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La dot : elément fondamental du mariage
Par Stéphane Cosson le 27 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Dans le contrat de mariage, il y a un élement incontournable : la dot. Elle focalise toutes les attentions.
Voyons de quoi il s'agit exactement.
La dot peut être cause de résiliation si les parties ne se mettent pas d'accord sur son montant ou si elle n'est pas versée dans les temps impartis. Elle peut aussi devenir la cause de longs procès familiaux, sur plusieurs générations parfois, quand elle n'a pas été versée totalement.
Elle se compose de trois éléments :
- La dot à proprement parler : il s'agit de sommes d'argent versées au fiancé ou à la fiancée. Une partie provient du chef paternel, une partie du chef maternel. Elle est toujours payable en plusieurs fois.
- Les dotalices : c'est ce que nous appellons le trousseau : vêtements, meubles, animaux. Cela concerne aussi bien l'homme que la femme.
- La verquière : typique du Midi de la France. Il s'agit de terres données exclusivement à la fiancée, terres se situant le plus souvent aux alentours proches de la maison. C'est une manière détournée de nommer héritière mineure une fille au cas où l'héritier principal pour une raison ou une autre ne pourrait plus assumer son rôle.
Par le biais de la dot, nous assistons à une circulation des femmes entre les oustals. De même, nous pouvons voir les dots circuler entre les oustals sur plusieurs générations. C'est ce phénomène qui explique pourquoi, au bout d'un moment, quand on étudie de manière assez complète une famille, on voit toujours les mêmes noms apparaître dans les alliances que cette famille contracte. La dot revient toujours à la famille qui l'a versée en premier.
Le contrat de mariage
Par Stéphane Cosson le 26 avril 2006 | (1) Commentaires | Permalink
Je vous ai décrit la fois dernière ce qui se passait avant l'intervention du notaire.
Voyons maintenant ce qui se passe quand il vient.
Le contrat de mariage est un point important. Là encore, comme pour le choix de l'oustal, il s'agit de ne pas se tromper. Si le fiancé est assez souvent présent, la fiancée n'a pas souvent le droit au chapitre et ne sera alors prévenue qu'une fois l'acte passé. Ce qui peut entraîner la résiliation de l'acte (on parle alors de cancellation). Si elle veut canceller, elle a deux mois en moyenne pour le faire.
La cancellation peut être aussi à l'initiative du fiancé ou d'un de ses parents, si tout compte fait, le montant de la dot ne convient plus.
D'autres personnes assistent aussi à cette cérémonie :
- les témoins venus avec le notaire
- la famille proche du fiancé : frères, oncles, beaux-frères, cousins
- la famille proche de la fiancée
Enfin, il peut arriver qu'avant le contrat, la fiancée fasse trois sommations respectueuses à ses parents, leur demandant devant notaire de lui donner son accord.
Quels arrangements proposaient les notaires ?
Si le fiancé est l'héritier (il l'apprend souvent à ce moment-là, ses frères et soeurs sont alors fixés sur leur sort en même temps), ses parents pouvaient lui faire donation de "tous et chacun de leurs biens avec les charges et dettes" en découlant et à la condition expresse que les nouveaux mariés vivent "à même pot et même feu " que les parents. Bien évidemment, en cas de désaccord entre les parties, les héritiers sont tenus de payer une pension viagère annuelle aux parents qui se réservent alors la moitié des biens donnés.
Dans le cas où il n'est pas héritier, deux solution s'offrent à lui : épouser une héritière ete partir "en gendre" chez les beaux-parents, épouser une cadette et louer une maison ou une propriété quelque part (ses parents peuvent en être propriétaires mais ce n'est absolument pas une obligation).
Vient ensuite les droits d'augment et de contre-augment. L'augment est la garantie offerte par le fiancé à sa future d'une situation après son décès : selon la coutume d'Albi (que j'ai plus particulièrement étudié), l'augment était la moitié de la dot de la future. Le contre-augment est la garantie offerte par la fiancée à son futur d'une situation après son décès : il vaut le quart de la dot de la future dans la coutume d'Albi. Souvent, augment et contre-augment comprend de quoi se vêtir, se nourrir et se loger dans la plupart des cas.
Choix du conjoint sous l'Ancien Régime
Par Stéphane Cosson le 24 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
J'ai constaté que, le plus souvent, les personnes qui consultent les contrats de mariage s'arrêtent aux noms des parents et n'entrent pas dans le corps du texte. ET pourtant, on peut en apprendre beaucoup sur la manière dont nos ancêtres vivaient.
Mais avant de passer chez le notaire, il fallait choisir le conjoint. Et ce n'était pas une mince affaire. Voyons comment cela se passait dans le Midi Toulousain.
La question matrimoniale est fondamentale sous l'Ancien Régime. Nous sommes dans une société où l'homme a la position sociale de son oustal à assumer. La mémoire villageoise conserve le nom des lignées, leur histoire, leur extension territoriale. La lignée a plus d'importance que l'individu. Se mésallier serait lui faire injure et rejaillirait sur ses descendants. Il ne peut donc se permettre de choisir en toute liberté son conjoint. Dans cette situation, l'amour entre peu en considération.
On croit souvent que c'était une pratique réservée aux nobles mais en fait tout le monde agissait ainsi. Le choix du conjoint est laissé à la sagacité des parents. C'est une affaire qui demande beaucoup de prudence et de diplomatie, de subtiles tractations l'air de rien, éliminant si possible les oustals rivaux.
Tout d'abord, évaluer la fortune de chacun des oustals possibles, tâter sa réputation. Il est hors de propos d'aller chercher conjoint dans un oustal de niveau de vie inférieur. Le marieur est très utile : il connaît tout le monde, est experts à jauger les comportements et les fortunes. Si le mariage est conclu grâce à lui, surtout ne pas oublier de lui faire un petit cadeau. Sinon, il vous fait une réputation !
Ensuite, les parents se rendent visite : montrer son bien, s'accorder sur ce qui reviendra à l'un et à l'autre, choisir les conjoints éventuels. Bref tout faire pour se mettre d'accord sur les modalités de l'alliance future. A demi-mot, bien sûr, car tout est affaire de gestes codifiés.
Une fois tout le monde d'accord, on peut passer à l'étape suivante : le contrat de mariage !
Une notion typique du Midi de la France : L'oustal
Par Stéphane Cosson le 23 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Au cours de mes rencontres aux Archives Départementales, ou des réunions que je peux animer, j'ai souvent des gens qui viennent vers moi en me disant : "Je ne comprends pas, les enfants ne portent pas le nom du père mais celui de la mère ", "Mais pourquoi ils prennent un surnom qui est un autre nom de famille ?" ou toute autre phrase de ce genre. Cela les perturbe beaucoup et peut les arrêter dans leurs recherches.
Je leur dis que souvent, il faut aller chercher l'explication du côté de l'oustal. Mais un oustal c'est quoi exactement ?
L'oustal est une personne morale, indivisible en biens et détentrice d'un certain nombre de droits.
Dirigeants mortels d'une entité immortelle, les chefs de famille successifs d'un oustal ont le droit de désigner leur successeur en désavantageant les autres ayants droits. De ce fait, dans les meilleures conditions possibles, l'oustal est préservé d'un découpage intempestif. Les enfants en surnombre quittent la maison avec une dot ou une "légitime" qui leur appartient en propre. A l'occasion de leur mariage, la dot ne disparaît pas dans les biens indivis du mariage.
Dans une société pauvre, la dot peu parfois justifier l'inceste (les mariages entre cousins). Cela évite à l'oustal de trop perdre de substance. Nous avons ici le premier des droits détenus par l'oustal : une succession unique et un héritage inégalitaire.
L'oustal c'est aussi la corésidence sous le même toit d'un groupe de personnes : une famille (parents, enfants, ascendants et collatéraux), leurs domestiques et servantes, leurs invités ou pensionnaires comme les enfants en nourrice par exemple.
L'oustal ne se conçoit pas sans un réseau de généalogies le rattachant aux autres : la parentèle. Ce qui crée un cortège de solidarité.
Enfin, l'oustal ne s'envisage pas sans un surnom qui lui est attaché. Si l'oustal est tombé en quenouille, le fils peut prendre le nom de sa mère (celle-ci étant à l'origine de l'héritage) comme surnom. De même, le gendre peut prendre le nom de son épouse. Cette existence de noms de maison ou de surnoms permettent de situer précisément chaque membre de l'oustal dans sa famille et dans son lieu géographique.
Une fois que cela est acquis, la recherche généalogique semble beaucoup plus simple et compréhensible.
Réseauter en ligne
Par Stéphane Cosson le 22 avril 2006 | (6) Commentaires | Permalink
Après plusieurs jours à me poser la question, ce matin j'ai franchi le pas. J'ai décidé de m'inscrire dans un réseau en ligne.
Je ne sais ce que cela donnera mais qui ne risque rien...
Comme d'habitude, j'ai étudié les différents réseaux en ligne existants avant de me lancer. J'ai opté pour un réseau où l'inscription se fait en français. Ce n'est pas que je sois contre les autres, mais cela m'a paru plus simple pour une première approche.
Au départ, je l'avais fait très CV. Et je me suis dit que je ne cherchais pas un emploi mais des partenaires pour m'aider à sortir la généalogie de la recherche pure. Il fallait peut être que je le leur dise. Ils n'allaient pas le deviner seuls. Modification du profil en conséquence.
Et puis, en y réfléchissant encore, je me suis dit qu'il fallait encore modifier ce profil. Il faisait à mon goût encore trop demandeur d'emploi, pas assez chef d'entreprise. Deuxième modification en conséquence.
Ce que j'en attends ? Des contacts peut-être. J'ai simplement envie de sortir de la recherche pure, montrer que la généalogie peut aller dans d'autres sentiers comme le tourisme, les documentaires, les jeux, la téléphonie mobile et que sais-je encore. Les puristes vont crier au loup mais tant pis.
Qui ne se risque pas à innover est mort et ne le sait pas.
Un métier difficile mais passionnant
Par Stéphane Cosson le 21 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Une fois de plus, je viens de recevoir un e-mail d'une personne qui souhaite travailler dans le domaine de la généalogie. Une fois de plus, je lui ai décrit les réalités de la profession, sans rien lui cacher.
C'est curieux comme l'imaginaire et la réalité peuvent être antinomiques pour ce métier.
Tous les gens qui m'écrivent voient cela un peu comme un paradis, un secteur avec des perspectives d'embauche mais ils se posent des questions malgré tout (ce que je trouve plutôt sain tout compte fait).
J'ai tendance à les remettre directement dans la réalité, sans fioritures : le travail de généalogiste, quand on est à son compte en tant que familial, c'est 12 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, pas de vacances (personnellement, je vais prendre, au mois de mai, cinq jours d'affilée pour la deuxième fois en 5 ans et demi d'activité) et s'attendre à gagner le SMIC ou un peu plus au bout de 3 ans à ce rythme, 3 ans étant le minimum. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour le faire, être sûr de soi et de ses capacités pour ne pas craquer.
C'est la raison pour laquelle je ne cesse de seriner qu'il faut être inventif, créatif, ne pas se contenter de la recherche pure, mais trouver d'autres voies dans lesquelles la généalogie peut s'engouffrer (sans se censurer à ce sujet).
Collection d'annuaires patronymiques
Par Stéphane Cosson le 19 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Vous avez dû recevoir, un jour ou l'autre, ce courrier venant d'une société vous proposant l'étude de votre patronyme. Alléché, vous l'avez commandé ... Et vous avez été déçu, n'y trouvant que des listes de noms sans liens entre eux.
L'idée est peut-être bonne mais mal exploitée à mon avis. Et si de vrais annuaires patronymiques existaient ?
Tous ceux qui font des recherches généalogiques mettent en place une liste-éclair, tous ceux que je connaisse en tout cas. Cela facilite les échanges.
Une liste-éclair c'est quoi ? Tout simplement un index des patronymes avec les dates extrêmes et les lieux. Personnellement, j'ai classé mes patronymes alphabétiquement. J'ai ouvert, avant l'ère de l'informatique à tout crin, un cahier (ou plusieurs en fonction des données que j'ai en ma possession) par nom de famille. Dans ces cahiers, j'ai mis, à la suite les uns des autres, séparant simplement les paroisses les unes des autres, ouvrant une nouvelle page à chaque nouvelle paroisse, tous les actes trouvés au cours de mes recherches. Les liens entre les différents actes d'un patronyme existent alors, ou pas si le nom de famille est très répandu.
Résultat : j'ai plus de 300 cahiers petit format de 96 pages remplis, certains exhaustifs pour un nom de famille dans mon département : le Tarn. Une fois ces cahiers informatisés (ce qui va être la partie la plus coûteuse), je me dis, en tant que professionnel, que j'ai bien une collection d'annuaires patronymiques beaucoup plus intéressante pour un généalogiste amateur que celle qui existe déjà et qui ne donne que des adresses actuelles.
Il serait toujours possible de l'accompagner d'un sommaire, d'une introduction et d'une carte patronymique antérieure à 1891. Qu'en pensez-vous ?
Ah, une petite précision pour ceux qui seraient tentés de faire pareil : depuis 3 ans maintenant, j'y consacre 4 heures par jour, 6 jours sur 7. Juste pour vous donner une ampleur de la tâche.
Comment embaucher un salarié (3e partie) ?
Par Stéphane Cosson le 18 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Suite de mes aventures concernant le contrat de travail de mon salarié. J'ai en effet reçu aujourd'hui la réponse écrite de l'ANPE.
Quelques extraits et mon commentaire à ce sujet.
Voici donc ce que m'écrit le directeur de l'ANPE d'Albi-Carmaux (les fautes de frappe sont d'origine) :
Par courrier reçu le 4 avril 2006, vous sollicitez un renouvellement de la convention Contrat Initiative Emploi que nous vous avons accordée pour un CDD de 7 mois concernant l'embauche de M. CF.
Je vous informe que les renouvellements de CIE ne peuvent être qu'exceptionnel. Ils sont soumis à des éléments forts garantissant une insertion professionnelle durable, ainsi qu'aux orientations du service public de l'emploi fixant le volume des aides mobilisables.
Aussi, dans le cas de la convention CIE liée au contrat de travail de M. F, le renouvellement de celle-ci ne pourra être accepté qu'à la condition de la signature d'un contrat CDI temps plein, et pour une durée maximale d'aide de 11 mois moins la durée de l'aide accordée sur la convention initiale. Pour cela, je vous invite à reprendre contact avec l'équipe ANPE de Carmaux avec qui vous avez traité initialement.
Ce n'est pas un refus, c'est une acceptation sous condition. La porte n'est ouverte que dans un seul cas (CDI temps plein) et que pour 4 mois maximum d'aide. Je me demande parfois si l'ANPE étudie les dossiers qui lui sont soumis et sur quels critères elle se base pour cela.
Je crois que je vais pouvoir lui répondre en me basant sur les chiffres en ma possession actuellement, chiffres concernant le marché de la généalogie en Midi-Pyrénées, chiffre qu'il ne connaît absolument pas. Il me semble que chaque situation, chaque métier est un cas spécifique. Je trouve la réponse très bureaucratique. Hélas !
En tout cas, pour le moment, mon salarié a fini son contrat. J'espère que l'ANPE va pouvoir entendre mes arguments. Sinon...
Quels utilisateurs pour une étude généalogique ?
Par Stéphane Cosson le 17 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Mon expérience me fait dire que, quand une personne a décidé d'ouvrir une étude généalogique, une des premières questions à se poser est la suivante : qui seront les utilisateurs ?
Connaissons-nous parfaitement les informations qui leur seront utiles ? Ces dernières seront-elles variées par leur nature, leur aspect ou pas ? Seront-elles variables dans le temps ?
Essayons de répondre à ces questions. Cela vous semble éloigné de la généalogie pure ? Peut-être. Mais la recherche n'est pas seule à exister. Comment utiliser au mieux mes recherches ?
Il peut toujours être intéressant de tracer une typologie des utilisateurs, nos clients si vous préférez. En fonction des critères choisis, l'orientation donnée sera différente.
Deux types de critères pour cela :
- des critères ouverts : chacun peut avoir accès aux recherches. Pour encore mieux connaître les clients, il peut être possible de les regrouper par niveau intellectuel, catégories socio-professionnelles ou autre.
