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Le nouveau chemin vers le succès
Par Stéphane Cosson le 8 octobre 2006
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(11) Commentaires | Permalink
Dans le dernier numéro de L'Entreprise, il est dit que Jack Welch, gourou du management, a été détrôné. Les règles qu'ils préconisait à ce sujet ne sont plus valables.
De nouvelles règles sont apparues. Quand je les ai lues, je me suis dit, au vu des commentaires des derniers jours, que, peut-être, les généalogistes avaient une grande chance de poursuivre leur activité.
Voici ces nouvelles règles de management, selon le magazine américain Fortune, repris donc par L'Entreprise :
- Trouver une niche, créer une activité nouvelle, plutôt que de vouloir être le numéro 1 de son marché.
- Le client est roi au lieu des actionnaires qui font la loi.
- Embaucher des gens passionnés et classer ses salariés pour ne garder que les meilleurs est devenu complètement inutile, voire dépassé dans notre monde ultra-changeant.
- Avoir un PDG courageux est mieux qu'un PDG charismatique.
Pourquoi les généalogistes ont-ils des chances avec ses nouvelles règles du management ?
Des gens passionnés ? C'est absolument sûr. On ne peut faire ce métier sans passion.
Trouver des niches ? Créer une activité nouvelle ? C'est tout aussi sûr, il me semble. Le monde de la généalogie est véritablement une activité de niches à trouver. Vive l'innovation dans ce domaine !
Avoir un PDG courageux ? Je crois que c'est aussi le cas. Quand je reçois des demandes d'information sur le métier et que j'annonce qu'il faut travailler environ 5 ans, 72 heures par semaine, pour au bout du copmte pouvoir s'en sortir (se paye un SMIC), je crois que cela demande du courage, voire même une petite dose d'inconscience. Et curieusement, cela refroidit les gens les plus tièdes qui ne pensaient pas que ce métier pouvait être aussi dur financièrement. Oui c'est un métier de rêve mais un métier difficile.
Le client est roi ? Pour moi, c'est une évidence. sans clientèle, dans le domaine du service, on ne vit pas. C'est le bouche à oreille qui fait la réputation du généalogiste.
Je crois vraiment que nous sommes bien placés pour cela.
Commentaires
Rédigé par: Franck | 8 oct. 06 17:10:07
Bonjour,
Ce post me rapelle quelque chose dit dans un autre post il y a peu. Je n'ai plus ce style de lecture, je préfère la BD, moins intellectuel,j'ai peut-être tort !
Quoi qu'il en soit, il vaut mieux bien connaître ses voisins que d'être prophète en son pays.
Qui mieux que les personnes de ton secteur de travail, si tu sais les comprendre et les satisfaires, pourront t'amener à continuer à t'épanouir dans le métier que tu as choisi et à en vivre ?
Tu as beaucoup de qualités, certainement des défauts comme tout un chacun, met en avant tes possibilités professionnelles et continue surtout à te remettre en question pour avancer dans des niches encore inconnues.
A bientôt.
Franck
Rédigé par: Stéphane Cosson | 9 oct. 06 09:12:20
Bonjour Franck,
Merci pour ton commentaire. Effectivement, cela rappelle volontairement un précédent article ainsi que les différents commentaires échangés récemment. C'est bien entendu volontaire.
Côté épanouissement dans le cadre du travail, c'est en train de fleurir tous azimuts. Je crois que 2007 va être une année chargée professionnellement. Tant mieux.
Cordialement, Stéphane
Rédigé par: de Barrau | 9 oct. 06 10:08:11
Bonjour,
Pour finaliser mon précédent propos sur une niche qui serait celle de la rédaction d'ouvrages familiaux, pour ma part je reconnais que ce n'est pas une niche aisée. Un généalogiste n'est pas forcément un historien ni un écrivain. De plus, serait-ce véritablement une niche rentable ? Les familles notables sont avantagées (je viens d'acquérir un numéro de la Revue du Tarn où l'on parle longuement des Bancalis d'Aragon) mais même pour elles ce n'est pas évident. Les rares tirages, dans l'ensemble, sont confidentiels. Après le temps du dépouillement systématique s'intéressera t-on à ce qu'il y a derrière ? Espérons-le, car quelle injustice !
Si vous faites des ouvrages bien documentés et argumentés vous serez pionner ou pratiquement. Le généalogiste rassemble, fais les liens entre les branches avec documents et photos. L'historien met en évidence les points forts de la mémoire familiale qu'il exploite sous l'angle historique et socio-culturel, il remet en cause, il discute et analyse, il fait le lien avec des parentés et s'intéresse à l'histoire du village, de l'église, de la paroisse, etc ..., à des événements en lien avec tel ou tel membre de la famille et qui ont eu une incidence sur l'histoire du "pays", de la province ou de la nation. L'écrivain met en forme avec un style, une dynamique et des titres appropriés, je crois aussi à l'utilité d'individualiser ce qui paraît plus important que le reste. Mais pour quels prix ? Quels lecteurs (érudits, spécialistes, seuls membres de la famille, autres ?) ? Pourquoi ne pas sonder par le Blog et à travers les relais locaux en Midi-Pyrénées et à Paris ?
