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Choisir son secteur géographique
Par Stéphane Cosson le 27 juin 2006
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Mes différents dialogues avec un futur coach m'ont fait comprendre une chose. Notamment dans le cadre de son étude de marché. Ce qui me paraît important,c'est de bien choisir son secteur géographique.
Actuellement, il me semble que c'est un peu la jungle entre les personnes installées. Mëme si des secteurs géographiques ont été choisis, les frontières sont un peu floues. Et pourtant ...
Dans sa publicité, chaque généalogiste se présente sous un secteur géographique. Il me semble qu'ainsi cela peut rassurer le client : "Mes ancêtres sont là, il y a un professionnel spécialiste du secteur, pourquoi ne pas lui confier mes recherches ?". Le message me paraît alors clair.
Sauf que si le généalogiste part faire des recherches ailleurs que là où il fait de la publicité, il me semble qu'il rend flou son message publicitaire. "Il dit qu'il est spécialiste de ce secteur et il part faire des recherches sur un endroit pour lequel il ne dit rien. Est-il vraiment spécialiste ? N'est-ce pas de la publicité mensongère ? Peut-on lui faire confiance ?" Personnellement, je trouve cela dommage. Ou alors il vaut mieux ne rien dire. Ainsi le client potentiel peut penser que le généalogiste est spécialiste sur la France entière.
En même temps, il me semble qu'il rend flou aussi les messages que sa chambre peut faire passer pour lui. Et cela me paraît plus dangereux à terme. La masse des généalogistes appartenant à la même chambre peût être assimilé à ce flou. Je suis peut-être pessimiste pour une fois mais cela me semble très dangereux. Comme si, d'une certaine manière, le professionnalisme était biaisé.
Personnellement, depuis six ans que j'exerce, volontairement, alors que des clients potentiels me proposaient d'aller ailleurs que sur le secteur géographique sur lequel je me spécialise, j'ai toujuors refusé et je les ai renvoyé vers des collègues.
Je ne sais si je suis parfaitement clair. A vous de me le dire. En tout cas, cela me paraît primordial.
Commentaires
Rédigé par: Franck | 28 juin 06 06:50:24
Bonjour,
Je réagis à votre commentaire qui me semble plus complexe qu'il n'y parait.
S'il est vrai que de par la déontologie de votre profession, vous devriez respecter le secteur géographique de vos recherches, il est aussi un fait que la recherche généalogique que vous effectuez pour vos clients est basée sur un contrat et aussi et surtout sur la confiance.
Je m'explique, de part mon expérience de l'utilisation d'un généalogiste professionnel, si j'avais appliqué ce que vous décrivez dans votre texte ci-dessus, je me serais trouvé obligé pour mes recherches personnelles d'avoir recours à plusieurs généalogistes pour couvrir l'étendue de cette quête à mes ancêtres. Nos anciens avaient parfois la bougeotte. Sachant que chaque généalogiste est un "artisan indépendant", je me serais trouvé confronté à une multitude de tarifications, à une qualité de travail dont je n'aurais peut-être pas été satisfait car dans l'artisanat comme dans toutes professions, il y a des bons et des mauvais d'ou la confiance avec le professionnel, du respect du contrat et de la parole donnée.
J'ai eu peut-être de la chance, j'ai eu recours à un professionnel compétant, qui à respecté le contrat passé entre-nous et qui m'a aussi aidé à diriger mes propres recherches sans frais.
Cordialement
Franck
Rédigé par: Olivier | 28 juin 06 09:42:44
Bonjour Stéphane,
Je te remercie pour ton compliment, il me va droit au coeur.
OLivier
Rédigé par: Olivier | 28 juin 06 09:50:41
Bonjour Franck,
Si j'ai bien compris, pour la recherche de vos ancêtres, vous avez fait appel à un généalogiste. Qu'est-ce qui a déclanché ce besoin ?
