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Branches roturières de familles nobles

Par Stéphane Cosson le 26 février 2006 | Commentaires (23) Commentaires | Permalink

Au cours de mes recherches généalogiques, je suis tombé sur deux noms de famille bien particuliers : Bourbon et Lautrec. Dans les deux cas, il s'agissait de familles roturières. Dans les deux cas, ce nom m'a interpellé.

Je vais prendre l'exemple de la famille Lautrec tout d'abord.

En 1992 est paru aux éditions Christian un ouvrage intitulé « Les Comtes de Toulouse et leurs descendants les Toulouse-Lautrec : étude historique et généalogique, IXe – XXe siècles », sous la plume de Jacques-René Magné et Jean-Robert Dizel.

Au cours de mes recherches généalogiques personnelles, je suis plusieurs fois tombé sur le nom de famille Lautrec, avec ou sans particule, dans des lieux et avec des professions qui m’étonnaient : paysans, tisserands, couturiers, notaires, marchands, bourgeois parfois. Me référant à cet ouvrage, je ne trouvais mention d’eux nulle part. Qui étaient ces Lautrec que je pouvais rencontrer ? D’où venaient-ils ?

Ces branches se répartissent sur sept départements pour le moment : le Tarn, l’Hérault, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne, l’Ariège et l’Aude.

Le nom de famille Lautrec a parfois été déformé : Lautrac, Lautret, Lautrey, Lautré, Delautre, Lautrex, Lautrets, Lautres. Tout dépend en fait comment le scripteur entendait le nom. Comme les porteurs de ce nom, pour la plupart, ne savaient ni lire ni écrire, ils n’ont pas fait modifier les erreurs.

Cette déformation du nom s’explique assez facilement. En effet, selon Jacques Astor, la lettre c a avancé son point d’articulation en t dans de nombreuses occasions. De même, la chute du c final est assez courante en Occitanie.

De même, toujours selon cet auteur, le e tonique latin, qu’il soit fermé ou ouvert, peut se transformer en a en français devant une nasale entravée.

Ainsi certains des Lautrec que j’ai trouvé avant la Révolution, écrits alors « Lautrec », sont devenus après la Révolution « Lautre ». C’est le cas notamment de ceux du Pont-de-Cirou, de Monestiés, dans le Tarn, ou de Pézenas, dans l’Hérault.

En outre, ne serait-ce que sur le Tarn, nous trouvons à la fois le nom de lieu Lautrec (la commune) et le nom de lieu Lautre. Quatre hameaux portent ce nom dans ce département : commune du Bes paroisse Notre Dame de Guior, commune d’Escroux paroisse Saint Pierre de Lacapelle, commune de Montredon-Labessonié paroisse Saint Salvy de Salclas et commune de Terre-Clapier paroisse Saint Salvy. Pour un au moins, il est situé proche des possessions de la famille de Toulouse-Lautrec. Cela ne serait qu’une coïncidence que ce serait pour le moins étonnant.

En ce qui concerne la famille Bourbon, pareillement, je les trouve dans des lieux où les branches nobles ont vécu, du moins les lieux que j'ai étudié actuellement en Midi-Pyrénées, où ce n'est pas vraiment un nom du cru. La coïncidence me paraît encore étonnant.

Ce qui m'a le plus surpris, cela a été les quelques mots rédigés par Hervé Pinoteau dans l'ouvrage de Patrick Van Kerrebrouck sur la famille noble. Hervé Pinoteau  écrit : "Un bon nombre de personnes ont Bourbon comme patronyme et sans particule : ils sont probablement originaires d'un lieu-dit Bourbon, ou peut-être encore de familles ayant servi des Capétiens de ce nom."

Mais bien sûr ! Je vais le croire ! Surtout que, quand j'ai parcouru l'ouvrage de Patrick Van Kerrebrouck, j'ai constaté que la quasi-totalité des bâtards masculins de la famille noble des Bourbon n'ont pas eu de descendance, même s'ils étaient mariés. Ce qui est statistiquement impossible.

Pourquoi ne pas penser plutôt que ces bâtards ont eu une descendance tombée dans la roture, donc "inintéressante" pour les nobiliaires ?



Commentaires

Rédigé par: de Barrau | 1 mar 2006 11:23:51

Bonjour,

Votre article est très intéressant et je vous félicite de soulever cette problématique trop souvent mise injustement de côté !

