôt que de vous faire un long discours.
Mon adresse e-mail : stephane.cosson@aliceadsl.fr
Rédigé par : BOUBEKKI | 6 août 2010 02:07:36
Madame, Monsieur,
Si je me permets de vous écrire aujourd'hui c'est afin de vous faire part de mon envie de faire la connaissance de votre métier. Je dispose de quelques connaissances dans le domaine car j'ai une formation en histoire, et plus exactement une maitrise que j'ai décidé de faire sur une ville de Normandie de 1939 à 1945, obtenu avec mention TB. Je n'ai malheureusement pu continuer plus loin dans ce domaine pour différentes raisons. Mais aujourd'hui, j'ai la chance de pouvoir donner un seconde souffle à ma vie professionnelle.
Tout d'abord, j'ai remarqué qu'il a y assez peu de sites de formation en école. C'est pour cela que mon choix c'est porté sur le CLG de Blois car elle offre une formation à distance et habitant dans le 42 cela me serait plus facile. Avez-vous suivi les cours à Blois ou par correspondance comme j'ai l'intention de faire ? Etes-vous satisfaits de ce que vous y avez appris ? Que pensez-vous de l'enseignement à distance ? Enfin, est-il difficile de s'installer comme généalogiste?
Vous remerciant de l'attention que vous porterez à mon message, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.
Angélique
P.S : pour infos voici mes coordonnées
Angélique BOUBEKKI
10 rue Jean Jacques Rousseau
42240 UNIEUX
06.27.52.81.23
Rédigé par : Stéphane Cosson | 6 août 2010 08:35:28
Bonjour,
Personnellement, je n'ai pas suivi la formation à Blois. En efet, je me suis installé après un parcours universitaire me semblant solide pour ce métier : licence, maîtrise et DESS en techniques d'archives et en documentation ; maîtrise d'histoire moderne ; DEA d'anthropologie de la famille ; DESS de sociologie appliquée au développement local ; DUT de gestion des entreprises et des administrations.
En outre, depuis maintenant 7 ans, je lis régulièrement des ouvrages sur le marketing, l'innovation. Je suis des journées de formations régulièrement. Je me fais encore accompagner quand j'en ressens le besoin pour continuer à améliorer ma pratique professionnelle.
Tout le monde n'a pas mon parcours, je vous rassure tout de suite. Mais c'est ce qui me permet d'avancer dans mon métier.
A ma connaissance, ceux qui ont suivi l'enseignement de Blois en sont ressortis satisfaits.
Pour ce qui est de l'enseignement à distance, c'est quelque chose que je n'ai jamais suivi. Difficile dans ce cas de vous donner une opinion objective.
Difficile de s'installer comme généalogiste ? Oui ! Comptez de 3 à 5 ans avant de pouvoir en vivre (en vous payant un SMIC), sachant que vous aurez travaillé pendant ce temps là une douzaine d'heures par jour, sans week-ends, sans vacances. Etes-vous prête à cela ?
Je vais vous envoyer la fiche APCE. Elle est à remettre un peu à jour, notamment parce que les formations universitaires n'apparaissent pas. Mais cela peut vous donner une bonne base.
Avec mes meilleures salutations.
Stéphane Cosson
Rédigé par : Pseudo | 15 sep 2010 09:33:24
Si je vous disais qu'un parent, après avoir déposé sa généalogie chez un notaire, dans une succession ouverte, suite à un décès connu (a été à l'enterrement)s'est vu
assigner en justice, ayant, et pour cause, refusé leur contrat. Cette digne société
Coutot-Roehrig exige ainsi quelques années de Smic pour ses "difficiles recherches"!
(Je ne vous demande pas d'avis sur les suites judiciaires: il fait le nécessaire)
A ma connaissance, il existerait bien des cas voisins, dont d'importants généalogistes.
Que pensez-vous de cette "généalogie".
Quels sont les ARTICLES DE LOI qui les autorisent à se comporter ainsi, selon vous, généalogiste au courant des règles de sa profession ?
Rédigé par : Pseudo | 15 sep 2010 09:33:24
Si je vous disais qu'un parent, après avoir déposé sa généalogie chez un notaire, dans une succession ouverte, suite à un décès connu (a été à l'enterrement)s'est vu
assigner en justice, ayant, et pour cause, refusé leur contrat. Cette digne société
Coutot-Roehrig exige ainsi quelques années de Smic pour ses "difficiles recherches"!
(Je ne vous demande pas d'avis sur les suites judiciaires: il fait le nécessaire)
A ma connaissance, il existerait bien des cas voisins, dont d'importants généalogistes.
Que pensez-vous de cette "généalogie".
Quels sont les ARTICLES DE LOI qui les autorisent à se comporter ainsi, selon vous, généalogiste au courant des règles de sa profession ?
Rédigé par : Stéphane Cosson | 15 sep 2010 20:14:58
Sans vouloir casser du sucre sur le dos de mon confrère, il peut arriver qu'un généalogiste amateur donne la généalogie qu'il a faite à un notaire dans le cadre d'une succession, comme c'est le cas pour votre parent. Si un généalogiste successoral a été nommé, ce dernier a obligation de vérifier si la généalogie donnée est complète ou pas. Il y engage sa responsabilité. Mais d'après ce que j'en sais, quand il ne fait qu'une vérification, cela ne coûte pas le même prix aux différents héritiers. Quand le généalogiste fait tout le travail de recherches, qu'il part de zéro, il peut demander jusqu'à 40%.
Je ne suis pas juriste. Je ne pourrais pas vous donner les articles de loi de manière précise, désolé.
