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Comment embaucher un salarié (8e partie) ?
Par Stéphane Cosson le 14 juin 2006
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(36) Commentaires | Permalink
Ce matin, j'ai rencontré le directeur de la Boutique de Gestion. Je lui ai raconté mes déboires avec l'ANPE. Ce qui l'a fait bondir.
Reste maintenant à trouver la solution à mon problème. Et visiblement, cela ne va pas être une sinécure.
En effet, selon lui, je ne dégage pas suffisamment de chiffre d'affaires pour me permettre d'embaucher dans le cadre du salariat classique, sans aide de l'Etat. Le faire, comme me l'exigeait l'ANPE, serait le meilleur moyen de me mettre en faillite.
Il faut donc trouver d'autres solutions. Il n'en voit que deux :
- Mon ancien salarié s'immatricule en tant que travailleur non salarié et je lui sous-traite mon surplus de travail.
- Nous nous associons dans le cadre d'une société. Oui, certes... mais laquelle ? Comment valoriser mes six années d'expérience en tant qu'indépendant ayant monté ma propre affaire ? Quel est le prix de mon entreprise individuelle ?
Bref, j'en suis ressorti avec plus de questions que de réponses. Deux certitudes toutefois. Ou plutôt deux questions auxquelles il va falloir vite répondre. Mon ancien salarié est-il prêt moralement pour l'aventure du travailleur indépendant ? En a-t-il la mentalité ?
Il va falloir ensuite, si la réponse à ces questions est positive, prendre rendez-vous avec l'expert-comptable pour monter le dossier sans crainte de se tromper à tous les niveaux car ce n'est pas une mince affaire.
Comme me le disait le directeur de la Boutique de Gestion, le refus de l'ANPE de renouveler la convention CIE me pose un véritable problème.
Il existe bien sûr une autre solution, celle que je suis en train d'appliquer pour le moment. J'utilise le "love work", c'est-à-dire une personne de ma famille à la retraite donc qui a suffisamment de temps libre pour venir m'aider bénévolement, que je forme à la recherche généalogique. Ce qui m'économise des charges et me permet d'avancer plus vite dans mes dossiers. D'autres de mes collègues l'appliquent d'après ce que j'en sais de source sûre.
Commentaires
Rédigé par: Olivier | 17 juin 06 22:10:52
Bonjour Stéphane,
J'ai lu 2 ou 3 article, et j'aime bien ce que tu écris (tu permets que je te tutoie ? moi, je te le permets).
Moi aussi je suis un entrepreneur, je monte mon centre de formation et j'accompagne les futurs (ou déjà) entrepreneurs.
Je viens de terminer ton article, et je me pose une question :"et si tu n'arrives pas à embaucher un salarié, que se passera-t'il ?"
Réponds-moi par mail, ou tu peux me retrouver sur skype (mon pseudo : leoviry).
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 18 juin 06 07:52:29
Bonjour Olivier,
Merci pour le commentaire. Si je n'arrive pas à embaucher un salarié, que se passera-t-il ? C'est une bonne question.
Pour le moment, il n'y a qu'une certitude : hors des contrats aidés, le salariat pour moi ne va pas passer. IL faudrait en effet que mon CA HT augmente mensuellement de 75% pour que l'entreprise soit viable avec un salaire payant 90 h mensuelles. C'est impossible actuellement.
La généalogie, en tant que recherche pure, c'est-à-dire recherche des ancêtres à la place de mes clients, se développe trop lentement, son cycle d'exploitation est trop long pour que cela soit faisable.
C'est pour cela que j'envisage l'association sous une forme ou une autre : SARL ? Société Civile de Moyens ? Société Civile Professionnelle ? Contrat de collaborateur libéral ? Je ne le sais pas encore. Mon ancien salarié semble en tout cas intéressé. Cela risque de se concrétiser peut-être pendant l'été.
Une autre solution est de rechercher aussi à côté des produits qui puissent rapporter plus que la recherche pure : du merchandising en quelque sorte ou des produits dérivés. Je recherche à ce propos des partenaires car ce n'est pas les idées qui me manquent mais le temps pour les développer totalement. Ce sont en effet des idées innovantes. Je sais que je veux entrer dans des marchés qui pour le moment, dans mon domaine, ne sont investis par personne. Plusieurs idées sont en cours de concrétisation. Pour certaines, je suis en train de monter des dossiers financiers qui me permettront de les finaliser.