Pour votre exemple sur les Bourbon, je retiendrai pour ma part deux ou trois hypothèses de travail :
. Personnes issues de la région et des lieux-dit "Bourbon"
. Personnes issues en ligne naturelle des Capétiens
. Sobriquets ? Origines inconnues ?

Même raisonnement pour Lautrec.

Il est en effet souvent de bon ton d'omettre les branches roturières des familles nobles. Et cela est à regretter !
Ce qui est sûr c'est que les nobiliaires ne parlent généralement pas des branches restées non nobles ou déchues. Certes, ces branches sont plus difficiles à travailler mais cela pourrait être l'occasion de rappeler certaines familles à plus d'humilité.

Dans l'étude sur ma modeste famille, j'ai été très vite confronté à ce thème de travail.

Toutes mes félicitations pour vos articles pertinents et mes encouragements pour l'avenir.

Emmanuel de Barrau



Rédigé par: Stéphane Cosson | 1 mar 2006 14:54:26

Bonjour,

Merci pour votre commentaire. En ce qui concerne la famille Bourbon, voici ce qui me fait penser qu'il s'agit plutôt de branches naturelles. Pour ce qui est du Tarn, les seuls Bourbon que je trouve sont domiciliés entre Castres et Lautrec. Or des Bourbon ont été comtes de Castres. Ceux que je trouve en Haute-Garonne vivent à l'endroit où a vécu un Bourbon : Villemur-sur-Tarn. Ceux du Gers habitent à une quinzaine de kilomètres de Bazian, appartenant à une branche des Bourbon-Malauze. Je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences.
J'ai les mêmes coïncidences pour les familles Lautrec (avec ou sans particule).
Je suis tout à fait d'accord avec vous quand vous dites qu'il est de bon ton d'omettre les branches roturières. J'ai contacté les auteurs ayant écrit sur ces deux familles. Je n'ai jamais eu de réponse si ce n'est : "De toute façon, ils n'appartiennent pas à cette famille qui n'a pas fait de bâtard roturier!".


Rédigé par: Thribette | 20 sep 2007 15:49:59

Bonjour,
Les bâtards reconnus des Bourbons avaient un statut très enviables, ils épousaient des princesses du sang légitimes, ou des princesse bâtardes comme eux, ou de grandes dames, étaient richement dotés... et c'est vrai, leur descendance par les mâles s'est souvent éteinte assez vite, mais soyez certain que cela n'a rien à voir avec un désintérêt des généalogistes, bien au contraire. La seule famille de bâtards de Bourbon subsistant aujourd'hui par les mâles, est celle issue du cardinal de Bourbon, qui a eu un fils probablement avant d'être ordonné prêtre (il était prince-archevêque depuis l'âge de 15 ans, mais avait reçu une dérogation qui lui donnait 7 ans pour être ordonné). C'est la branche de Bourbon-Busset.
Parmi les bâtards capétiens, mais non Bourbons, la plus connue est certainement la maison de Bragance (issue par deux bâtardises de la maison de Bourgogne), qui a régné sur le Portugal et le Brésil.
Ce n'est qu'au XIXème siècle que la bâtardise a pris un côté péjoratif.
A côté des bâtards reconnus, fils de maîtresses reconnues des princes, il y a certainement eu de nombreux bâtards non reconnus, mais à ma connaissance ils n'ont pas porté le nom de Bourbon.


Rédigé par: Stéphane Cosson | 20 sep 2007 20:19:53

Bonsoir,

Merci pour votre commentaire. Mais je ne suis pas aussi sûr que vous. Il n'y a qu'à voir toute la polémique autour de la famille Bourbon vivant à Bhopal. Apparentée ou pas à la famille de Bourbon ? Et si apparentée, apparentée comment ?

Effectivement, la bâtardise a eu relativement tard un côté péjoratif. Mais je reste quand même persuadé que les descendances des bâtards sortis de l'histoire de France n'ont jamais beaucoup intéressé les nobiliaires. A la rigueur, on connaît la vie de ces bâtards, quant à leur vie privée, cela reste un grand mystère.

Il n'y a qu'à voir l'ouvrage de Patrick Van Kerrebrouck à ce sujet concernant la famille de Bourbon. C'est statistiquement impossible qu'aucun n'ait eu de descendance. Et tous n'ont pas épousé des dames de haut lignage.

Je suis persuadé que si on comparait les fiefs attribués aux bâtards et les lieux où nous trouvons sous l'Ancien Régime des familles Bourbon sans particule, nous aurions parfois des surprises.

