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A la recherche de Marie Grésilières
Par Stéphane Cosson le 30 août 2007
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On se demande si, parfois, certaines personnes que l'on recherche dans le cadre d'une généalogie, ne se font pas un malin plaisir à ne pas se laisser trouver.
Christophe et moi avons de ce côté-là une réaction complètement différente. Cela l'énerve beaucoup alors que personnellement, j'y vais encore plus, j'y trouve tout le sel de la recherche.
Prenez Marie Grésilières, la personne que nous cherchons actuellement. Elle est introuvable. Et pourtant ce n'est pas faute d'ouvrir différentes pistes.
Veuve avec trois enfants, elle s'est remariée avec son domestique dont elle a eu cinq enfants. Nous connaissons la destinée de sept de ses enfants. Il y en a un, nous ne savons rien sur lui, absolument rien, à part son prénom. Nous supposons qu'il est mort jeune.
D'une famille très pauvre, nous avons assez vite compris pourquoi chacun s'est éparpillé dans la nature. Question de survie. Tous, à un moment donné de leur vie, sont devenus domestiques de ferme allant pour cela parfois même jusqu'en Algérie. Mais en Algérie, dans l'Hérault ou le Tarn, un domestique de ferme reste un domestique de ferme.
Nous savons qu'une de ses filles s'est mariée dans la région. Sur l'acte de mariage, elle nous dit qu'elle a vu l'acte de décès de sa mère et qu'elle souhaite y apporter des modifications par rapport à ce qui est écrit. Elle est gentille et elle l'aurait été encore plus si elle nous avait donné le lieu ou la date de décès de sa mère ! Mais comme cela c'est juste, ce n'est pas noté par sa fille. Mineure au moment de son mariage, un conseil de famille a eu lieu. Même celui-ci ne nous apprend rien sur Marie Grésilières sauf qu'elle a une soeur prénommée Philippinne.
Une autre de ses filles s'est mariée aussi dans la région. Son acte de mariage ne nous apprend rien. On retrouve avec Christophe une descendante qui est, coup de chance, une personne appartenant à mes connaissances. Je lui écris avec toutes les précautions d'usage dans ce cas-là. Elle me répond très gentiment. Mais comme elle est née 16 ans après le décès de sa grand-mère et que personne ne lui en a jamais parlé, chou blanc.
Deux demi-frères épousent la même femme à quelques années d'intervalle, la guerre étant passée par là. On nous dit bien qu'elle est décédée mais rien de plus. Un autre de ses fils est incorporé à l'armée après le décès de sa mère. Mais là encore, rien n'est dit sur elle.
Son deuxième mari est porté disparu. Avec beaucoup de chance, nous arrivons à retrouver des actes qu'il a passé avant sa disparition. Cela réduit d'autant la période de recherche de ce décès (si elle est toujours en vie quand il passe ces actes. Allez soyons positifs et disons que oui). Nous étions au départ sur une période de 15 ans environ, nous sommes sur une période d'un an. C'est mieux, mais nous n'en savons toujours pas plus sur elle, sur son lieu et sa date de décès.
Euh ... Et si on essayait le pendule ? Non mais parfois, on se dit que faute de moyens rationnels... Bon, c'est sûr, à un moment ou à un autre, on va la retrouver. Mais elle nous aura donné du fil à retordre.
De l'utilité de la liste-éclair
Par Stéphane Cosson le 27 août 2007
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Au début de l'année, nous avons eu un long débat entre professionnels : fallait-il mettre sa liste-éclair sur Internet ? Quel temps fallait-il passer à constituer celle-ci ? Nous n'étions pas vraiment d'accord, pour ne pas dire pas d'accord du tout.
Nous sommes lundi. En quelques jours, je viens de prouver une fois de plus l'utilité de mettre une liste-éclair sur Internet, pour un professionnel.
