« La kamologie | Accueil | Comment embaucher un salarié ? »
La généalogie professionnelle en chiffres
Par Stéphane Cosson le 31 mars 2006 | (69) Commentaires | Permalink
L'Union des Syndicats de Généalogistes Professionnels vient de chiffrer le nombre d'études professionnelles ainsi que leurs chiffres d'affaires.
Voici les premiers résultats.
En 2005, la généalogie professionnelle représenterait environ 600 personnes travaillant dans une centaine de cabinets ou d'études (je vous laisse le choix du terme qui vous convienne le mieux). Les études recensées par l'USGP ne concernent que celles appartenant à un syndicat professionnel, quel qu'il soit. Il faut y rajouter les études affiliées nulle part. Mais celles-ci combien sont-elles ?
Pour ce qui est du généalogiste successoral, son intervention règle tous les ans 10 000 dossiers de succession, pour 70 000 héritiers. Ce qui génère environ 200 millions d'euros de transactions chaque année.
A cette somme, il faut rajouter 5 000 dossiers de localisation au bénéfice de 30 000 ayant droits. Et ce pour une somme de 100 millions d'euros environ.
A cela, il faut rajouter le paiement des principaux créanciers, dont bien évidemment l'Etat.
Si on regarde maintenant par syndicat :
- la CGP compte une quarantaine de cabinets successoraux et familiaux. Son CA cumulé est de 7 millions d'euros.
- la CSGHF compte une vingtaine de membres pour un CA cumulé de 3 millions d'euros.
- le SNG regroupe 7 cabinets pour un CA cumulé de 50 millions d'euros.
- la CGSF (hors USGP) se compose de 25 cabinets successoraux et atteint un CA cumulé de 15 millions d'euros.
Bien évidemment, le généalogiste familial, pour le moment, génère un CA moindre par rapport au successoral. Je dis pour le moment car, à mon avis, il a plus de latitude pour être créatif et mieux développer son business que le successoral. Ce dernier me semble assez restreint dans le domaine de la succession.
Aviez-vous vu la généalogie professionnelle sous cet angle-là ?
Commentaires
Rédigé par : Stéphane Cosson | 27 août 2008 15:30:46
Bonjour,
De ce que je lis de votre profil, et ce que je connais des besoins des généalogistes successoraux, il me semble que vous pourriez effectivement intéresser un cabinet de généalogie successorale.
Maintenant, je ne suis pas à leur place et ce n'est pas moi qui embauche ou traite ces dossiers. Ce n'est donc qu'une opinion d'un généalogiste familial.
Cordialement
Stéphane Cosson
Rédigé par : audrey | 13 mar 2009 13:15:25
bonjour,
je suis actuellement en master 2 notarial a nice, et je souhaiterai me diriger vers la genealogie. Je pense à la genealogie successorale pour commencer puisque vous avez dit que c'était plus adapté à ma formation.
Pourriez vous me dire si la formation à Blois peut etre un plus pour les genealogistes successoraux?
et si un généalogiste en ouvrant son cabinet ne peut pas être à la fois genealogiste familial et successoral?
merci pour vos réponses
Rédigé par : Stéphane Cosson | 13 mar 2009 18:46:02
Bonsoir,
A ma connaissance, la formation de Blois est beaucoup plus centrée sur les généalogistes familiaux que sur les successoraux. Pour ce qui est des généalogistes successoraux, il existe une formation universitaire à Corte.
Sinon, effectivement, un généalogiste peut être mixte, c'est-à-dire à la fois familial et successoral. Ils sont assez peu nombreux. Peut-être pourriez-vous contacter Jean-Michel Marchand, membre de la CGP, qui est successoral et familial. Il pourrait mieux que moi vous expliquer les tenants et les aboutissants.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par : guillemin | 28 sep 2009 19:19:44
Bonjour, je suis actuellement étudiante en licence de droit et depuis longtemps, je désire me tourner vers la généalogie. J'ai un DUT carrières juridiques et j'ai déja effectué un stage de deux mois chez un généalogiste familial. Pour la suite, j'hésite à me lancer dans soit un master notariat (étant le plus proche de la généalogie) ou un master plus général tel que Carrières judiciaires.