Bref, une entreprise peu aisée, intellectuellement très enrichissante, élitiste ?, condamnée aux pertes ?
Cordialement.
Emmanuel de Barrau
Rédigé par: Stéphane Cosson | 9 oct. 06 11:32:01
Bonjour,
Je crois que de ce côté-là, il n'y a qu'une solution pour savoir si cela pourrait être rentable ou pas : faire une étude de marché pour connaître le public, le prix de vente, le coût, le temps que cela va prendre (écrire un ouvrage peut être très chronophage si l'on n'y prend pas garde).
Le sondage à travers le blog peut être un bon début de ce côté-là. Mais pas suffisant.
Voir peut-être aussi avec des éditeurs s'ils pourraient être intéressés.
Mais quand je vois les difficultés que l'on peut avoir avec une consoeur par rapport à l'ouvrage que l'on veut écrire à quatre mains sur la profession de généalogiste. L'idée nous paraît bonne mais les éditeurs contactés jusqu'à présent sont très frileux. On va donc essayer avec une éditrice nouvellement installée et qui nous connaît tous les deux si cela peut fonctionner. Mais cela fait prêt d'un an que l'on cherche un éditeur qui puisse accepter notre projet. Il ne faut donc pas se décourager.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par: Franck | 9 oct. 06 11:56:36
Bonjour,
Monsieur de Barrau, votre nom m'intriguais, je suis allé à la pèche, sur le Net et j'y ai découvert l'histoire d'une grande famille. je pense que vous avez un avantage, comme vous le faite remarquer, vous êtes quelque peu privilégié car vous avez à votre disposition des archives familiales assez conséquentes dont le commun des mortels ne dispose pas.
Ce n'est pas un reproche. j'ai participé avec deux autres personnes dont un historien, il y a quelques années à la mise en Archives sous sein privé d'une grande famille noble et j'avoue que j'ai été envieux de la quantité et de la qualité des documents que je découvrais.Je comprends que l'on puisse avoir envie d'écrire des livres. Moi, le seul rêve que j'avais, c'était d'écrire une monographie de mon village, pas celui ou je suis né, mais celui d'ou est issue "ma famille". Un village de tuiliers, si ma généalogie me permet de relier toutes les familles, si j'ai reconstitué le travail de la terre et de ses habitants, je butte sur le fait que je ne trouve aucuns documents ni aux AD, ni dans les familles concernant cette douzaine de tuileries dont certaines portent et portaient mon patronyme. Si, je peux reconstituer l'évolution qui mène à cette profession de tuilier (Bûcheur, Scieur de long, Charbonnier, etc..), l'ouvrage que j'aurais pu faire serait fade sans son activité principale. Voilà, un exemple qui m'a amené à utiliser les service d'un confrère à Stéphane. Je sais que ce livre aurait été édité à compte d'auteur et que je n'aurais pas gagné un succès de librairie, mais le plus important pour moi, aurait été de l'avoir fait et d'avoir eu la fierté d'avoir pu emmener au bout ce travail de connaissane de ce village banal mais qui compte pour moi.
Vous savez la satisfaction personnelle d'avoir réussi son projet est parfois bien plus importante que le succès, si les deux vont de pair, c'est la cerise sur le gateau.
Si je n'avais pas eu, l'aide de ce professionnel, je serais passé à coté de pas mal de pistes de recherches.
Mais cela, il faut l'avouer à un coût et je n'aurais certainement pas rentabilisé mon envie en cas de réussite. Mais ce n'était pas important pour moi, c'était ma "danseuse" !
Cordialement
Franck
Rédigé par: de Barrau | 10 oct. 06 10:29:42
Bonjour,
Pour conclure ce propos car je ne veux pas monopoliser les commentaires, pour moi aussi écrire pour sauvegarder la mémoire est bien plus important que de vendre et je n'attends même pas "la cerise sur le gâteau" comme d'ailleurs pour mon Blog.
En revanche, quand je poste un commentaire ici je me mets à la place de Stéphane Cosson et de son désir de trouver de nouvelles niches qui puissent être rentables. Or, celle-ci ne l'est pas forcément à mon sens, essentiellement pour deux raisons : elle est élitiste et elle ne correspond pas à la culture ambiante en France.
Cela ne doit cependant pas empêcher d'y penser pour l'avenir et d'y réfléchir par exemple sous une forme allégée comme plaquettes et documents et non plus ouvrages. De mémoire, je connais une personne dans le sud du Tarn qui est peut-être dans cette perspective ou proche. Cela est-il plus rentable ?
Oui, les familles dites "notables" sont avantagées mais elles n'ont cependant pas le monopole des recherches historiques où toutes les familles ont leur place.
Pour votre ouvrage de généalogie, en quoi peut-il être différent de ceux existants déjà ?
Cordialement.
A bientôt.