Pour une fois, cela concerne des recherches faites par Christophe. Ce sont ses "noms" qui intéressent les personnes qui m'ont contacté. Une commande ferme et deux pour lesquelles j'ai un devis à rédiger. Christophe me dit qu'il est ravi d'être gâté ainsi. Pour une fois que c'est sur son secteur géographique et pas sur le mien !
Au minimum 280 € TTC. Vous me direz, c'est peu. Mais au maximum 1 130 € TTC. Ce qui est mieux quand même. Dans tous les cas, ce sont des demandes que j'appelle "alimentaires". La recherche est faite, déjà payée. La deuxième fois, nous faisons payer moins cher, juste ce que j'appelle le temps de saisie. Le but ? Que ces demandes soient un produit d'appel pour d'autres commandes. Elles sont donc toujours relativement modestes. Au maximum deux jours de travail en moyenne.
Plus j'avance dans ma vie professionnelle et plus cela me semble être une évidence !
Deux conceptions de la profession
Par Stéphane Cosson le 22 août 2007
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Au fur et à mesure de mes discussions avec différents collègues, je me demande si, in fine, il n'y aurait pas deux conceptions antinomiques de la profession de généalogiste.
Alors Baroque Italien ou Coucou Suisse ?
La première serait le "Baroque Italien" : beaucoup de créativité, tout fonctionne plus ou moins bien, cahin caha. Ce n'est pas la perfection. Cela demande à être amélioré mais...mais cela fonctionne. Le monde de la généalogie se transforme ? Pas grave, ces généalogistes-là se transforment aussi. Pas vraiment très structurés, pas vraiment cadrés, ils y vont et puis à la grâce de Dieu... On verra bien !
C'est plutôt ma vision du monde de la généalogie. Au cas où vous ne l'auriez pas compris, relisez mes notes depuis décembre 2005...
L'autre manière de voir la généalogie, et l'organisation de la profession, ce serait le "Coucou Suisse". C'est carré, cela fonctionne, c'est éternel, cela ne tombe jamais en panne. Bref, réglé comme du papier à musique gravé dans le marbre. On commence par établir le cadre et ce qui n'y rentre pas...et bien cela n'y rentre pas ! Mais d'abord le cadre !
Mais... mais je me demande si cette deuxième conception, du coup, n'oublie pas de l'information en cours de route. Mais... Cette conception me fait beaucoup penser au phénomène bureaucratique démontré par Michel Crozier dans l'ouvrage du même nom, en 1963.
Au départ, une centralisation importante qui entraîne des règles et des procédures fortes. Ces dernières donnent naissance à une attitude rigide de la part de ceux qui les emploient. De ce fait, les communications sont difficiles et, bien évidemment, les informations pas forcément bonnes. Pas de bonnes informations entraînent souvent des décisions inadaptées. Et donc, pour essayer de pallier à cette inadaptation, on centralise de manière importante. Et cela recommence.
Dans cette vision des choses, j'entends dire que c'est l'ancienneté qui prime sur le mérite, que c'est le grade qui prime sur la fonction. Et pourquoi pas le retour à la loi salique tant qu'on y est ?
Quand j'entends cette conception au cours de mes conversations, tintinabule toujours en moi la phrase "Nous sommes les meilleurs car tous les autres sont morts". Phrase qui pour moi veut dire qu'il faut toujours s'adapter.
Alors Baroque Italien ou Coucou Suisse ?
Segments d'activité
Par Stéphane Cosson le 21 août 2007
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Depuis que je suis installé, j'ai toujours segmenté mon activité.
Au départ, c'était pour savoir quel était le secteur qui me rapportait, notamment quand je testais mon activité dans la coopérative d'activité. Et puis, j'ai continué car je trouvais cela pratique.
En lisant l'ouvrage sur les alliances stratégiques, je me rends compte que cela a une autre utilité.
Segmenter l'activité ? Oui mais comment ?