Là, l'exemple est sur les Bourbon, mais je trouve d'autres exemples dans d'autres familles nobles, parfois moins prestigieuses qu'elle. Un exemple ? Dans mes ancêtres, j'ai des descendants illégitimes d'une famille noble, ancienne, connue sans discontinuité depuis 1400, qui ont fini simples paysans.

Cela pourrait être un excellent sujet d'étude généalogique, ne croyez-vous pas ?

Cordialement

Stéphane Cosson


Rédigé par: campos | 14 mar 2008 14:41:08

Mon arrière grand_père né de parents inconnus à moulins (allier)en 1853, son père était un comte faisant partie d'une Académie, et sa mère était lingère...
Je n'ai que des suppositions...


Rédigé par: campos | 14 mar 2008 14:41:16

Mon arrière grand_père né de parents inconnus à moulins (allier)en 1853, son père était un comte faisant partie d'une Académie, et sa mère était lingère...
Je n'ai que des suppositions...


Rédigé par: campos | 14 mar 2008 14:45:51

PASSION Cyriaque né le 18 mars 1853,dans l'allier à moulins, d'un père Comte, et d'une mère lingère.
a eu 5 enfants, marie, marguerite, edouard, jules, et celestine.

je suis son arrière patite fille. Mon arrière grand-mère a été mise dehors avec ces mots. " Fichez le camp vous et votre ballot "

Qui recueillait ces mères ? Des religieuses ? merci


Rédigé par: campos | 14 mar 2008 14:46:01

PASSION Cyriaque né le 18 mars 1853,dans l'allier à moulins, d'un père Comte, et d'une mère lingère.
a eu 5 enfants, marie, marguerite, edouard, jules, et celestine.

je suis son arrière patite fille. Mon arrière grand-mère a été mise dehors avec ces mots. " Fichez le camp vous et votre ballot "

Qui recueillait ces mères ? Des religieuses ? merci


Rédigé par: Stéphane Cosson | 14 mar 2008 16:48:17

Bonjour,

Merci pour vos commentaires. Vos interrogations en appellent d'autres chez moi : Avez-vous l'acte de naissance complet, détaillé de Cyriaque Passion ? Que vous dit-il exactement sur sa mère, son domicile au moment de la naissance ?

Cyriaque at-il vécu avec sa mère ? A-t-il été confié à une ou plusieurs nourrices (cela pouvait faciliter la vie à sa mère pour se faire employer comme lingère qu'elle y aille sans son enfant) ?

Avez-vous effectué des recherches sur lui aux Archives de l'Allier, en série X ?

Je crois que ce sera le seul moyen pour en savoir plus sur l'identité exacte de son père et sur la vie de sa mère.

Cordialement

Stéphane Cosson


Rédigé par: campos | 14 mar 2008 21:06:32

Je vais me rendre dans l'allier, car j'ai vu que la ville de Moulins numérisait ses données accessibles qu'à partir de mars 2009. Je n'ai de renseignements sur Cyriaque qu'au travers de ma mère, sa petite -fille née Passion. De manières très raffinées il a été élevé dans un milieu sélect, et "s'accrochait" souvent avec les petits nobles du coin. Il s'est marié à Auroux Lozère et faisait le commerce de porcelaines et de tissus de luxe qu'il allait chercher en Allemagne, en Belgique. Il vivait dans un milieu paysan, mais portait toujours un foulard de soie blanche. Il avait l'accent du Nord de la France. Connaissait fort bien Paris et la vie parisienne, soirées, spectacles, ce qui est étonnant pour un habitant d'un coin si perdu. Bref, je compte chercher du coté des nourrices, lingères, je vais rechercher le titre de propriete de la maison qu'il possédait à Auroux, et que je possède maintenant. Sur la façade figure un blason que je voudrais reconstituer... si je trouve à qui appartenait la maison de cet aieul ! je commence tout juste mes recherches. Merci pour votre conseil concernant la série X, qui doit se trouver à Moulins. Je m'interroge sur tous ces Comtes derniers éléments des Bourbons exilés à Moulins... Je sais aussi que le père de Cyriaque était à une Académie, mais laquelle ? Les lettres, les sciences ? je ne trouve pas encore..


