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Créer la confiance
Par Stéphane Cosson le 30 juin 2006
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Une fois la relation établie avec le client, une fois qu'il a accepté le devis, le plus important à mes yeux est de maintenir la confiance afin de pouvoir prolonger la relation... Et les recherches.
Comment faire ? Ce n'est pas forcément une tâche facile... Sauf si on s'intéresse d'abord et avant tout au client. C'est en tout cas la solution pour laquelle j'ai toujours opté.
Il y a plusieurs manières de créer la confiance et de prolonger la relation. On peut faire au client de petits cadeaux, du type une recherche courte gratuite ou à bas prix. Lui proposer aussi de lui faire de nouvelles recherches, toujours aux mêmes conditions, si son budget le lui permet.
On peut aussi s'intéresser à lui. Il m'est arrivé ainsi à plusieurs reprises de reprendre contact avec un client, en lui disant que j'avais trouvé un acte concernant sa famille dans un endroit où il n'aurait pas forcément cherché. Cela l'intéresse-t-il ? Souvent, j'ai constaté qu'il me passe alors la commande en me remerciant.
On peut enfin rédiger pour lui. Là encore, je l'ai fait à plusieurs reprises en n'omettant pas d'abord de demander l'accord au client, de lui préciser dans quel cadre je le fais et pour quelles raisons j'ai choisi ses ancêtres plutôt que ceux d'un autre, ensuite en lui envoyant le texte. Je parle de ses ancêtres, il est rare que cela ne l'intéresse pas. C'est un peu de son histoire que je raconte. Mais en même temps, je crois qu'il en ressort une certaine fierté : ses ancêtres ont été choisis. Cen 'est pas n'importe quoi. C'est flatteur. Il arrive alors qu'il me commande à nouveau.
Enfin, en fonction des renseignements personnels qu'il m'a donné par le biais de ses courriers, comme par exemple il me répond avec du retard parce qu'il a été malade ou fatigué, je n'oublie pas d'envoyer un petit mot dans lequel je m'inquiète de sa santé et lui souhaite un prompt rétablissement en glissant un mot sur une opportunité, s'il veut en profiter.
Oui, je sais, tout cela est bassement matérialiste, très commercial. Mais je suis un professionnel et je ne l'oublie jamais. Je crois qu'à chaque fois nous sommes gagnants tous les deux.
La relation client
Par Stéphane Cosson le 28 juin 2006
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Souvent, on me pose la question : Généalogiste, c'est un métier ? Ah, bon ! Vous êtes sûr ? Mais comment vous faites pour trouver des clients ?
Il serait peut-être temps d'y répondre. Pourquoi va-t-on vers un professionnel ? Que peut-il apporter de différent des associations ou d'Internet ?
Tout d'abord, on va vers un professionnel souvent pour trois raisons :
- la personne est éloignée de ses sources ou est bloquée vis-à-vis d'elles.
- La personne n'arrive plus à lire.
- La personne n'a pas envie de chercher par elle-même pour diverses raisons.
Que peut-il apporter de différent ? D'abord, ses compétences. Un professionnel, c'est quelqu'un qui s'est formé même s'il n'existe pas de formation de généalogiste. Il est allé vers le droit, l'ethnologie, l'histoire. Je crois qu'il serait un bon exemple dans le cadre de la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience).
Un professionnel, c'est quelqu'un qui connaît son ou ses dépôts d'archives, ceux qu'il pratique quotidiennement. Il sait comment ils fonctionnent, comment chercher l'information. Personnellement, il m'est déjà arrivé que le personnel des Archives du Tarn ne sache pas répondre à une question posée par un lecteur et vienne me voir au cas où je saurais où trouver la réponse. Cela ni Internet, ni les associations ne peuvent le faire.
Un professionnel, c'est quelqu'un qui, de ce fait, va vers des sources que les amateurs ne pratiquent pas ou peu : le cadastre, le contrôle des actes, les registres militaires, les archives religieuses, la justice.
Il connaît aussi la mentalité des ancêtres. Souvent, un parrainage peut l'amener vers un lieu auquel n'aurait pas penser l'amateur. Parfois même ce n'est qu'un mot ou une absence d'information. Dans le Midi, par exemple, si au XVIIe siècle, les parents du fiancé ne sont pas mentionnés, c'est bien souvent qu'il est veuf et que ceux-ci sont morts (donc il est inutile de gâcher de la place et du papier pour eux).