Ensuite vous avez dit que vos ancêtres étaient des "nomades" et que votre généalogiste a dû poursuivre ses recherche dans d'autres départements, vous a-t'il facturé cette prestation supplémentaire ? vous a-t'il facturé ses déplacements ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 28 juin 06 18:53:57
Bonjour Franck,
Personnellement, ce que je fais dans le cas d'ancêtres nomades et qui se déplacent en dehors de mon secteur d'intervention, je sous-traite à mes confrères, membres de la même chambre que moi ou pas. Je préviens toujours mon client qui garde ainsi un seul interlocuteur, celui avec qui il a établi la confiance.
Personnellement, cela m'évite des frais de déplacement et je refacture au client le montant TTC que m'a facturé mon collègue et qui devient mon montant HT. Ce n'est pas pour prendre de la marge mais simplement parce que certains de mes collègues facturent sans TVA, d'autres avec. Quand ils facturent sans TVA, c'est une manière pour moi de la récupérer.
Mais je le dis, je préviens toujours mon client et je lui demande son accord écrit afin qu'il n'y ait pas de souci.
De même, quand je passe le contrat de sous-traitance avec mon collègue, je lui demande impérativement de respecter le contrat et les desiderata de mon client. Ce qui fait que parfois il travaille différemment de ce dont il a l'habitude.
Cordialement
Stéphane Cosson
Rédigé par: Olivier | 28 juin 06 20:31:25
Bonsoir Stéphane,
Ton dernier post m'interroge sur le secteur géographique : quel est la pratique, l'usage de la profession ? En quoi est-ce important pour toi de respecter les secteurs géographiques ?
Depuis quelques posts que je lis, je vois que "la chambre" a de l'importance pour toi.
Comment fonctionne une chambre de généalogistes ? sur le plan de la déontologie, des règles, des secteurs géographiques ? pratique-t'elle des arbitrages entre généalogistes et/ou entre clients vs généalogistes ? quelles sont ses spécificités ? Combien y-at'il de chambres en France ?
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
http://lejournaldeborddunfuturcoach.blogspot.com/
Rédigé par: Stéphane Cosson | 28 juin 06 23:20:38
Bonsoir Olivier,
Je vais répondre à l'envers si tu le permets. Une chambre permet de fédérer des généalogistes professionnels, de s'unir, d'être reconnus plus facilement, de s'entraider aussi. Bien évidemment, elle édicte des règles de déontologie et répond aux questions des clients. De même, elle arbitre les conflits internes.
Pour simplifier, il y a deux chambres de généalogistes familiaux. J'ai écrit à ce propos une note sur l'USGP : l'Union des Syndicats de Généalogistes Professionnels.
Personnellement, depuis 2004 j'appartiens à la Chambre des Généalogistes Professionnels. En 2005 j'ai été élu membre du Conseil d'Administration et en 2006 vice-président familial.
Dans le cadre de ses actions, la CGP fait de la publicité pour ses membres familiaux dans les revues de généalogie paraissant en kiosque. L'option qu'a choisie la CGP est de présenter ses publicités par secteur géographique :" vous cherchez des gens qui travaillent sur le Nord de la France ? Voici la liste de ceux qui appartiennent à la CGP !" Tel est le message qu'elle fait passer.
A ma connaissance, l'autre chambre des familiaux ne fait pas du tout de publicité pour ses membres.