Rédigé par: REMON | 11 avr 2008 14:46:32

Au sujet des descendants éventuel des BOURBON,j'ai été élevée en partie par une Rosalie BOURBON, qui vivait à Petit Baneux(petit hameau de Lierneux)province de Liège.Elle avait épousé un agriculteur du nom de LEONARD. J'ai 67 ans et je me souviens qu'elle avait près de 80 ans. Elle serait née en 1853-56.
Elle est décédée en 1953
Vu que c'est elle qui m'a enseigné les bonne manière etc..Je me suis toujours demandée, mais d'où avait-elle cette culture,et une certaine noblesse, mais jamais je n'ai eu de réponse.Au vu de vos recherche j'en déduis que les Bourbon avait bien des descendants.


Rédigé par: Minus | 24 juil 2008 15:48:48

D'un autre côté, en quoi serait-il si étonnant que des roturiers ne figurent pas dans un nobiliaire, qui, justement, s'attache à établir la noblesse ... et ce parce que les personnes qui y figurent ont, un jour, fait la démarche de vouloir faire établir ladite noblesse ....

Leur absence ne signifie pas qu'ils soient quantité négligeable. Mais simplement qu'ils n'entrent pas dans l'objet du propos.


Rédigé par: Mortemer | 25 juil 2008 00:58:46

Bravo stephane cosson!
J'apprécie votre approche de la généalogie.La plupart du temps les genealogistes professionnels sont assez"pisse -froid"relativement pretentieux et s'attachent surtout a établir des faits avec des oeilleres sans imaginations.C'est dans certains cas une rigueur interessante a exploiter pour verifier un fait avéré,mais leur vision bornée les fait passer a coté de la vérité et ils nous font perdre du temps parfois. En general ce probleme de familles dechues les bouscule et gène un certain nombre de personnes.De meme les noms qui sont obligatoirement figés dans leur tete...Alors qu'autefois en raison de l'usage des plumes les noms etaient fluctuants et ecris de differentes manieres(d'ou des particules volatiles apparaissant et disparaissant)le but des gens qui ecrivent sur la noblesse c'est qu'ils ne veulent surtout pas trouver de nouveaux filons d'anciens nobles (alors que la France en regorge notamment les familles ecrasées par la revocation de l'edit,c'est tres net dans certaines regions!)Ils veulent pouvoir continuer a penser qu'ils sont les seuls elus.
La plupart des familles survivantes de la noblesse française catholique,ne souhaite pas chercher avant la date de leur principe d'anoblissement et de l'acte le prouvant!Ils devraient chercher...mais qu'ils arretent de critiquer le travail de mémoire de quelqu'un comme vous Il y a de beaux ouvrages a ecrires sur les familles "Déchues" (grande recherche qui a ecrasé toute une partie de la Noblesse de France)puis revocation de l'edit,et enfin les Batards qui étaient reconnus enfants avec les memes droits que les autres jusque sous Henri IV,et oui!
Battez vous monsieur Cosson,c'est vous qui avez raison!
Il faut balayer les pretentiards et reveiller les vieilles familles oubliées et leur mémoire!


Rédigé par: Van Kerrebrouck | 10 jan 2009 14:17:06

Je viens de découvrir ces commentaires mettant en cause les généalogistes ou nobiliaires qui omettent volontairement les enfants illégitimes de la Maison de Bourbon, me citant avec mon livre "La Maison de Bourbon, 1256-2004", 2e édition. Je constate que j'ai effectué des recherches et publié pour la 1ère fois une généalogie des Razout, illégitimes des Bourbons-Busset, eux-mêmes illégitimes ; descendance illégitime du duc d'Ansola ; les Dentend ; les Lebesgue ; les Cadet de Gassicourt ; pour la 1ère fois encore les Kollström, descendance présumée de Louis-Philippe, roi des Français ; pour la première fois encore, les Gatayes, illégitimes de L.F.J. de Bourbon, prince de Conti... Pour ne parler que de l'époque contemporaine. J'ai apporté des éléments nouveaux sur la biographie des illégitimes plus anciens. Aucun snobisme de ma part. Si les Bourbons étudiés par M. Cosson sont rattachables à la Maison de Bourbon, ils figureront dans une 3e édition (avec l'accord de celui-ci), mais aujourd'hui, aucun document n'a été trouvé pour justifier une telle ascendance. Pour les bâtards déjà connus, aucun document n'a été trouvé pour prouver une descendance éventuelle. Je le regrette comme vous car je serais alors le premier ravi de la mise à jour de nouveaux Capétiens inconnus, croyez-le. Je le vis aujourd'hui en travaillant depuis trois ans sur les Capétiens portugais (avec l'aide d'une université de Lisbonne), Capétiens qui ont eu de nombreux bâtards, ayant eux-mêmes eu de nombreux bâtards...