Tout cela fait que cela peut déclencher l'envie d'aller vers le professionnel. Internet ne peut recracher que l'information qui lui a été préalablement transmise. Internet n'est pas encore intelligent, ne sait pas raisonner. Les amateurs, sans vouloir les dénigrer, n'ont pas forcément les réflexes du professionnel qui lui est tous les jours sur la tâche.
Mais, même si le travail est différent tous les jours, il peut aussi être fastidieux et routinier parfois. Au professionnel de savoir l'inventer tous les jours pour donner l'envie d'aller vers lui.
Choisir son secteur géographique
Par Stéphane Cosson le 27 juin 2006
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Mes différents dialogues avec un futur coach m'ont fait comprendre une chose. Notamment dans le cadre de son étude de marché. Ce qui me paraît important,c'est de bien choisir son secteur géographique.
Actuellement, il me semble que c'est un peu la jungle entre les personnes installées. Mëme si des secteurs géographiques ont été choisis, les frontières sont un peu floues. Et pourtant ...
Dans sa publicité, chaque généalogiste se présente sous un secteur géographique. Il me semble qu'ainsi cela peut rassurer le client : "Mes ancêtres sont là, il y a un professionnel spécialiste du secteur, pourquoi ne pas lui confier mes recherches ?". Le message me paraît alors clair.
Sauf que si le généalogiste part faire des recherches ailleurs que là où il fait de la publicité, il me semble qu'il rend flou son message publicitaire. "Il dit qu'il est spécialiste de ce secteur et il part faire des recherches sur un endroit pour lequel il ne dit rien. Est-il vraiment spécialiste ? N'est-ce pas de la publicité mensongère ? Peut-on lui faire confiance ?" Personnellement, je trouve cela dommage. Ou alors il vaut mieux ne rien dire. Ainsi le client potentiel peut penser que le généalogiste est spécialiste sur la France entière.
En même temps, il me semble qu'il rend flou aussi les messages que sa chambre peut faire passer pour lui. Et cela me paraît plus dangereux à terme. La masse des généalogistes appartenant à la même chambre peût être assimilé à ce flou. Je suis peut-être pessimiste pour une fois mais cela me semble très dangereux. Comme si, d'une certaine manière, le professionnalisme était biaisé.
Personnellement, depuis six ans que j'exerce, volontairement, alors que des clients potentiels me proposaient d'aller ailleurs que sur le secteur géographique sur lequel je me spécialise, j'ai toujuors refusé et je les ai renvoyé vers des collègues.
Je ne sais si je suis parfaitement clair. A vous de me le dire. En tout cas, cela me paraît primordial.
Les relevés systématiques
Par Stéphane Cosson le 25 juin 2006
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Les cercles de généalogie amateurs effectuent des relevés systématiques. C'est toujours très pratique pour tout le monde. Cela fait gagner du temps.
Toutefois...
Toutefois, mon expérience me fait dire que, parfois, sans le vouloir, l'erreur étant humaine, il peut y avoir no pas des erreurs mais des omissions.
Je m'explique. Sur le Tarn, je suis tombé sur deux communes qui ont une église principale avec beaucoup d'annexes : Puylaurens et Mazamet en l'occurrence. Puylaurens n'a pas été relevé de manière systématique, contrairement à Mazamet. De ce fait, sur Puylaurens, quand je travaille sur les registres paroissiaux, je peux noter avec précision s'il s'agit de l'église principale ou d'une de ses annexes. Mazamet a été relevé et les personnes n'ont pas différencié sur les actes paroisse principale et ses annexes. Il faut dire pour leur gouverne que ce n'est pas forcément évident de les connaître. Mais du coup, cela peut poser des soucis, mineurs toutefois.
De ce fait, c'est un conseil que je donne toujours lors de mes cours d'initiation : notez bien toutes les informations, y compris au niveau des églises ! Cela peut éviter des bévues par la suite et permettre de mieux connaître, même par ce biais, la vie de nos ancêtres, d'imaginer correctement comment ils vivaient.
