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Mettre fin à la dispersion
Par Stéphane Cosson le 20 février 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Hier, j'ai parlé de la généalogie comme étant un secteur dispersé. Mais peut-être est-il possible d'y mettre fin ? Pour Michael Porter, s'il est possible de contourner l'obstacle fondamental à la concentration, il est alors fréquent qu'un processus se déclenche, par lequel toute la structure se modifie.
Est-ce possible ? Quel pourrait être l'obstacle à contourner ?
Il me semble que tout d'abord il y a un obstacle facilement déjouable : mettre en place au moins une marque. Dans le domaine de la généalogie, cela peut paraître curieux mais il me semble que cela pourrait être intéressant. En effet, plutôt que, comme certains, la jouer personnel contre tous les autres, créer une marque permettrait de créer aussi une synergie. Plusieurs généalogistes pourraient alors se regrouper, concentrer leurs efforts, diffuser un concept.
Les chambres syndicales peuvent y jouer un rôle. La norme qui est en train de se mettre en place aussi.
Mais reste à savoir sur quoi ? Je ne crois pas que ce soit sur un produit en particulier. Je pencherais plutôt sur une méthode de travail, qu'il serait alors possible de déposer. Une sorte de label de qualité.
Cela permettrait ainsi de se distinguer des généalogistes amateurs, des produits de remplacement que peuvent les archives en ligne. Mettre les archives en ligne, c'est bien. Mais si la personne qui consulte celles-ci n'a pas reçu de formation en paléographie, je crains que cela ne lui serve pas à grand chose. Ce n'est pas parce qu'elles sont en ligne qu'elles sont plus facilement lisibles.
Mettre en place de la formation pour les généalogistes professionnels peut servir à créer de la synergie. Si plusieurs généalogistes ont reçu la même formation, on peut supposer qu'au bout du compte ils auront les mêmes méthodologies de travail ou la même façon d'envisager les problèmes. Et alors la marque revient. De même, ils pourront s'entraider peut-être plus facilement si par exemple, on arrive à bien séparer géographiquement leurs compétences et à éliminer ainsi une certaine concurrence, même s'il y a de la place pour tout le monde encore actuellement.
Cette formation pourrait être soit de la formation technique (en ethnologie de la famille, en archivistique, par exemple) ou "administrative" (c'est-à-dire de la formation en gestion). Je crois que le but pourrait être alors de voir comment on peut construire un business plan, comment intéresser des réseaux d'aide pour créer de l'emploi (car je pense que c'est possible même pour les généalogistes familiaux). Si plusieurs se regroupent, mettent ensemble leurs compétences plutôt que de rester chacun dans son coin, cela ne peut être que bénéfique à chacun.
Je reste persuadé que l'amélioration des compétences de chacun ne peut qu'être utile à tous.
