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De la différence entre amateurs et professionnels
Par Stéphane Cosson le 3 novembre 2006
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(6) Commentaires | Permalink
Une de mes consoeurs est confrontée à un problème : l'association généalogique amateur de son secteur est très vindicative commercialement parlant. Elle pose la question : comment réagir ? Comment différencier amateurs et professionnels ? Que peut-on faire contre cela ?
J'ai personnellement quelques éléments de réponse.
Personnellement, je pars du principe qu'il faut attaquer avec les mêmes armes. Voyons ce que propose le cercle amateur et proposons exactement pareil. La différence entre eux et moi ? Je suis professionnel donc je consacre huit heures minimum par jour, 5 jours minimum par semaine à la recherche généalogique. Ce n'est pas le cas des amateurs. Au bout d'un moment, j'aurais accru mes compétences dans ce domaine bien au-delà qu'eux.
Deuxième principe : je suis professionnel. Donc j'ai le droit de faire du commerce. C'est peut-être bête à dire mais certains de mes confrères l'oublient. Ce n'est pas le cas des associations. Donc j'en fais. Innovons, innovons, il en restera bien quelque chose. Construisons de la notoriété. Restons pro-fes-sion-nel. Allons sur un terrain où les amateurs ne pourront pas suivre à moins de prendre un procès pour travail illégal et perte de leur statut association à but non lucratif. Cela veut bien dire ce que cela veut dire.
Je ne suis pas une association à but non lucratif. Je ne joue donc pas dans la même cour qu'eux. J'ai le droit de faire du commerce ! Je me suis inscrit pour cela ! Je paie des charges pour cela ! Pas eux !
Agir en terme de lobbying auprès des politiques ? Personnellement je n'y crois pas trop pour le moment. Accroissons d'abord notre poids économique, devenons des éléphants. C'est curieux comme de suite les politiques nous entendront plus.
Pour le moment, c'est la seule réponse que je peux apporter à ce type d'interrogation. Seriez-vous d'accord avec mes arguments ?
Commentaires
Rédigé par: Yermat | 3 nov. 06 19:46:13
Bonjour,
Vous vous trompez. Être à but non lucratif et faire du commerce sont bien deux choses distinctes... Évidement il faut alors payer les taxes commerciales.
La limite est largement floue je vous l'accorde.
Vous trouverez pas mal de renseignement sur le blog .
Cordialement,
Yermat
Rédigé par: Stéphane Cosson | 4 nov. 06 09:07:08
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Dans l'affaire dont je parle, en fait, l'association veut faire du commerce mais sans payer les taxes commerciales sous prétexte qu'elle est association à but non lucratif. Je connais d'autres associations, dans un autre domaine, qui font du commerce mais en s'acquittant des taxes.
Pour moi, être à but non lucratif c'est ne pas faire de bénéfice ou pas trop et surtout ne pas distribuer ce bénéfice. Cette définition est-elle exacte ?
Toujours pour moi, faire du commerce c'est vendre des produits ou des services et en vivre. Donc dégager du bénéfice si possible que je peux réinjecter ou pas dans mon entreprise. Sommes-nous d'accord là aussi ?
Pourriez-vous développer plus vos arguments sur mon erreur ? Merci par avance.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par: de Barrau | 4 nov. 06 13:00:33
Bonjour,
Pour ma part, je suis tout à fait d'accord avec vos arguments qui ont l'avantage d'aborder une fois encore le problème des différences entre amateurs et professionnels dans votre secteur d'activité. A cet effet, il serait probablement instructif d'établir une plaquette ou une charte d'information à destination du public afin de mieux clarifier les choses. Vous y gagneriez.
Pour ce qui est des politiques, en effet et c'est franchement malheureux à dire, tant que votre domaine d'activité n'a pas plus d'importance en terme économique il y a peu à attendre de ces gens. Et puis, dans quels objectifs ?
Cordialement.
Emmanuel de Barrau
Rédigé par: Stéphane Cosson | 4 nov. 06 15:10:16
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Plus cela va, plus je me dis qu'effectivement il faut éclaircir et éclaircir encore les choses ente professionnels et amateurs. Je discutais ce matin avec une de mes clientes, membre d'une association généalogique. Elle me racontait que pour le président de cette association, il fallait que celle-ci rapporte financièrement. Je crois que, là, il y a un gros problème à clarifier avec lui.
Etablir une plaquette ou une charte d'information, pourquoi pas ? Mais qui s'en charge ? Une chambre syndicale ? L'USGP ?
Sinon, ma consoeur pensait faire appel aux politiques pour clarifier les choses entre amateurs et professionnels. Ils ne le feront pas à notre place. Clarifions de notre côté et faisons-leur une proposition me paraît plus réaliste avec eux.
Cordialement,
Stéphane Cosson
Rédigé par: Yermat | 7 nov. 06 13:59:41
Bonjour,
Si j'en crois l'instruction fiscale de 1998 (http://asdom.fr/fichiers/Instruction_4H598.doc ), la loi définit "l'association comme « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d'une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices ». Cette définition signifie que la démarche de ces personnes doit être désintéressée et que l'association n'est pas guidée par la recherche du profit."
Néanmoins même si le but n'est pas de partager les bénéfices cela peut être nécessaire pour la gestion. Par ailleurs d'après cette même instruction, il y a aussi une notion de concurrence du secteur commercial qui entre jeux. Donc votre président qui veux que l'association rapporte n'est pas forcément hors-la-loi, tout dépends de ce qu'il fait des "bénéfices"...
Bref il faut voir au cas par cas mais la lecture de cette instruction est intéressante.
Par ailleurs le blog dont je voulais parler est http://dirigeantbenevole.blogspot.com/.
Cordialement,
Yermat
Rédigé par: Stéphane Cosson | 8 nov. 06 16:28:38
Bonjour,
Merci pour votre commentaire et pour les deux sites dont vous parlez. J'ai transmis leurs coordonnées à ma consoeur ainsi qu'au Conseil d'Administration de la Chambre des Généalogistes Professionnels pour que nous puissions réfléchir ensemble à cette question.
Merci encore.
Cordialement,
Stéphane Cosson
