« juillet 2006 | Accueil | septembre 2006 »
Rendez-vous à trois
Par Stéphane Cosson le 31 août 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Ce matin, suite de la mise en place de la future société. Un rendez-vous à trois était en effet prévu : l'expert-comptable, mon futur associé et moi-même.
A la fin de l'entretien, la donne avait légèrement été modifiée. Mais rien de grave.
L'expert-comptable a commencé par nous expliquer la différence entre SCP et SEL, voire SARL. Ceci afin que nous puissions choisir en toute connaissance de cause.
Seul souci : arriver à déterminer la rémunération que chacun voulait et la proportion de chacun dans le capital. Nous avons le week-end pour y réfléchir.
Au départ, j'étais plutôt enclin à aller vers la SCP. Mais l'expert-comptable a quand même appelé le greffe, sait-on jamais. Réponse du greffe ? Pas de SCP ni de SEL pour les généalogistes. Pourtant, il me semble que certains de mes collègues sont installés en SEL. Sont-ils successoraux ? Y a-t-il une différenciation opérée entre les deux métiers de généalogistes ? Je ne sais pas. Mais bon, cela ne va pas changer grand chose. Le patrimoine privé de chacun de nous sera protégé de toutes les façons.
Mon futur associé m'a semblé plus rassuré. Lundi matin, nous avons rendez-vous avec la Boutique de Gestion, avec la personne qui le suit, pour essayer de commencer à rédiger du concret : un prévisionnel ! Il a, tout comme moi, le week end pour réfléchir au problème : les parts de chacun dans le capital.
Attendons de voir ce qui va en sortir !
La notion de qualité dans les services d'archives
Par Stéphane Cosson le 28 août 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Une fois n'est pas coutume, un petit coup de gueule à l'encontre des services d'archives, qu'elles soient municipales ou départementales.
A me demander si parfois la notion de qualité ou de service au public ils connaissent. Je me dis que ce serait dans le privé (sans faire de l'anti-fonctionnariat primaire), cela arriverait aussi souvent.
Je m'explique.
Cela fait plusieurs clients qui me demandent de leur faire des copies de documents, documents microfilmés ou numérisés.
Jusque là rien que de très normal. Et cela fait plusieurs fois, quel que soit le jour, quel que soit le service départemental ou municipal d'archives , que la présidence de salle me donne des excuses que je trouve bidon. Du genre :
"Ah, désolé, les documents sont à consulter sur écran d'ordinateur mais on n'a pas prévu de sortie d'imprimante."
"Ah, désolé, il n'y a pas de lecteur-reproducteur de microfilms."
Ou encore l'écran du lecteur de microfilm ou de l'ordinateur est en plein jour et il est impossible de faire des photos sauf à être surexposé et d'avoir des photos immondes et illisibles, pour ne pas mâcher les mots.
Bon, je prévois toujours l'appareil photo au cas où, mais quand même, quand cela se reproduit de manière systématique dans différents services d'archives, je commence à me poser des questions.
Qu'en pensez-vous ?
La dérogation
Par Stéphane Cosson le 26 août 2006 | (2) Commentaires | Permalink
Il y a une semaine, j'ai reçu une demande de devis très précise pour laquelle la dérogation auprès du Procureur de la République me semblait indispensable.
Je fais donc mon devis en expliquant longuement ma démarche à mon prospect. Il vient de me refuser le devis en m'expliquant qu'il ne comprend pas pourquoi il y a cette demande de dérogation.
Il me semble qu'une explication sur ce sujet pourrait intéresser tout le monde .
La demande du prospect :
"Paul D., né le 27.10.1870, fils de François D. âgé de 26 ans, marchand, demeurant à M., et d'Antoinette L., âgée de 25 ans, même métier, même ville, mariés.
Léocadie D., née le 1.02.1872, de François et d'Antoinette.
Germaine Françoise D., née le le 3.02.1887, de François et d'Antoinette.
De ces aïeuls, je n'ai aucun renseignement. Apparemment s'ils sont restés, comme je le pense, au pays et qu'ils se sont mariés, voudriez-vous me donner les actes de naissance des enfants et petits-enfants, leurs actes de mariage ainsi que ceux de leurs enfants s'ils en ont eu et leurs actes de décès ainsi que ceux de leurs enfants s'ils en ont eu.
