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Le web invisible

Par Stéphane Cosson le 31 octobre 2007 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Je viens de lire un article dans le dernier numéro d'Archimag, article sur le web.  J'ai ainsi appris que le web était divisé en trois segments. Pour moi, le web, c'était le web; point. Eh bien non ! Il est divisé en trois segments :

  • le web visible : les pages indexées par les moteurs Internet.
  • les bases de données à caractère professionnel demandant un identifiant ou un mot de passe
  • les communautés : forums, blogs et les sites très professionnels.

Visiblement (si je puis dire), ce sont les deux derniers segments qui intéressent les documentalistes. Ils parlent de "web invisible".

Pour eux, ce web invisible ce sont donc des documents mal ou non indexés par les moteurs de recherche conventionnels. Ce qui les intéresse, ce sont :

  • Les informations incluses dans des bases de données nécessitant de remplir un formulaire de critères de recherche.
  • les sites exigeant une authentification afin d'accéder au contenu.
  • les pages protégées par une balise.

En y réfléchissant, je suis persuadé qu'il existe énormément d'informations dans les différents blogs généalogiques, les différents forums, qui permettraient parfois de connaître l'actualité en temps réel sur des projets, de connaître des réactions aussi en temps réel sur ces mêmes projets. Voire tout simplement de prendre la température du monde généalogique. Je suis persuadé que ces informations, si elles étaient indexées correctement, intéresseraient les différents professionnels de la généalogie et leur permettraient de mettre en place de nouveaux chantiers pour améliorer la recherche généalogique sur Internet encore et toujours.

Tenez, une réflexion comme cela : quand je cherche mon nom sur Google, je trouve plusieurs dizaines mentions de mon blog mais elles sont toujours sous le même intitulé : "Généalogie Blog". Alors que mes notes sont différentes, elles n'ont pas sur Google des noms différents. Faites l'expérience, vous verrez.

Mais pour le moment cela n'existe pas. Qui s'y lance ?


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A la recherche de Marie Grésilières (3)

Par Stéphane Cosson le 29 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je vous ai déjà parlé par deux fois de Marie Grésilières. Mais si , souvenez-vous, la personne que nous cherchons, Christophe et moi, pour l'émission d'Arte : Sur les traces du passé.

Sa petite-fille vient à nouveau de me contacter. Elle est véritablement sur les traces de son passé. J'assiste cela en direct live ou presque. Je trouve cela beau.

Petit à petit, ses souvenirs remontent . Déjà, des huit enfants de sa grand-mère, elle n'en connaissait que deux. Je viens de lui faire découvrir les autres. Alors de ses cousins germains, n'en parlons même pas.

Elle est en train de faire travailler sa mémoire. Chercher dans ses souvenirs. Des lieux, des adresses complètes même, surgissent d'un coup. Des prénoms parfois. Comme des bulles d'air à la surface. Et alors là elle m'appelle.

Je viens de la raccrocher à son passé. Nous sommes passés de quelques wagons épars, à l'abandon, à une rame TGV complète.

Vous savez quoi ? Je suis persuadé, au vu du cheminement qu'est en train d'accomplir sous mes yeux cette dame, des contacts qu'elle prend avec les quelques cousins qu'elle connaît, que l'émission d'Arte est LE concept que nous attendions à la télé pour présenter la généalogie. La généalogie des personnes célèbres, on s'en fout. Par contre, là, cette dame âgée, elle est impatiente de voir l'émission. Elle est déjà accrochée alors qu'elle n'est pas généalogiste. Mais on va lui parler de sa famille. Elle va découvrir à la télé des lieux où ses oncles et tantes ont vécu. Cela la concerne elle. Le titre de l'émission déjà c'est quoi ? Et la diffusion ? Elle ne veut pas la manquer. Le rendez-vous avec l'émission est déjà pris.

C'est une dame qui est en train de s'ouvrir, de reprendre ses racines. Pour moi, c'est quelque chose de magnifique à voir et à vivre.


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Professionnels de la généalogie : l'avenir en questions

Par Stéphane Cosson le 29 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Dans "Généinfos", Guillaume de Morant a rédigé une note récemment intitulée "Associations généalogiques : l'avenir en questions". Très intéressante note s'il en est. Les commentaires qui lui font suite le sont tout autant.