Dans mon courrier à l'ANPE demandant le renouvellement de la convention, j'avais parlé de ces projets (en donnant juste leur nombre mais pas forcément de quoi il s'agissait). Il s'agit de projets, donc de recherche et de développement, qui ne rapportent pas encore. Le directeur de l'agence locale de l'ANPE a compris qu'ils étaient déjà rentables alors qu'ils ne sont pas encore commercialisés.
Bref, pour le moment, il y a beaucoup plus de questions que de réponses. Mais c'est ce qui fait aussi le charme de l'entrepreneur : arriver à relever des défis.
Rédigé par: Olivier | 18 juin 06 20:01:38
Bonjour Stéphane,
J'ai lu attentivement ta réponse et je vois que tu es très au fait des aides possibles à l'embauche et plein de projets, c'est génial, ça veut dire que tu as plein de débouchés et que tu a un avenir riche.
Comme tu le dis, c'est une bonne question, et dis-moi quelles en sont les réponses à cette question : "que se passera-t'il si tu n'arrives pas à embaucher un salarié ?".
Je te comprends quand tu dis que l'un des charmes de l'entrepreneur, c'est de relever des défis, et j'ajouterais, si tu le permets, c'est d'être maître de son avenir ou pour le moins d'être maître de ses choix.
Et de faire le choix de prendre un employé (ou un associé) c'est de répondre à la question : quelle est sa valeur ajoutée pour mes clients ?
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 18 juin 06 20:34:06
Bonsoir Olivier,
Pour répondre à ta question sur la valeur ajoutée d'un associé ou d'un salarié pour mes clients, en partant de mon cas, j'en vois plusieurs.
Tout d'abord, cela peut me permettre de dégager un peu de temps pour mieux répondre à la demande des clients, mieux les "bichonner", être complètement à leur écoute. Donc de travailler en visant la qualité du service, d'améliorer le délai de réponse, de ne pas trop les faire attendre. Quand je vois que certains de mes collègues disent que leur délai de réponse est de six mois minimum, pour moi c'est beaucoup trop long. En six mois, il peut se passer beaucoup d'évènements et entraîner des impayés, des devis annulés pour diverses raisons. Dans le cadre de ma profession, en plus, le bouche-à-oreille est très important et ce sont les clients qui le font.
Dégager du temps permet aussi de mettre en place d'autres projets, toujours dans le but de proposer de nouvelles options aux clients.
Ensuite, mon ancien salarié a fait des recherches de manière bénévole, pendant plusieurs années. Ce que je lui ai proposé, et il en est d'accord, c'est de fusionner nos données. De ce fait, notre offre sera mieux achalandée. Ensemble, nous couvrons presque en totalité le département du Tarn, au moins dans sa partie nord, et nous avons peu de familles en commun. Nous nous complétons donc.
Autre valeur ajoutée : c'est quelqu'un de déjà formé. Pour cela, en tant qu'entrepreneur dans une profession dont aucune formation universitaire n'existe et qui n'est pas réglementée, c'est important. Le choix du collaborateur, quel que soit son statut, n'est pas anodin. J'ai reçu depuis deux ans et demi environ une dizaine de lettres de candidature spontanée. Je les ai toutes lues avec attention, j'ai épluché les CV de même, avant de répondre. Je connaissais mon ancien salarié avant de l'embaucher, je l'avais vu travailler, faire ses recherches. Pour moi, un CV et une lettre de motivation ne sont pas forcément suffisants pour juger de la qualité de la personne. Il faut que la personne soit autonome au moins dans le cadre de la recherche pure, même s'il aura encore des choses à apprendre pour le reste. Cela m'évite du temps de formation et nous répondons mieux aux clients car il a le même langage que moi, les mêmes codes.
Si je n'arrive pas à créer une synergie vers le partenariat, quelle que soit sa forme finale, je sais que la plupart de mes projets vont rester dans les cartons parce que la recherche pure me prendra tout mon temps ou presque (actuellement de 12 à 14 h par jour et ce depuis maintenant 4 ans, sans vacances ou presque, sans week ends ou presque). Je ne suis pas sûr que mon physique va tenir toute une vie professionnelle à ce rythme, ni ma vie personnelle.
Si je n'arrive pas à créer cette synergie, au vu du cycle d'exploitation de mon activité, mon CA aura une progression très lente. Et cela, je n'en ai pas envie. Je fais aussi ce métier pour créer de la richesse, pas seulement mon emploi. Donc je vais partir comme d'habitude, en étant optimiste.