Emmanuel de Barrau
Rédigé par: Franck | 10 oct. 06 11:15:40
Bonjour,
Pour votre ouvrage de généalogie, en quoi peut-il être différent de ceux existants déjà ?
Pour répondre à cette question Mr de Barrau, premièrement cet ouvrage n'existe pas et ne sera pas par manque de contexte principal du au manque d'archives pour étayer les faits (sauf trouvailles improbables) et pourquoi aurait-il du être différent des autres, car il n'existe aucune littérature sur ce village rural. Faire un bouquin avec une suite de patronymes, de liens familiaux, sans aucuns contextes historiques,géographique et autres, cela n'a aucun intérêt et un logiciel comme Filiatus suffit pour avoir un livret agréable à lire que je donne à ceux qui en font la demande dans les familles une fois par an après une mise à jour.
Cordialement
Franck
Rédigé par: Franck | 10 oct. 06 11:48:03
J'ai peut-être répondu un peu vite, cette question ne m'était peut-être pas destinée, mais plutôt à toi Stéphane.
Dis-nous ce que votre livre, fait avec ta consoeur, en quoi est-il différent de celui d'un Valynseele, Beaucarnot et autres ? Qu'apportez-vous de plus pour un généalogiste amateur ?
Il y a tellement de littérature sur le sujet, et il y a beaucoup de redondances au fil des sorties de nouveaux ouvrages. On ressort parfois déçu d'un achat.
Tu parlais de problème d'édition dans ton précédent post, avez-vous envisagé l'édition par souscription ?
A te lire - Cordialement
Franck
Rédigé par: Stéphane Cosson | 10 oct. 06 18:19:23
Bonjour Franck,
Pour répondre à ta question, en fait il y a trois ouvrages de prévus :
Le premier est en cours de préparation finale. Nous sommes une dizaine d'auteurs, tous généalogistes professionnels, dans lequel nous présentons notre métier par le biais d'anecdotes rencontrées au cours de nos recherches professionnelles. Celui-ci n'a posé aucun problème et devrait sortir avant les fêtes. J'en parlerais plus avant au moment de sa sortie bien sûr.
Le deuxième est un ouvrage sur le métier de généalogiste, que nous voulons rédiger ma consoeur et moi-même car il y a un vrai manque à ce sujet et nous nous appuierions sur l'enquête que nous avons réalisé ensemble. Actuellement, tous les éditeurs que nous avons contactés, éditeurs spécialisés dans les ouvrages sur les métiers, ont répondu par la négative ou n'ont pas répondu. Le motif de leur refus : nous ne sommes pas assez nombreux, ce n'est qu'un métier de niches, donc inintéressant. Le dernier contact, avec l'éditrice du précédent, pourrait aboutir. Pour le moment, il n'y a que des points d'interrogation à ce sujet. Ne nous avançons pas trop.
Sinon, ma consoeur comme moi-même avons pour le moment refusé la solution de la publication à compte d'auteurs car trop onéreuse pour nos porte-monnaies. Et puis l'un comme l'autre commençons à être connus nationalement et je crois qu'il faut en profiter. Sinon à quoi cela sert-il ?
Enfin le troisième ouvrage est pour le moment encore à l'état de projet. Nous serions trois à le rédiger et les conversations avec le futur éditeur sont en cours de négociation.
Sinon, pour répondre à Emmanuel de Barrau, je crois vraiment plutôt à une version Alain Corbin et son monde retrouvé de Louis-François Pinagot (rechercher toutes les archives concernant un quidam pris un peu au hasard et montrer quelle a pu être sa vie) ou à une version monographie communale centrée peut-être plus sur les familles et partant en étoile sur les autres aspects de la vie communale. Des plaquettes plutôt que des ouvrages ? Pourquoi pas ?
Par contre, pour moi, les commentaires concernent tout le monde. Il n'y a pas de raison que je sois le seul à y répondre. Vous pouvez aussi vous répondre entre vous et je sers alors de modérateur, supprimant uniquement les commentaires trop subversifs.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par: Franck | 10 oct. 06 21:02:26
Bonsoir Stéphane
Merci de ta réponse. Si ta description du premier ouvrage ne m'inspire pas l'achat (ça me semble du déjà vu, lu et entendu), le second par contre me titille un peu plus, je suis curieux de savoir quel vrai manque vous avez trouvé pour le métier de généalogiste. Pour le troisième, j'attends d'en savoir plus. Voici, ma première impression par rapport à ta réponse, bien sûr cela n'engage que moi.
A bientôt. Cordialités
Franck
Rédigé par: Stéphane Cosson | 11 oct. 06 15:17:19
Bonjour,
Pour le premier, sans m'avancer trop, et afin de ne pas couper l'herbe sous les pieds de la publicité officielle, ce que je peux dire, c'est que nous avons vraiment essayé de faire différemment du déjà lu, vu et entendu. J'attends que l'ouvrage soit sorti pour en dire plus sur son sujet.
Cordialement,
Stéphane Cosson