Etre présent sur la Toile
Par Stéphane Cosson le 24 juin 2006
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Je viens de lancer une recherche sur mon nom dans Google. J'ai été surpris des résultats. J'ai lancé alors la même recherche en tapant lesnoms des généalogistes familiaux membres de ma chambre et membres de la chambre concurrente.
Là encore les résultats ont été surprenants. Cela m'inspire quelques réflexions.
Tout d'abord, être présent sur la Toile me paraît actuellement indispensable. Je crois qu'il y a plusieurs manières d'y être : par son site professionnel, ses écrits notamment.
Mais en ce qui concerne le site professionnel, je crois qu'il ne faut pas hésiter à tout référencer. Pas seulement pour faire du chiffre dans le référencement, mais pour que les personnes vous retrouvent plus facilement, sachent mieux ce que vous proposez.
Je m'aperçois ainsi que le fait d'avoir référencé ma liste-éclair ressort sur la Toile à chacun des noms sur lesquels j'ai travaillé.
Qu'en est-il de mes collègues ? Si j'élimine ceux qui sont connus médiatiquement, dont le nombre de références explose (mais ils sont peu nombreux) : dans le cadre de ma chambre, sur 22, 9 ont moins d'une centaine de références sur la Toile ; pour l'autre chambre, sur 13 généalogistes familiaux, ils sont seulement 3 dans ce cas.
Pourtant, cela me paraît personnellement primordial pour que le métier devienne à terme le plus lucratif possible.
Soigner sa notoriété
Par Stéphane Cosson le 22 juin 2006
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Un dimanche matin, j'ai rencontré deux de mes collègues, un familial et un successoral. A la fin de notre conversation, alors que nous allions nous quitter, j'ai annoncé ma volonté : nous savions tous les trois que la généalogie est un métier émergent. Nous savions tous les trois que le successoral rapporte plus financièrement que le familial. Ma volonté ? Faire en sorte que les deux soient au même niveau. Aucun de mes collègues n'y a cru. Et pourtant, je suis persuadé du contraire.
Pour cela, il me semble qu'il y a un point important : soigner sa notoriété.
En effet, mais je peux me tromper sur toute la ligne, il me semble que, dans notre métier se faire connaître, faire attention à ce que l'on montre peut être important, voire même primordial, y compris dans les moindres détails.
La généalogie est un métier émergent. Avez-vous déjà essayé d'emprunter de l'argent à votre banquier si vous êtes un familial ? Je peux vous le dire, ce n'est pas simple. J'ai vécu l'expérience. Certaines publicités vous disent qu'ils vous donnent leur réponse dans les deux jours. Personnellement, ce fut dans le mois. Et encore en insistant. Entre-temps j'avais trouvé d'autres solutions financières.
Pourquoi ? Parce que la généalogie familiale n'a pas encore fait ses preuves économiquement parlant. Et je ne vous parle même pas du fait d'essayer de contacter un business angel. C'est mission impossible. Vous n'êtes pas suffisamment rentable.
Soigner sa notoriété peut alors être un atout. A mon sens, il vaut mieux rédiger des articles, publier si c'est possible des ouvrages sur le métier, voir son nom être référencé sur le web plutôt que de rester seul dans son coin. Il me semble que, du coup, les banquiers ou les business angels peuvent alors vous regarder d'un autre oeil. Curieusement, vous semblez être plus sérieux, même si votre bénéfice est tout petit par rapport à un CA HT qui est moindre lui aussi.
Personnellement, c'est ce à quoi je m'emploie depuis bientôt trois ans que je suis officiellement installé en tant qu'indépendant. Il en est de même par rapport à la relation clients. La notoriété passe aussi par là : le bouche à oreille. Un exemple : j'ai été très surpris quand une de mes clientes m'a dit que je lu iavais été chaudement recommandé par quatre personnes différentes, ne se connaissant pas, quatre personnes pour lesquelles je n'ai pas forcément travaillé. C'est là que je me suis rendu compte que le bouche à oreille commençait à bien fonctionner.
Le seul souci, c'est de pouvoir chiffrer cela. Pour le moment, à ce sujet, je n'ai pas la solution.
