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Se bâtir une stratégie d'entreprise
Par Stéphane Cosson le 31 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Je l'ai déjà dit : un généalogiste professionnel est un entrepreneur. Donc, à mon avis, comme tout entrepreneur, il doit mettre en place une stratégie d'entreprise, se créer une réputation si possible au niveau national.
Bâtir une stratégie d'entreprise, certes. Mais comment ?
Voici quelques pistes possibles.
Une des premières façons, si le généalogiste se sent l'âme d'un écrivain, est de publier dans des revues spécialisées : articles sur des histoires d'ancêtres (un peu à la manière de Maurice Coutot quand il a rédigé "ces héritiers que je recherche") ou sur des points particuliers qui peuvent aider la communauté généalogique toute entière.
Il me semble qu'au bout d'un moment, il pourra se lancer dans l'écriture d'ouvrages. Il pourra être alors plus crédible pour les éditeurs professionnels.
Une deuxième piste est, si cela lui est possible aussi, de faire de la formation : transmettre son savoir permet toujours de récupérer des clients assez facilement. Vous les avez formé, ils vous connaissent, vous font plus facilement confiance et hésitent moins à aller vers vous.
La troisième piste est de communiquer tous azimuts, toujours en respectant le cadre de la loi sur les archives, bien sûr. Les NTIC existent alors profitons-en. Une manière de faire de la publicité sans la payer, mais en référençant son savoir-faire. Le généalogiste a un savoir et un savoir-faire. Alors autant qu'il le fasse savoir !
S'il est à l'aise à l'oral, pourquoi ne pas se lancer en plus dans des conférences ? Toujours concernant le savoir et le savoir-faire du généalogiste. Toujours dans le but de le faire savoir.
Il n'y a pas de modèle pré-établi. Mais il me semble que, en fonction de ce qu'il ressent, de ce qu'il pense être capable de faire sans trop de difficultés, le professionnel peut investir des niches de marché sans trop de difficulté.
C'est en tout cas la recette, si je puis m'exprimer ainsi, que j'essaie d'appliquer. Ah, bien sûr, il y a un but derrière. J'ai connu un jour une baisse d'activité. Elle m'a fait comprendre qu'il ne fallait pas se contenter d'un seul panier mais que je devais en ouvrir plusieurs, et surtout les remplir.
Vérifier les informations
Par Stéphane Cosson le 29 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Un des premiers trucs que j'enseigne lors de mes cours d'initiation à la généalogie : toujours vérifier les informations, même celles qui sont marquées dans les actes, notamment dans les actes de décès.
Je m'explique.
La plupart du temps, au XIXe siècle, les personnes qui venaient déclarer le décès d'une personne donnaient les informations qu'ils connaissaient. Ces personnes étaient soit des parents, soit le plus souvent des voisins : des messagers. Ces informations n'étaient pas recoupées par des documents officiels mais données en toute bonne foi.
Par exemple, les voisins pouvaient déclarer la personne défunte native d'une ville : Toulouse. Le premier réflexe du généalogiste est d'aller y chercher la naissance. Et il peut ne rien trouver. Mais, le généalogiste peut se rendre compte qu'en fait, le défunt est né ailleurs mais que sa famille maternelle est bien de là. L'information n'était donc pas entièrement fausse, pas entièrement vraie non plus. Simplement déformée par le temps. Ou encore que le défunt y a vécu toute son enfance ou une partie de celle-ci avant de déménager ailleurs.
Le plus souvent, je m'en suis rendu compte souvent, on fonce les yeux fermés, le nez dans le guidon. Par expérience, par tâtonnements successifs, on apprend à exercer son esprit critique, à se poser des questions, à ne pas tout prendre pour parole d'évangile.
Cela peut sembler étrange pour les néophytes. Mais en fait, cela me semble primordial.
Un généalogiste, ça se déplace !
Par Stéphane Cosson le 28 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
En quelques jours, je viens de recevoir plusieurs demandes de renseignements sur le métier de généalogiste. Je ne sais si c'est dû à l'article de Pierre-Valéry Archassal sur mon blog dans le dernier numéro de la Revue Française de Généalogie ou si c'est une simple coïncidence.
Un point que je crois quand même utile de préciser : un généalogiste cela se déplace. Ce n'est pas une profession statique. Nous allons où le client nous envoie, une fois que la zone géographique d'intervention a été choisie.