Rédigé par: Olivier | 19 juin 06 13:59:04
Bonjour Stéphane,
Je lis que la personne que tu as choisie comme associé amène une réelle valeur ajoutée à ton service, qui peut se traduire par un gain de temps considérable, donc un point fort par rapport à tes concurrents. Je trouve ça intéressant, et ça m'amène une question, est-ce que tu factures ce plus à tes clients ?
Une autre question si tu le permets, vous avez tous les 2 des besoins pour vivre, je veux dire sur le plan pécunier, quels sont-ils ? et en avez-vous parlé ?
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 19 juin 06 19:38:03
Bonsoir Olivier,
Effectivement, du fait d'avoir cette personne pendant sept mois m'a permis d'augmenter mes tarifs un peu. Cela faisait quatre ans que je ne l'avais pas fait. C'est bien passé auprès de mes clients quand je leur ai expliqué que la personne était au RMI depuis 2 ans et que cela permettrait de la sortir de cet état. IL y avait donc un rôle social à l'augmentation, pas seulement un besoin mercantile.
Pour ce qui est des besoins pécuniaires, le minimum est le SMIC bien sûr. On aimerait, tant lui que moi, gagner plus mais cela nécessite de mener à terme mes projets. Ce sera donc pour un futur, plus ou moins proche.
Rédigé par: Olivier | 19 juin 06 23:08:28
Bonsoir Stéphane,
Je ne comprends pas trop ta réponse, un peu, c'est combien ?
Je suis peut-être un peu trop comptable, mais si une mission de recherche généalogique dure en moyenne 6 mois, et qu'avec ton collègue la mission ne dure que 3 mois, le prix doit rester le même de manière à ce que vous soyez tous les 2 rémunérés.
Une question me vient tout naturellement : Comment factures-tu tes clients ? et qui sont-ils ?
Dans le comment, il y a combien, quels intitulés, à quelle fréquence ...
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 20 juin 06 10:03:02
Bonjour Olivier,
Pour répondre à ta question, j'ai augmenté de 10% les tarifs. C'est-à-dire que je suis passé de 23 € TTC l'heure à 25 € TTC. Certains de mes collègues font cette augmentation tous les ans. D'où cette notion de "un peu".
Je pars personnellement du principe qu'il vaut mieux appliquer des tarifs low cost. Si je suis trop cher, les clients refusent la prestation.
Pour ce qui est de la facturation, je demande toujours à mes clients combien ils sont prêts à y mettre mensuellement. Quel est le budget qu'ils ont prévu ? En effet, je pars du principe que ce n'est pas la peine de leur faire des factures qu'ils ne pourront pas payer. Cela m'évite ainsi d'avoir des impayés.
Une généalogie coûte en moyenne 2500 € TTC. De ce fait, en fonction du budget qu'ils ont prévu, je leur fais une facture mensuelle en rapport avec leur budget et avec leur demande. Si nécessaire, je rédige un devis préalable en deux exemplaires, qu'ils me signent et dont je garde un exemplaire, souvent pour les sommes importantes ou les recherches qui vont prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Je demande alors un acompte de 25% à la commande.
En moyenne, j'ai une quinzaine de factures mensuelles en tant qu'indépendant solitaire. Que je sois seul ou que nous soyons deux, l'essentiel pour moi est de m'adapter au client. J'ai un client ainsi qui me fait faire des recherches depuis 4 ans, payées mensuellement.
Du point de vue des intitulés, je mets toujours en premier "Recherches généalogiques" puis je développe la recherche que j'ai effectuée.
Mes clients sont pour la plupart des généalogistes amateurs qui rencontrent des difficultés pour avancer seuls leurs recherches : problème d'éloignement des sources, problèmes de lecture, par exemple.
J'espère avoir répondu à tes interrogations.
Rédigé par: Olivier | 20 juin 06 19:22:35
Bonjour Stéphane,
Si tu ne veux pas répondre à une question, tu peux très bien ne pas y répondre. De même, si tu ne veux pas qu'apparaisse ta réponse sur le blog, tu peux me répondre directement via mon adresse mail.
Je me rends compte à la lecture de ta réponse que ma question était définitevemnt imprécise.
En fait, quel est ton chiffre d'affaires annuel (moyen, TTC ou HT, mais précise) ?
Quel est ton salaire actuel, celui que tu aimerais avoir, et celui que tu voudrais proposer à ton futur associé ?
Comment proposes-tu ton offre de service ? est-ce à l'heure ? à la tâche ? au forfait ?...
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 21 juin 06 07:38:05
Bonjour Olivier,
Pas de problèmes en ce qui concerne les questions. Si j'ai fait un blog, c'est bien pour montrer au quotidien quelle est l'activité d'un généalogiste familial, à tous les niveaux. C'est aussi pour que les gens qui veulent s'installer puissent trouver de l'information concrète, puisque les personnes qui normalement donnent des informations sur les métiers (comme l'APCE, l'ANPE, le CIDJ ou autres) ne s'y intéressent pas sous prétexte que nous sommes pas assez nombreux en France.
Pour ce qui est du CA HT, il se situe aux alentours de 25 000 € annuels actuellement. Tout dépend en fait des années, mais il est dans cette tranche.
Mes prestations sont à l'heure (le plus souvent), à l'acte (si la personne me donne des renseignements précis pour cela, et exclusivement sur le Tarn) et aussi au forfait pour certaines prestations. Pour plus de renseignements sur mes différentes prestations, tu peux aller voir mon site : http://www.genealogie-tarn.com
Une question : tu me dis que tu montes un centre de formation et que tu accompagnes de futurs entrepreneurs ou des gens déjà installés. Aurais-tu dans tes clients une personne qui souhaite s'installer en tant que professionnel ou est-ce simplement de la curiosité bien placée au cas où?
Rédigé par: Olivier | 21 juin 06 11:42:18
Bonjour Stéphane,
Je vais répondre à ton post en 2 temps, en effet, je tiens à répondre à ta question avant de vaquer à mon quotidien de coach.
En effet, je suis coach certifié, j'ai entamé cette série de posts avec toi parce que j'aime ce que tu écris et que je suis curieux, que j'aime aider, que j'apprends de tes réponses (le métier est merveilleux pour ça).
De plus, comme tu l'as dis, je monte un centre de formation dans le développement commercial et /ou de son activité d'entrepreneur, et tes réflexions, mes questions me font progresser.
Je reprendrai le clavier en fin de journée pour continuer de partager avec toi.
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 22 juin 06 07:40:19
Bonjour Olivier,
Personnellement, rédiger, répondre aux commentaires me fait aussi progresser dans ma pratique d'entrepreneur. Cela m'éclaircit les idées, me permet de mieux formuler ma pensée, de savoir vers quoi je veux aller plus facilement.
Il me semble que rédiger sur sa pratique est toujours utile, presque nécessaire.
Rédigé par: Olivier | 23 juin 06 08:28:47
Bonjour Stéphane,
J'ai enfin un peu de temps pour continuer notre partage.
Pour ton CA, c'est l'ex-directeur commercial qui te répond : 25'000 €, c'est trop faible pour 2 personnes, il y a les charges à payer et il ne te reste que 13'000 € (à qq€ prêt). Pour t'associer, il faut que ton partenaire dégage, lui-même, son activité, donc son salaire. Penses-tu que ce soit possible ?
Je suis allé voir ton site, donc tes tarifs, et je ne vois pas de ligne tarifaire permettant de facturer le travail d'un assistant. Qu'en penses-tu ?
J'ai lu ton post sur la notoriété, et je trouve qu'il est très vrai. Ceci dit, si je comprends bien, tu pratique la généalogie familiale, qu'est-ce qui t'empêches de pratiquer en parallèle la généalogie successoral ? et avec un associé ?
Sur ton site, j'ai lu que tu faisais 2 formations par an, est-ce que tu prends du plaisir quand tu les dispenses ? Ne serait-ce pas un gisement d'activité ?
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 23 juin 06 20:22:03
Bonsoir Olivier,
Pour répondre à tes questions, tout d'abord, le but de l'association c'est que chacun dégage son salaire, pas que deux vivent sur ce que je peux dégager. Au départ, je veux bien lui sous-traiter des clients que je ne peux pour le moment entièrement traiter par manque de temps. Il me semble qu'il est plus intéressant que nous soyons lui et moi associés plutôt que concurrents.
Pour ce qui est du travail d'un assistant, à ma connaissance, aucun de mes collègues ne pratique une ligne tarifaire spéciale pour cela. Ils facturent normalement en trouvant de nouveaux clients.
En ce qui concerne la généalogie successorale, si tu n'es pas passé au préalable par un grand cabinet successoral qui t'a formé, ce n'est pas la peine d'essayer. C'est effectivement plus rémunérateur mais c'est plus risqué financièrement. Je préfère ouvrir plus la généalogie familiale et développer mes projets.
Enfin, les formations que je dispense aux généalogistes amateurs me procurent beaucoup de plaisir. Plus je les dispense et plus je m'y sens à l'aise. Mais ce n'est pas forcément très rémunérateur.
Ce qui explique pourquoi à partir de l'an prochain, dans le cadre de la chambre professionnelle à laquelle j'appartiens, je vais lancer une formation pour les professionnels familiaux. L'objectif ? Les aider à développer leurs affaires, leur faire prendre conscience que la généalogie ce n'est pas que la recherche mais qu'il existe d'autres moyens de gagner des sous dans ce domaine, essayer aussi de leur faire prendre conscience s'ils sont en adéquation complète avec le marché ou pas. Je pense que cela peut être un gisement d'activités.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 24 juin 06 15:00:13
Bonjour Stéphane,
Tu as parfaitement raison, vous serez toujours plus forts en travaillant de concert plutôt qu'en travaillant en concurrence.
Je comprends qu'il est compliqué de facturer au client les heures d'un assistant en plus de ses heures passées sur le dossier, et pourtant, quand vous êtes 2 à travailler, en même temps sur le même dossier, il faut bien que les 2 personnes qui ont travaillé soient rémunérées, n'est-pas ? Pour autant que la facturation soit à l'heure et que celà fasse partie du contrat entre le généalogiste et le client.
Je ne sais pas comment tu pratiques pour tes formations aux amateurs, habituellement c'est ce qu'il y a de plus rémunérateur, ne penses-tu pas que tu devrais prendre le sujet à l'envers et te poser les questions suivantes : combien je veux gagner ? quelles seront les charges sociales ? que vais-je devoir dépenser pour la formation ? quelle sera la TVA que je devrais reverser ? Combien de personnes au minimum par stage de formation ? quel en est le prix par personne ? pour quelle durée et à quelle fréquence ? Y a-t'il un marché pour ça ?
C'est bien de vouloir dispenser des formations pour de futurs généalogistes, as-tu réfléchi au potentiel de ce type de formation ? En comparant à celui des formations aux amateurs ? Que devrais-tu faire pour que ces formations soient plus rémunératrices ? Pour pouvoir en faire plus souvent ?
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 24 juin 06 18:46:57
Bonsoir Olivier,
Pour ce qui est de la facturation, afin d'éviter des interférences, personnellement, j'ai toujours opté quand j'avais mon salarié pour la formule suivante : chacun s'occupe d'un dossier. Jamais deux sur le même dossier, c'est le meilleur moyen pour mal faire au final.
Pour ce qui est de la formation, peut-être me suis-je mal expliqué : le marché professionnel de la généalogie familiale est relativement restreint. Les formations que je dispense aux amateurs ne sont pas pour que ceux-ci deviennent des professionnels mais pour qu'ils puissent commencer leurs recherches généalogiques. Cela me permet aussi de faire de la prospection d'une autre manière.
L'autre formation, qui va être dispensée à partir de 2007, s'adresse pour le moment aux membres de la CGP, généalogistes déjà installés. Le coût est donc différent, plus rémunérateur, que les formations pour les professionnels. En même temps, le CA HT moyen d'un familial étant inférieur à 15 000 €, je ne peux pas les mettre non plus trop chère car, même s'ils ont une petite aide de financement de la part du FIFPL (500 € pour une formation prioritaire), il faut qu'ils se la financent en grande partie. Si je suis trop cher, je n'aurais alors personne.
Bien évidemment que je me suis posé toutes ces questions mais je suis aussi pragmatique et préfère m'adapter au marché et aux clients potentiels. Il y a un prix psychologique qui est très bas chez les professionnels familiaux. Je sais déjà que certains ne pourront pas payer s'ils n'ont pas le financement du FIFPL ou alors en étalant la dette sur l'année civile. Comment faire dans ce cas-là ?
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 25 juin 06 14:09:29
Bonjour Stéphane,
Ok, je n'avais pas compris ça en ce qui concerne ta facturation. L'avenir de votre association est déjà bien préparé, félicitations, tu as une bonne vision de ta structure.
En ce qui concerne la formation, je te comprends, il faut s'adapter au marché, et il y a plusieurs manières de s'adapter à un marché.
Il serait bien que tu répondes aux questions par écrit, je me permets de te les reposer : combien je veux gagner ? quelles seront les charges sociales ? que vais-je devoir dépenser pour la formation ? quelle sera la TVA que je devrais reverser ? Combien de personnes au minimum par stage de formation ? quel en est le prix par personne ? pour quelle durée et à quelle fréquence ? Y a-t'il un marché pour ça ?
Il est important de répondre à des questions par écrit. En effet, ça permet de structurer sa pensée, et c'est important quand tu es en phase d'évolution.
Dans l'écoute et l'attention, Olivier
Rédigé par: Olivier | 25 juin 06 14:12:50
Bonjour Stéphane,
Ton blog m'a donné l'envie d'en faire un sur un sujet qui m'intéresse tout particulièrement : mon installation.
J'ai un peu triché, dans la mesure où j'ai déjà répondu à beaucoup de questions.
Visite-le et commente si tu en as l'envie.
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 25 juin 06 16:53:07
Bonjour Olivier,
Pour ce qui est de la formation, il ya déjà plusieurs réponses.
Le minimum de personnes, pour moi, c'est quatre.
La formation va coûter par personne 1000 € (oui, je sais c'est en deça des prix pratiqués mais au-delà, ils ne prenaient pas alors que le besoin existe chez eux).
La formation se déroulera en trois sessions sur une année.
Pour ce qui est de la TVA, je vais essayer d'obtenir auprès de la DRTEFP de Midi-Pyrénées que la formation puisse se faire sans avoir à reverser de TVA.
Actuellement, j'ai sept professionnels pré-inscrits.
Ensuite, par rapport à combien je veux gagner, je préfère prendre le problème volontairement à l'envers. Quels sont les produits qui vont me permettre de gagner plus ? Où puis-je investir le marché, me différencier, être un innovateur ? Et faire une étude de marché à partir de là qui me permettra ensuite de me donner un "salaire" correct.
Quelle sera l'adresse de ton blog ? Un lien entre les deux pourrait être întéressant.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 25 juin 06 20:47:13
Bonsoir Stéphane,
Si tu cliques sur mon nom, il y a un lien qui te renvoies sur mon blog.
sinon : http://lejournaldeborddunfuturcoach.blogspot.com/
A bientôt, Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 27 juin 06 18:18:17
Bonsoir Olivier,
Merci pour l'adresse de ton blog. J'irais voir, promis.
Cordialement
Stéphane
Rédigé par: Olivier | 28 juin 06 20:44:33
Bonsoir Stéphane,
Très bien, tu as prévu 3 sessions pour 1000€ TTC.
Cela fait combien de jours au total ? QU'est-ce que ça inclus ? Combien va-t'elle te coûter ?
En ce qui concerne la DDTEFP, donne-moi leurs réponses, ça m'intéresse.
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 28 juin 06 23:08:36
Bonsoir Olivier,
En ce qui concerne les journées de formation, trois sessions de trois jours sont prévus. Qu'est ce que cela inclut ? Je dirais une manière de réfléchir différemment, apprendre à s'ouvrir, à voir sous un autre angle la généalogie, un peu comme le "capitaine" du Cercle des Poètes Disparus quand il demandait à ses élèves de grimper sur les tables. Apprendre à changer de perspectives, à se poser des questions sur sa pratique, à élargir son horizon.
C'est en tout cas ce que je pratique depuis six ans.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 29 juin 06 20:56:55
Bonsoir Stéphane,
Je comprends que pour toi le contenu de ta formation est plus important, et ta réponse en est très éloquente.
Par contre, sur le plan plus bassement matériel, cette formation inclue-t'elle des avantages en nature, tels que toit, couverts … ou autre chose qui ne fait pas partie du contenu même ?
Pour toi, elle aura bien des couts, des déplacements, des hébergements, une location de salles … et toute autre chose qui pourrait diminuer ton bénéfice ? (je t'autorise à ne pas vouloir me répondre, seulement, dis-le moi).
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
http://lejournaldeborddunfuturcoach.blogspot.com/
Rédigé par: Stéphane Cosson | 30 juin 06 19:06:03
Bonsoir Olivier,
Bien sûr que pour moi il y aura des coûts : le voyage sur Paris et la location de la salle. Je vais essayer par contre, côté hébergement, qu'un de mes collègues sur place m'accueille.
Mais comme tu l'a dis, même si cela va diminuer mon bénéfice, là n'est pas pour moi l'essentiel. Je crois que je ne suis pas vénal à ce point.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 1 juil. 06 07:24:34
Bonjour Stéphane,
J'entre en formation pour une semaine alors je serai moins assidu.
Pour moi organiser une formation c'est transmettre un savoir, c'est aider les personnes du groupe à avancer dans leur démarche, c'est important de savoir et pouvoir transmettre son savoir.
Si je suis coach c'est pour accompagner des gens de manières à ce qu'ils traversent leur période de transition plus rapidement et avec plus de douceur.
Comme toi je suis animé de valeurs que j'arrive à exprimer dans ma profession, comme toi j'ai cette chance.