La déclaration de grossesse
Par Stéphane Cosson le 21 juin 2006
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Depuis un édit de Henri II, les femmes célibataires ou veuves qui se retrouvaient enceintes devaient absolument déclarer leur grossesse, sous peine, si l'enfant décédait peu de temps après la naissance, d'être accusées d'infanticide. La peine était alors la pendaison.
Cette déclaration de grossesse est, me semble-t-il un auxiliaire utile pour mettre de la chair dans la vie de nos ancêtres.
La déclaration de grossesse se trouve en série B, la série de la justice d'Ancien Régime, aux Archives Départementales.
Tout comme la dispense de consanguinité, il s'agit au départ d'une enquête. Est auditionnée en premier lieu la femme enceinte. Si cela lui est possible, elle doit donner le nom de l'homme qui l'a engrossée. Il peut être ainsi interrogé et la justice peut connaître ses intentions à l'égard de cette naissance.
Viennent ensuite les auditions de témoins, du côté de la femme comme du côté de l'homme, afin de confirmer ou d'infirmer leurs dires.
Souvent cela s'arrête là. Il faut alors aller chercher d'autres informations dans d'autres séries. Vérifier si les futurs parents se sont mariés par exemple dnas les registres d'état civil. Sinon, voir comment la mère a déclaré l'enfant naissant.
Une autre information à aller rechercher est le montant de la pension que le père peut verser à la mère pour s'occuper de l'éducation de l'enfant. Cette information se trouve dans les registres des notaires.
Si le père ne veut pas se marier, ne veut pas s'occuper de l'enfant pécuniairement parlant, c'est sa famille alors qui le fait à sa place. Mais cela a un coût. L'homme est souvent obligé alors de partir à l'aventure.
C'est ce qui est arrivé au père d'Honoré de Balzac. Il a mis une jeune fille enceinte, est parti en prison pour refus de mariage, ses parents ont payé la pension à sa place et lui ont montré la porte. Et c'est ainsi qu'Honoré Balssa est devenu Honoré de Balzac.
Adoption de la loi sur la réforme des successions
Par Stéphane Cosson le 20 juin 2006
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Le 17 mai 2006 le Sénat a adopté la nouvelle loi de réforme des successions. L'Assemblée Nationale a confirmé le vote du Sénat le 13 juin.
Voici le texte de l'article 23 sexies, dit au départ amendement Huyghes.
Article 23 sexies :
Hormis le cas des successions soumises au régime de la vacance ou de la déshérence, nul ne peut se livrer ou prêter son concours à la recherche d'héritier dans une succession ouverte ou dont un actif a été omis du règlement de la succession s'il n'est porteur d'un mandat donné à cette fin. Le mandat peut être donné par toute personne qui a un intérêt direct et légitime à l'identification des héritiers ou au règlement de la succession.
Aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit, et aucun remboursement de frais n'est dû aux personnes qui ont entrepris ou se sont prêtées aux opérations susvisées sans avoir été préalablement mandatées à cette fin dans les conditions du premier alinéa.
Quelques commentaires : D'après ce que j'ai pu entendre de la part de mes collègues successoraux, il semblerait que l'article de loi sous cette forme leur convienne parfaitement. De même, la Chancellerie refusant de réglementer la profession de généalogiste, l'article de loi ainsi rédigé lui convient aussi.
Bref, il semblerait qu'un consensus ait enfin été trouvé dans la rubrique "gagnant - gagnant". Et je crois que c'est tant mieux pour tout le monde.
La dispense pour consanguinité
Par Stéphane Cosson le 18 juin 2006
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Il s'agit d'un document que l'on trouve en série G aux Archives Départementales, plus précisément dans la sous-série concernant l'officialité diocésaine.
Un document tel que celui-ci est toujours très intéressant à dépouiller, même si c'est un peu long. Celui que j'ai sous les yeux fait 27 pages. Mais on y trouve une mine d'informations.
Tout d'abord, on y trouve l'arbre généalogique dessiné montrant très précisément la parenté entre les suppliants. Dans la requête des cousins, ils justifient souvent les raisons du mariage : ils se sont connus charnellement, l'absence de mariage ferait scandale dans la communauté, ils sont pauvres ...