Pour Anis Bouayad, le haut de la pyramide, c'est le métier soit la vocation, la mission, la vision de l'entreprise. Mon métier : généalogiste familial.
En-dessous, nous avons le domaine d'activité stratégique : ensemble de savoir-faire dont la maîtrise permet de répondre à un ensemble cohérent de besoins clients groupés en plusieurs segments. Personnellement, j'ai traduit cela par mes différentes strates : recherches généalogiques pures, patrimoine, formation, publications et maintenant ligne audiotel.
Troisième niveau, le segment stratégique qui est un ensemble de produits-services apportant une valeur ajoutée homogène aux clients, relevant d'un effet de compétence identifiable et cohérent. Si je prends les recherches généalogiques pures, cela se divise en : généalogie-cadeau, déblocage et solution d'un problème généalogique, arbre généalogique complet, arbre généalogique partiel, lectures de documents anciens. Chacun est bien une prestation, un produit-service qui répond aux besoins de mes clients.
En ce qui concerne les alliances que je veux mettre en place, je sais ainsi que je les cherche sur deux domaines d'activité : la ligne audiotel et Internet, un nouveau domaine que je veux mettre en place. Il me semble qu'ainsi avec mes partenaires possibles, nous allons pouvoir parler sur le même niveau de compréhension. Cela me semble plus clair.
Une âme de syndicaliste ?
Par Stéphane Cosson le 18 août 2007
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Je me demande si à force d'appartenir à une chambre syndicale professionnelle, in fine, je ne me suis pas découvert une âme de syndicaliste.
Une petite définition, tout d'abord, issue de Wikipédia :
Le syndicalisme (de syndic, venant lui-même du grec sundikos, qui assiste quelqu'un en justice) est le mouvement qui vise à unifier les travailleurs dans des organisations, les syndicats, pour défendre leurs intérêts communs.
J'aime bien cette définition.
Je me rends compte, petit à petit, que défendre des intérêts communs à l'ensemble de la profession prend chez moi, pour moi, de l'importance. Sans le savoir, et je m'en rends compte maintenant, c'est la base de mes projets.
J'aurais pu travailler uniquement pour moi. En fait, je veux mettre en place des outils qui pourraient servir à mes collègues généalogistes familiaux, qui pourraient leur apporter un moyen d'exister. Et qui pourront servir aussi à l'ensemble de la communauté généalogique. Certes, comme je ne vis pas d'amour et d'eau fraîche, je ne m'oublie pas au passage. Je suis entrepreneur, pas bénévole d'une association. Mais l'argument financier n'est pas le seul.
Savoir que certains ne voient que par cette lorgnette me met même plutôt en colère. Ce n'est pas parce que je ne génère pas beaucoup de CAHT que je suis forcément inintéressant professionnellement. Ce n'est pas parce que je génère peu de bénéfice que ma voix a moins d'importance que les autres. Peut-être que je peux apporter des compétences, ou que sais-je encore, que les plus riches financièrement parlant n'auront pas.
Pas question d'être pour moi un "passager clandestin" : profiter sans payer. Je serais plutôt du style à rejoindre le mouvement pour que chacun profite de l'avantage collectif. Pas plus que ce que je dois, pas moins non plus.
J'aime bien la définition de la coopération par Axelrod : Le pacte CFMC.
- C pour Coopération : ne jamais faire défection en premier.
- F pour Fermeté : répondre à chaque défection de l'autre.
- M pour Magnanimité : ne pas garder rancune.
- C pour Clarté : s'en tenir à ce comportement.
Tout y est dit.
Les alliances stratégiques
Par Stéphane Cosson le 16 août 2007
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C'est l'ouvrage que je suis en train de lire pour le moment. Je vous en parlerais plus quand je l'aurais fini mais...J'y trouve déjà mon compte, ne serait-ce que dans la définition de l'alliance en terme entrepreneurial.
