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Enquête Ipsos sur la généalogie
Par Stéphane Cosson le 19 novembre 2006
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En juin dernier, Ipsos a réalisé une enquête pour le compte de la société Notrefamille.com, enquête mesurant l'intérêt des Français pour la généalogie.
Un échantillon représentatif de la population française a été interrogé, soit plus de 1000 personnes de plus de 15 ans.
Voici les résultats de cette enquête, selon le communiqué de presse publié le 24 octobre par le commanditaire.
Selon cette enquête, 42% des répondants disposent d'un arbre généalogique. C'est donc, semble-t-il, une activité relativement répandue.
23% des répondants déclarent avoir effectué des recherches généalogiques ou consulté des sources au cours des deux dernières années. Parmi ceux-ci, 13% ont visité au moins un site Internet, 7% un livre ou un magazine spécialisé.
Ces 23% se situent principalement dans toutes les tranches d'âge. Trois chiffres cités par le communiqué de presse :
- entre 15 et 24 ans : 21%
- entre 35 et 49 ans : 23,7%
- retraités ou inactifs : 35,5%
A presque 30%, ils vivent dans une ville de plus de 100 000 habitants.
Outre ces 23%, 25% des personnes interrogées se disent prêtes à effectuer une recherche ou à consulter une source. Quel potentiel de développement ! Nous avons tous du pain sur la planche ! Je trouve ce chiffre plutôt rassurant pour l'avenir.
Et vous, qu'en pensez-vous, de ces résultats ?
Commentaires
Rédigé par: Sophie | 20 nov. 06 10:20:07
Bonjour Stéphane,
J'ai également lu ces chiffres avec intérêt, surtout ceux concernant les ados.
"Selon cette enquête, 42% des répondants disposent d'un arbre généalogique. C'est donc, semble-t-il, une activité relativement répandue." Je modérerais ce propos, 42% des personnes interrogées disent DISPOSER d'un arbre généalogique, est-ce le fruit de leur travail ? Je suis la seule de ma famille à faire de la généalogie, mais quasiment 100% des membres de ma famille disposent d'un arbre !
Pour en revenir aux adolescents, 21% disent pratiquer la généalogie, je trouve ce chiffre très encourageant. J'ai récemment lu un article sur la "jeunéalogie" http://www.hebdos.net/lsc/edition462006/articles.asp?article_id=150169
Une enseigante québécoise a introduit la généalogie dans ses cours d'histoire. Le résultat ? "À la fin du projet, les élèves doivent produire un document qui constitue leur projet famille. Quelquefois, le document compte jusqu'à 350 pages !".
Les élèves passent plus de 10 heures à la bibliothèque, apprennent à faire des recherches, et surtout se découvrent une histoire et tissent de nouveaux liens avec leurs familles.
Oui la généalogie a le vent poupe et il faut la promouvoir, mais pas comme ces "collecteurs d'ancêtres" dont le but est de totaliser un maximum d'ancêtres. Il faut la promouvoir dans les écoles et surtout auprès des jeunes. On a pu le voir avec les émeutes, beaucoup sont désoeuvrés car ils ont l'impression de n'être qu'un pion sur l'échiquier géant de la société. A nous de leur montrer qu'ils ont une histoire. Bien souvent, quand on se découvre une histoire, on se découvre un avenir.
Rédigé par: Stéphane Cosson | 21 nov. 06 09:14:38
Bonjour Sophie,
Concernant les adolescents, actuellement, avec deux autres auteurs, professeurs, nous sommes en pourparler avec le CDDP du Tarn pour écrire un ouvrage qui s'intitulerait : "Découvrir l'histoire par les documents", ouvrage qui laisserait une grande part à la généalogie.
Par exemple, comment, à partir d'un testament, peut-on faire du français ?
Comment est-il possible de réviser les quatre opérations mathématiques, les tableaux à double entrée, les statistiques, à paritr de relevés systématiques ?
Je vais rebondir là-dessus en disant que l'on va s'inspirer d'un stage que j'ai effectué avec des personnes RMIstes, très éloignées de l'emploi au départ et qui, pendant quelques mois, ont pu découvrir ainsi une autre facette de leur personnalité et une confiance en elles qu'elles avaient oublié.
J'avais proposé la "technique" à l'Ecole de la Deuxième Chance proche de mon domicile. C'est resté lettre morte, dommage ! Cela me semble être pourtant une ouverture pour redynamiser des personnes "désoeuvrées".
Cordialement,
Stéphane Cosson