Que me conseillez-vous?
Merci d'avance
Cordialement
Rédigé par : Stéphane Cosson | 28 sep 2009 20:00:35
Bonjour,
Personnellement je ne connais aucun des deux masters. Je ne pourrais pas vous conseiller sur l'un ou l'autre.
Ce que vous pouvez faire, c'est effectuer un stage chez un généalogiste successoral en lui expliquant votre volonté de vous lancer dans le métier et d'avoir le profil le plus adéquat à leurs attentes. En effet, l'un et l'autre des masters sont juridiques et votre profil va alors plus intéresser un généalogiste successoral plutôt qu'un familial qui est plus un historien de la famille. En outre, ce sont les successoraux qui embauchent.
Voici ce que je peux vous conseiller. Bon courage à vous.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par : Jennifer | 9 oct 2009 13:37:24
Bonjour Stéphane,
Je tombe à pic puisque vos problèmes informatiques sont résolus.
Je me décide enfin à demander votre avis car je souhaite devenir généalogiste professionnel familial d'ici environ 18 mois.
Tout d'abord, je me présente. Mariée, trois garçons, je suis en congé parental après avoir travaillé 7 ans en qualité d'assistante juridique dans des cabinets d'Avocats (j'ai un niveau DEUG de droit). Je suis passionnée de généalogie depuis l'âge de 18 ans (j'en ai 34) et mon arbre d'ascendance comporte presque 3.000 individus grâce notamment aux archives en ligne. Je travaille également sur la vie de mon arrière-grand-père notamment pendant 1914-1918 et sur celle de mon grand-père, prisonnier de guerre pendant 1939-1945.
Je me documente actuellement sur le statut d'auto-entrepreneur qui comporte des avantages certains.
J'aimerai savoir :
- quel est approximativement le budget de départ sachant que mon mari est informaticien et qu'il peut me concevoir un site internet pour moins de 40.000 € !?
- quels organismes faut-il impérativement consulter ?
- comment réaliser concrètement une étude de marché et à quelle échelle ?
- comment procéder pour faire sa publicité et pour quel budget ?
- quelle est la fréquence des déplacements hors département ? La sous-traitance des dossiers est-elle d'usage ?
- pensez-vous que je puisse bénéficier des aides pour demandeurs d'emploi à la création d'entreprise pour ce type de projet et sans autre création d'emploi que le mien ? (je bénéficierai du PARE pour démission pour rapprochement de conjoint)
- la clientèle est-elle au rendez-vous lorsque les AD sont en ligne ?
- peut-on adhérer aux associations lorsque l'on est un professionnel ?
- la formation dispensée à Blois que vous avez évoqué il y a quelques mois, peut-elle être prise en charge financièrement partiellement ou totalement ?
- faut-il être inscrit quelque part pour donner des cours de généalogie à des débutants ?
- la formule des circuits généalogiques fonctionne-t-elle bien ? Et les recueils de mémoire ?
- existe-t-il des organisateurs de cousinades ?
- on m'a dit que l'on pouvait être payé en chèque emploi service, est-ce vrai ?
- j'ai vu qu'un logiciel très connu proposait la comptabilité pour auto-entrepreneur. Est-ce suffisant ?
- quels sont les pièges à éviter ?
dernière question et non la moindre : comment convaincre son conjoint qu'il ne s'agit pas que d'une lubie et que la généalogie n'est pas (je le cite) « qu'une passion de vieux » !!!!
Je m'excuse d'avoir été si longue et j'espère que vos réponses éclaireront d'autres personnes qui souhaitent également se lancer dans l'aventure.
En vous remerciant par avance pour votre avis de professionnel,
Cordialement,
Jennifer
Rédigé par : hemon | 8 nov 2009 11:10:55
bonjour
J"aimerais savoir combien d'études faut t-il exactement pour devenir généalogiste successoral ?