S'ils ont eu des petits-enfants qui sont maintenant de mon âge, pourriez-vous me les nommer pour que je puisse les contacter, s'ils sont toujours dans la région Midi-Pyrénées si vous pouvez savoir où ils se trouvent pendant votre recherche. Je vous demanderai de bien vouloir me donner l'adresse de la personne à contacter pour les retrouver."
Mon analyse et ma réponse :
Personnellement, en lisant ceci, j'ai compris que mon prospect voulait une recherche descendante. Je lui ai donc fait un devis en lui expliquant qu'il m'était difficile de quantifier exactement le temps que j'allais passer à les retrouver (Sont-ils vraiment restés au pays ? Rien ne me l'affirme.). Je lui disais aussi que, comme très vite, nous allions être dans la règle des 100 ans, une dérogation auprès du Procureur de la République serait nécessaire.
Je lui proposais un prix à la journée, comprenant la recherche et les déplacements.
La réponse de mon prospect :
"Pour la dernière fille de François D., je ne vois pas pourquoi vous voulez faire intervenir le Procureur de la République alors qu'elle est née plus de 100 ans à nos jours et aux leurs il y a exactement 119 ans. Et pour Paul D. 130 ans, pour Léocadie 128 ans.
Donc je vous demanderais de laisser tomber. Je trouverais quelqu'un d'autre".
Petit rappel juridique :
La loi du 3 janvier 1979 sur les Archives stipule que, pour les recherches de moins de 100 ans, une demande de dérogation est impérative, ceci afin de protéger la vie privée des personnes. Le généalogiste professionnel ne peut s'y soustraire. C'est une obligation légale qu'il doit respecter.
Je crois qu'il y a encore de la pédagogie à accomplir de ce côté-là. Visiblement, ce n'est pas clair pour tout le monde. Je ne juge pas la réponse de mon prospect. Je constate simplement son refus, sur une incompréhension me semble-t-il.
Mais je peux me tromper.
Histoire de la loi Gouze
Par Stéphane Cosson le 22 août 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Dans le bulletin n° 112 du Cercle Généalogique de Languedoc, j'ai trouvé un article très intéressant de Jean-Marie delli Paoli sur l'histoire de la loi Gouze.
Comme il peut être parfois difficile de le trouver (à moins d'aller dans un cercle de généalogie qui fait échange avec lui car il s'agit de ce qu'on appelle de la littérature grise), il m'a semblé intéressant de vous livrer un résumé de cet article, notamment de ses conclusions.
Selon l'auteur, toute l'histoire est partie d'une étude du polytechnicien Michel Tesnière, étude qu'il a présenté lors d'une communication à la Société d'Onomastique de Paris le 24 mai 1973. Selon son étude, basée sur des sondages dans les annuaires téléphoniques et analysés à l'aide d'une loi sur les petites probabilités, les patronymes disparaissent.
Il renouvelle sa communication deux fois en 1974 et 1979. La Fédération Française de Généalogie intervient auprès des politiques à ce sujet. Deux propositions de loi sont déposées, sans succès, en 1979 et 1989.
Les Nations Unies interviennent alors : la France doit s'harmoniser avec les autres pays qui laissent la parité du choix du nom de famille entre les parents.
Entre-temps, un autre polytechnicien, René Pelissier, a démontré que Michel Tesnière s'était en partie trompé dans son étude.
Les patronymes sont plus importants que ne le supposait Michel Tesnière : 600 000 au lieu de 250 000.
25% des patronymes portés par moins de 100 personnes continuent d'exister après 700 ans d'existence, alors que Michel Tesnière pensait qu'en 75 ou 100 ans, ils auraient totalement disparu. En fait, seuls les noms portés par moins de 20 personnes sont en danger selon les démographes.
De même, semble-t-il, n'auraient pas été pris en compte les noms venant de l'immigration.
Jean-Marie delli Paoli conclue son article en constatant que le nom reste un marqueur social, familial et historique important. Pouor le Midi de la France, le nom représente un oustal, un clan, une histoire et une culture. Selon lui, y renoncer sera difficile.
Le rôle social du généalogiste
Par Stéphane Cosson le 20 août 2006 | (2) Commentaires | Permalink
Lors de la fermeture des Archives Départementales du Tarn, pour cause de déménagement, il m'a fallu batailler avec l'archiviste qui accordait un passe-droit aux généalogistes professionnels successoraux et qui me le refusait en tant que généalogiste professionnel familial. Elle se basait pour cela sur la loi et le droit, disant qu'il existe un droit des successions mais pas de droit concernant la généalogie familiale.