Plusieurs points sont abordés par Guillaume :

  • Expériences non partagées entre les différents cercles de généalogie.
  • Faux débat sur la crise du recrutement des associations.
  • Modèle associatif peinant à évoluer

Selon Guillaume, tout ceci est l'arbre qui cache la forêt. La forêt, c'est le manque de projets maintenant que les relevés des NMD et BMS sont en voie d'achèvement. Pas de nouveau chantier fédérateur en vue.

Philippe Pacaud, un des commentateurs, signale en fait qu'il n'y a pas d'analyse stratégique de la part du monde associatif. S'il n'y avait que là ...

C'est vrai, les points abordés par Guillaume de Morant peuvent aussi s'appliquer au monde professionnel. A ma connaissance, aucun professionnel ne partage ses bonnes pratiques avec les autres généalogistes. Et pourtant, ce serait possible assez facilement. Comment ? A la CGP, quand on audite un candidat, on lui demande de nous rédiger un dossier client. On peut voir de suite comment il rédige celui-ci. Quand on le reçoit, on peut aussi lui demander ses trucs et astuces. Dès qu'il est entré dans la CGP, pourquoi ne pas faire un rapport à tous les membres indiquant comment il fait. Non pas pour le juger mais pourque les autres puissent tout simplement savoir, le contacter, pour qu'il y ait partage.

Un modèle peinant à évoluer ? C'est une gageure de le dire. Il me semble qu'il y a une volonté de résister au changement véritable : l'analyse stratégique de chaque structure. Une véritable volonté de ne pas se former économiquement, stratégiquement pour la plupart.

A ma connaissance, le faux débat sur le métier de généalogiste familial existe aussi. On ne replace pas notre turn-over relativement important dans son modèle économique : un métier en émergence. Ce turn-over est donc normal et non comparable à ce qui existe pour les généalogistes successoraux qui sont dans une autre phase de leur vie de professionnels : la maturité. donc absolument rien à voir.

De même, pas de chantier fédérateur proposé par les syndicats professionnels. Pas à ma connaissance en tout cas. Notre avenir professionnel est aussi en questions.


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Gremlins 2

Par Stéphane Cosson le 23 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Avez-vous vu le film "Gremlins 2" ? Il y a une scène qui m'a particulièrement marquée : le patron est complètement isolé en haut de son gratte-ciel et il s'ennuie à mourir. Son immeuble est en train d'être envahi par les Gremlins, il y en a partout qui montent les étages les uns après les autres, se reproduisant vitesse grand V.  Tout le monde essaie de s'en débarasser comme il peut. Affolement général à tous les étages. Ce jeune patron n'est absolument au courant de rien. Il appelle sa secrétaire à l'interphone et lui dit : "Et si on faisait des notes de services ?". Et cette perspective, faire des notes de service, on le sent va bien l'amuser un moment. C'est complètement déconnecté de la réalité mais ce n'est pas grave.

Il y a des moments, quand j'entends les conversations entre certains de mes collègues, j'ai l'impression d'être un Gremlin et eux le patron déconnecté. Vraiment !

Actuellement, la DDCCRF mène une enquête auprès des généalogistes parisiens pour savoir s'ils sont en conformité avec la loi, notamment pour ce qui est de l'information relative aux tarifs donnée aux clients. Jusque là rien à dire, l'administration fait son travail et on sait jamais cela peut nous apprendre des données inconnues de nous.

Certains articles de la loi ne s'appliquent  pas à nous : ceux concernant le démarchage à domicile. On s'en doutait un peu. Personnellement, je ne connais quasiment aucun de mes clients. Par contre s'appliquent les articles relatifs de la vente par correspondance. On s'en doutait un peu aussi.

Mais...Etre dans le juridique à tout crin à partir de ces éléments là, personnellement, je n'en vois pas l'intérêt.  Cela me semble déconnecté de la réalité du monde généalogique actuel. Ce sont des notes de service qui se mettent en place. A mon sens, cela n'a vraiment aucun intérêt. Ce n'est pas le plus important.