Par contre, si je n'arrive plus à me nourrir, à m'abriter, à subvenir aux besoins de ma famille, je ne pourrai pas exercer mon métier correctement, c'est pour ça que je pense qu'il est important de gagner de l'argent avec mon activité et maximiser les profits en fait partie.
Pour toi, qu'est-ce que maximiser les profits ?
Je pense que tu vas chez le coiffeur, combien te coutes une coupe ? Quel en est le coût pour ton coiffeur ? Demande lui ce qui l'anime dqns son métier.
Je pense que tu vas chercher une pizza au camion du coin de la rue. Combien coute une pizza ? Demande le coût d'une pizza au pizzaolo.
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
http://lejournaldeborddunfuturcoach.blogspot.com/
Rédigé par: Stéphane Cosson | 1 juil. 06 08:27:36
Bonjour Olivier,
Maximiser les profits ? De manière un peu abrupte peut-être, ce serait s'en mettre plein les poches en ayant dépensé le moins pour cela. Si c'est bien cela maximiser les profits, ce n'est pas dans ma mentalité.
Si c'est par contre ne pas travailler à perte, ne pas vendre à perte, réaliser un bénéfice honnête ou correct, voire équilibré, qui ne choque personne quand j'en parle, alors je me sens plus à l'aise avec cette idée. Mais cela ne veux pas dire pour moi que je dois me sacrifier, faire attention tous les jours au moindre sou que j'ai envie de dépenser, même si un euro part plus vite qu'il n'a été gagné.
Tout dépend des besoins que l'on a et que l'on se crée à mon avis. J'arrive à me nourrir, à m'abriter et à subvenir à mes besoins. Mes besoins essentiels sont donc satisfaits.
Par contre, il est vrai que mon CA HT décolle moins vite que ce que j'avais prévu. Visiblement, je suis sur un cycle d'exploitation qui est long. Le meilleur moyen pour moi de le raccourcir est d'innover, de tester de nouveaux marchés. Ce que je suis en train de faire. J'appelle cela maximiser mes compétences. Cela me paraît plus intéressant.
Bonne formation.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 2 juil. 06 07:28:14
Bonjour Stéphane,
Génial, tu as une belle vision du résultat de l'entrepreneur et surtout du tien.
A l'heure actuelle, les sociétés affichent des résultats importants, avec un nombre de chiffres important, quel est le nombre qui te choque ?
Qu'est-ce qu'un bénéfice honnête et correct ?
Quel est le CA qui te permettrait de ne pas faire attention au moindre sou ?
Nous allons aller un peu plus haut, maintenant que tu connais ton CA minimum, quel est le CA qui te permettrait de faire ce que tu as envie, de satisfaire des besoins non essentiels ? N'aie pas peur de faire des folies avec ton imagination.
J'aime beaucoup partager avec toi.
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 2 juil. 06 11:55:50
Bonjour Olivier,
Ta première phrase m'interroge. A-t-elle un double sens ? Je la ressens bizarrement en tout cas.
Ce qui me choque n'est pas forcément en terme de chiffre. Mais plutôt en terme d'attitude. Mettre en avant les actionnaires et leurs stock-options, les parachutes dorés, plutôt que l'homme me choque. Je trouve cela indécent.
Sans doute parce que j'ai travaillé dans l'insertion des personnes en difficulté sociale et professionnelle pendant plus de trois ans et que j'ai pu voir parfois dans quelles galères au quotidien ils se trouvent.
Sinon, j'ai un rêve effectivement. Certains de mes collègues me disent qu'il est complètement utopique alors que je le crois possible et réalisable. Mon rêve est le suivant : faire en sorte que la généalogie familiale puisse rapporter autant financièrement que la généalogie successorale.
Certains de mes collègues successoraux réalisent un CA HT d'un million d'euros, d'uatres font plus, d'autres font moins bien sûr. Le minimum apparemment pour eux est de 100 000 euros.
Cela ne me paraît pas indécent, cela me paraît un minimum correct, honnête, qui ne choquerait personne et me permettrait de pouvoir mettre à nouveau de l'argent de côté et me payer par exemple trois semaines de cure sans crainte de la perte de mon CA HT. Ce que je ne peux plus me permettre pour le moment. Ce serait aussi pouvoir payer un séjour en Australie à l'amour de ma vie qui a la nostalgie de son premier séjour et qui aimerait avoir les moyens d'y retourner. Ce serait pouvoir rembourser le prêt de mon appartement plus rapidement, pouvoir me payer certaines améliorations dans celui-ci.
