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Dessiner son arbre généalogique
Par Stéphane Cosson le 12 mai 2006 | (2) Commentaires | Permalink
A Louvain-La Neuve, en Belgique, il existe un centre intéressant : Le Centre de Consultations Spécialisées (CPS). Là exerce Michel Legrand, l'un des plus célèbres praticiens en récit de vie du monde francophone. Son métier : aider les gens à narrer leur histoire.
Avec quelle méthode ?
Michel Legrand utilise le récit de vie dans une démarche de soutien individuel. Raconter son histoire, plusieurs fois parfois, la remodeler dans une version qui convienne au narrateur, qui lui soit supportable, permet de se réapproprier sa vie.
Cela a l'air simple dit comme cela. Cela ne l'est pas du tout. Cela implique de construire un récit qui ne dise que la vérité, qui soit rigoureusement exact. Comment la personne s'articule-t-elle avec l'histoire de sa famille ? Quelle est la place qu'il y tient ? Comment son histoire familiale a une influence sur lui ?
Michel Legrand propose de dessiner un arbre généalogique. Comme la personne en a envie. Voir toutes les ramifications qui nous lient à nos ancêtres. Comment ils nous guident. Je crois que le généalogiste ne le devient jamais par hasard.
Cela permet de savoir où est sa place. Souvent, je me suis rendu compte que le généalogiste devient un pivot de la mémoire familiale. Petite anecdote personnelle : Quand il y a un enterrement dans la famille, ou un mariage, souvent un membre de la famille vient me voir et me dit : "Mais lui c'est qui ? Comment on est parent ?". Il sait qu'avec moi il aura la réponse.
La généalogie c'est reconstituer l'histoire familiale. On privilégie toujours une lignée sur les autres. S'interroger sur son parcours de vie permet parfois de savoir pourquoi cette lignée-là au détriment des autres. Quelle est son influence ?
Personnellement, cela m'a pris 12 ans pour construire ce parcours. Même si ce n'était pas avec la méthode de Michel Legrand. 12 ans en parallèle des recherches généalogiques que je menais. Qui est prêt à y consacrer autant de temps ?
Le cahier de prospective
Par Stéphane Cosson le 11 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Dans le numéro du mois de mai du magazine "L'Entreprise", Philippe Cahen, conseil en prospective, présente la méthode du cahier de prospective.
Après l'avoir lue, j'ai décidé de vous la présenter car, effectivement, elle ne peut présenter que des avantages pour être plus créatif.
La prospective se construit par petites touches. Chaque fait a son importance, nous dit-il. Ouvrir un cahier de prospective, c'est toujours avoir sous la main de quoi écrire. Quel que soit le moment de la journée. Et ce en fonction des idées suggérées par l'actualité, les films, les livres, les conférences...
Ecrire, cela permet de ne pas oublier. Ecrire, cela permet de pouvoir se relire. Cela n'a l'air de rien, mais c'est toujours utile. Le temps a passé entre le moment de l'écriture et celui de la lecture. Il a fait son chemin. L'idée notée à la va-vite a continué de mûrir. En relisant, des liens peuvent parfois se faire plus rapidement.
Ainsi se met en place la créativité. J'ai comme ça quelques idées, informelles, pour ouvrir la généalogie. Je me note les possibilités de partenariat. C'est grâce à cela que je suis allé voir des partenaires (qu'il me faut rappeler pour certains pour voir où ils en sont de mes demandes de devis pour développer un nouveau produit que je veux lancer pour Généalogia au mois de décembre).
Bref, cela me semble une excellente idée, si l'on veut bien sortir du carcan des idées toutes faites.
Projet de loi sur les successions
Par Stéphane Cosson le 10 mai 2006 | (5) Commentaires | Permalink
Quelques nouvelles concernant ce projet de loi, avant qu'il ne passe au Sénat.
Même si je ne suis pas directement intéressé, en tant que généalogiste familial, il me semble important de me préoccuper de ce qui passe pour mes confrères successoraux.