Le monde de la généalogie mute. Notre métier est en train de se transformer du tout au tout.  Et si on faisait un nouveau contrat à proposer aux clients ? Ou alors c'est une manière de se rassurer dans un monde qui devient angoissant. Bon , vu sous cet angle là... Sauf que cela ne va pas faire venir de nouveaux clients, sauf que cela ne va pas faire augmenter le CA HT. C'est joli, bien chiadé si vous me permettez l'expression, mais c'est creux.

Il y a des moments où vraiment je me pose des questions.


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SOS Généalogie : premiers devis

Par Stéphane Cosson le 22 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Quand je réponds au téléphone, j'essaie dans la mesure du possible d'être le plus à l'écoute des personnes qui m'appellent. Le plus possible, je leur souris au téléphone. Cela s'entend, je vous le garantis. D'une certaine manière, je m'ouvre, je me donne à eux. Ils sont au moment de l'appel les plus importants pour moi. Il n'y a qu'eux qui comptent.

France Telecom m'a installé le signal d'appel : si je suis au téléphone et que quelqu'un essaie de me joindre, j'entends deux bips qui me le signalent. Les personnes peuvent alors me laisser un numéro ou un message. Quand je décroche pour appeler, j'ai alors un bruit bizarre dans le téléphone et en tapant quatre numéros, le 3103, je peux les entendre.

S'ils ne rappellent pas le 0 892 701 381, je le fais. Cela me coûte un peu, cela ne rapporte rien à la ligne. Mais pour moi, un professionnel à l'écoute c'est aussi cela.  Etre attentif à eux, les appelants, de toutes les manières.

C'est arrivé assez peu souvent comme cas de figure. Mais il faut tout envisager. Au cas où...

Toutefois, cela a rapporté deux devis. A nous de nous débrouiller pour les transformer en commande ferme si on le peut.


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Désinvolture

Par Stéphane Cosson le 19 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Hier soir, vers 18 heures, j'ai reçu deux commerciaux (un homme, une femme) de mon fournisseur d'accès. J'envisage en effet de passer dans le haut débit. Je me dis que pour certains de mes travaux cela pourrait être plus utile.

Leur attitude m'a littéralement effaré. C'est simple, j'aurais été leur employeur, je les virais de suite au vu de celle-ci.

Déjà, rien que la manière qu'ils ont eu de frapper à ma porte m'a dissuadé de les faire entrer. Nous avons discuté sur le pas de la porte, porte fermée. J'ai vite compris qu'ils allaient vite m'agacer, alors que nous n'avions pas encore parlé ensemble. Ils avaient simplement frappé à ma porte.

Ils me demandent quel est mon fournisseur de fixe. Je leur donne celui-ci et leur précise que j'ai en plus sur mon numéro fixe une ligne audiotel. Ils m'ont regardé tous les deux : Une quoi ? J'ai compris à leur tête qu'ils ne connaissaient pas le terme. Une hotline ? Guère plus ! Un numéro surtaxé commençant par 0 892 ? Toujours pas, je leur aurais parlé chinois, ils auraient sans doute mieux compris. Mais vendaient-ils vraiment de la téléphonie ? Je commençais à me poser des questions.

Nous testons la ligne pour savoir quel haut débit il est possible d'installer, par le biais de mon numéro de fixe. Un haut débit relativement faible pour l'heure actuelle. Je suis dans une zone où on ne peut mettre que du 2 Mo à la place du 20 Mo qui est le maximum. Ils me rient au nez et ce n'est pas qu'une expression. Et, du coup, textuellement, ils me disent qu'ils n'avaient plus rien à faire chez moi. Et je suis poli en employant le mot "faire".  Et ils tournent talon sans autre procès.

Le 20 Mo ne pouvait pas être placé ? J'étais donc complètement inintéressant à leurs yeux.  Pas de dégroupage total possible, pas de télévision non plus. Inintéressant pour eux. Une telle attitude de la part de commerciaux m'a effaré.  Veulent-ils vraiment réaliser du chiffre d'affaires ? On peut se poser la question.

Je suis employeur, j'ai un commercial qui agit comme cela, je le vire sans indemnités. Je ne me pose même pas la question. Il sera commercial ailleurs que chez moi. Heureusement que j'ai un peu plus de considération pour mes clients.


