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Tête de pont ?
Par Stéphane Cosson le 30 septembre 2007 | (4) Commentaires | Permalink
Je viens de recevoir le représentant d'Europages. J'ai été stupéfait par ce qu'il m'a dit : Je suis le seul généalogiste à être référencé chez eux. Comment alors les clients étrangers peuvent-ils nous trouver ? Certes, il y a toujours le site Internet et sa version multilingue possible. Mais quand même !
De même, en tant que généalogiste professionnel, je n'ai pas vu grand monde de mes confrères dans les réseaux sociaux. D'autres membres du secteur généalogique y sont (pas tous d'après ce que j'ai constaté) mais quand même !
Ou alors est-ce si innovant que cela ?
Personnellement, cela m'a semblé être une évidence. Je suis à Europages depuis que je suis à mon compte. Cette année, Europages s'étant séparé des PagesJaunes, nous avons pu améliorer et affiner la manière dont les étrangers pourront me trouver. la catégorie "Généalogie" n'existe pas et ils ne vont pas la créer que pour moi. Où me mettre ?
Jusqu'à présent, ils m'avaient mis dans le domaine associatif. Pas vraiment pertinent comme choix. Nous avons cherché un long moment. Le mieux, ce qui nous paraissait le plus évident, était "Archives internationales". Je ne suis pas un centre d'archives mais j'y suis relativement souvent de par mes recherches. Cela semblait être mieux que "Centre de documentation" ou "Bases de données". Nous verrons bien l'an prochain les résultats que cela a pu donner. Par le biais d'Europages, plus de 600 personnes sont quand même allées voir mon site. Sans doute est-ce ainsi que j'ai pu accrocher mon actuel client brésilien.
De même, pour ce qui est des réseaux sociaux virtuels, que ce soit 6nergies ou Viadeo, cela me semblait important d'y être. J'ai d'abord testé 6nergies pendant un an avant d'intégrer Viadeo. Testons et ensuite, au vu des résultats, appliquons la recette. Je reste pragmatique de ce côté là. Mais pour ce qui est de SOS Généalogie, cela est un des moyens de faire connaître le service. Dans 6nergies, je suis passé par le biais du forum. Pour ce qui est de Viadeo, le hub était la meilleure des solutions. Il paraît qu'il faut toucher d'abord les usagers le plus au top, les plus innovants avant tous les autres, que ce sont eux qui feront ensuite le buzz. Où aller les chercher sinon là ?
Mais pour le moment, je suis la tête de pont il me semble. Où sont mes collègues professionnels ?
Le médiateur des ancêtres
Par Stéphane Cosson le 28 septembre 2007 | (1) Commentaires | Permalink
Ce matin, j'avais rendez-vous avec un organisme de tutelle. Une des personnes mises sous leur protection souhaitait, en accord avec sa tutrice, rechercher sa mère. Elle ne connaissait, et c'est déjà beaucoup, que son nom, sa date et son lieu de naissance.
Mais il lui fallait quelqu'un pour faire les démarches à sa place, pour rechercher celle-ci. Et pendant toute la durée du rendez-vous, pour cette personne, je n'étais pas, je n'ai jamais été un simple généalogiste, j'étais médiateur. Le médiateur des ancêtres. J'ai trouvé le terme très beau et la notion existant derrière propice à la réflexion.
Une petite définition avant toute chose, histoire de savoir de quoi on parle. Selon le Robert, un médiateur est une personne qui s'entremet pour faciliter un accord entre deux personnes ou partis. Mais c'est aussi une personnalité indépendante chargée de trouver des solutions aux désaccords entre les particuliers et l'Administration lorsque tous les recours gracieux ont échoué. Enfin, c'est un intermédiaire.
Une personnalité indépendante chargée de trouver des solutions : une personne qui est entre, qui fait lien. Au départ, deux mondes séparés. Puis au milieu le médiateur qui fait noeud, qui solidifie. Celui qui amène l'accord par le biais de la discussion. Avec écoute et attention.
Pour cette personne, je n'étais pas le simple chercheur d'ancêtres habituel, expert quand même. J'étais en capacité de faire le lien entre sa mère et elle. J'avais cette expertise-là. Je l'avais écouté. J'avais accordé de l'importance à sa demande, à son besoin. Elle me confiait le bébé en quelque sorte, en toute confiance.
A mon sens, c'est une notion à fouiller car elle est porteuse d'avenir.
Allez-y ! On vous suit !
Par Stéphane Cosson le 25 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Toujours dans le but de développer mes affaires, j'avais pris rendez-vous avec mon banquier. J'y allais en marchant sur des oeufs.