En utilisant bien sûr les ciseaux d'Anastasie bien connus pour éviter de froisser les susceptibilités de tout un chacun.
L'ensemble des amendements sénatoriaux au projet de loi sur la réforme des successions et libéralités sera mis en ligne sur le site Internet du Sénat le 15 mai prochain et le texte passera au vote des sénateurs les 16 et 17 mai.
Attendons le vote mais il semblerait que, pour tous les généalogistes successoraux, cela soit une bonne nouvelle.
En effet, des bruits de couloir laissent penser que la loi pourrait être modifiée en faveur des généalogistes successoraux, en fonction des actions qu'ils ont pu mener dans le cadre de l'Union auprès des ministères.
Il semblerait que la succession pourait ne plus être ouverte seulement par l'héritier ou le notaire, comme cela était prévu au départ et voté par l'Assemblée Nationale, mais par toute personne ayant un intérêt légitime à l'identification des héritiers.
De même, comme le demandaient mes collègues successoraux, les successions vacantes et déshérentes serait une notion plus étendue.
Mais je le dis une fois encore : attendons le vote.
Génographic
Par Stéphane Cosson le 9 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Lu dans le journal Le Monde du 5 avril 2006 un article dont voici un extrait :
Dans le Nouvel Observateur, le journaliste ne donnait pas le nom du programme. Par contre, il donnait des exemples très concrets.
De mémoire (cela resterait à vérifier), les généticiens ont réussi à démontrer que 16 millions d'Asiatiques descendent de Gengis Khan, que de nombreux Irlandais descendent aussi d'un roi du IVe ou Ve siècle (et le journaliste donnait très précisément les noms de famille irlandais).
J'ai trouvé cela très impressionnant. Autre exemple, le journaliste parlait de 4 Eve juives qui auraient donnépour descendants une bonne partie du peuple du même nom.
Il me semble que, en tant que généalogistes, cela vaudrait le coup que l'on se mette sur les rangs. Reste à savoir comment et auprès de qui s'adresser.
Une insertion professionnelle durable
Par Stéphane Cosson le 8 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Une fois de plus, je me pose des questions par rapport à la réponse que j'ai eue de la part du directeur de l'ANPE. Elle m'interroge énormément.
Et...Comment dire ? Je crois que ces questions que je me pose peuvent servir aussi à une personne qui souhaite se mettre à son compte. Dans les deux cas, il s'agit de création d'emploi.
Comparons les deux.
Quand j'ai voulu me mettre à mon compte, les partenaires qui m'entouraient m'ont demandé de réfléchir à ce que je voulais mettre en place. Ils m'ont demandé une étude de marché comprenant les points suivants :
- présentation du projet et du créateur
- produits et prestations proposées : description des produits, tarifications, avantages concurrentiels.
- le marché et son environnement : description du secteur d'activité, étude d'implantation, clientèle, concurrence, prescripteurs.
- stratégie et moyens engagés : stratégie retenue, progression de la clientèle, chantiers en cours de négociation, auto-évaluation des compétences entrepeneuriales, actions commerciales, investissements matériels et moyens humains.
Tout ceci bien évidemment chiffré le mieux possible. C'est à partir de ces données qu'ils ont pu me conseiller et me donner leur feu vert pour m'installer sans que cela soit trop "casse-gueule".
C'est aussi à partir de ces données, ré-actualisées, que j'ai pu embaucher et fixer la durée du contrat de travail dans un premier temps.
Quand j'ai demandé le renouvellement du contrat, je m'attendais à ce que l'ANPE demande des données chiffrées, objectives, qui pourraient permettre de prendre une décision économiquement motivée. Ce ne fut pas le cas.
Le seul point qui intéressait le directeur de l'ANPE a été le suivant : s'agit-il d'un CDI à temps plein ? Oui, on aide et on renouvelle. Non, on n'aide pas et on ne renouvelle pas.
Signer un contrat, ce n'est pas le plus important à mon avis. Savoir ce qu'il y a derrière, comment l'employeur va se débrouiller pour remplir ce temps de travail qu'il signe, me paraît plus important. A partir de données prévisionnelles, objectives, réalistes, établies en fonction du secteur économique, leur décision aurait pu être mieux motivée.