Personnellement, parce que j'ai choisi d'intervenir uniquement sur Midi-Pyrénées, je fais peu de kilométrage d'ordre professionnel : environ un millier par mois. D'autres de mes collègues ont choisi d'intervenir là où le client les envoie, soit parfois à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Ce poste de dépense augmente d'autant, même si une partie est prise en charge par le client lui-même (une partie seulement parce que si on lui rajoute trop de dépenses annexes en plus des heures de recherche, au bout d'un moment, il risque de ne plus commander).
Ce qu'il ne faut pas oublier non plus, c'est que qui dit déplacement, dit dormir à l'hôtel, manger au restaurant ou se préparer des sandwichs si on veut réduire les dépenses. Autrement dit, pour les gens qui veulent se lancer dans la profession : ne pas rentrer tous les soirs chez soi. Du point de vue de la vie familiale, cela veut dire qu'il faut aussi que le conjoint assure si le professionnel doit partir plusieurs jours loin de chez lui.
Cela n'a l'air de rien comme cela, mais cela fait aussi partie des décisions à prendre à deux. Cela peut peser dans la balance de la décision.
Pourquoi se déplacer ? Parce que si nous voulons vraiment en vivre, et pas seulement en vivoter, si nous voulons que ce soit autre chose qu'un revenu de complément, c'est parfaitement impossible de faire autrement. Un seul département ne peut faire vivre correctement un généalogiste.
Dans l'étude de marché, indispensable avant tout lancement dans une profession libérale, c'est un poste à ne pas négliger.
Ouvrage sur la paléographie
Par Stéphane Cosson le 26 mai 2006 | (1) Commentaires | Permalink
Roland de Tarragon a écrit un ouvrage sur la paléographie. Je ne sais exactement ce qu'il vaut car je ne l'ai pas eu entre les mains.
Toutefois, vu comment on peut galérer parfois à essayer de comprendre les pattes de mouches de nos ancêtres, je crois que cela valait la peine de vous le signaler. A vous de vous faire votre propre opinion.
Bien évidemment, comme tous les ouvrages, il donne les lettres de l'alhabet sous leurs différentes formes. Ce qui est toujours pratique. Qui sait qu'un V barré est en fait un R majuscule, par exemple ?
Il donne aussi des syllabes et éléments de mots, quelques particularités comme des lettres ajoutées à un mot ou utilisées à la place d'autres. Un exemple plus personnel : quand j'ai recherché la famille Frespuech dans le Tarn, qui aurait pris au départ les Furpuech, Prefuech ?
Bien évidemment aussi, l'ouvrage donne les abréviations indispensables. Pbre = prêtre !
L'ouvrage est accompagné d'un Cd-Rom, qui pourrait être considéré comme une sorte de didacticiel.
Profil de la clientèle du généalogiste professionnel
Par Stéphane Cosson le 25 mai 2006 | (2) Commentaires | Permalink
Je viens de m'apercevoir qu'il n'y aucune étude sur la clientèle du généalogiste professionnel : Qui vient le contacter ? Est-il fidèle ?
Première approche de cette question à partir de mon fichier clientèle, soit 122 personnes pour qui j'ai fait de la recherche pure de janvier 2001 à nos jours.
Premier constat : le client est d'abord un homme (67 % dans mon cas).
En moyenne, l'homme dépense plus que la femme (par rapport aux commandes qu'ils m'ont faites bien sûr). Pour cela, j'ai effectué un tableau faisant la liste de tous mes clients hommes, ajoutant leur CA HT de 2001 à 2006, sous Excel. J'ai réalisé le même tableau pour les femmes.
Sur cette période, en moyenne, un homme a dépensé 576.36 € HT et une femme 483.24 €HT pour sa généalogie. Les écarts peuvent être bien sûr plus importants puisque j'ai par exemple un client qui a consacré pour sa généalogie un budget de 2000 € HT par an depuis 6 ans, et d'autres qui ne me demandent que de leur faire des photocopies de documents qu'ils n'arrivent pas à obtenir par le biais des prêts inter-bibliothèques (ce qui est d'un coûr relativement faible pour eux).
De même l'homme est plus fidèle que la femme (par rapport aux commandes qu'ils m'ont faites bien sûr) : 28% des hommes sont mes clients sur plusieurs années, 3 ans en moyenne contre 25 % des femmes et elles reviennent pour 2.5 ans en moyenne.