J'ai toujours trouvé l'argument pour le moins spécieux et j'ai pu obtenir gain de cause. A mon avis, au vu de mon expérience, le généalogiste a un rôle social particulièrement méconnu.
Je le vois notamment avec une de mes clientes. Elle a visiblement connu une vie difficile, elle est éloignée de ses enfants, et elle m'écrit régulièrement les mots suivants : "Je suis heureuse de discuter avec vous. Cela m'apporte un rayon de soleil."
Petit à petit, nous sommes passés d'une relation purement professionnelle, froide, à une relation différente, plus chaude. Je m'aperçois qu'elle s'inquiète si elle n'a pas reçu un courrier de moi à la date à laquelle elle l'attendait. Elle me laisse alors un message sur le répondeur : "Mais que se passe-t-il ? Est-ce de ma faute ? Ai-je fait quelque chose de mal ?". Je lui écris alors pour la rassurer, que tout va bien, qu'elle n'a pas été oubliée mais qu'il y a pu y avoir un problème divers : panne d'ordinateur, vacances ou autre.
Au fur et à mesure des recherches que j'effectue pour elle, je m'aperçois que je prends un rôle différent. Pour cette personne, visiblement seule, qui commence à être âgée ou qui se perçoit comme telle (je ne sais son âge exact, mais je dirais qu'elle a dans les 70 ans, ce qui me paraît personnellement encore jeune mais pas pour elle), j'ai un rôle social. Un lien a été établi, que je pourrais comparer au lien que peut créer le facteur ou la femme de ménage avec les personnes âgées isolées de nos campagnes.
Ce lien-là est visiblement méconnu. Comment le faire reconnaître ? A mon avis, cela ne va pas être facile. Peut-être par le biais du média télé. C'est à y réfléchir.
L'amour du travail bien fait
Par Stéphane Cosson le 16 août 2006 | (2) Commentaires | Permalink
J'ai travaillé avec une association pendant quelques années. Mon dernier travail pour eux a été la mise en place puis le dépouillement d'une enquête auprès des lecteurs de leur revue trimestrielle (près de 1500 enquêtes envoyées et envrion 10% de réponses à dépouiller).
J'y ai travaillé avec une autre personne. Il nous semblait important, à elle comme à moi, de rendre un travail correct, sans doute pas parfait, mais qu'il serait possible de montrer tel quel à toute personne qui en ferait la demande, comme par exemple les "subventionneurs" (Je ne sais si le mot est correct en français), sans y apporter trop de retouche de mise en forme ou autre.
Bien sûr, cela coûte un petit peu plus de sous. Mais c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui me reproche le fait de vouloir rendre un travail correct. Comme on dit dans le Midi, ça m'espante, c'est-à-dire cela me laisse pantois, les bras ballants.
Pour moi, c'est normal. Je dirais même que dans le cadre professionnel, rendre un travail de qualité est indispensable. D'habitude, cela permet même de fidéliser des clients satisfaits de vous avoir confié une tâche que vous leur rendez tirée au cordeau. Il me semble que c'est faire preuve de professionnalisme.
Une enquête, quand elle est dépouillée, elle ne peut pas l'être à peu près. Il faut se baser sur tous les résultats sinon le travail de statistique est faussé, biaisé. En un mot subjectif. Autant travailler alors à l'intuition, au feeling. Les résultats seront tout aussi bons et cela sera beaucoup plus simple dans tous les sens du terme pour tout le monde.
Cela m'interroge et me remet en question. Sans doute à tort car je sais le faire d'habitude à bon escient et je sais d'avance quand je rate un travail, ce qui n'était pas du tout mon impression pour celui-ci.
Volontairement, je ne leur avais facturé qu'un cinquième du temps passé afin que la facture ne soit pas trop lourde. Mais même cela était trop pour eux (alors que l'association a en trésorerie trois fois mon CA HT annuel) et ils ont demandé de réduire la note. J'ai accepté de faire ce geste commercial qui n'a pas été apprécié du tout et pour lequel je n'ai eu que des reproches et aucun remerciement. J'ai préféré alors cesser toute collaboration. Cela me paraissait être la seule solution viable : les laisser dans leur médiocrité (même si le mot est fort).
Mais ce genre d'attitude m'interroge. Comment peut-on reprocher à quelqu'un de bien faire son travail ? Voulaient-ils un travail bâclé ? C'est quelque chose qui est complètement en dehors de ma culture d'entreprise. Véritablement incompréhensible pour moi. Un autre monde, voire même un univers différent.
