« De l'utilité de la liste-éclair | Accueil | Territorialité de la généalogie ? »
A la recherche de Marie Grésilières
Par Stéphane Cosson le 30 août 2007
|
(2) Commentaires | Permalink
On se demande si, parfois, certaines personnes que l'on recherche dans le cadre d'une généalogie, ne se font pas un malin plaisir à ne pas se laisser trouver.
Christophe et moi avons de ce côté-là une réaction complètement différente. Cela l'énerve beaucoup alors que personnellement, j'y vais encore plus, j'y trouve tout le sel de la recherche.
Prenez Marie Grésilières, la personne que nous cherchons actuellement. Elle est introuvable. Et pourtant ce n'est pas faute d'ouvrir différentes pistes.
Veuve avec trois enfants, elle s'est remariée avec son domestique dont elle a eu cinq enfants. Nous connaissons la destinée de sept de ses enfants. Il y en a un, nous ne savons rien sur lui, absolument rien, à part son prénom. Nous supposons qu'il est mort jeune.
D'une famille très pauvre, nous avons assez vite compris pourquoi chacun s'est éparpillé dans la nature. Question de survie. Tous, à un moment donné de leur vie, sont devenus domestiques de ferme allant pour cela parfois même jusqu'en Algérie. Mais en Algérie, dans l'Hérault ou le Tarn, un domestique de ferme reste un domestique de ferme.
Nous savons qu'une de ses filles s'est mariée dans la région. Sur l'acte de mariage, elle nous dit qu'elle a vu l'acte de décès de sa mère et qu'elle souhaite y apporter des modifications par rapport à ce qui est écrit. Elle est gentille et elle l'aurait été encore plus si elle nous avait donné le lieu ou la date de décès de sa mère ! Mais comme cela c'est juste, ce n'est pas noté par sa fille. Mineure au moment de son mariage, un conseil de famille a eu lieu. Même celui-ci ne nous apprend rien sur Marie Grésilières sauf qu'elle a une soeur prénommée Philippinne.
Une autre de ses filles s'est mariée aussi dans la région. Son acte de mariage ne nous apprend rien. On retrouve avec Christophe une descendante qui est, coup de chance, une personne appartenant à mes connaissances. Je lui écris avec toutes les précautions d'usage dans ce cas-là. Elle me répond très gentiment. Mais comme elle est née 16 ans après le décès de sa grand-mère et que personne ne lui en a jamais parlé, chou blanc.
Deux demi-frères épousent la même femme à quelques années d'intervalle, la guerre étant passée par là. On nous dit bien qu'elle est décédée mais rien de plus. Un autre de ses fils est incorporé à l'armée après le décès de sa mère. Mais là encore, rien n'est dit sur elle.
Son deuxième mari est porté disparu. Avec beaucoup de chance, nous arrivons à retrouver des actes qu'il a passé avant sa disparition. Cela réduit d'autant la période de recherche de ce décès (si elle est toujours en vie quand il passe ces actes. Allez soyons positifs et disons que oui). Nous étions au départ sur une période de 15 ans environ, nous sommes sur une période d'un an. C'est mieux, mais nous n'en savons toujours pas plus sur elle, sur son lieu et sa date de décès.
Euh ... Et si on essayait le pendule ? Non mais parfois, on se dit que faute de moyens rationnels... Bon, c'est sûr, à un moment ou à un autre, on va la retrouver. Mais elle nous aura donné du fil à retordre.
Commentaires
Rédigé par: Maryse | 22 sept. 07 15:01:34
Avez-vous consulté les archives des hôpitaux et autres hospices ? À défaut de pendule je n'ai rien d'autre à vous proposer.
Rédigé par: Stéphane Cosson | 22 sept. 07 16:07:33
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. En fait, nous avons deux pistes possibles :
1 - Le dernier acte passé par son mari se fait dans un petit village de l'Aveyron, à la limite du Tarn. Il est possible que son décès soit là.
2 - Un de ses descendants nous dit qu'elle est morte à Castres, sous-préfecture du Tarn. Pourquoi serait-elle morte là, alors que rien ne nous envoie vers cette ville ? Sauf que ... Castres est sur la route menant à Béziers, où vit un de ses fils. Et si elle était morte en route ?
Pour le moment, nous n'en savons pas plus. Tout dépend maintenant du désir de notre commanditaire. Veut-il savoir ou pas ?
Merci encore. Cordialement
Stéphane Cosson