Bien sûr ces chiffres sont sur un petit échantillon. Il pourrait être intéressant de calculer les mêmes pourcentages sur plusieurs études et de les comparer. Mais cela peut donner un aperçu.
Comment embaucher un salarié (5e partie) ?
Par Stéphane Cosson le 24 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Je viens de lire avec profit le livre de Fabienne Brutus sur l'ANPE. Peut-être un peu polémique, mais intéressant malgré tout.
Par rapport à la question qui me préoccupe, je commence à comprendre des réactions et pourquoi la situation peut parfois paraître ubuesque. Cette compréhension me fait dire que nous avons un long chemin dans le domaine de la communication à parcourir, un très long chemin.
Tout d'abord, j'ai appris que l'ANPE, dans sa démarche marketing, classait les entreprises en fonction du potentiel d'embauches possibles en six catégories. Au vu et au lu de ces catégories, j'ai compris que j'appartenais vraisemblablement pour eux à la catégorie n° 1 : entreprise dont le potentiel est faible ou que l'Agence ne connaît pas et à laquelle il faut fournir une information légère si le potentiel d'embauches est faible ou conquérir en cas de détection de potentiels. Sauf que, pour conquérir, il faut aller voir le chef d'entreprise, discuter avec lui, bref prendre ce temps-là si c'est possible.
Ensuite, dans sa conclusion, Fabienne Brutus parle toujours de la démarche marketing de l'ANPE. A la page 238 de l'ouvrage, elle écrit ceci :
Former les agents de l'ANPE à la création d'entreprise permettrait de favoriser l'essor de petites structures, de lancer des chômeurs sur la voie d'un "entreprenariat" à taille humaine. Au lieu de ramper devant les groupes de la grande distribution, pour quémander quelques postes sous-payés, les conseillers seraient une vraie force de proposition envers les TPE, les PME. Les conseillers ANPE actuels méconnaissent en général l'entreprise, ses mécanismes et impératifs financiers notamment. Les agents ont adopté la "démarche marketing", qui ne renvoie qu'à l'univers des multinationales et n'a absolument aucun rapport avec les réalités de l'artisanat, par exemple.
Effectivement, si tel est bien le cas, en tant que petit entrepreneur ne pouvant proposer pour le moment qu'un contrat de 20 h par semaine, même en CDI, la tâche va s'avérer rude.
Là où je ne suis pas d'accord avec elle, c'est quand elle parle des contrats aidés à temps complet, pour les associations par exemple. C'est bien, mais il faut pouvoir financer la partie non aidée. S'il n'y a plus de financement, quel qu'il soit, il n'y a plus de contrat du tout et le problème n'est pas résolu. Plutôt que de mettre sous perfusion, aidons le corps à se défendre. L'employeur ne peut proposer qu'un contrat temps partiel : commençons par financer celui-là. Faisons le point à une date donnée, et si l'employeur peut prolonger le contrat, prolongeons l'aide avec des points précis de contrôle basés sur l'économique, le passé et le futur de l'employeur. Je suis sûr que cela pourrait mieux marcher que d'attendre le CDI temps plein miraculeux et messianique.
Par contre, ce qui me désole comme elle, c'est cette orientation systématique vers les "métiers en tension", c'est-à-dire ceux où on manque cruellement de main d'oeuvre. Peut-être au détriment d'autres projets.
Vous trouvez que je suis loin de la généalogie ? Je ne crois pas. Je suis de plus en plus persuadé que la généalogie peut être un métier où des emplois peuvent se créer, y compris chez les généalogistes familiaux. Cela va demander de la communication, bien sûr, et surtout de mettre en place des études économiques sérieuses, scientifiques presque.
Je crois qu'une étude du secteur pourrait éviter les clashs comme pour la Biennale 2006, car tout le monde aurait des chiffre précis sur le rôle de chacun. Qui s'y est penché pour le moment ?
Acheter de l'information généalogique
Par Stéphane Cosson le 23 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Lors de différentes discussions avec des partenaires ne se connaissant pas, nous sommes tombés d'accord sur un point : la généalogie change. Il y a deux types de publics :
- Les chercheurs, passionnés, qui font cela pendant des années.
- Les consommateurs, qui profitent de ce qu'ont fait les autres.
De ce fait, cela me pose une question : Qu'est-ce qu'acheter de l'information généalogique ?