Rédigé par: Van Kerrebrouck | 10 jan 2009 14:18:51

Je viens de découvrir ces commentaires mettant en cause les généalogistes ou nobiliaires qui omettent volontairement les enfants illégitimes de la Maison de Bourbon, me citant avec mon livre "La Maison de Bourbon, 1256-2004", 2e édition. Je constate que j'ai effectué des recherches et publié pour la 1ère fois une généalogie des Razout, illégitimes des Bourbons-Busset, eux-mêmes illégitimes ; descendance illégitime du duc d'Ansola ; les Dentend ; les Lebesgue ; les Cadet de Gassicourt ; pour la 1ère fois encore les Kollström, descendance présumée de Louis-Philippe, roi des Français ; pour la première fois encore, les Gatayes, illégitimes de L.F.J. de Bourbon, prince de Conti... Pour ne parler que de l'époque contemporaine. J'ai apporté des éléments nouveaux sur la biographie des illégitimes plus anciens. Aucun snobisme de ma part. Si les Bourbons étudiés par M. Cosson sont rattachables à la Maison de Bourbon, ils figureront dans une 3e édition (avec l'accord de celui-ci), mais aujourd'hui, aucun document n'a été trouvé pour justifier une telle ascendance. Pour les bâtards déjà connus, aucun document n'a été trouvé pour prouver une descendance éventuelle. Je le regrette comme vous car je serais alors le premier ravi de la mise à jour de nouveaux Capétiens inconnus, croyez-le. Je le vis aujourd'hui en travaillant depuis trois ans sur les Capétiens portugais (avec l'aide d'une université de Lisbonne), Capétiens qui ont eu de nombreux bâtards, ayant eux-mêmes eu de nombreux bâtards...


Rédigé par: Stéphane Cosson | 11 jan 2009 10:52:35

Bonjour Monsieur van Kerrebrouck,

Merci pour votre commentaire. Je ne remets personnellement nullement en cause votre travail puisque c'est moi qui vous ai mentionné. J'ai pu acquérir tous les volumes de la nouvelle histoire généalogique de l'augiste maison de France et je les trouve remarquables.

En ce qui concerne la maison de Bourbon, je vous signale une bâtarde que vous n'avez pas dans la famille de Bourbon-Malauze : le 17 mai 1677, par devant Me Devic, notaire à Castres, Etienne Escaffit, fils d'André Escaffit et d'Anne Rols, habitant Cannac paroisse de Lacaune, épouse Magdelaine de Bourbon, fille naturelle de + Louis de Bourbon-Malauze et de Louise Delon, habitant Anglès.

Sinon, il est vrai que je m'interroge sur les familles Bourbon roturières, qu'elles soient bourgeoises ou paysannes : n'y a-t-il pas eu un moment où les bâtards Bourbon et leurs descendances éventuelles n'ont plus intéressé les nobliaires ? C'est juste une question que je me pose parce que c'est une perspective de recherche que je trouve personnellement intéressante voire même exaltante.
Mais je peux me tromper. Je pars juste sur une intuition.

Je prends note de votre proposition : si je trouve des éléments nouveaux et probants au fur et à mesure de mes recherches, je vous les enverrais. vous avez bien entendu mon accord pour les publier.

Cordialement

Stéphane Cosson


Rédigé par: Goulu | 3 juin 2009 10:40:50

Bonjour Messieurs V.Kerrebrouck et S. Cosson
Très intéressée par vos raisonnements, ma réflexion est : David brugiere, Seigneur de La Tour (armoiries azur 3 abeilles en or deux en chef une pointe délivré par C. D'Hozier), puis une branche Sieur J. François Brugiere, Chevalier St Louis et se terminant par P.Emile Brugiere Capitaine, chevalier de la Légion d'Honneur 1903, est-ce une branche batarde de la noblesse?
Dans l'attente d'une réponse;
Mes salutations


