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Récupérer de la clientèle perdue

Par Stéphane Cosson le 8 novembre 2006 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

La mésaventure arrivée à ma consoeur, les différents commentaires que cela a suscité, m'ont fait penser à ce qu'écrit Michael Porter à propos de la clientèle perdue.

Il me semblait que cela peut s'appliquer à la généalogie professionnelle et qu'une petite perspective historique peut être intéressante.

Pour résumer très brièvement la pensée de Michael Porter, il disait que si une entreprise ne prenait pas une place, un autre s'en chargerait à sa place et il serait alors très difficile de la récupérer. Cela a l'air d'être une lapalissade, ou du bon sens, mais cela vaut la peine parfois de le rappeler.

Que s'est-il passé au niveau de la généalogie professionnelle familiale ? A ma connaissance, la majorité des professionnels ont coupé les ponts avec le monde généalogique associatif. Ce qui est, à mon avis, une erreur. On peut toujours apprendre l'un de l'autre. Et je crois que c'est de là que vient la méfiance du monde associatif pour les professionnels.

Quand le monde associatif a mis  ses relevés en vente sur Minitel d'abord puis sur Internet, le monde professionnel n'a pas suivi. Là encore, à mon avis, ce fut une erreur. La place était possible pour les deux.

De ce fait, je crois que le monde associatif a occupé une place laissé libre, volontairement ou pas, par les professionnels. Ce qui explique actuellement le flou.

Actuellement, je parle de listes-éclairs, de chaînons manquants à mes collègues. Ils trouvent mes idées géniales. Je vais être beaucoup plus modeste. Il s'agit simplement de recettes qui sont utilisées depuis longtemps par les associations.

Mettre sur Internet sa liste-éclair en référençant les noms de famille, cela permet de réduire les coûts en publicité car c'est une autre manière de se faire connaître et de faire connaître son travail.

Travailler sur les chaînons manquants, cela permet de créer du lien entre les différents professionnels que nous sommes. C'est une manière de créer de l'entraide au niveau professionnel.

Vendre ses relevés, les actes "dormants" et inutilisés sur Internet ou autrement, c'est rentabiliser le plus possible ses recherches et avoir une autre possibilité de revenus.

C'est simple mais cela marche. Cela ne permettra peut-être pas de récupérer la place laissée vacante. Mais ainsi, il me semble que le choix pourra être fait plus équitablement entre associations et professionnels. Peut-être apprendrons-nous à mieux nous connaître et à ne plus avoir peur les uns des autres (la peur étant à mon avis dans les deux sens).




Commentaires

Rédigé par: de Barrau | 8 nov. 06 21:42:02

Bonjour,

Il est vrai que vous êtes entrainé malgré vous dans une épreuve de force avec d'une part les associations et d'autre part les sites d'entraide généalogiques sur internet.
J'ai lu plusieurs fois que l'objectif était le dépouillement systématique de l'ensemble des départements français ce qui représente une menace sans équivalent pour votre profession sur le long terme car nul doute que cela sera fait un jour si le développement de la généalogie familiale se confirme et perdure.
Entre autres solutions : innover et se diversifier, se faire connaître le plus largement possible, mais aussi pourquoi ne pas conclure des contrats de collaboration avec les dits sites et associations ? Après tout, qui a le plus à y gagner ? En toute logique, vous.

Cordialement.
Emmanuel de Barrau

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Rédigé par: Stéphane Cosson | 8 nov. 06 23:04:43

Bonjour,

Merci pour votre commentaire qui va dans mon sens. Innover et se diversifier, cela commence à rentrer dans les esprits de mes collègues.

Conclure des partenariats ? Je crois qu'il y a encore du chemin à parcourir des deux cotés. Enfin, il me semble mais je peux me tromper. Je ne parle qu'à travers mon expérience. Quand je vois comment le président de l'association où j'étais depuis 1989 a tout fait pour que j'en parte, y compris en fermant (même s'il dit qu'elle est en veille) la section locale dont je m'occupais alors que, lors de mes réunions bimestrielles, je donnais toujours un cours de perfectionnement en généalogie, même si je n'en faisais pas état ni ne roulais des mécaniques à ce sujet. En tout cas, cela convenait à ceux qui assistaient aux réunions qui désormais se retrouvent orphelins. Visiblement, d'après ce que j'en sais, je ne suis pas le seul dans ce cas. Mais il y a aussi des cercles dont c'est un professionnel qui en est le président. Tous les cas de figure sont donc possibles.

Je crois que cela ne peut se jouer qu'au niveau national et au niveau local en même temps. Au niveau national entre les syndicats et la Fédération de Généalogie. Au niveau local en se montrant aux différents cercles amateurs et en apportant ses compétences, s'ils acceptent qu'en retour on puisse récupérer de la clientèle.

A voir donc ce qu'il est possible de faire sur ce sujet.

Cordialement,

Stéphane Cosson

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