Demander de l'argent, un prêt en l'occurrence, est toujours délicat. On ne cesse de nous seriner dans les revues qu'il faut bien préparer son dossier, que ce n'est pas si facile que cela à l'heure actuelle...
J'ai été très agréablement supris de sa réaction.
J'y allais simplement avec le devis des prochains projets. Avec Christophe auparavant, nous avions bien travaillé sur le prévisionnel. J'avais rédigé tout ce qui était nécessaire pour demander un financement à ma Plate-Forme d'Initiatives Locales. Mais là je n'y allais qu'avec mon devis, juste pour demander des renseignements sur le PCE : Prêt à la Création d'Entreprise.
Mon banquier avait regardé avant notre rendez-vous la manière dont l'argent de la société était géré. Au cas où nous aurions été trop dépensiers, déjà dans le rouge ou que sais-je encore.
Je présente donc mon devis, disant que je suis en contact avec Notrefamille.com et d'autres. Mon banquier n'en connaît aucun. Il me demande alors quelques précisions à leur égard. Je me permets, d'une toute petite voix, de lui dire que Notrefamille est la première société de généalogie en France cotée en Bourse.
Il m'arrête de suite. Je suis en contact avec des gens sérieux. J'ai besoin de combien ? Il ne veut pas en savoir plus et suppose que les autres c'est pareil. C'est du lourd. Je ne lui ai pas précisé si des contrats étaient signés (ce qui n'est pas le cas) ni sous quelle forme le partenariat allait se mettre en place ( s'il se met en place, je n'en sais strictement rien actuellement). Je lui ai simplement parlé de "contact". On ne peut pas faire plus vague comme terme pour un banquier. Etre en contact, cela veut dire tellement de choses. Mais cela a l'air de lui suffire !
J'ai besoin de combien ? 9 000 € ? Aucun problème ! Sur 5 ans ? Mais bien sûr, tout de suite ! Le taux est de 5.70% avec un différé de 6 mois. Les papiers à fournir ? Ah oui, peut-être, quand même : un prévisionnel sur 3 ans et quelques paperasseries identitaires. Mais bon, puisque c'est déjà prêt ou presque. Pour la Plate-Forme d'Initiatives Locales, je précise bien sûr que la banque me suit, me dit-il. Et c'est pour lui une formalité... S'il le dit, je veux bien le croire. Mais bon, nous verrons bien.
Je crois que si j'avais eu le prévisionnel sur moi, il me signait le PCE et le prêt complémentaire nécessaire dans la foulée. Visiblement, il a très envie que je développe mon affaire. Vous savez quoi ? C'est toujours très agréable à entendre de la part d'un banquier !
Développer la marque ?
Par Stéphane Cosson le 23 septembre 2007 | (4) Commentaires | Permalink
Je vais me faire traiter de hérétique. On va vouloir m'occire peut-être façon Jeanne d'Arc mais tant pis, j'assume :
Et si l'avenir de la généalogie se trouvait en partie dans le développement de marques ?
Dans l'ouvrage de Jean-Louis Beaucarnot sur la généalogie (collection "Que sais-je ?"), il est écrit que la généalogie porte en soi des limites dont l'absence de produits tangibles commercialisables. Jean-Louis Beaucarnot écrit :
Hormis certains documents sur papier, les livres rares qui ont une cote sur le marché du livre ancien et les souvenirs ou meubles de famille, davantage du domaine de la brocante ou de l'antiquité, aucun objet tangible susceptible d'une évaluation objective n'a finalement cours dans le monde généalogique.
Et si l'avenir était dans les produits dérivés, même pour la généalogie ? Je m'inspire pour cela de ce qu'écrit Ronan Chastellier, maître de conférences à Sciences-Po, dans le dernier numéro de L'Entreprise. Pour lui, il n'est plus besoin de créer un univers fictionnel complexe pour avoir des produits dérivés renouvelant l'intérêt pour des produits hyper-banalisés. Pour lui, il y a désormais les produits dérivés 2.0, reposant sur des "personnages-logos" puissants, agissant de manière hypnotique, codifiés par des dessinateurs-graphistes et "mis en carte" sur les produits.
Cette technique suppose le recours à des sites Internet pour disposer des informations nécessaires sur les personnages et les produits, avec en apothéose la réalisation d'une vraie oeuvre créatrice, style BD ou film.
Notre seule limite dans ce domaine est notre imagination. Je suis persuadé qu'il y a des possibilités différentes de celles proposées par Notrefamille.com mais allant dans le même sens.
Le généalogiste est-il un commerçant ?