Rédigé par: Stéphane Cosson | 3 juin 2009 22:54:29

Bonsoir,

Personnellement, je ne connais pas cette famille. Mais qu'est-ce qui vous fait dire qu'il y a bâtardise ? A partir de quel moment ? Avez-vous trouvé dans l'arbre généalogique de la famille noble quelque chose qui ne semble pas clair (trop d'écart entre des générations, une mère qui n'apparaît nulle part par exemple) et qui fait dire qu'il faut pousser les recherches ?
Qque connaissez-vous sur la vie du sieur Brugière, chevalier de Saint Louis ? Rst-ce sur lui que vous avez des doutes ?
Je ne connais qu'une solution : creuser, fouiller partout, notamment dans les actes notariés, tout récupérer sans exceptions car parfois l'indice peut être dans un bail ou une vente et pas dans un contrat de mariage ou un testament. J'ai eu le cas comme cela pour un enfant dans une famille noble qui était prêtre, que je pensais légitime et qui s'est révélé bâtard par le biais d'une vente où il cite sa mère qui n'est pas l'épouse légitime.
Personnellement, c'est la seule solution que je connaisse pour trouver de l'information.

Avec mes meilleures salutations,
Stéphane Cosson


Rédigé par: Sébastien AVY | 19 juin 2009 16:28:20

Bonjour
il était une fois dans la petite paroisse de Grans, dans les Bouches-du-Rhône, en 1685, le fils cadet du seigneur du lieu. Il tomba amoureux de la fille du berger de son père, il lui fit un enfant. Gentlemen, il décida de l'épouser malgré les protestations de son père, ce qui lui valut d'être déshérité. Et comme il dut travailler, il dérogea à sa noblesse. Ils eurent en tout 6 enfants, 3 firent descendances. Leurs descendants étaient bergers ou paysans.
Cette branche de la famille n'étant plus noble, elle n'intéressa plus les nobiliaires et l'on pourrait croire à les lire que le fils déshérité n'a pas eu de descendance ! Et pourtant ils sont des milliers ... mais roturiers. Tandis que la descendance de son frère aîné compte parmi le meilleur de la noblesse de Provence : la famille Marc de Tripoly de Panisse-Passis.
cf. mariage à Grans (13) du 22/11/1685 à Grans de Louis MARC de TRIPOLY avec Dorothée REBIERE.


Rédigé par: Nicolas COURTIN | 21 août 2009 18:48:13

Bonjour, lisant un des commentaires de mr Van Kerrebrouck, un nom me saute aux yeux: "Gatayes" (illégitime du dernier prince de Conti) sur lequel j'effectue actuellement des recherches. Pourriez-vous me mettre en relation avec Mr van Kerrebrouck (mail) afin que je puisse confronter s'il y a lieu nos informations.Merci
Nicolas Courtin


Rédigé par: Jobin | 11 nov 2009 19:34:08

Depuis 1650 je n'arrive pas à savoir si les Louvel de la Sarthe dont je descends sont d'une branche noble ou bâtarde, car eux aussi ont vécu et se sont mariés ave des présumés nobles comme De Beauvais ...Gobin.


Rédigé par: Stéphane Cosson | 11 nov 2009 20:01:25

Comme cela, a priori, je chercherais tous les actes passés chez les notaires les concernant. De quoi sont-ils qualifiés ?

Paient-ils des impôts (série C aux AD) ? Si oui, lesquels ?
Ont-ils dû prouver leur filiation aux représentants de d'Hozier ?

Il ne s'agit que de quelques pistes a priori mais cela devrait pouvoir vous permettre d'avancer.


Rédigé par: BARRAU | 19 jan 2010 11:04:06

je fais des recherches sur ma famille qui szmblerait avoir une origine à Salmiech, avec differentes lignées à belcastel, Soreze,Murasson et Lacaune, le nom que je porte Barrau ne possède pas de particule, même si mes recherches frolent tres souvent Muratel.Je reconnais et confirme qu'il n'est pas aisé d'être affirmatif dans ce genre de recherche. Les fichiers etaient établis et tenus en paroisses pour lesquelles l'ortographe n'etait pas le soucis majeur, il en va de même pour les écrits notariaux, un particule de plus ou de moins n'était pas un probleme dans la petite noblesse bourgeoise sauf lorsqu'il s'agissait de faire valoir des droits, toute l'histoire du nom que je porte est jalonnée d'evenements plus ou moins violents et peu glorieux à l'occasion de droits sur Carmaux, les mines de fer, les cristaleries et autres sources financieres civiles ou religieuses pour lesquelles il n'y avait aucune hesitation à supprimer un élements génantsLa genealogie est une tres bonne école d'histoire.


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