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Une nouvelle aventure : le collaborateur libéral.

Par Stéphane Cosson le 10 juillet 2006 | (0) Commentaires | Permalink

Je vous ai parlé dans plusieurs de mes notes de mes difficultés pour ré-embaucher mon ancien salarié.

Après deux mois de remplacement, il est à nouveau libre. Il s'est inscrit comme moi à la Boutique de Gestion, l'un des organismes qui me suit. Je lui avais parlé d'une possibilité de s'associer pour éviter l'écueil de l'ANPE. Une solution a peut-être été trouvée : le contrat de collaborateur libéral.

De quoi s'agit-il ?

Jusqu'à la loi du 2 mai 2005, seuls les avocats avaient le droit de bénéficier de collaborateurs libéraux. La loi du 2 mai 2005 a étendu ce contrat aux autres collaborateurs de professionnels libéraux.

Son article 18 stipule le cadre juridique. Selon cet article, sont concernés les membres des professions libérales soumises à statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé, à l'exception des professions d'officiers publics ou ministériels, des commiassaires aux comptes, des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires au redressement et à la liquidation des entreprises.

C'est peut-être là que cela va coincer. En effet, la profession de généalogiste n'est pas réglementée. Nous verrons bien au fur et à mesure que nous avancerons dans le dossier.

Un collaborateur libéral est un membre non salarié d'une profession qui exerce auprès d'un autre professionnel la même profession. Il l'exerce en toute indépendance, sans lien de subordination. Il peut donc compléter sa formation, se constituer une clientèle. Le collaborateur libéral est en outr responsable de ses actes professionnels.

Il doit disposer d'un contrat écrit, précisant la durée de la collaboration, son renouvellement éventuel, les modalités de la rémunération, les conditions d'exercice de la l'activité et les modalités de rupture du contrat.

Je vois lundi prochain mon ancien salarié. Nous allons en discuter. Je le vois comme un atout, une force supplémentaire pour mettre en place des projets. Si ce contrat n'est pas possible, quelle que soit la raison, il faudra alors envisager l'association. Une nouvelle aventure est en train de se mettre en place, il me semble.


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Protéger ses données sensibles

Par Stéphane Cosson le 8 juillet 2006 | (9) Commentaires | Permalink

Une question que je me pose : comment font mes collègues pour protéger leurs données sensibles ?

Si jamais leur ordinateur est piraté, plante ou connaît d'autres difficultés, ont-ils les moyens de retrouver facilement leurs données ?

Quel est le rythme de leur sauvegarde ? Ont-ils gardé leurs notes papier, s'ils en ont, ou pas ?

Je viens de rencontrer quelqu'un à ce sujet qui m'y a fait réfléchir.

Cette rencontre m'a un peu paniquée et m'a en même temps fait prendre conscience de mes atouts et de mes faiblesses.

Déjà cela m'a permis de définir ce que j'entends par données sensibles. Pour moi, il s'agit des dossiers qui ne sont pas clotûrés, sur lesquels je travaille encore, pour lesquels je facture. Les dosiers "morts" sont archivés au bout d'un certain temps (je me laisse toujours un laps de temps au cas où le client me redemanderait des recherches).

Je me suis rendu compte aussi que mon organisation, même si elle peut paraître vieillotte pour certains, voire même ringarde, peut avoir du bon. Quelle est-elle ? J'ai toutes mes données classées dans des cahiers, du papier donc, un cahier au moins étant ouvert par famille sur laquelle j'ai des renseignements. Oui, je sais, à l'heure de l'ordinateur tout crin, ça craint. Mais, si l'ordinateur plante pour une raison ou une autre, je peux continuer à travailler. Ce serait vraiment un coup de malchance que  mon ordinateur plante et qu'il y ait le feu en même temps dans mon bureau. Sachant que je conserve aussi toutes mes prises de notes dans les différents services d'archives à part dans des boîtes d'archives.