Suivant le degré de parenté prohibé, il faut obtenir un bref papal de dispense. Si c'est le cas, vous pouvez trouver toute l'explication concernant ce bref papal et sa fulmination.
Bien évidemment, comme dans tout acte de justice (ce qui est bien le cas ici car il s'agit de justice ecclésiastique), on auditionne les suppliants et plutôt deux fois qu'une. L'un après l'autre, et pas par les mêmes personnes, pas le même jour, pas au même endroit mais chacun dans sa paroisse s'ils vivent dans des paroisses différentes, ils doivent justifier leur volonté de se marier, comment ils se sont connus de manière très précise.
Auditionner les suppliants c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. Ils peuvent s'être entendus au préalable et ressortir le même récit. Il faut donc auditionner des témoins, voisins le plus souvent (pas la famille, elle est trop impliquée), afin de vérifier les dires. Et pour être le plus complet possible, il faut aller chercher des témoins d'un côté comme de l'autre.
Enfin, vient le jugement, l'autorisation. Il y a alors une pénitence à accomplir. Par exemple : les suppliants devront assister à la messe de leurs paroisses les dimanches et fêtes, le temps des fiançailles, à genoux, avec modestie, un cierge allumé à la main. Ils devront se confesser pour obtenir l'absolution suite à l'inceste qu'ils s'apprêtent à commettre. Après le mariage, ils réciteront dans l'église de la paroisse de leur domicile, à genoux, après la messe, le chapelet. De même, chaque soir, avant de se coucher, toujours à genoux, ils réciteront cinq Pater et cinq Ave puis baiseront la terre. Et ce pendant six mois.
La dispense de parenté donne donc une tranche de vie intéressante à aller chercher. Il me semble que cela donne de la vie à l'arbre généalogique, de la chair. Je trouve dommage qu'elle ne soit pas plus exploitée. Allez voir ! Vous ne serez jamais déçus.
Un changement de patronyme
Par Stéphane Cosson le 16 juin 2006
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Il peut arriver au cours de nos recherches que l'on tombe sur un patronyme dont on ne comprend pas l'origine. Ainsi, lors de mes recherches, je suis tombé sur un prénom féminin servant de nom de famille. Ce nom de famille était celui de la mère d'un enfant naturel né au début du XIXe siècle.
J'ai trouvé une explication plausible à ce propos en faisant des recherches sur une des paroisses de Castres, dans le Tarn.
Je m'explique :
En 1744, sur la paroisse Saint Martial de Camarens, Marguerite Mauriès épouse Pierre, fils naturel de Marguerite Roques et de père inconnu. Actuellement, Pierre porterait le nom de sa mère : Roques. A cette date, il s'appelle simplement Pierre.
Pierre et Marguerite Mauriès ont naturellement des enfants, cinq pour être précis, qui naissent sur la même paroisse sur une période de 12 ans : trois filles et deux garçons. Là encore, leurs enfants ne portent pas le nom de leur grand mère : Roques. Les filles sont appelées "Pierrote" et les garçons "Pierre". Et ce en plus des prénoms qui leur ont été attribué.
De ce fait, je me pose une question. Et si mon prénom féminin servant de nom de famille était du même acabit ? Et si l'ancêtre de l'enfant naturel était lui-même un enfant naturel ? Si le changement de nom, l'attribution du nouveau s'était opéré ainsi ?
Imaginons : Pierre et Marguerite Mauriès ont une fille, prénommée Marie. Dans son acte de baptême, elle s'appelle donc Marie Pierrote et non Marie Roques. Cette Marie est connue uniquement sous ce nom-là. Si Marie Pierrote a un enfant naturel, né hors mariage, peut-être gardera-t-il comme patronyme le nom de sa mère : Pierrote. Peut-être sera-t-il appelé Mariette, c'est-à-dire fils de Marie. Comment le savoir avec certitude ? A mon avis c'est impossible.
Par contre, si on se trouve dans la situation que j'ai décrite au début (un prénom fémini servant de nom de famille), penser l'inverse n'est peut-être pas si idiot.
La généalogie est bien souvent une série de questions difficiles à résoudre. Il faut toujours se mettre dans la peau de nos ancêtres, essayer d'imaginer au mieux comment eux réagiraient et faire un choix raisonné. Pas si simple.