Le fait que la CGP fasse cette publicité de cette manière me paraît important. Si je ne resepcte pas le secteur géographique que j'ai choisi et pour lequel la CGP fait de la publicité pour moi, d'une certaine manière je ne respecte pas les efforts financiers que la Chambre a investi pour moi, ni ce qu'elle présente à ma place. Dans ce cas-là, dans cet irrespect, autant être solitaire. Voilà pourquoi cela me paraît important. Il y a une sorte de contrat moral qui a été signé entre mon syndicat professionnel et moi.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Franck | 29 juin 06 12:54:41
Bonjour Olivier et Mr Cosson,
J'ai commencé comme tout un chacun par faire mes recherches familiales par moi-même, ce travail m'a permis de découvrir d'ou était issus mon patronyme. Un jour je suis parti sur un délire, pourquoi pas faire une recherche généalogique mondiale de mon patronyme car j'avais trouvé lors de mes recherches des possibilités vers d'autres pays (la nouvelle-zélande entre-autres) et d'autres régions françaises. Chaques nouvelles recherches me ramenaient vers le berceau et je devais repartir en chasse dans le département d'origine. Le travail a fournir étant assez colossal, je ne pouvais pas continuer mes recherches seul, personne dans ma famille n'ayant le virus. Très vite, j'ai compris que je n'avais peu de possibilités devant moi, soit :
1 - abandonner cette recherche mondiale et me priver d'histoires très interressantes
2 - ou je continuais seul, et vu mon activité professionnelle, les recherches n'avançaient pas beaucoup et je serais sur ma soif.
3 - utiliser de l'aide extérieure, un généalogiste professionnel ou autres.
J'ai choisi cette dernière option, un professionnel déclaré, n'appartenant à aucunes chambres. J'ai demandé des devis à environ un vingtaine de personnes et j'ai choisi, celui qui m'a apporté les meilleures prestations d'après un cahier des charges que je m'étais concocté et que nous avons adapté ensemble pour que nous soyons gagnant-gagnant. Nous avons travaillé ensemble deux ans en confiance totale sur la France, jusqu'à que malheureusement la vie m'apporte des déboires financiers qui ne lui sont pas du, je vous rassure.
Ses défraiements : un prix à l'acte (photocopie, photo comprises), un prix du km, un prix hotelier (chambre, repas) + frais annexes. Un coût certain, interessant pour moi vu la quantité de documents rapportés et pour lui cela lui a permis de conforter sa clientèle, car le type de recherche demandée par moi, lui à enrichi considérablement sa base de données. C'est pour cela que j'ai dit partenariat gagnant-gagnant, entre lui et moi.
Si la vie, me donnait un peu plus d'espèces sonnantes et trébuchantes, je renouvellerais cette expérience, qui à été très enrichissante, avec lui sans problèmes. Il m'a beaucoup appris et me donne de l'aide, quand il voit que je patauge, gracieusement.
Ce n'est pas une expérience à portée de toutes les bourses, c'est sûr, j'ai pu le faire tant mieux, j'y ai laissé des plumes car je me suis fais bouffer par une passion. Des regrets, j'en ai comme tous le monde, mais ce que ce professonnel m'a apporté, jamais, ni la connaissance de mes ancêtres et de leurs histoires.
C'est très sympa de se découvrir des cousins (très éloignés) de l'autre côté du monde, même s'ils ne parlent pas la même lanque que vous.
Une pensée à méditer d'un membre de ma famille décédé :
"Toi, tu ne t'interresses qu'aux morts ! " - Ma réponse a été celle ci : " Oui, mais ça me fait retrouver des vivants"
Cordialité
Franck
Rédigé par: Stéphane Cosson | 29 juin 06 18:17:33
Bonsoir Franck,
Merci pour ce témoignage tout d'abord qui, effectivement, n'est pas à portée de toutes les bourses. Pour réaliser un tel travail, je suppose que vous avez un nom peu répandu et / ou très spécifique. Je vois mal faire ce travail sur un nom très courant.
Personnellement, c'est ce que j'essaie de faire à un moindre niveau sur deux noms de famille : Bourbon et Lautrec. Au départ, il s'agit de deux noms qui sont soit dans mon ascendance soit dans celles de mes clients. Pareillement, en tout cas pour le nom Lautrec, tout converge vers la souche noble. Je commence à trouver la même chose pour le nom Bourbon du moins pour quelques branches que j'ai plus étudiées.