S'il y a une évolution dans le métier ?
Et les horaires et lieu de travail ??
Rédigé par : Stéphane Cosson | 9 nov 2009 08:32:28
Bonjour,
Je ne suis pas généalogiste successoral mais à ma connaissance, pour être successoral, il faut faire des études en droit.
Une fois que vous êtes embauchée par un cabinet successoral, vous pouvez vous déplacer sur un secteur géographique précis. Les horaires minimum, ce sont les horaires des dépôts d'archives. Mais il vous faut compter en plus le temps de saisie des rapports, les déplacements.
A ma connaissance, l'évolution du métier suit l'évolution du droit.
Mais je le dis encore une fois, je ne suis pas un généalogiste successoral.
Rédigé par : PIERRET | 9 nov 2010 08:26:24
j aimerais savoir si vous pourriez me donner l information sur PIERRETcharle maré a BRIFAUT CATHERINE DONT PAS DE DATE DE NAISSANCE N Y MARIAGE J AI EU CETTE INFORMATION SUR fAMILYSEARCH;COM ETA JE VOUDRAIS COMBIEN SA COUTE
mPIERRET TEL 0322918480
Rédigé par : Stéphane Cosson | 9 nov 2010 10:29:19
Quelles autres informations connaissez-vous sur ce couple ? Un lieu ? Une date de décès d'un des deux ?
Sans date de naissance, sans date de mariage, sans lieu, juste avec le nom d'un couple, c'est impossible à trouver et encore plus à chiffrer un devis.
Il faut absolument d'autres informations sur ce couple. Comment êtes-vous arrivé à lui ? Quel a été votre cheminement sur Familysearch ? Quelque chose à quoi se rattacher : un siècle et un département faute de mieux. Sachant que moins la personne donne de renseignements, plus le devis est cher.
Pour lem oment, rien qu'avec cela, je le redis, c'est impossible à chiffrer.
Rédigé par : sebastien lafosse | 25 jan 2011 15:20:00
bonjour
ancien gendarme spécialisé dans le traitement des personnes recherchées, j'aimerais devenir généalogiste familial ( à mi-temps), j'ai une très bonne connaissance quant à la manière d'effectuer des recherches, mais j'ai un peu peur de me lancer car je ne suis pas certain d'avoir les connaissances requises. A qui dois-je m'adresser sachant que j'habite le département de l'eure et que les cabinets de généalogie ne sont pas légions par chez moi !!
Rédigé par : Stéphane Cosson | 26 jan 2011 09:45:08
Bonjour,
Je suppose qu'en tant qu'ancien gendarme spécialisé dans le traitement des personnes recherchées, vous aviez l'habitude de rechercher des personnes vivantes. Or, le généalogiste familial recherche plutôt des personnes mortes depuis longtemps. Il est plus un historien.
Comme cela a priori, il me semble que vous seriez plus proche en terme de connaissances requises, de compétences déjà acquises, d'un généalogiste successoral qui recherche lui aussi des personnes vivantes dans des documents (listes électorales, déclarations de successions, recensements, documents militaires entre autres), mais aussi par le biais d'enquêtes de proximité. Vous pourriez être un chercheur chez un successoral sans problème, à mon sens.
Ce que vous pouvez faire, c'est envoyer un courrier par exemple à l'USGP en détaillant le plus possible vos compétences dans votre domaine et leur poser la question. Je ne sais pas s'ils vous répondront mais cela ne coûte qu'un timbre d'essayer, voire qu'un e-mail.
Ci-dessous leurs coordonnées :
USGP - 46 Quai Henri IV - 75 004 Paris
Tél : 01 44 41 81 03
Fax : 01 44 41 80 92
Mail : u.s.g.p@free.fr
Rédigé par : Adrien Faure | 5 août 2011 02:22:16
Bonjour,
j'ai une licence d'histoire et je prépare actuellement un master d'histoire médiévale. mais des problèmes personnels m'empêcheront peut-être de terminer ce master. Avec une licence, est-il possible d'exercer le métier de généalogiste familial dans un cabinet ? si oui,pouvez-vous m'informer plus précisément ?