Actuellement donc, j'ai un CA HT d'environ 25 000 €. Pour mes collègues familiaux, ce CA HT est un CA déjà lucratif et pour certains je m'en sors bien avec ce CA. Vouloir l'améliorer en terme de rentabilité, d'après les échos que j'ai eu récemment, semble à certains de mes collègues familiaux indécent. Comme s'il fallait rester dans un petit CA HT. J'ai personnellement d'autres ambitions.
Mais cela ne va pas être forcément simple car il va falloir trouver les bons partenaires pour m'aider à créer mes idées. Ce à quoi je m'attelle.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 2 juil. 06 22:11:25
Bonsoir Stéphane,
Je ne devais pas être bien réveillé ce matin, parceque moi non plus je ne comprends pas vraiment ce que je veux dire. Enfin, je voulais dire, que je trouve que tu as une vision saine du profit à laquelle j'adhère.
Connais-tu la défintion d'un prix acceptable en commerce ? Je vais t'en donner une : c'est le prix compris entre le maximum qu'accepte de donner un client pour acheter un bien ou un service et le prix minimum qu'accepte le vendeur en échange d'un bien ou d'un service qu'il a produit. es-tu d'accord avec cette définition ?
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 3 juil. 06 08:54:45
Bonjour Olivier,
Je suis d'accord avec ta définition du prix acceptable en commerce. Personnellement, c'est ce que j'appelle le prix psychologique, celui qui est gagnant-gagnant pour les deux parties.
C'est une des raisons pour laquelle j'ai mis volontairement en place des prix qualifiés de low cost par la plupart de mes concurrents. Personnellement, je préfère mettre en place des prix qui me semblent acceptables pour les deux parties et ainsi avoir peu de refus de devis (les refus viennent non pas de mon prix mais du fait que les personnes souvent n'ont pas entièrement fait le pas de confier leurs recherches à un professionnel) plutôt que des prix qui me conviennent mais qui sont trop onéreux pour mes clients.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 3 juil. 06 22:19:34
Bonsoir Stéphane,
J'ai une autre question à ce sujet : que doit inclure le prix minimum qu'accepte le vendeur pour céder le bien ou le service qu'il a produit ?
Dans l'écoute et l'attention,
olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 3 juil. 06 23:18:43
Bonsoir Olivier,
Pour moi, il ne faut pas travailler à perte. Il faut donc, pas forcément au départ, pas forcément avec le premier prévisionnel, inclure dans le prix minimum une partie des charges fixes de la manière la plus juste possible. Au départ, le premier prévisionnel est toujours difficile à établir.
A mon avis, un prix minimum doit s'affiner au fur et à mesure des années qui passent afin de vérifier s'il est bien en adéquation avec nos bénéfices réellement obtenus. C'est toujours un peu compliqué, encore plus dans mon secteur peut-être, mais un peu de comptabilité analytique est, me semble-t-il, nécessaire.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 4 juil. 06 20:19:33
Bonsoir Stéphane,
Es-tu sûr que le prix minimum acceptable doit-être en adéquation avec le bénéfice réellement obtenu ?
Ne veux-tu pas dire que le prix minimum doit couvrir le coût d'une unité vendu sans escompter de bénéfice ?
En quoi il est nécessaire de ne pas inclure la totalité des charges dans le premier prix ?
explique-moi.
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
Rédigé par: Stéphane Cosson | 5 juil. 06 11:21:25
Bonjour Olivier,
Pour ce qui est des charges fixes, à mon avis, mais je peux me tromper, certaines ne sont pas entièrement connues quand le premier prix est fixé. Dans ce cas-là, je préfère les exclure et ensuite, une fois connues de manière sûre, les inclure et modifier mon prix. C'est peut-être une erreur mais il me semble que cela peut passer la première année et uniquement celle-ci.
Je préfère cela au fait de fixer un montant aléatoire de charges fixes sur un CA qui l'est tout autant au départ.
Effectivement, il vaut mieux ta formulation que la mienne. Elle est plus correcte et exprime mieux ce que je voulais dire.
Pour ce qui est des coûts, je suis en train de revoir absolument tout à ce sujet.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: Olivier | 9 juil. 06 09:22:09
Bonjour Stéphane,
J'ai terminé ma formation fort intéressante et vraiment utile pour mon métier.
J'ai vu que tu es en pleine réflexion sur les couts, j'ai lu ton post et j'ai même posté une réponse.
Dans l'écoute et l'attention,
Olivier