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Le tombeau des ancêtres

Par Stéphane Cosson le 19 octobre 2007 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Hier après-midi, à la fin de mes cours, une de mes anciennes élèves frappe à la porte de la salle de cours. Elle avait besoin de mes conseils, ne sachant que faire. 

Qui, mieux qu'un généalogiste, pour la conseiller ?

Sa grand-mère portait un nom relativement rare. Elle savait qu'il s'agissait d'une famille relativement aisée mais sans plus. Il y a quelques années, au détour d'un retour de vacances, passant à proximité de la commune de naissance de cette grand-mère, la curiosité étant la plus forte, elle est allée voir. Elle ne s'attendait pas à cela : deux châteaux appartenaient à sa famille , notaires et  maires de cette commune depuis 1793 et sans doute avant pour ce qui est de l'office notarial.

Le tombeau de la famille de la grand-mère ? Une chapelle privée et clôturée en plein milieu du cimetière.

Elle qui n'avait jamais connu cette grand-mère morte en couches. Ce fut un choc. La fortune avait été pourtant dilapidée et plus personne portant ce nom habitait dans la commune.

Il y a un peu moins d'un an, elle apprend que le tombeau de ses ancêtres, dans cette commune, a été classé par un cabinet-conseil comme dangereux et risque d'être rasé. Ni une ni deux, elle écrit à Madame le maire : elle va l'entretenir. Mais la vie étant la vie, avec parfois son lot de problèmes inattendus, elle n'a pu le faire de suite comme elle le prévoyait.

Deuxième courrier de Madame le maire. Et c'est là qu'elle vient me voir. Le tombeau en un an n'a pas vu son état s'améliorer. Il faut absolument le consolider, l'étayer. Un entrepreneur lui demande une somme astronomique et refuse de lui faire un devis, ce qu'elle ne peut accepter.

Que faire ? C'est le tombeau de ses ancêtres. Elle les a découvert par le biais de la généalogie. Elle s'est attachée à cette famille. Elle s'est même trouvé un cousin inconnu dont elle a malheureusement perdu l'adresse et qu'elle veut retrouver absolument. Doit-elle renoncer à l'entretien de ce tombeau ? Ou doit-elle entretenir le tombeau et renoncer à aider financièrement ses enfants qui sont tous deux dans une passe difficile de leur vie ? Un véritable crève-coeur pour elle que ce courrier de Madame le maire.

Comment la conseiller ?  Je ne peux faire le choix à sa place. Par contre, en tant que généalogiste, je peux l'écouter avec attention. Lui aider à faire un peu de tri. Au bout d'une heure, elle est repartie avec des solutions : rechercher un nouvel entrepreneur conseillé cette fois-ci par Madame le maire, exiger un devis avec photos avant et après travaux, payer en plusieurs fois cette consolidation et "consolider" aussi la vie de ses enfants. Les solutions étaient en elle mais elle avait besoin de moi, généalogiste, pour les exprimer. Cela peut être aussi une partie de mon travail.


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Valoriser le patrimoine immatériel de l'Etat

Par Stéphane Cosson le 16 octobre 2007 | Commentaires (12) Commentaires | Permalink

Vous avez dû entendre parler de la pétition contre les AD 34. C'est en train de faire le tour de notre blogosphère. Cela a l'air choquant comme cela.  Mais... En y réfléchissant bien...Attention, je ne dis pas que je suis d'accord. Loin de là même.

Mais... Cela correspond en fait à une certaine volonté gouvernementale.

Une information est passée complètement à la trappe. Une information capitale malgré tout. Je cite (tiré d'un document qui est passé entre mes mains, suite à une réunion qui a eu lieu à la Direction des Archives de France) :

Une directive européenne transcrite en droit français en juin 2005 prévoit que les Etats doivent valoriser financièrement leur patrimoine immatériel, c’est-à-dire les données dont l’Etat (ou une collectivité publique) est propriétaire et qui peuvent être utilisées par des entreprises commerciales à des fins lucratives.

Cette question est restée en suspens jusqu’à cet été puis a été redécouverte par le Gouvernement qui y voit officiellement :

a. Un moyen de soutenir l’activité de Sociétés commerciales en leur permettant de la sorte de commercialiser des données après les avoir acquises de manière non contestable ;

b. Une source d’argent pour les Finances Publiques…

Par "Sociétés commerciales", il faut bien sûr comprendre Ancestry ou d'autres. La commercialisation des données, ce peut être le travail des associations. Mais pas seulement. Pour réfléchir à cela, il a été créée une Agence du Patrimoine qui doit rendre bientôt un rapport, en coopération avec la CADA et la CNIL.

Savez-vous que certains départements vendent leurs données numérisées sous forme de CD ou de DVD plutôt que de les mettre en ligne ? Suivant les départements, vous pouvez n'acheter qu'un seul CD ou DVD ou bien, si une commune vous intéresse, mais seulement une période, vous êtes dans l'obligation d'acheter toute la commune ?

Dans ce cadre-là, la décision des AD 34 ne me surprend plus. Elle se situe dans une logique. Dans la même logique, il était prévu que les professionnels paient une sorte de patente sous prétexte qu'ils sont professionnels.  Bref, c'est un sujet dont nous discutons aussi beaucoup de notre côté.


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A la recherche de Marie Grésilières (suite)

Par Stéphane Cosson le 14 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je vous avais parlé dans une note précédente de Marie Grésilières dont Christophe et moi n'arrivons pas à trouver le décès. Je vous avais dit que nous envisagions d'utiliser sans doute le pendule faute de piste dans les archives.

Eh bien, avant-hier, une de ses petites-filles m'a contacté.

Je lui avais écrit au cas où elle aurait su quelque chose sur sa grand-mère. Elle est née 16 ans après le décès de sa grand-mère et m'avait répondu que, malheureusement, elle ne savait rien sur elle.

Je pense que mon courrier l'a intrigué. Un cheminement s'est effectué en elle. Avant-hier elle voulait savoir où j'en étais, si nous l'avions retrouvé. Bref, mon courrier avait piqué sa curiosité. Elle était partie interroger quelques cousines qu n'en savaient pas plus qu'elle mais des bribes étaient ressorties. Bribes que j'ai pu replacer en fait, au cours de notre conversation, dans la vie de Marie Grésilières.

Qui était cette grand-mère ? Quand je lui ai dit que celle-ci s'était mariée deux fois (ce qu'elle ne savait pas) et que son premier mari avait pour nom Grimal, son visage s'est éclairé à l'autre bout du fil. Mais bien sûr, on lui avait dit qu'elle était parente avec des Grimal mais elle n'avait jamais su comment ! La voilà la parenté !

Je lui ai proposé de lui envoyer ce que je connaissais sur Marie Grésilières, sa grand-mère. Elle était ravie. Sa mère lui en avait parlé un peu mais sans plus puisqu'elle avait été placée très jeune, dès l'âge de 5 ans, et n'avait plus ensuite revu sa mère. J'ai la capacité de la renouer avec son histoire familiale, de combler des vides.

Je ne sais vous mais personnellement, je trouve que c'est un don extraordinaire que je peux lui faire.


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Un processus de stimulation mentale

Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je suis, entr'autres, en train de lire un ouvrage sur le marketing des services. J'y puise de bonnes pistes de réflexions.

Et comme je suis en forme, veinards que vous êtes, vous avez droit à une deuxième note aujourd'hui !

Tout d'abord, j'ai eu la confirmation que le métier que j'exerce depuis maintenant sept ans est bien un métier de services.  L'ouvrage dont je vous parle me l'a confirmé en neuf points :

  • On ne possède pas un service. On y accède temporairement.
  • Les services sont des performances intangibles, pas des objets.
  • Les clients sont souvent activement impliqués dans le processus de production.
  • D'autres personnes peuvent faire partie de l'expérience du service.
  • Il est difficile de contrôler la qualité tout en améliorant la productivité.
  • Souvent, le service est difficile à évaluer par le client.
  • Les services ne peuvent pas être produits en avance pour être stockés.
  • Le facteur temps est très important.
  • Les systèmes de livraison comprennent des canaux physisques et électroniques.

La généalogie est bien en plein dans cette définition. Mais la généalogie est une action intangible. Ce n'est pas, ce ne sera jamais un objet. C'est par contre un processus de stimulation mentale. Elle modifie, même si nous ne nous en rendons pas souvent compte, nos perceptions. Un exemple ? Un de mes clients utilise un logiciel qui lui donne la date de tous les anniversaires. Cela lui a permis de créer du lien avec tous ses cousins généalogiques et il les appelle régulièrement pour leur souhaiter ces anniversaires. En même temps, bien sûr, ils s'échangent des nouvelles. L'auraient-ils fait sans la généalogie ? Ce client n'en est pas persuadé.

