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Territorialité de la généalogie ?

Par Stéphane Cosson le 1 septembre 2007 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Il me semble que l'arrivée d'Ancestry sur notre territoire doit inciter à se poser différemment des questions. Ancestry joue le rôle du chien dans le jeu de quilles.

Quelle est la territorialité de la généalogie ? Peut-être pour commencer une définition de la territorialité : il s'agit d'un espace géoéconomique dans lequel la stratégie est déployée, les activités affectées, les alliances nouées, les ressources allouées, selon Anis Bouayad.

Si nous y regardons de plus prêt, nous avons d'un côté une entreprise qui arrive en France après s'être implantée ailleurs. Pour elle, son territoire de développement est le monde. Il s'agit d'Ancestry. Nous avions déjà une autre entreprise de ce type, mais moins agressive, qui avait d'autres objectifs de travailler sur le monde : les Mormons. A ma connaissance, Ancestry n'a pas de but religieux mais seulement des buts commerciaux.

Si nous y regardons, la France en tant que territoire semble être un territoire approprié pour Ancestry. La généalogie en tant qu'activité économique s'y est déployée petit à petit depuis maintenant 30 ans, se développant, créant de la richesse.  Même si les bases de données d'Ancestry en France sont pour le moment ridicules par rapport à celles des entreprises françaises, elle a créé une présence sur le territoire. Ancestry n'a rien acquis ou pas grand chose. L'important, je crois, n'est pas sa force, sa puissance, sa taille. Ancestry est là, met en place son maillage, sa stratégie. Ancestry peut se déployer avec peu.

De l'autre côté, nous avons plusieurs entreprises françaises qui, à ma connaissance, sont principalement franco-françaises. Que ce soit SWIC, Geneanet ou Notrefamille.com, à ma connaissance, auncune n'est sortie de l'Europe. Il y a, il me semble, un certain déséquilibre entre Ancestry et elles, déséquilibre qui peut être comblé.

Imaginons : la France a un fort passé colonial et possède aussi une capacité intéressante d'accueil des étrangers. Et si cela pouvait servir d'appui, de base à un développement vers l'international des entreprises françaises ? Et si, nous généalogistes professionnels familiaux, pouvions jouer un rôle dans ce jeu ?  Nous sommes en effet basés sur toute la France. Un maillage a été créé, différent du maillage des associations généalogiques. Nous pouvons apporter une compétence différente. A nous de savoir créer des alliances intéressantes sinon le réveil va être rude.




Commentaires

Rédigé par: France A. | 2 sept. 07 19:22:52

Bonjour,

avec une publicité pour Ancestry sous la dernière ligne de votre article "l'envahisseur" est proche, très proche ! ;-)

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Rédigé par: angelique | 6 sept. 07 16:07:24

que faire lorsque les biens immobiliers vendus par l'agence genealogique sont
sous-estimes?
ensuite j'ai ete contacte aussi directement par une assurance vie ,est-ce que je dois
obligatoirement remettre les papiers
à l'agence de genealogique?

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Rédigé par: Stéphane Cosson | 8 sept. 07 09:45:29

Bonjour,

Voici la réponse que m'a faite à ce sujet un confrère, généalogiste successoral exerçant en région parisienne et membre de la CGP comme moi :

"il est d'usage de réclamer l'accord des héritiers sur le prix de vente et de leur faire signer l'estimation pour accord.

A mon sens la procuration n'est pas suffisante.

En ce qui concerne les assurances, le problème existe car les assurances règlent souvent les héritiers directement sans passer par le notaire ni le généalogiste.

La plupart des généalogistes prévoient le règlement de leurs honoraires sur les assurances dans leur contrat avec le client.
Dans ce cas le généalogiste a droit à ses honoraires."

Cordialement

Stéphane Cosson

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Rédigé par: Stéphane Cosson | 14 sept. 07 10:57:57

Bonjour,

Pour répondre au commentaire de France A. :

D'après ce que j'en sais, Ancestry a les moyens financiers qu'iil faut pour s'installer. Il peut proposer sans problème aux services d'archives qui n'ont pas les moyens de numériser état civil et BMS de le faire à leur place. D'après ce que je sais aussi, l'indexation se fait alors ensuite en Chine. Cela peut paraître bizarre mais écriture du XVIIe siècle ou idéogrammes auraient plus de rapport qu'ils n'en paraît pour nous occidentaux.

Quelle est la force française qui a le pouvoir de faire de même ?
Les Archives le voudront-elles ? Et si elles ne le veulent pas, la réponse des Conseils Généraux sera -t-elle la même ?

Cordialement

Stéphane Cosson

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