« septembre 2007 | Accueil | novembre 2007 »
Roman
Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2007 | (1) Commentaires | Permalink
Mossenher Guilhemot nos avem receupudas unis letras et avem agut grant plaiser de lanada en fransa de Lopiac quar suppausat que part de la non autrien so que nos demandam si sera a nostra grant excusa et descargua quar als conoisceran nostre bon voler.
Houla ! Va falloir que je révise mon roman, moi !
Un de mes clients m'a envoyé dix pages ainsi, en me disant : "Facile ! Aucune difficulté de compréhension. Vous allez pouvoir me faire cela très rapidement puisque c'est tapé machine ! 15 jours, cela vous va ?"
Mais bien sûr !
Certes, c'est tapé machine. Mais a-t-il vu que c'est un mélange de français médiéval, de latin et d'occitan ? Bref, du roman quoi ! Et que je ne suis pas personnellement un médiéviste. Je suis donc à la recherche de quelqu'un qui pourra le transcrire sans faire des erreurs, des contre-sens.
Au départ, il m'avait demandé si je pouvais lui lire des textes. Jusqu'à présent, à part pour le médiéval, je n'ai jamais eu de problème de lecture. Il m'avait dit que c'était tapé machine. Je lui ai donc dit de me les envoyer.Et c'est quand je les ai reçu que j'ai vu de quoi il s'agissait exactement. Hors de mes compétences donc et je préfère le reconnaître plutôt que de me la jouer Aldo.
Si quelqu'un connaît un endroit où je pourrais apprendre le parler médiéval, histoire de compléter mes connaissances, par contre, je suis preneur. De préférence dans le Sud-Ouest ou sinon par correspondance.
Modification d'un nom de famille
Par Stéphane Cosson le 9 octobre 2007 | (7) