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Quels utilisateurs pour une étude généalogique ?
Par Stéphane Cosson le 17 avril 2006
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Mon expérience me fait dire que, quand une personne a décidé d'ouvrir une étude généalogique, une des premières questions à se poser est la suivante : qui seront les utilisateurs ?
Connaissons-nous parfaitement les informations qui leur seront utiles ? Ces dernières seront-elles variées par leur nature, leur aspect ou pas ? Seront-elles variables dans le temps ?
Essayons de répondre à ces questions. Cela vous semble éloigné de la généalogie pure ? Peut-être. Mais la recherche n'est pas seule à exister. Comment utiliser au mieux mes recherches ?
Il peut toujours être intéressant de tracer une typologie des utilisateurs, nos clients si vous préférez. En fonction des critères choisis, l'orientation donnée sera différente.
Deux types de critères pour cela :
- des critères ouverts : chacun peut avoir accès aux recherches. Pour encore mieux connaître les clients, il peut être possible de les regrouper par niveau intellectuel, catégories socio-professionnelles ou autre.
- des critères restrictifs : un seul utilisateur pour une seule recherche. D'une certaine manière, bien que travaillant sur des documents publics, dont la consultation est ouverte à tous, mon travail reste confidentiel.
Les produits que je vais proposer alors pourront être de nature différente, selon les critères que j'aurais choisi. Trois types existent :
- le primaire : je ne mets à disposition que la recherche pure. Un peu comme si un documentaliste se contentait d'acheter des ouvrages et de les mettre à disposition de son public sans effectuer un traitement sur ceux-ci. Dans ce cas, je suis bien dans le seul cadre des critères restrictifs.
- le secondaire : je commence à travailler sur ma recherche pure. Je mets en place par exemple une signalétique (liste-éclair ou index patronymique) pour montrer ce que je possède déjà. Je m'en tiens alors à une application stricte de la loi. Ce que je mets à disposition, c'est une liste de noms, pas les liens qui les unissent entre eux. Toute information de moins de 100 ans est incommunicable.
- le tertiaire : je commence à rédiger de nouveaux outils, j'utilise de nouveaux outils comme les SIG. Je peux faire alors de la recherche rétrospective, aboutir à des produits et services personnalisés. Pour cela, je peux alors essayer d'interroger les personnes que je cotoie en salle d'archives, mes clients, faire un sondage pour voir si mes idées peuvent se confronter à la réalité.
Il me semble que plus je vais ouvrir mes critères, plus j'aurais de chance d'être "compétitif", de pouvoir répondre aux besoins des généalogistes amateurs, voire même de leur en créer de nouveaux.
Je ne fais pas que de la recherche pure. Cette recherche crée aussi un fonds documentaire. A moi de savoir l'exploiter, comme peuvent le faire les cercles de généalogie amateurs. Il n'y a aucune honte à avoir de le faire.
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