Cette modification exige pour nous, professionnels, un code de bonne conduite, des règles déontologiques. Nous le faisions, nous en sentions la nécessité mais sans vraiment savoir pourquoi c'était si nécessaire.

De la part de nos clients, sans qu'ils soient maintenant dans l'obligation de se déplacer, la généalogie demande  un investissement en temps. Et si le coeur du service généalogique était l'information ? Pourquoi les bases de données sont-elles aussi importantes, le sujet d'une bataille importante entre sociétés commerciales ? Pourquoi les Archives numérisent-elles ? N'est-ce pas parce que les archives sont des données qui peuvent être facilement digitalisées, enregistrées et rendues disponibles pour des réutilisations ultérieures ? N'est-ce pas parce que les archives peuvent être "transformées" en produits manufacturables une fois cette digitalisation opérée ?


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Roman

Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2007 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Mossenher Guilhemot nos avem receupudas unis letras et avem agut grant plaiser de lanada en fransa de Lopiac quar suppausat que part de la non autrien so que nos demandam si sera a nostra grant excusa et descargua quar als conoisceran nostre bon voler.

Houla ! Va falloir que je révise mon roman, moi !

Un de mes clients m'a envoyé dix pages ainsi, en me disant : "Facile ! Aucune difficulté de compréhension. Vous allez pouvoir me faire cela très rapidement puisque c'est tapé machine ! 15 jours, cela vous va ?"

Mais bien sûr !

Certes, c'est tapé machine. Mais a-t-il vu que c'est un mélange de français médiéval, de latin et d'occitan ? Bref, du roman quoi ! Et que je ne suis pas personnellement un médiéviste. Je suis donc à la recherche de quelqu'un qui pourra le transcrire sans faire des erreurs, des contre-sens.

Au départ, il m'avait demandé si je pouvais lui lire des textes. Jusqu'à présent, à part pour le médiéval, je n'ai jamais eu de problème de lecture. Il m'avait dit que c'était tapé machine. Je lui ai donc dit de me les envoyer.Et c'est quand je les ai reçu que j'ai vu de quoi il s'agissait exactement. Hors de mes compétences donc et je préfère le reconnaître plutôt que de me la jouer Aldo.

Si quelqu'un connaît un endroit où je pourrais apprendre le parler médiéval, histoire de compléter mes connaissances, par contre, je suis preneur. De préférence dans le Sud-Ouest ou sinon par correspondance.


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Modification d'un nom de famille

Par Stéphane Cosson le 9 octobre 2007 | Commentaires (7) Commentaires | Permalink

Hier, aux Archives Départementales de la Haute-Garonne, j'étais en salle des microfilms à la recherche d'une famille dont le nom est courant en Occitanie : Hébrard.

Sur un siècle, quelle ne fut ma surprise de trouver de nombreuses graphies de ce nom.

En effet, alors que la famille était sur des communes limitrophes, au fur et à mesure qu'elle changeait d'endroit -et elle en a changé souvent, étant une famille de métayers-, le nom se transformait.

Ainsi j'ai trouvé des Hebra, Ebra, Ebrard, Ibrard, Hébrard. Parfois, deux frères portaient un nom différent : Hebra pour l'un avec jugement modificatif du tribunal d'instance pour fixer ce patronyme, Hébrard pour l'autre.

Personnellement, j'ai l'habitude en tant que professionnel et je n'en tiens pas compte. Je prends toujours les diférentes orthographes pour faire une note explicative à mon client. Mais je me dis : Et si cela avait lui qui avait effectué la recherche ? Aurait-il trouvé aussi facilement ? Je n'en suis pas si sûr.

De même, une des épouses de cette famille Hébrard a changé régulièrement de prénoms. Le plus souvent, elle se prénomme Marguerite. Au moment du décès de son mari -et pour la naissance d'un de ses enfants- elle s'appelle Claude ou Claudette. Et au moment de la naissance de l'ancêtre de mon client, et uniquement à ce moment là, elle se prénomme Marie. Là encore, si je n'avais pas récupéré tous les enfants, j'aurais pu partir sur une mauvaise piste. C'est ce qu'avait fait mon client qui n'avait pris que son ancêtre et qui, à partir de là, avait trouvé une Marie qui correspondait en âge... Mais qui n'était pas la bonne.

Toujours, toujours faire attention, y aller avec prudence. Toujours tout récupérer de manière systématique est ma devise. Ensuite, je fais du tri chez moi, tranquillement. Ah ! Dans mes relevés systématiques, je prends aussi systématiquement les parrains / marraines ainsi que les endroits où ils vivent. Parfois cela peut donner des pistes.


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La vache à lait

Par Stéphane Cosson le 6 octobre 2007 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Actuellement, il y a de nombreuses discussions concernant la commercialisation des données. Certains font la différence entre tous les partenaires en possédant, disant qu'il faut le permettre à certains et l'interdire à d'autres. D'autres ne font pas ces différences.

Et si, plus simplement, on abordait le problème par le biais du produit plutôt que par le biais des personnes qui peuvent en avoir ? N'y aurait-il pas une solution plus simple ?

Si j'ai bien compris le problème, ces bases de données réutilisables, commercialisables à l'infini sont l'objet de toutes les convoitises. Si j'ai bien compris, elles sont ce qu'on appelle : une vache à lait. Un objet économique qui fournit du cash quasi à l'infini et permet ainsi de financer d'autres projets. Un objet économique qui se rentabilise très vite. Je pense que c'est pour cela que les discussions sont si ardues à leur propos car tout le monde voudrait se les approprier et notamment les sociétés commerciales.

C'est un produit sur lequel il y a peu d'investissement eet un investissement qui se rentabilise, qui s'amortit très vite. Le propre de la vache à lait. Tous les jours, deux fois par jour, on traie. Il suffit, si je puis dire, de nourrir la vache.

Pourquoi tout le monde n'y aurait pas droit, du moment qu'il est commerçant ? Pourquoi certains se constitueraient-ils des bases de données dont ils ne pourraient pas se servir ensuite ? Quel est l'intérêt ?

Plutôt que d'imaginer des interdictions pures et simples, on peut tout imaginer : des locations par exemple. Je crois que ces discussions sont le moment d'être créatif et non de fermer sous un prétexte ou un autre.

Et vous qu'en pensez-vous ?


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Prévisionnel

Par Stéphane Cosson le 2 octobre 2007 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Savoir que le banquier vous suit c'est bien. Mais de temps en temps, lever le nez du guidon, faire revoir ses chiffres par quelqu'un qui n'a aucun lien avec l'entreprise, aucun enjeu dedans, c'est parfois très bien aussi.

C'est ce que j'ai fait hier matin. Toujours instructif.

J'avais pris rendez-vous avec le directeur de la Boutique de Gestion, celui qui m'a suivi pendant près de deux ans, pour lui montrer mon prévisionnel de CA HT sur 3 ans. Je l'avais réalisé avec Christophe, nous l'avions minoré le plus possible, envisagé vraiment le pessimiste du pessimiste. Peut-être un peu trop.

C'est du moins c'est ce qui est ressorti de mon rendez-vous. Envisager l'avenir avec pessimisme quand on fait un prévisionnel c'est bien. C'est même fortement recommandé. Cela permet de voir si on passe ou pas, financièrement.

Sauf que là, nous avions tapé un peu trop fort. Au point, me disait le directeur de la Boutique de Gestion, qu'avec ces chiffres là le dossier ne passerait pas car trop pessimiste. Il fallait mettre un peu plus de couleur dans toute cette noirceur, revoir les chiffres à la hausse. Oh pas de beaucoup, simplement doubler dans la mesure où c'est faisable certains chiffres de revenus. Diminuer aussi quelques dépenses.

Bref, revoir la copie un chouïa. Eh bien, il n'y a plus qu'à. Ce serait bien s'il était prêt pour la fin du mois, dernier délai.

Le rendez-vous, de ce côté-là, a été très bénéfique. Cela m'a permis de lever le nez du guidon. D'en ressortir revigoré. Je crois que c'est toujours utile.


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