Malgré tout, je crois que je vais continuer d'agir comme je le fais. Jusqu'à présent, à part pour cette association, cela m'a toujours réussi et j'ai eu surtout des clients satisfaits qui viennent me redemander du travail. Ce qui est plutôt positif.
Qu'est-ce qu'un leader (2e partie) ?
Par Stéphane Cosson le 15 août 2006 | (13) Commentaires | Permalink
Toujours par rapport aux commentaires que j'ai reçu lorsque j'ai parlé des publicités mises en place par les deux chambres de généalogistes familiaux, et toujours pour essayer de déterminer qui est le leader, j'ai fait une petite expérience sur Google.
Voici les résultats trouvés.
Je suis donc allé sur Google et j'ai demandé à celui-ci de me chercher le nombre de documents correspondant à chacune des chambres syndicales. Je me suis dit que cela pourrait être un bon indice.
Pour éliminer tous les documents inutiles, j'ai effectué ma demande en mettant le nom développé de chacune des chambres entre guillemets. ainsi Google ne chercherait que ceux relatifs à l'ensemble des mots.
Résultat aujourd'hui à 9 h 45 ?
- Chambre des Généalogistes Professionnels : 676 documents dans Google.
- Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France : 312 documents dans Google.
Faites l'expérience ! Personnellement, même si je ne suis pas entièrement objectif, ces résultats me paraissent clairs. Qu'en pensez-vous ?
La consultation des archives en ligne (2e partie)
Par Stéphane Cosson le 12 août 2006 | (6) Commentaires | Permalink
La mise en ligne des registres paroissiaux du Tarn sur Internet, puis à moyen terme du cadastre, me fait faire quelques soucis. Ne vais-je pas y perdre de la clientèle ? Pourquoi les gens me paieraient-ils alors qu'ils pourront avoir l'information gratuitement ou presque (il y aura le prix de la connexion) sur Internet, à toute heure du jour et de la nuit, et ce quel que soit l'endroit où ils habitent ?
J'ai fait un petit calcul sur les conséquences que cela pourrait avoir sur mon chiffre d'affaires.
Concrètement, si je regarde un mois de travail, je peux le diviser ainsi :
- Je passe un jour aux Archives Départementales du Lot.
- Je passe aussi un jour aux Archives Départementales de l'Aveyron.
- Je passe enfin deux jours aux Archives Départementales de la Haute-Garonne.
- Mes jeudis matins sont occupés par la mise en ligne sur l'intranet de l'AERI des fiches concernant le Cd-Rom sur l'histoire de la Résistance dans le Tarn.
- Mes jeudis après-midis sont eux occupés par mes cours de généalogie.
- Tout le reste du temps, je suis aux Archives Départementales du Tarn à faire des recherches pour les particuliers, principalement sur les registres paroissiaux, les registres des notaires et le cadastre.
Cette recherche aux Archives du Tarn me prend donc la majorité de mon temps (je compte environ 75% de celui-ci). Qu'en sera-t-il ensuite ?
Je considère cette mise en ligne comme de la concurrence contre laquelle je ne pourrais pas lutter, dans le cadre de la recherche pure. Me contacteraient alors seulement les personnes qui veulent faire des recherches sur les notaires ou qui n'ont pas Internet. Combien seront-ils ? Je n'en sais rien.
J'ai donc décidé, sur cette base, de contacter le Président du Conseil Général du Tarn (puisque cette mise en ligne dépend de sa décision) afin de lui demander un rendez-vous à ce sujet. Je vais bien voir ce qu'il va répondre.
Qu'est-ce qu'un leader ?
Par Stéphane Cosson le 10 août 2006 | (0) Commentaires | Permalink
Les commentaires de mon post sur "la position du leader" m'ont interrogé. Qu'est-ce qui fait qu'on devient leader dans un secteur d'activité ?
Voici quelques éléments de réponses issus de mes lectures, notamment Michael Porter.
Pour Michael Porter, un leader est une entreprise (au sens le plus large du terme) qui possède des avantages comme une réputation, des économies d'échelle, un capital de savoir, un accès préférentiel aux fournisseurs ou aux circuits de distribution. Un leader est quelqu'un qui possède des ressources durables, dont il peut se servir sur le long terme.
La première règle d'une stratégie offensive vis-à-vis d'un leader, nous dit Porter, est de ne surtout pas l'attaquer de front, dans le cadre d'une stratégie d'imitation. L'attaquant est alors toujours sûr de perdre.