- des critères restrictifs : un seul utilisateur pour une seule recherche. D'une certaine manière, bien que travaillant sur des documents publics, dont la consultation est ouverte à tous, mon travail reste confidentiel.
Les produits que je vais proposer alors pourront être de nature différente, selon les critères que j'aurais choisi. Trois types existent :
- le primaire : je ne mets à disposition que la recherche pure. Un peu comme si un documentaliste se contentait d'acheter des ouvrages et de les mettre à disposition de son public sans effectuer un traitement sur ceux-ci. Dans ce cas, je suis bien dans le seul cadre des critères restrictifs.
- le secondaire : je commence à travailler sur ma recherche pure. Je mets en place par exemple une signalétique (liste-éclair ou index patronymique) pour montrer ce que je possède déjà. Je m'en tiens alors à une application stricte de la loi. Ce que je mets à disposition, c'est une liste de noms, pas les liens qui les unissent entre eux. Toute information de moins de 100 ans est incommunicable.
- le tertiaire : je commence à rédiger de nouveaux outils, j'utilise de nouveaux outils comme les SIG. Je peux faire alors de la recherche rétrospective, aboutir à des produits et services personnalisés. Pour cela, je peux alors essayer d'interroger les personnes que je cotoie en salle d'archives, mes clients, faire un sondage pour voir si mes idées peuvent se confronter à la réalité.
Il me semble que plus je vais ouvrir mes critères, plus j'aurais de chance d'être "compétitif", de pouvoir répondre aux besoins des généalogistes amateurs, voire même de leur en créer de nouveaux.
Je ne fais pas que de la recherche pure. Cette recherche crée aussi un fonds documentaire. A moi de savoir l'exploiter, comme peuvent le faire les cercles de généalogie amateurs. Il n'y a aucune honte à avoir de le faire.
Le marketing de la documentation
Par Stéphane Cosson le 16 avril 2006 | (0) Commentaires | Permalink
J'ai tendance à considérer qu'un cabinet de généalogie, ce n'est pas seulement répondre à la demande des clients et rechercher leurs ancêtres ou leurs cousins.
C'est aussi une entreprise qui se constitue un fonds documentaire qu'elle doit ensuite pouvoir gérer. Gérer une cellule documentaire, c'est décider ce qu'elle doit faire, fixer des objectifs pour son développement. Il y a sans doute des méthodes à aller prendre du côté des techniques d'archives et de la documentation pour réduire nos coûts.
L'une de celles-ci pourrait être le marketing de la documentation.
Le marketing a pour socle la prise de conscience de l'environnement. Cela permet de prendre conscience des possiblités de débouchés des services proposés. Analyser les besoins des clients me semble alors indispensable.
Cette analyse permet de mieux les connaître, de pouvoir se fixer des objectifs, des prévisions et de mettre en place tout ce qu'il faut (notamment du point de vue de la communication) pour que ces prévisions et ces objectifs se réalisent. Tout en prévoyant l'évolution de l'environnement. Pas si simple.
Le marketing basique comprend six phases :
- Compréhension du marché du point de vue quantitatif.
- connaissance du marché du point de vue qualitatif.
- propositions à long terme (stratégies), à moyen terme (produits) et à court terme (commercial).
- intégration des possibiltés marketing à l'entreprise.
- mise ne oeuvre des moyens programmées et budgets définis.
- contrôle, mesure et analyse des écarts.
Dans le domaine du marketing de la documentation, le contrôle est partiel car difficile. L'analyse est plus subjective que véritablement objective. Pour certains auteurs, le marketing de la documentation n'appartient pas à l'économie de marché. Il fait partie de l'économie d'environnement. C'est à dire que, pour se développer, des stratégies de partenariat sont nécessaires à tout point de vue. Le généalogiste ne peut plus rester seul dans son coin.
Cela implique de bien connaître dans cette entreprise qu'est le cabinet de généalogie :
- ses finalités
- sa vocation
- son éthique
- ses contraintes structurelles
- la cohérence entre tout ce qui précède
Le généalogiste doit jouer un rôle d'interface entre l'information qu'il possède et les utilisateurs de cette information. Cela devrait lui permettre d'augmenter le nombre, la qualité et les besoins des utilisateurs que sont ses clients.
