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Echange ?
Par Stéphane Cosson le 6 août 2007
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Dans le mécanisme de l'échange, chacun est d'accord pour céder quelque chose afin d'acquérir autre chose. Il y a toujours équilibre entre les deux parties. Dans les différentes sortes, il y a l'échange avec incertitude mutuelle : c'est le cas entre un salarié et un patron. L'un comme l'autre ne peuvent certifier que leurs efforts mutuels seront couronnés de succès.
Jusqu'à présent, il me semble que l'échange a bien fonctionné entre généalogistes professionnels. Malgré un turn-over important, ceux qui restent arrivent à s'en sortir sans forcément marcher sur les plates-bandes des autres.
Mais...Avons-nous suffisamment échangé avec les autres composantes du monde généalogique ? Dans ce monde de la généalogie dont les frontières deviennent floues à nouveau, changent, mutent, je me pose la question.
Dans un petit ouvrage intitulé "Précis de sociologie", l'auteur prend exemple dans une autre profession : la boulangerie. Deux boulangers, l'un célibataire, l'autre avec cinq enfants. Le boulanger avec cinq enfants vend son pain cinq fois plus cher que le célibataire car il a plus de bouches à nourrir. Les clients vont donc chez le boulanger célibataire. Et le boulanger "famille nombreuse" malgré tous ses efforts pour s'en sortir, reste miséreux. Il y a alors mise en place d'une redistribution : une somme est prélevée chez le célibataire pour être redistribuée chez le boulanger à famille nombreuse. Ce transfert de monnaie se fait sans contrepartie sauf que le boulanger célibataire y gagne une génération future de clients.
Je trouve l'exemple intéressant. Tout d'abord entre généalogistes professionnels : avec une composante de la profession (les successoraux) qui gagne plus que l'autre (les familiaux) pour le moment. Comment redistribuer la richesse entre nous, rééquilibrer la profession ? Est-ce possible ?
Mais, il me semble aussi qu'en continuant de rester dans une certaine tour d'ivoire, sans rapprochement avec le monde amateur, nous allons y perdre. De même si nous ne nous rapprochons pas des pure players généalogiques. Quand j'entends certains généalogistes amateurs dire qu'un professionnel se fait du fric en pillant les travaux des autres, il me semble que cela peut friser la paranoïa par manque de communication de notre part. L'échange doit alors s'accompagner d'une bonne communication : transparence des informations. Je suis persuadé que nous ne pouvons tous qu'y gagner.
Je crois que, sans le vouloir, c'est une des raisons de mes rapprochements divers et variés actuels. Se faire connaître, voir comment on peut travailler ensemble et non côte à côte, en parallèle. Cela n'implique pas forcément une fusion mais tout simplement de l'interaction. il peut y avoir coopération. Nous sommes dépendants les uns des autres.