Par contre, si l'attaquant possède un avantage concurrentiel durable (il se différencie du leader en allant dans une niche qui a été délaissée par exemple), s'il est proche du leader pour d'autres activités, et s'il a les moyens d'entraver la riposte du leader, alors il a des chances de le surprendre, voire même de le détrôner. Il faut qu'il mette en place pour cela une stratégie différente. Ce n'est pas ce que je ressens entre les deux chambres. Mais je peux me tromper.
Quelle est la chambre syndicale des généalogistes familiaux en position de leader ? Vaste problème. Essayons d'analyser cela de manière objective.
La réputation :
Certains des généalogistes de la Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France, la chambre la plus ancienne, sont connus. Il y a même celui qui a été surnommé le pape de la généalogie. Eux sont connus mais qui connaît leur chambre ?
Pour la Chambre des Généalogistes Professionnels, pas de membres plus connus que les autres. Mais nous avançons tous ensemble vers un même objectif. L'action réalisée par l'un d'entre nous profite à tous si cela est possible.
Les journalistes appellent les généalogistes connus et notre chambre. A ma connaissance, ils ne contactent pas l'autre chambre.
Un capital de savoir :
En nombre d'adhérents, il me semble que la Chambre des Généalogistes Professionnels est plus forte de ce côté-là car elle a plus d'adhérents. La somme de nos différents capitaux de connaissance serait, me semble-t-il, plus importante.
Là encore, à ma connaissance, nous ne la jouons pas trop personnel. Je ne veux pas dire que l'autre chambre ne possède pas un capital de savoir. Mais je ressens ses membres comme très indépendants les uns des autres, pas dans une volonté de groupe.
Pour ce qui est des économies d'échelle et des accès préférentiels aux fournisseurs ou aux circuits de distribution, il me semble que les deux chambres sont à égalité.
Qui a l'avantage ? Ce n'est peut-être pas si évident que cela à déterminer.
Gérer le soutien de l'entourage familial
Par Stéphane Cosson le 7 août 2006 | (64) Commentaires | Permalink
Quand on monte une entreprise, que celle-ci grandit, le chef d'entreprise a besoin souvent d'être rassuré, soutenu dans ses projets. Je ne sais pour les autres, mais personnellement, quand j'ai une décision importante à prendre, j'en discute. Je la parle.
Il paraît que le soutien de l'entourage familial est alors primordial. Personnellement, une fois encore, il me faut le gérer, aller chercher les ressources ailleurs.
J'envisage donc une association. Ce n'est pas une mince affaire. C'est une question qui trotte dans la tête, pour laquelle j'envisage le pour et le contre. J'essaie d'imaginer ce que cela sera concrètement, la manière de travailler. Bref, comme on dit familièrement, cela me travaille. Et c'est bien normal. J'irais la fleur au fusil, sans m'inquiéter un tant soit peu, ce serait beaucoup plus grave.
J'ai eu la très mauvaise idée de vouloir en parler à mon entourage familial proche. Très très mauvaise idée ! Pour mon entourage familial, comme quand je me suis installé chez Régate, comme quand j'ai quitté la coopérative d'activité et que je me suis installé à mon compte, comme quand j'ai pris temporairement un salarié, cela ne peut déclencher qu'une catastrophe (même si la réalité leur donne ensuite tort). Ils ne font aucune confiance en mes capacités, à ma connaissance du métier, à ma créativité, aux personnes qui m'accompagnent professionnellement. En caricaturant à peine, je ne peux finir que criblé de dettes, clochard sous un pont si j'agis un tant soit peu.
Bien évidemment, ils font tout pour m'en dissuader. Surtout ne prendre aucun risque, continuer à vivoter tranquillement, voire même envisager de changer complètement de métier, prendre quelque chose qui soit "pépère", sans passion, sans aucune initiative pour surtout ne rien bousculer. Bref, j'aurais mieux fait de garder mes doutes et mes interrogations pour moi. Heureusement que j'ai confiance en moi et que je n'écoute pas les chants des sirènes qui me sont envoyés par eux.
Comment font les autres chefs d'entreprise quand ils ont des doutes ? Je ne sais pas. Peut-être en parlent-ils à un coach ?
Mais je trouve cette situation toujours pénible. Heureusement, ma belle-famille m'encourage plus. Mais je me rends compte que la vie du chef d'entreprise passe aussi par ces moments de découragement intense.