Par Stéphane Cosson le 22 septembre 2007 | (7) Commentaires | Permalink
Toujours dans nos discussions entre collègues, il y a une pierre d'achoppement entre nous : Le généalogiste familial est-il ou non un commerçant ?
Cela pourrait être notre controverse de Valadolid. A l'époque, on se demandait si les Indiens, tout juste découverts, avaient une âme. Si nous devenons commerçants, d'une manière ou d'une autre, allons-nous perdre la nôtre, celle du chercheur d'archives ?
La discussion est ardue. Deux camps se sont formés. Voici quelques pistes de réflexions.
Tous les généalogistes familiaux s'éclatent en faisant ce que nous appellons la "recherche pure" : un client nous confie un dossier dans lequel nous devons remonter une partie de sa généalogie. Nous sommes alors en salle d'archives, à consulter l'état civil, les BMS, les registres des notaires, voire d'autres documents en fonction de ce qu'il nous demande ou des pistes que nous pouvons dégager selon les blocages que nous pouvons avoir. C'est vrai que c'est gratifiant, valorisant.
Mais...notre départ, c'est quand même l'état civil et les BMS. Il faut d'abord construire l'arbre pour pouvoir ensuite y mettre des feuilles. En cette période de numérisation de l'état civil et des BMS, en cette période de mise en ligne de ces archives numérisées, les généalogistes amateurs ont moins besoin de nous.
Pour moi qui suis dans un département où l'état civil et les BMS sont numérisés et mis en ligne, je le constate tous les jours. Christophe et moi n'avons quasiment plus de demandes, ou ponctuelles, de recherches sur le Tarn, notre département de domicile. Heureusement que nous avons 7 autres départements dans notre zone géographique pour pouvoir vivre. Mais ces autres départements numérisent et soit vendront des Cd-Roms soit mettront en ligne. Le danger est bien présent autour de nous.
Souvent mes clients se contentent de tout ce qui est état civil et recherches chez les notaires. Très peu, même quand je le leur propose, veulent aller plus loin et mieux connaître la vie de leurs ancêtres. Très peu recherchent des Louis-François Pinagot.
Donc, pour ne pas voir son chiffre d'affaires baisser, il faut inventer de nouvelles pistes. Et c'est vraiment là où nous ne sommes pas d'accord. Pour certains, inventer ces nouvelles pistes équivaudrait à devenir un commerçant, à ne pas fournir de vraies réponses aux vraies questions de notre clientèle. Pour ces mêmes, le vrai avenir de notre profession consiste à rechercher et obtenir des prérogatives que le lecteur lambda n'a pas et qu'il sera obligé de venir chercher auprès de nous.
Peut-être. La vérité est sans doute ailleurs, au milieu de nos interrogations. Et si nous nous interrogions, une bonne fois pour toutes, sur les besoins de notre clientèle ? Cela ne pourrait-il pas nous donner des pistes de réflexions ?
Montjoie Saint Denis !
Par Stéphane Cosson le 20 septembre 2007 | (2) Commentaires | Permalink
Lors d'une discussion entre collègues a surgi l'idée suivante : il faudrait lancer une croisade contre les Présidents des Conseils Généraux afin de mieux faire connaître notre métier et obtenir des passe-droits de leur part.
Montjoie Saint Denis ! Sus aux Infidèles ! Allons libérer notre Saint Sépulchre ! Delenda est Carthago ! Timeo Danaos sed dona ferentes ! J'en passe et des meilleures ...
Houlah !Ma bonne dame, comme vous y allez ! Une Croisade ? On ne dérange pas Dieu pour si peu !
Plus sérieusement, quel est notre intérêt là-dedans ?
L'idée en elle-même me semble louable. Mais ... Quelle est notre marge de manoeuvres ? Concrètement, il faut être naïf pour croire que notre pouvoir économique intéresse les Présidents des Conseils Généraux. Nous ne représentons que nous-mêmes et que nous soyons là ou pas les intéressent peu, voire pas du tout. Notre CA HT est faible pour le moment, nous ne générons pas des centaines voire des milliers d'emplois. Donc pour eux, aucun intérêt !
Il est de même clair pour moi que nous n'obtiendrons jamais un règlement de la salle de lecture des différents dépôts d'Archives pour nous tous seuls. En tout cas, cela ne viendra pas des Conseils Généraux. A la rigueur, en discutant avec les différents directeurs d'Archives des dépôts que nous fréquentons, en nous présentant, en nous faisant apprécier d'eux d'une manière ou d'une autre, il y aura peut-être quelques passe-droits qui nous serons accordés. Et encore !
De même, nous sommes prisonniers des dépôts que nous fréquentons. Les sources qui nous intéressent, elles sont là et nulle par ailleurs. Contrairement à d'autres métiers, nous ne pouvons pas nous délocaliser en Chine ou dans les pays du Maghreb. Si le courant ne passe pas avec un directeur d'Archives, il n'y a plus qu'à espérer une éventuelle mutation...
C'est ce j'appelle une fausse bonne idée. Du temps perdu inutilement, j'en ai fait l'expérience avec mon Président de Conseil Général qui est aussi Député. L'entretien a été aimable mais il s'en tamponnait le cristallin de notre discussion. A nous de nous adapter et non l'inverse.
Communiquez ! Communiquez ! il en restera bien quelque chose
Par Stéphane Cosson le 19 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Tout le monde croit en SOS Généalogie. Mais si nous voulons que cela marche, il n'y a pas beaucoup de solutions : il faut faire connaître le service.
Une bonne idée inconnue n'est pas une bonne idée.
Personellement, je vois cette communication vers deux directions :
- Les journaux grand public qui ont régulièrement écrit sur la généalogie, dont le thème revient régulièrement en couverture ou pas.
- Les journaux à caractère économique. Le monde de la généalogie bouge, les grandes manoeuvres ont commencé. Sans trop se la péter et sans que cela pue trop, restons modestes, mais l'innovation qu'est SOS Généalogie fait très modestement partie de ces grandes manoeuvres. Seulement qui s'intéresse à la généalogie en tant que secteur économique ? Pourquoi ne pas le leur montrer ?
Pour bien les joindre, je ne vois qu'une solution : investir. Acheter un exemplaire de chacun pour avoir leurs "ours" et savoir exactement à qui il faut adresser le courrier ou l'e-mail.
Le but ? Sortir de nos relais habituels.
A mon sens, en deuxième vague, si nous arrivons à toucher suffisamment de presse écrite, il faudra alors s'intéresser aux autres médias. Toucher la télévision ou la radio peut être prématuré actuellement. Quoique... Ce peut être l'inverse qui se produise. Un reportage sur un média peut enchaîner des articles sur d'autres. Qu'en savons-nous exactement ?
Bref : je crois que nous allons tirer tous azimuts. Quel est le risque ?
Dans tous les cas, l'essentiel est une fiche presse courte et informative. Jérôme nous l'a écrite avec talent.
L'onomastique "bourbonnesque"
Par Stéphane Cosson le 17 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Cela fait deux fois que, dans un ouvrage concernant la famille de Bourbon, je lis la même affirmation. Deux fois que cette affirmation me fait bondir.
Il me semble que quelques notions d'onomastique ne sont pas alors superflues.
Cette fois-ci, c'est dans l'ouvrage sur les Bourbon de l'Inde. Lucien Jailloux écrit, à propos de la parenté de cette famille avec la famille noble française du même nom :
"Toutefois, cette famille Bourbon existe et porte bien ce patronyme prestigieux. Maigre preuve. L'annuaire du téléphone de la ville de Paris comporte 70 Bourbons, dont 6 seulement avec la particule ! Chacun connaît en France, des Bourbons, maçon, artiste de cinéma, comerçant ou agriculteur, à qui il ne viendrait jamais l'idée de se revendiquer de l'ex-famille régnante. Sous l'Ancien Régime, il est bien connu que les gens au service des nobles, étaient surnommés souvent par dérision, du nom même de leur patron ou propriétaire."
La première fois, c'était sous la plume de Hervé Pinoteau, dans l'ouvrage sur la généalogie de la famille de Bourbon :
"Cette seigneurie de Bourbon nous fait évoquer l'origine de son nom, qui est bien enraciné dans le terroir. En effet, Borvo, Boruo est le dieu des sources souvent chaudes ; il est ainsi à l'origine de bien des toponymes. Des gens se nomment Borvo en notre France du XXIe siècle et un bon nombre de personnes ont Bourbon comme patronyme et sans particule : ils sont probablement originaires d'un lieu-dit Bourbon ou peut-être encore de familles ayant servi des Capétiens de ce nom."
Mais où sont-ils allés chercher cette origine des noms ? Comme s'il était impossible d'imaginer que des Bourbons nobles aient fait des bâtards qui se seraient "roturisés". L'origine du nom par le lieu-dit, je suis d'accord. Cela peut être possible. Mais des familles qui auraient pris le nom Bourbon par dérision, parce qu'elles auraient servi des Bourbons nobles, non ! On aurait trouvé alors d'autres noms de famille nobles qui se seraient transmis roturièrement ainsi. Citez-moi en un ! Personnellement, je n'en connais pas d'autre. Pourquoi le nom de Bourbon ferait-il cette exception ?