En y réfléchissant, je suis quand même stupéfait qu'à aucun moment, alors que je l'ai proposé chaque fois que j'avais un agent ANPE au téléphone, personne de l'ANPE ne soit venu discuter en face à face, concrètement, avec moi. J'ai aussi proposé de leur transmettre les projets que je suis en train de mettre en place. Toujours pour qu'ils aient des éléments objectifs. Cela ne les a jamais intéressé.
Je trouve quand même étonnant ce décalage. Pour moi, il est incompréhensible. Alors que la démarche est la même. Que ce soit quand je me suis mis à mon compte, ou quand j'ai embauché, c'est la réalité économique qui m'a fait franchir le pas et pouvait permettre une insertion professionnelle durable.
Signer un CDI temps plein n'est aucunément une garantie d'insertion professionnelle durable. Tout mettre en place pour trouver du travail l'est, à mes yeux, beaucoup plus.
La prospection passive
Par Stéphane Cosson le 7 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Personnellement, une fois encore, j'ai choisi de me démarquer de mes collègues. Plutôt que de mettre de la publicité dans les revues spécialisées, j'ai opté pour la prospection passive.
De quoi s'agit-il ?
La prospection active, c'est décrocher son téléphone et appeler d'éventuels clients. C'est aussi envoyer des mailings pour essayer de décrocher de nouveaux clients.
Les deux me semblent assez peu adaptés au domaine de la généalogie. Appeler qui ? Des numéros au hasard, en espérant qu'il y en aura un d'intéressé ? De même, écrire à qui ? Prendre les premières lettres de l'alphabet sur plusieurs communes ? Quel intérêt du point de vue généalogique ? Personnellement, je n'en vois pas.
Alors, je me sers de mon site-vitrine et des outils de référencement sur le net. Je vous ai déjà parlé des listes-éclairs, ces index patronymiques. Je crois de plus en plus en leur utilité. Pour attirer le client, je mets sur le net ma liste-éclair en référençant chaque nom de famille. Ainsi, si quelqu'un tape un de ces noms sur un moteur de recherche, il peut venir vers mon site, voir ce que j'ai déjà fait et, peut-être, me passer commande. Dans ces cas-là, comme il s'agit de recherches déjà effectuées, je les fais payer à un coût moindre.
Actuellement, je suis en train de fusionner, avec son accord bien sûr, ma liste et celles de mon ancien salarié. Au bout du compte, je crois qu'il me faudra créer un nouveau site spécifique à cela. Je verrais avec ma webmestre. Le but est bien sûr de pouvoir enclencher des commandes qui me permettront par là-même de le réembaucher. Il l'a bien compris ainsi.
Les mariages d'enfants
Par Stéphane Cosson le 6 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Au cours de mes recherches généalogiques, je me suis rendu compte qu'une petite minorité des mariés étaient très jeunes au moment de leurs noces.
Au fur et à mesure de leur découverte, ils m'ont interrogé : pourquoi ces mariages précoces ? Quelles pouvaient être leurs raisons ?
Benoît Garnot a écrit que, pendant longtemps, les historiens ont cru que les Français d'Ancien Régime se mariaient précocément. Ils se basaient pour cela sur les mariages aristocratiques et royaux.
En fait, globalement, le mariage est tardif au XVIIIe siècle : 27-28 ans pour les hommes, 25-26 ans pour les femmes. Plusieurs explications sont possibles : volonté de diminuer le nombre d'enfants, impossibilité d'accéder au mariage sans avoir préalablement succédé aux parents.
En cela, le modèle occidental est exceptionnel puisque, partout ailleurs dans le monde, ce sont plutôt des adolescents qui se marient.
Tout d'abord, une précision : tous les mariages que j'ai pu trouvés au cours de mes recherches ont eu lieu alors que les fiancées ont entre 10 et 17 ans.