Ainsi, une alliance n'est pas que financière. Il peut y avoir derrière la volonté d'apprendre un savoir-faire ou d'intégrer un marché.
Ainsi une alliance est, selon les auteurs, nécessaire pour entreprendre, pour pouvoir pallier aux différentes ruptures auxquelles est affrontée l'entreprise. Si j'ai bien compris le message, entreprendre ne peut se faire sans conclure à un moment donné une alliance.
Ce dont je suis sûr, c'est que si l'alliance est nécessaire pour entreprendre, il faut aussi pour cela se montrer, aller chercher les partenaires. Ils ne viendront pas tous seuls. Ce n'est pas eux qui frapperont à votre porte. Il faut se faire connaître. Une alliance cela commence toujours par une campagne de communication.
Si je peux reprendre cette image, avant l'alliance il y a la drague. Mais ce n'est pas suffisant de draguer. C'est nécessaire mais pas suffisant du tout. Passer un contrat de mariage l'est aussi mais ce n'est pas non plus suffisant.
Mais surtout, une fois toutes les formalités administratives passées, le plus important c'est de savoir durer. Savoir faire des concessions, apprendre aussi à pardonner, savoir se réconcilier en cas de rupture plus grave. Et là les deux doivent y mettre du leur.
Actuellement, dans le cadre de mes projets, c'est aussi ce que je cherche : la mise en place d'alliances diverses et variées pour rester un entrepreneur.
"Sur les traces du passé"
Par Stéphane Cosson le 13 août 2007
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Vous avez sans doute lu déjà, notamment dans le Blog Généalogie, une note à propos de cette émission d'Arte qui devrait être diffusée lors de l'été 2008.
Eh bien, il semblerait que je vais pouvoir la vivre en direct. Rien n'est encore sûr, tout est en cours de négociation. Mais...
Sur les conseils de Guillaume de Morant, j'avais envoyé un e-mail à Pierre-Valéry Archassal, lui disant que s'il avait besoin d'un professionnel dans les départements de Midi-Pyrénées, nous étions là, Christophe et moi. Visiblement, il s'en est souvenu.
Quand il m'a appelé, cela m'a fait tout bizarre. Autant vous pouvez envoyer un e-mail, autant quand vous êtes au téléphone à propos d'une émission, dans le concret, cela peut faire bizarre.
A force de discussions, par e-mails, avec différents interlocuteurs, je commence à bien comprendre, là encore à devenir un flipper clignotant de partout (par rapport à la recherche bien sûr). Des pistes se dégagent et je pense que nous allons pouvoir trouver la sépulture demandée. Je trouve cela en même temps très gratifiant pour la recherche que nous soyons plusieurs fixés sur un même point, vers un même but.
Mais en même temps, je comprends mieux le concept de l'émission et il me plait de plus en plus. A mon sens, du peu que j'en sais, du peu que j'en vis, il me semble que c'est enfin le concept de l'émission généalogique qui va marcher, l'émission que l'on attendait. En tout cas, la demande qui m'a été faite me parle en tant que professionnel. Elle aurait pu avoir été faite par un de mes clients sans aucun problème. Et je ne dis pas cela par rapport aux négociations en cours mais sincèrement.
J'ai déjà travaillé en tant que documentaliste pour une émission télé. C'était gratifiant. Assister à une partie du tournage aussi, discuter avec le réalisateur de mes choix, des siens par rapport aux documents aussi. Mais là, sans que je sache pourquoi, elle me parle encore plus. C'est vraiment le type de recherche de n'importe lequel de mes clients. Et j'apprécie. Vous me direz dans un an si je me suis trompé ou pas.
Le travail d'une vie de recherches
Par Stéphane Cosson le 11 août 2007
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Je suis en train de travailler pour un client qui intègre l'Ordre de Malte. Pour cela, il a besoin de preuves. Il doit démontrer qu'il est bien noble et donner une copie certifiée conforme de tous les actes en sa possession.
Travail intéressant s'il en est ! A force de rechercher, une hypothèse se dégage concernant sa famille. Il semblerait fortement que, Pierre, celui à propos duquel toutes les généalogies publiées s'arrêtent, soit le premier en fait à avoir été noble de par sa fonction. Auparavant, ils étaient marchands, bourgeois.
Jérôme Malhache, un de mes collègues, m'a mené des recherches à la Bibliothèque Nationale et au CARAN sur cette famille. Je me suis contenté, si je puis dire, avec Christophe, de faire les recherches sur mon secteur géographique.
Puis je suis parti en discuter chez mon client. Et là, surprise !
Il me montre tout d'abord un arbre généalogique réalisé par un membre de sa famille, au début ou au milieu du XIX siècle. Entre le mariage de Pierre et celui de son père supposé, il y a un intervalle de 90 ans. Pour moi, il était clair qu'il manquait au moins une génération sur cet arbre généalogique.
Puis mon client me sort quatre volumes, manuscrits, écrits par le même membre de sa famille. Une mine d'or ! Le gars, il a mené des recherches sur sa famile, on peut le dire ! Il a sans doute même dû y passer sa vie. Quatre volumes écrits tout petit, d'une écriture typique du XIX siècle avec les notes en marge. Il nous donne, quand il les a trouvé, les noms des notaires chez qui les actes ont été passés. Fabuleux !
Je commence à lire. Le début me semble quelque peu capillotracté : Faire descendre cette famille de deux petits-fils jumeaux de Charlemagne, issus de la fille qu'il aurait eu de Désirée, elle-même fille du dernier roi des Lombards, je demande à voir. L'auteur nous dit que son bisaeuïl, chef utile de la famille, aurait sacrifié les preuves en accord avec les autres membres de la famille et c'est la raison pour laquelle il n'y a désormais qu'une tradition familiale tenace à ce sujet. Mouais...
Par contre, dès que nous attaquons le XVI siècle, cela me semble plus sérieux. Par rapport aux recherches menées par nous trois, tout s'éclaire. Les ponts se font, y compris entre certains écrits d'auteurs plus récents. Le puzzle se met en place. Je commence à comprendre. J'ai l'impression d'être un flipper en train de jouer gagnant. Cela s'allume de partout en faisant du bruit. Je noircis des pages, prenant des notes pour pouvoir continuer au mieux les recherches. vous m'auriez vu allongé à la romaine, l'ouvrage étalé devant moi, noircir des pages sur le tapis du bureau, sans me préoccuper de l'heure jusqu'à ce que sa dame vienne nous dire que, peut-être, à 13 h 30, on pourrait peut-être manger un brin.
Mon client m'a prêté un de ces ouvrages pourque je puisse continuer plus tranquillement les recherches. A mon avis, ce serait dommage qu'ils dorment dans un coin. Je pense qu'une publication critique de ceux-ci (Comment ? Chez qui ? Pour quel public ?) serait particulièrement intéressante.
Mais... Il me restera toujours un mystère : pourquoi l'auteur de ces quatre volumes, qui démontre que deux familles nobles portant le même nom dans la même ville ne sont pas du tout apparentées, y compris en faisant une magnifique étude sur les blasons familiaux, fait-il son tableau généalogique en les apparentant ? Si l'on se contente de regarder le tableau, il y a donc ces 90 ans entre Pierre et son supposé père. Si on lit les volumes qui l'accompagne, Pierre est d'une famille autre, d'un autre ville et il donne des ancêtres de ce Pierre, mais sans filiation véritable par manque de sources. Il n'y a pas de continuité entre ces deux familles et il le démontre. Pourquoi ne pas avoir fait l'arbre généalogique en conséquence de ses écrits ?
Pour moi, d'une certaine manière, c'est gâcher tout le travail d'une vie de recherche. Mais ce n'est qu'une opinion.
A la recherche d'un Business Angel
Par Stéphane Cosson le 9 août 2007
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Pour pouvoir continuer de financer mes projets, je me dis que j'ai deux solutions :
- solliciter un prêt auprès de ma banque, style PCE.
- solliciter un business angel.
La première solution sera relativement facile. Il suffit de prendre rendez-vous avec mon banquier. Cela ne veut pas dire forcément qu'il m'accordera le prêt tout de suite à cause de mes beaux yeux. Il faudra préparer le rendez-vous et rentrer dans les clous demandés par lui. Mais je connais mon passé en tant qu'entreprise. Il est sain.
La deuxième me semble beaucoup plus difficile.
Un business angel, ce qui l'intéresse ce n'est pas la passé de l'entreprise mais son futur. Il va mettre de l'argent dans des sociétés qui, au bout de 3 à 5 ans, vont lui rapporter une plus value conséquente quand il va retirer ses billes. Comment faire quand on est un jeune entrepreneur en généalogie qui a envie de se développer pour les intéresser ?
J'ai essayé sous cette étiquette : généalogiste. Cela a été voué tout de suite à l'échec. Financièrement parlant, la généalogie n'intéresse personne. Pas de croissance rapide. Donc aucun intérêt.
J'ai essayé en parlant non pas de ce que je suis mais des projets que je veux mettre en place dans le domaine de l'Internet. Pour le moment, aucune réponse de la part de l'association française regroupant les business angels. Soit ils sont tous en vacances, soit cela ne les intéresse pas non plus.
Et si... Et s'il existait une entreprise avec les reins suffisamment solides financièrement, intéressée par la généalogie, qui s'y connaisse aussi dans le domaine de l'Internet et qui serait prête à aider des professionnels à se développer dans ce domaine ? Une entreprise qui serait prête à mettre des billes, à donner des conseils pour que l'entreprise à qui elle prête se développe et ce dans l'intérêt des deux. Une entreprise qui miserait sur le futur, qui accepterait de nouer une alliance temporaire mais stratégique, d'entrer par exemple temporairement dans le capital de l'entreprise qui veut se développer. En échange de l'argent qu'elle mettrait, l'autre entreprise aurait bien sûr, une à deux fois par an ou peut-être plus, des comptes à lui rendre sur la façon dont son argent est employé, sur la manière qu'elle aurait de le faire fructifer commercialement. Une entreprise qui pourrait aider l'autre, ou qui pourrait exiger de l'autre, qu'elle rectifie le tir rapidement si les rapports que l'autre lui enverrait ne corresponde pas à sa stratégie personnelle. Donner des conseils sans être malgré tout trop dirigiste.
Existe-t-elle ? Qui sinon voudra jouer ce rôle ? Je ne le sais pas. Je crois que cela pourrait être intéressant pour tout le monde.
Echange ?
Par Stéphane Cosson le 6 août 2007
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Dans le mécanisme de l'échange, chacun est d'accord pour céder quelque chose afin d'acquérir autre chose. Il y a toujours équilibre entre les deux parties. Dans les différentes sortes, il y a l'échange avec incertitude mutuelle : c'est le cas entre un salarié et un patron. L'un comme l'autre ne peuvent certifier que leurs efforts mutuels seront couronnés de succès.
Jusqu'à présent, il me semble que l'échange a bien fonctionné entre généalogistes professionnels. Malgré un turn-over important, ceux qui restent arrivent à s'en sortir sans forcément marcher sur les plates-bandes des autres.
Mais...Avons-nous suffisamment échangé avec les autres composantes du monde généalogique ? Dans ce monde de la généalogie dont les frontières deviennent floues à nouveau, changent, mutent, je me pose la question.
Dans un petit ouvrage intitulé "Précis de sociologie", l'auteur prend exemple dans une autre profession : la boulangerie. Deux boulangers, l'un célibataire, l'autre avec cinq enfants. Le boulanger avec cinq enfants vend son pain cinq fois plus cher que le célibataire car il a plus de bouches à nourrir. Les clients vont donc chez le boulanger célibataire. Et le boulanger "famille nombreuse" malgré tous ses efforts pour s'en sortir, reste miséreux. Il y a alors mise en place d'une redistribution : une somme est prélevée chez le célibataire pour être redistribuée chez le boulanger à famille nombreuse. Ce transfert de monnaie se fait sans contrepartie sauf que le boulanger célibataire y gagne une génération future de clients.
Je trouve l'exemple intéressant. Tout d'abord entre généalogistes professionnels : avec une composante de la profession (les successoraux) qui gagne plus que l'autre (les familiaux) pour le moment. Comment redistribuer la richesse entre nous, rééquilibrer la profession ? Est-ce possible ?
Mais, il me semble aussi qu'en continuant de rester dans une certaine tour d'ivoire, sans rapprochement avec le monde amateur, nous allons y perdre. De même si nous ne nous rapprochons pas des pure players généalogiques. Quand j'entends certains généalogistes amateurs dire qu'un professionnel se fait du fric en pillant les travaux des autres, il me semble que cela peut friser la paranoïa par manque de communication de notre part. L'échange doit alors s'accompagner d'une bonne communication : transparence des informations. Je suis persuadé que nous ne pouvons tous qu'y gagner.
Je crois que, sans le vouloir, c'est une des raisons de mes rapprochements divers et variés actuels. Se faire connaître, voir comment on peut travailler ensemble et non côte à côte, en parallèle. Cela n'implique pas forcément une fusion mais tout simplement de l'interaction. il peut y avoir coopération. Nous sommes dépendants les uns des autres.
SOS généalogie (bis)
Par Stéphane Cosson le 3 août 2007
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Bon, maintenant que tout est lancé, ce serait peut-être le moment de faire une mini-étude de marché. Volontairement, je n'ai pas voulu m'en occuper avant. J'avais la certitude chevillée au corps que cela allait marcher.
Mais c'est toujours intéressant de le vérifier quand même.
Je me suis fais alors un petit calcul. Rapide, à partir des données que j'ai en ma possession.
Nous ouvrons cette ligne 7 jours sur 7. Pour le moment, j'ai mis mon numéro de téléphone pour les dimanches et jours fériés le temps que nous nous mettions d'accord sur notre roulement.
J'ai calculé alors que cela multipliait le CA HT de S2CF de moitié en un an, du moment que la ligne est occupée pendant toute sa durée d'ouverture , en non-stop.
Visiblement c'est rentable. Mais bien sûr, seul l'avenir nous le dira si ces pronostics se feront ou pas. Mais bon, il faut bien partir de ces pronostics pour pouvoir ensuite demander des sous pour ouvrir d'autres projets.
Et pour le moment, j'ai quatre sites Internet plus la refonte du mien sur le feu. Et il faut que je trouve l'argent pour eux, maintenant que j'ai quasiment tout leur contenu de rédigé. En outre...
Je n'ose pas dire à Christophe que, depuis quelques temps déjà, je suis en train d'imaginer notre société d'ici quelques années, avec au moins une secrétaire embauchée pour pouvoir nous faire de la saisie de documents. Je pense qu'il me prendrait peut-être pour un fou. Je sais qu'il me fait confiance mais bon, quand même. Surtout qu'il se posait la question récemment sur son avenir, sur ses 40 ans, sur ce qu'il serait dans 7 ans donc. Je n'ai pas osé lui répondre que j'aurais alors fini de payer l'emprunt de mon appartement et que nous serions plus riches que maintenant. Quoi ! Cela ne coûte rien de rêver ! Il n'y a que comme cela que personnellement j'avance.
Mais pour le moment, restons sur SOS généalogie et sur sa rentabilité future annoncée.