Mais ce rendez-vous m'a fait prendre conscience du fait que protéger ses données sensibles était une nécessité.


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Généalogie et téléphonie mobile

Par Stéphane Cosson le 7 juillet 2006 | (7) Commentaires | Permalink

Mon expérience des salles d'archives vient de me donner une idée (qui a été protégée bien évidemment avant de venir vous en parler). Quand je suis en salle d'archives, notamment dans le Tarn mais pas seulement, des lecteurs viennent régulièrement me "déranger" parce qu'ils ont un petit souci de lecture : un mot, une phrase qui les dérangent, qui est indéchiffrable pour eux et qui les bloque.

Je le leur lis et ils continuent leurs recherches plus sereinement. Et si ce service existait au niveau national ?

En effet, même si c'est interdit en salle d'archives, je vois régulièrement des personnes qui entrent avec leur téléphone portable, éteint ou mis sous vibreur. Et il y a aussi ceux qui oublient et laissent la sonnerie. Ah, le plaisir d'entendre une sonnerie de portable quand vous êtes concentrés, en train de lire un texte du XVIe siècle ! Vous ne pouvez pas savoir !

Tant qu'à avoir leur portable, autant qu'il leur serve ! Je pense à tous ceux qui ont des difficultés partielles de lecture en salle d'archives mais qui n'ont personne pour les aider. Comment font-ils ? Ils passent outre ? Et si, par l'intermédiaire de leur portable, ils pouvaient avoir le service que je rends en salle d'archives du Tarn ?

Moyennant un abonnement mensuel modique, ils pourraient photographier ce qui les gêne et l'envoyer par SMS à un service qui le lirait à leur place et leur enverrait la réponse.

Je m'adresse à vous, généalogistes. Qu'en pensez-vous ? Un tel service pourrait-il vous être utile ? De même, des conseils en généalogie envoyés par SMS pourraient-ils vous faciliter la vie, notamment pour des séries d'archives que vous n'avez pas l'habitude d'utiliser ?

J'attends avec impatience vos commentaires à ce sujet. Même si je l'ai protégé, je ne sais pas encore si ce concept est une fausse bonne idée ou pas. A vous de me le dire !


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J'ai fait de ma passion une affaire en or

Par Stéphane Cosson le 6 juillet 2006 | (6) Commentaires | Permalink

Il s'agit d'un des titres en couverture du magazine L'Entreprise des mois de juillet-août. Dans cet article, la journaliste donne des clés pour pouvoir vivre de son hobby.

Je vais reprendre ces clés, mais en les classant différemment, dans un ordre qui me paraît plus logique en tant qu'entrepreneur, plus stratégique.

Selon la journaliste de L'Entreprise, quatre clés existent pour vivre de son hobby :

  • Baigner dans le milieu professionnel
  • Être le premier à lancer une idée innovante
  • Avoir les moyens de son ambition
  • Faire évoluer son métier

Personnellement, je les classerais ainsi. Ce n'est pas l'ordre choisi par la revue. Mais cela me semble plus logique pour un entrepreneur.

Baigner dans le milieu professionnel avant de se lancer, c'est plus facile. On sait où on met les pieds. On sait aussi ce que font les autres ou pas.

Du fait de ces connaissances, l'entrepreneur peut ajouter des cordes à son arc.  Il connaît sa concurrence et peut donc se diversifier.

A mon avis, s'il peut mobiliser un peu d'argent, suffisamment pour que les idées qui lui viennent ne restent pas des idées mais puissent se concrétiser, alors il peut "améliorer" sa passion. Celle-ci ne suffit pas forcément pour durer. Quoique...

Dans tous les cas, cela me correspond mieux. C'est dans cet ordre que j'envisage la généalogie professionnelle. Actuellement, je suis à la recherche de partenaires pour avoir les moyens de mon ambition et pouvoir faire évoluer mon métier. A mon sens, c'est la partie la plus difficile. Il  me faut donner envie aux gens de travailler avec moi, donner quelques pistes mais ne pas tout dévoiler pour ne pas me faire piquer les idées.