Pourquoi donc ces mariages ? Peut-être est-ce en lien avec l'héritage ?J'ai étudié les contrats de mariage des couples dont j'étais sûr de l'âge des fiancés au mariage. Dans tous les cas, ce lien avec l'héritage a été possible.
Dans tous les cas aussi, vu l'âge de la fiancée, ce sont les parents qui négocient. Pour que le mariage s'accomplisse vraiment, il faut des garanties. La fiancée peut partir vivre, par exemple, avec ou sans ses parents, chez le fiancé. Les parents des deux fiancés peuvent décider d'exploiter des terres en commun.
Ces mariages ne concernent que 3% des unions que j'ai pu récolter jusqu'à présent, pour l'ensemble de mes clients. C'est très peu, d'accord. Mais elles sont toujours étonnantes.
La marque à l'esperluette
Par Stéphane Cosson le 5 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Dans les publicités reçues aujourd'hui, l'une d'elles m'a marqué. Oh, pas à cause du produit qu'elle propose mais pour la manière dont elle le propose.
En voyant cette publicité, je me suis dit que, sans doute, la généalogie était en train de franchir un grand pas.
Il s'agit d'une publicité pour un téléphone mobile. Comme personnellement, je suis réfractaire à ce genre d'instrument, d'habitude je jette ce type de publicité. Aujourd'hui, elle m'a attirée. La marque à l'esperluette présente en effet son nouveau produit par le biais d'un arbre généalogique, plutôt bien ouvragé, plutôt classique.
Dans son slogan publicitaire, il y a trois fois le mot "famille". En outre, elle joue sur le mot "branche" qui est à la fois les branches de l'arbre généalogique succinct que la marque présente et le verbe "brancher".
Curieusement, dans l'arbre généalogique présenté, il manque le grand-père. J'ai vérifié au cas où s'il y avait un rapport avec le nombre de modèles présentés. Ce n'est pas le cas. Il y a plus de modèles que de membres de cette famille. Ce grand-père, est-il mort ? Absent ? Pas intéressé par les produits présentés, pas dans la cible des publicitaires ? En tout cas, cela m'interroge.
En même temps, je trouve intéressant que cette marque est choisi un arbre généalogique. Je me dis que, d'une certaine manière, un pas a été franchi. Je ne peux me l'expliquer complètement. C'est plus du ressenti. Mais je ressens comme une victoire. Si les publicitaires s'y intéressent d'une manière détournée, commencent à la détourner, c'est qu'il existe des possiblités pour la sortir de la recherche pure.
Qu'en pensez-vous ?
Consanguinité et sang
Par Stéphane Cosson le 4 mai 2006 | (2) Commentaires | Permalink
En généalogie, ce que je trouve toujours très pratique ce sont les mariages entre cousins. Si je vais en série G, dans les archives de l'officialité diocésaine, je peux espérer trouver l'enquête de dispense et donc un tableau généalogique.
Mais pourquoi ces mariages consanguins existent-ils ? Une explication peut se trouver par l'approche du sang. Je m'explique.
Dans le mariage consanguin, l'échange se fait dans le groupe familial, un groupe forcément restreint.
S'épouser entre soi, c'est être quasiment certain du pouvoir économique et symbolique que possède l'autre. Cela réduit au maximum l'incertitude. C'est créer une sécurité qui n'existe pas, qui ne peut pas exister avec l'étranger.
Se marier entre soi implique peut-être aussi le refus d'une autre image. Le cousin nous renvoie notre propre image, met en place un effet de miroir. Mais ce cousin est-il intéressant parce qu'identique ?
Le mariage consanguin a peut- être une raison idéologique qui serait la préservation d'un patrimoine familial et symbolique transmis par le sang. D'après Pascale Gleize, le sang a la propriété de véhiculer des caractères prédéterminés, de les transmettre d'une génération à l'autre et de les distribuer variablement. Un mariage entre cousins affaiblit le sang, le sang deviendrait souillé, impur pour les descendants des cousins.