Merci d'avance
Adrien Faure
Rédigé par : Stéphane Cosson | 5 août 2011 10:10:39
Bonjour,
Un cabinet de généalogiste familial qui recrute est une denrée rarissime.
Par contre, vous pouvez postuler dans un cabinet de généalogiste successoral. Les successoraux sont en effet les seuls qui recrutent.
Je ne sais quels sont vos problèmes personnels, mais est-ce que vous ne pouvez faire votre master sur plusieurs années ? C'est juste une question comme cela.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par : Adrien Faure | 5 août 2011 12:33:12
Bonjour,
je peux sûrement faire mon master sur 3 ans, je ne pense pas que cela pose véritablement problème.
Par contre, j'ai lu dans les commentaires précédents que le droit est préférable mais avec une licence ou un master d'histoire, vous semblez dire que cela ne pose pas vraiment problème. Est-ce le cas ?
Rédigé par : Stéphane Cosson | 5 août 2011 14:27:03
Bonjour,
A ma connaissance c'est le cas. Le droit est certes plus intéressant pour un successoral a priori mais... Que l'on soit juriste ou historien de formation ne change pas grand chose en fait. L'un ou l'autre ne modifie pas la manière de chercher dans les archives des renseignements. On cherchera peut-être avec une optique légèrement différente c'est tout. La technique reste la même. Et je crois que c'est cela le plus important quand on postule pour un poste de chercheur chez un successoral.
Rédigé par : Guillemin Julien | 26 jan 2012 16:59:51
Bonjour
Et tout d'abord merci pour votre blog très complet sur le sujet.
Je suis moi même Licencié en Histoire, ai 24 ans et hésite fortement à ouvrir un cabinet de généalogie en profession libérale.
La cause de cette hésitation : l'interet pour patrimoine est aujourd'hui complêtement cassé par les temps actuels dans notre société(circontances de crises, peu de demandes ). De nombreux généalogistes professionnels m'ont fait part de leur inquiétude.
Ressentez vous certaines difficultés à l'heure actuelle d'ordre financier ?
Pensez vous qu'effectuer cette vocation à l'étranger peut m'apporter plus de chances ?
Je fais de la généalogie depuis l'age de 15 ans ... mais aujourd'hui j'avoue que l'aspect commercial et comptable m'effraie beaucoup.
Julien
Rédigé par : Guillemin Julien | 26 jan 2012 17:04:22
Il me semble par ailleurs avoir déja partagé avec vous des informations sur une famille Bijeot, qui vous intéressait il y a plusieurs années ...
Mon compte geneanet n'existe plus, mais mon pseudo se nommait : Pilotin
bien à vous
Rédigé par : Stéphane Cosson | 26 jan 2012 20:27:38
Bonsoir,
Des difficultés actuellement d'ordre financier ? Non ! Je continue d'avoir des demandes de devis, parfois d'un montant très important.
Inquiet pour mon avenir de généalogiste professionnel ? Encore moins.
Même s'il y a moins de demandes qu'avant. Me semble-t-il. Mais... Reste à savoir si effectivement il y en a moins ou si le temps que je passe à Nîmes m'empêche de répondre à tout le monde dans les temps que je me suis fixé.
Pour le mois de janvier, si tout va bien, je devrais faire le même montant de facturation que l'an dernier.
Je pars plutôt du principe que ces circonstances de crise sont pour nous une chance : le présent est inquiétant, je ne vous parle même pas de l'avenir. Que nous reste-t-il de stable, de sûr, à part le passé ?
A l'étranger, mais où ? Autour de la France ? Ailleurs dans le monde ? Avez-vous une idée précise ? Parlez-vous la langue du pays qui vous intéresse ? Après tout, pourquoi pas ?
Si l'aspect commercial et comptable vous effraie, pourquoi ne pas suivre une formation qui vous rassurerait ?