Pour le moment, je n'y suis pas encore arrivé à entièrement concrétiser ce partenariat. Mais je ne désespère pas.  Cela se fera. Cela prendra peut être plus de temps que prévu.


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Les coûts en généalogie

Par Stéphane Cosson le 4 juillet 2006 | (14) Commentaires | Permalink

Je suis surpris que personne jusqu'à présent ne se soit  penché  sur les coûts en généalogie. D'où vient l'argent ? Où est-il ? Où va-t-il ?

Subsidiairement, la généalogie a-t-elle changé ? Existe-til des services ou produits déficitaires ? Des services générant des excédents ? Qu'en est-il exactement pour chaque prestation proposée ?

Je vais essayer, au fur et à mesure que j'avancerais dans mes recherches dans ce domaine, de vous en parler. Il me semble que cela peut continuer à démystifier la généalogie professionnelle, à ce qu'elle fasse moins peur.

Etudier un coût c'est l'analyser. Cela peut paraître bête dit comme cela. Et pourtant ! Décomposer ce dernier en autant de sous-ensembles cohérents , les recomposer ensuite selon les besoins requis n'est pas si évident qu'il y paraît.

En effet, il faut effectuer des choix. Pas si simple !  Il me semble alors qu'il est possible de s'inspirer des coûts pratiqués en documentation. Quel est l'achat en documentation (eh oui ! Même un généalogiste se documente !)pour un généalogiste ? Quel est le coût des connexions pour consulter les bases de données Internet ? Existe-t-il des prix qui ne sont pas définis par le marché ? Et alors comment les définir ?

Il existe autant de comptablilité analytique (car c'est de cela qu'il s'agit) que d'entreprise. Déjà, pour une entreprise normale, ce n'est pas forcément simple, alors pour quelque chose d'aussi particulier que la généalogie professionnelle !

Mais soyons optimiste ! Ce n'est pas une tâche impossible à mener !

Nous verrons comment plus tard.


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De la querelle entre amateurs et professionnels

Par Stéphane Cosson le 3 juillet 2006 | (2) Commentaires | Permalink

Il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre. C'est cette défiance, cette méfiance qu'ont les amateurs sur les professionnels. Comme si, forcément, un professionnel ne pensait qu'à son CA HT de manière permanente. Il y a d'autres manières d'être.

Je crois que les amateurs ne l'ont toujours pas compris. J'en ai encore eu la preuve aujourd'hui.

J'étais animateur d'un cercle généalogique. Je l'ai été pendant huit ans. Je suis membre de ce cercle généalogique depuis 1989. Et je suis passé professionnel en 2000. Il y a donc eu onze années pendant lesquelles je n'ai fait que du bénévolat et où les autres amateurs ont pu m'apprécier ou pas à ce titre.

Le fait de passer professionnel n'a pas changé ma mentalité. Pour certains amateurs qui me connaissent, cela paraît évident. Pour d'autres, qui ne me voient que très rarement, le fait que je sois devenu professionnel signifie pour eux que je cherche à tout prix à récupérer à des fins professionnelles mes contacts associatifs. Dans le but de faire du chiffre bien sûr.

Ces personnes-là n'arrivent pas à comprendre, sans doute parce que cela ne fait pas partie de leur mentalité, que l'on peut aussi faire partager son savoir, aider les personnes à évoluer dans leur pratique professionnelle, dans l'exercice de leurs recherches, sans forcément faire du prosélytisme commercial à tout crin.