Travailler ainsi gagnant-gagnant, personnellement me convient tout à fait surtout si un cahier des charges a été établi au préalable. Ce cahier des charges n'empêche pas la sous-traitance, bien au contraire. Seriez-vous disposé à m'en envoyer un exemplaire, par simple curiosité ? Je crois que cela peut être intéressant de s'en inspirer, si cela ne vous dérange pas bien sûr.
Pour ce qui est du paiement de mon confrère, pour moi, il n'y a rien d'anormal. Je suppose qu'il a dû être en plus ravi d'avoir un client tel que vous qui lui fournissait quand même du travail sûr pendant ces deux années de votre collaboration. Il y a quelques clients comme cela : des clients en or selon moi. Je comprends qu'il vous chouchoute, je fais pareil avec les rares clients que j'ai ainsi.
Merci encore pour votre témoignage.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Franck | 29 juin 06 23:11:56
Bonsoir Mr Cosson,
Merci pour votre réponse. Non, mon patronyme est banal, il existe une centaine de porteur sur la France au dire du minitel. J'ai eu quelques ancêtres qui sont sortis du rang, c'est tout (un maire guillotiné, un écrivain, une lignée néo-zélandaise jusqu'à ce jour,dont le couple initial est parti de Rochefort comme immigrant pour essayer de gagner une vie meilleure et quelques marins de la navale). Tout le monde peut trouver cela dans sa famille et aussi beaucoup de célébrités. Cela depend de ce que l'on recherche pour sa généalogie, il y a plusieurs façons de concevoir sa généalogie. Ma généalogie a atteint cet ampleur surtout par inconscience et aussi parce que mes moyens qui n'étaient pas si conséquent que cela, me le permettaient en ce temps là. Je n'ai malheureusement plus ce cahier des charges qui tenait sur quelques feuilles, il est disparu dans la tourmente. C'est très facile d'en constituer un, il faut savoir très précisement ce que l'on recherche, ou le rechercher, comment gérer cette recherche, quel moyen mettre pour cette recherche en humain et en financier, fixer un calendrier. C'est le même principe que la gestion de votre cabinet, mais adapté à la généalogie et surtout trouver celui qui va vous aider, à qui on va faire confiance. C'est certain que l'on peut sous-traiter, moi j'avais un seul interlocuteur donc facilité d'échanges d'ou rapidité. Bien sûr qu'il y a gagné, mais de par la quantité de travail que je lui apportais, il pouvait continuer à travailler pour ses autres clients, en même temps, qui avaient à faire des recherches dans le même secteur et il se dotait d'un fichier conséquant pour ses futurs clients. Il a débuté dans la profession avec moi, j'ai bénéficié de tarifs préférentiels, nous y avons gagné tous les deux. C'est quelqu'un de sérieux et il a un associé depuis quelques années, je vous souhaite une pareille réussite
Avant de faire le choix du professionnel, j'ai même envisagé d'embaucher pour deux ans un chômeur de mes amis à qui il manquait deux années pour sa retraite avec deux autres amis, ce qui m'aurait certainement permis encore plus de souplesse. Devant la complexité des démarches, papiers, etc.., on a vite cessé d'y croire. Je m'aperçois que plus de quinze ans après, c'est toujours la même galère
Cordialité
Franck
Rédigé par: Stéphane Cosson | 30 juin 06 19:11:22
Bonsoir Franck,
Merci pour votre complément de réponse. Une centaine de personnes portant votre patronyme, ce n'est pas si important que cela. C'est ce qui vous a permis d'envisager cette démarche. Vous auriez porté un nom très courant, comme Martin par exemple, où des milliers de personnes existent, votre démarche aurait été beaucoup plus difficile, croyez-moi.
Merci aussi pour vos encouragements; Je crois les doigts pour que ce que je veux mettre en place puisse se faire. Effectivement sinon avec l'ANPE c'est vraiment galère.
Cordialement,
Stéphane Cosson