Le premier type de public, qu'il soit amateur ou professionnel, est à la fois producteur et auteur d'information. En effet, d'une certaine manière, il collecte et sélectionne de l'information primaire (BMS, NMD, actes notariés). Il indexe celle-ci (classement Soza-Stradonitz par exemple ou relevés systématiques). De par son action, il consolide aussi les opérations de mises à jour. En effet, il est toujours à la recherche de l'information la plus exacte.
Et cette information, il la met à disposition des autres par le biais de bases de données. Il propose de l'information structurée et organisée. Ces bases de données peuvent être de quatre types en théorie :
- Bibliographiques : je travaille sur une famille et, en même temps que je recherche les actes originaux, je recherche aussi quelles sont les sources qui ont déjà fait des travaux sur elle. Et surtout, je cite mes sources pour éviter le pillage.
- Texte intégral (rarissime car très chronophage) : Je recopie in extenso les actes que j'ai trouvé et je les mets à disposition du plus grand nombre.
- Factuelles ou numériques : Je vais plus loin dans ma recherche et je mets à disposition des données chiffrées (souvent d'ordre démographique) sur les familles que j'ai trouvé.
- Images : je mets sur Internet les photos numériques que j'ai faites (C'est le cas surtout des services d'Archives).
Cette information acquiert une valeur de ce fait. C'est, je crois, cette valeur que recherche le deuxième type de public. C'est tellement plus simple de faire sa généalogie en quelques clics d'ordinateur !
Le seul problème, et il est de taille, c'est que souvent ce deuxième type d'utilisateurs ne comprend pas le temps que l'on peut passer à mettre en place ces outils. Je me souviens d'un client qui n'a pas compris que la famille de métayers que je recherchais pour lui était une famille qui bougeait, avec en plus un nom peu courant qui était transformé au fur et à mesure de leurs déplacements. La retrouver avec exactitude prend du temps. Il me disait qu'en quelques clics d'ordinateur, lui, il l'aurait trouvé plus facilement. Sauf que les données n'étaient pas disponibles sur la Toile ! Il fallait se confronter aux documents, à leurs lacunes, aux difficultés de la recherche. Et cela, il ne voulait pas le faire personnellement sinon il n'aurait pas fait appel à mes services.
Il me semble qu'il y a encore du travail d'explication à faire pour que ces deux types de public se comprennent et s'apprécient.
Les origines de la famille de Toulouse-Lautrec
Par Stéphane Cosson le 22 mai 2006 | (2) Commentaires | Permalink
En 1981, Philippe Zalmen Ben-Nathan a soutenu une thèse de doctorat à l'Université de Toulouse Le Mirail portant sur La vicomté de Lautrec aux XIIIe et XIVe siècles : aspects économiques et sociaux du pouvoir public en Albigeois médiéval, sous la direction de Philippe Wolff. Il enseigne actuellement en Israël.
En 2002, dans Les Annales du Midi, il a publié un article sur les origines de la famille de Toulouse-Lautrec, notamment sur le fameux passage des Lautrec aux Toulouse.
C'est un résumé de cet article que je vous propose aujourd'hui.
A partir du XVIIe siècle, une tradition historique s'est mise en place : lors de la Croisade contre les Albigeois, la famille de Lautrec serait tombée en quenouille et aurait laissé place à une nouvelle famille : les Toulouse-Lautrec. Vers 1196 Alix de Lautrec, l'héritière de cette lignée de quatre siècles et demi, se serait mariée avec le frère du comte de Toulouse : Baudouin. Vu comment la maison de Toulouse a fini, il semble à l'auteur que les chroniqueurs de l'époque n'auraient pas manqué d'en parler. Or il n'en fut rien !
Philippe Zalmen Ben Nathan, au cours de ses recherches, a découvert une généalogie de cette famille, oeuvre de l'archiviste et chroniqueur fuxéen Michel du Bernis. Cette généalogie est plus ancienne que la tradition du XVIIe siècle : elle date en effet des années 1455. Cette généalogie se trouve aux Archives Départementales des Pyrénées Atlantiques. C'est la plus ancienne actuellement connue (et la plus méconnue des auteurs, quels qu'ils soient, qui ont rédigé un jour sur cette famille). Michel du Bernis est réputé pour être quelqu'un d'absolument fiable dans ce qu'il affirme, s'appuyant sur les documents en sa possession.
Cette généalogie permet de démontrer que, le mariage d'Alix de Lautrec et de Baudouin de Toulouse réel ou supposé, le lien avec la famille de Toulouse ne se fait pas par eux. Les enfants supposés de ce couple sont, selon Michel du Bernis, les enfants de Frotard III de Lautrec, donné par tous les auteurs comme mort sans postérité.
Ce fait appelle en moi une autre réflexion : toujours vérifier à la source les dires des personnes. Ne pas se contenter de ce qu'ils affirment. Il n'y a que comme cela que la généalogie peut avancer, progresser et que des mythes peuvent s'arrêter ou ne plus se répandre.
Généalogia 2006
Par Stéphane Cosson le 14 mai 2006 | (20) Commentaires | Permalink
Le Président du Cercle Généalogique de Languedoc m'a transmis le communiqué suivant, venant de Maryse Déléris, directrice des congrès, M.C.I. groupe Comexpo, organisatrice de Généalogia 2006 :
MCI, Groupe Comexpo vous informe que GENEALOGIA 2006 initialement prévue les 15 – 16 – 17 décembre prochain ne pourra se tenir.
Le calendrier des manifestations se tenant entre septembre et décembre étant très chargé. De ce fait, certains exposants n’ont pas souhaité s’engager pour 2006.
Cette constatation nous laisse à penser que nous ne pourrons offrir aux visiteurs un salon de qualité, complet et représentatif du monde de la Généalogie.
Le boycott des associations a donc atteint son objectif. Cela peut être aussi considéré comme un mauvais coup pour l'image d'une généalogie en plein essor. Quoique ...
Que reprochaient les associations ? Qu'il y ait eu, à la précédente biennale, trop de marchands du Temple, des commerçants qui, à leur avis, n'avaient pas de rapport direct avec la généalogie. Et que ces derniers reviennent pour l'édition 2006.
A mon avis, ce sont deux conceptions qui s'opposent : d'un côté, il me semble, une conception de la généalogie "recherche pure" qui ne vend que des produits en rapport direct avec la recherche des ancêtres, certains de ces produits issus de la recherche des ancêtres. De l'autre, la généalogie envisagée comme un concept que l'on peut décliner à l'infini. Les anciens et les modernes en quelque sorte.
A mon avis, cela peut avoir un effet positif. Celui de repenser la généalogie en terme global. Depuis le temps que je rédige ce blog, je pense que vous avez dû vous en douter : je serais plutôt pour la deuxième conception. Je reste persuadé que, en se cantonnant à la généalogie "recherche pure", au bout d'un moment elle va tourner en rond et décliner. Il y aura pléthore d'informations, trop de monde sur un même créneau. Je reste persuadé qu'il faut l'ouvrir, mais avec diplomatie, sans heurter.
Peut-être y aura-t-il une biennale en 2007, différente des autres éditions ?
Les gènes de Christophe Colomb
Par Stéphane Cosson le 13 mai 2006 | (14) Commentaires | Permalink
Le 20 mai 1506, Christophe Colomb décède. Mystères et controverses autour de ce personnage. D'où vient-il ? De Gênes ? De Savone ? De Calvi ? Est-il un corsaire catalan ? Un juif portugais ? Nul ne le sait.
Un professeur espagnol va tenter de résoudre cette énigme.
Ce professeur c'est José-Antonio Lorente, directeur du laboratoire d'identification génétique de l'Université de Grenade. Une vaste enquête est lancée à travers l'Europe à ce sujet.
300 porteurs du nom Colon des alentours de Valence, Barcelone et des Baléares, 250 Colombo de la province de Gênes, une vingtaine de Colom et Coulom autour de Perpignan et Toulouse vont fournir un peu de leur salive en vue d'une analyse ADN.
Le but ? Comparer leur chromosome Y avec celui d'un des fils de Christophe Colomb, Hernando, enterré à Séville, dans la cathédrale.
Seul souci par rapport à cette enquête : il y a trois ans, le même homme avait lancé une autre enquête pour déterminer la sépulture de Christophe Colomb. Les résultats ne sont toujours pas parus. La crainte c'est qu'il en soit de même pour celle-ci, qu'elle ne soit qu'un coup médiatique.
Toutefois, cette enquête me paraît intéressante. Une autre manière d'envisager la généalogie en quelque sorte. Sans présumer des résultats, imaginez qu'un des groupes soit apparenté avec Chrsitophe Colomb. Ne restera plus qu'à remonter la généalogie de chacun des porteurs du patronyme pour voir comment ils se rattachent à leur illustre cousin. Un long travail en perspective.