Selon Marie-Thérèse Morlet, les noms de famille français se répartissent en quatre groupes :
- Pour un nouvel arrivant dans une commune, il prenait comme surnom le lieu d'où il arrivait.
- les noms de voisinage rappellent la situation et les diverses particularités de la maison.
- les anciens noms de baptême, formés par les noms d'origine germanique.
- les noms de métier.
Mais quel mal y a t-il à imaginer des Bourbons roturiers issus des Bourbons nobles depuis plusieurs générations ? En quoi cela entacherait-il la réputation de cette famille ? Où se situe cette impossibilité ? N'y a -t-il pas une sorte de prescription à établir ?
SOS Généalogie : premières semaines
Par Stéphane Cosson le 16 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Et bien voilà, ça y est : SOS Généalogie a débuté. Tout doucement bien sûr mais elle a débuté. Les premiers appels ont eu lieu.
Maintenant reste le plus compliqué : faire connaître le service pour le faire vivre.
Les premiers appels sont des appels "normaux". Je mets volontairement "normaux" entre guillemets car qu'est-ce qu'un appel téléphonique normal ? Disons plutôt que le genre de questions qui ont été posées sont des questions auxquelles nous pouvions nous attendre statistiquement parlant.
Nos différents relais généalogiques sont en train de diffuser l'information. Mais cela ne sera pas suffisant. Un nouveau service existe, à nous cinq de le faire connaître. Jérôme se charge de travailler sur la fiche de presse. En la lisant, j'en ai pris plein les mirettes. J'ai apprécié ce qu'il a écrit sur moi.
Mais une fiche de presse bien faite, cela ne suffit pas. Les relais généalogiques habituels, c'est bien mais cela ne suffit pas. Il va falloir aller chercher d'autres médias, la faire connaître ailleurs, au-delà de notre sphère professionnelle. Cela va être aussi notre travail. Essayons d'avoir de la publicité sans forcément la payer : le rédactionnel à la rescousse !
Ce qui me fait plaisir, c'est que tout le monde y croit. Toutes les personnes que j'ai rencontré me disent que c'est un service qui va forcément marcher. Que Dieu les entende !
Bon, le point positif, c'est que cela a débuté. Et c'est bien ! Nous sommes dans l'écoute et dans l'attention vers vous.
Paperasserie bureaucratique
Par Stéphane Cosson le 14 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
J'ai profité d'un séjour à Paris pour résoudre un problème qui personnellement me fait hurler. Je trouve que le sujet aurait pu se résoudre de manière beaucoup plus simple, alors que là, cela traîne depuis plusieurs mois.
Je m'explique.
En devenant profession libérale, j'ai changé de caisse de sécurité sociale : je suis passé au RSI (Régime Social des Indépendants).
Ma nouvelle caisse de sécurité sociale a donc demandé le transfert de mon dossier médical à mon ancienne caisse, la CPAM. Jusque là, c'est normal. Ce qui l'est moins, il me semble, c'est que diverses autorisations n'ont pas suivi le dossier médical.
Du fait de divers problèmes de santé (dont je me serais bien passé mais bon, ils sont là, je fais avec), à la CPAM, j'avais droit à une ALD (Affection Longue Durée). Le dossier était passé sans aucun problème lors de la demande il y a 10 ans. Il faut dire qu'il y avait de quoi, déjà à l'époque. L'accord avait été donné jusqu'à nouvel avis.
Pour moi, il était logique que, du fait du transfert du dossier médical d'une caisse à l'autre, les problèmes de santé s'étant plutôt compliqués qu'améliorés, l'ALD suivrait aussi. Eh bien non ! Il a fallu tout recommencer !
De même pour le parcours coordonné de santé : il n'est pas passé d'une caisse à l'autre. Il faut le refaire !
Je trouve cela plutôt crétin, personnellement, très bureaucratique et surtout d'une perte de temps assez incroyable. Parce qu'en attendant qu'ils veuillent bien donner leur avis, la vie continue. Un exemple ? Je suis actuellement en biothérapie (2 200 euros le mois de traitement, pris uniquement à 100%). Ma pharmacienne a dû m'avancer 3 mois en attendant que l'ALD soit re-accordée. Le professeur qui m'a prescrit le traitement, puisque ce traitement se prescrit uniquement en milieu hospitalier, trouve cela complètement anormal et n'a jamais vu cela.
N'y aurait-il pas possibilité d'améliorer ce genre de situation, de faciliter la vie de tout le monde ? Je ne sais pas. Peut-être une piste de réflexion à proposer.