De ce fait, et sans doute parce que c'est ce qu'eux feraient, ils se méfient. Personnellement, je crois plutôt qu'ils projettent ce qu'ils sont sur les autres, sans se préoccuper de la personne qu'il y a vraiment en face, sans s'interroger sur les motivations profondes du professionnel que je peux être. Et alors que les deux mondes devraient cohabiter sans difficulté (il y a de la place pour les professionnels comme pour les amateurs généalogistes car nous ne vivons pas la chose de la même manière, les professionnels la vivant de manière plus intensive, plus quotidienne), ils créent volontairement des querelles. Sans doute pour des questions de pouvoir.

C'est en tout cas ainsi que je le ressens. Je ne juge pas leurs actes. Je constate simplement les conséquences que cela entraîne à mon avis et qui me semblent dommageables. Pour tous.


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I Have a dream

Par Stéphane Cosson le 2 juillet 2006 | (2) Commentaires | Permalink

Il me semble qu'en généalogie, comme dans toute entreprise, le plus important est de réaliser ses rêves.

Il me semble qu'en généalogie, comme dans toute entreprise, le plus important est de croire en soi.

"I have a dream" disait Martin Luther King. Voyons comment.

Personnellement, mon rêve en matière de généalogie, est de faire en sorte que la généalogie familiale professionnelle rapporte autant que la généalogie successorale. Certains de mes confrères familiaux me disent que c'est complètement utopique.

Je crois que cela va demander des efforts conséquents, des heures de travail et d'incertitude mais réaliser un CA HT d'un million d'euros ne me semble pas infaisable.

Ce rêve, je ne le fais pas que pour moi. Je le fais pour l'ensemble de la profession. Mon but : permettre à la généalogie familiale d'être créatrice d'emplois, où que soit installée la personne. Est-ce si infaisable que cela ?

De même, je sais, ou plutôt j'ai la certitude que, si nous les professionnels ne nous préoccupons pas de réaliser des études économiques, des études de marché sur nous, personne ne le fera à notre place. Je crois que si nous voulons qu'enfin nous soyons reconnu comme de véritables professionnels, il faut nous atteler à la tâche sans rien attendre d'autrui. Ils ne viendront pas nous chercher car, pour le moment, nous ne les intéressons pas. Là encore, cela va demander des efforts conséquents, des heures de travail et d'incertitude.

Mais cela me semble être un beau projet d'avenir. Quant à mes éventuels détracteurs, qu'ils en proposent autant. Je serais ravi pour eux.


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Les honoraires des successoraux

Par Stéphane Cosson le 1 juillet 2006 | (230) Commentaires | Permalink

En ouvrant Capital du mois de juillet, j'ai vu qu'on y parlait des honoraires du généalogiste successoral dans la rubrique "Vos droits".

J'ai pensé qu'il serait intéressant de reprendre les arguments de Me Etienne Rondet, avocat à la Cour, docteur en droit privé.

Monsieur R. lui pose une question. Il a été informé qu'il était l'héritier d'un parent éloigné par un généalogiste. Une fois la succession réglée, monsieur R. estime que les honoraires du généalogiste sont excessifs et demande quels sont ses recours.

Me Etienne Rondet lui répond ceci :

La convention d'honoraires signée par l'héritier retrouvé avant toute obtention de précision sur l'identité du défunt et son héritage est parfaitement accepté par la loi et les tribunaux. En échange du service rendu, il est normal que les généalogistes soient rémunérés.

Toutefois, les tribunaux se réservent le droit de réduire ce montant. La Cour de cassation précise que les juges doivent alors proportionner les honoraires du généalogiste aux efforts qu'il a déployé pour cela et à l'importance du service rendu. Il s'agit donc d'une appréciation au cas par cas.

De ce fait, aller à l'encontre des honoraires perçu par le généalogiste peut s'avérer difficile. Il faudra vraisemblablement apporter la preuve que ce dernier a outrepassé les tarifs en vigueur.

Il était intéressant de le savoir. A mon avis, c'est aussi à mettre en parallèle avec la réforme des successions qui a eu lieu et dont je vous ai déjà parlé.


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