Mais mélanger deux sangs, n'est-ce pas aussi affaiblir la pureté de son sang ? Le sang du parent est connu, pas celui de l'étranger. Epouser un non-parent pourrait abâtardir le sang, dilapider le capital biologique. On est alors assez proche du mythe du sang bleu.
En outre, selon l'ordonnance royale de 1484, renouvelée en 1583, il faut trois générations pour que les descendants d'un roturier annobli puissent prétendre à la noblesse de race. Trois générations pour que, par une subtile alchimie, la qualité du sang soit épuré, pour que la grandeur et le caractère particulier de la personnalité noble soient transmis. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les alliances consanguines avec les cousins issus de germains ne sont pas désapprouvées, pourquoi elles sont recherchées. Si trois générations suffisent pour épurer le sang, alors ces unions ne posent plus le risque d'apparition de tare nouvelle.
Mais tout cela devrait être prouvé et ce n'est pas une mince affaire.
Comment embaucher un salarié (4e partie) ?
Par Stéphane Cosson le 3 mai 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Un de mes collègues m'a reproché que j'étais (à son goût) trop préoccupé par mon rôle d'employeur. il me semble que, pourtant, c'est important surtout si l'on veut se faire reconnaître comme de véritables professionnels et non comme des "amateurs-professionnels".
Suite donc de mes aventures concernant la poursuite du contrat de mon salarié. Depuis quelques jours en effet cela bouge.
Suite à la réponse du directeur de l'ANPE, je ne me suis pas démonté.
J'ai d'abord écrit à Monsieur Jean-Louis Borloo lui-même. Son chef de cabinet vient de me répondre : le courrier a été transmis au Préfet du Tarn qui va étudier attentivement la situation et qui me donnera une réponse.
J'ai répondu aussi au directeur de l'ANPE. En voici quelques extraits :
J’ai bien intégré que les renouvellements de CIE sont exceptionnels, soumis à des éléments forts garantissant une insertion professionnelle durable, ainsi qu’aux orientations du service public de l’emploi fixant le volume des aides mobilisables.
J’ai bien intégré aussi qu’en ce qui concerne la convention CIE liée au contrat de travail de Monsieur CF, vous n’accepterez le renouvellement de celle-ci qu’à la condition d’un contrat CDI temps plein avec une durée maximale d’aide restante de votre part de 4 mois (7 mois d’aide lors du premier contrat ôtés de 11 mois d’aide totale).
Rédiger un contrat CDI à Monsieur CF, personnellement, ne me gêne pas. Le lui rédiger actuellement pour un temps plein m’est absolument impossible. Un temps plein signifie que mon CA HT doit être doublé pour pouvoir le payer. La seule chose à laquelle je peux m’engager avec lui, et j’ai été très clair sur ce point qu’il a parfaitement compris, c’est de pouvoir l’embaucher d’abord à mi-temps dans le cadre d’un contrat aidé. Puis, au fur et à mesure que le CA HT augmentera, ses heures de travail suivront (mais l’aide versée par le CNASEA restera identique à celle fixée lors de la signature de la convention). Ce fait-là est réaliste dans le cadre de mon marché économique.
En attendant, je lui ai donc rédigé sa feuille jaune ASSEDIC pour qu’il puisse se ré-inscrire comme demandeur d’emploi.
Je vous pose la question : quelle était la meilleure solution d’insertion professionnelle durable pour Monsieur CF ? Voir son contrat prolongé avec une garantie d’augmenter les heures au fur et à mesure du développement de l’activité économique ou un retour vers le chômage ?
En outre, cette mise au chômage ne convient ni à lui ni à moi. Je ne sais en effet comment je vais caser dans mon emploi du temps déjà fort chargé (12 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, ce qui est un rythme normal pour un jeune entrepreneur installé depuis novembre 2003), les 86 heures qu’il effectuait pour moi. Votre volonté de ne signer qu’un CDI temps plein, à l’exclusion de toute autre solution, désorganise donc mon entreprise et va m’entraîner des coûts supplémentaires lors de mes déplacements professionnels.
Attendons d'avoir les réponses.
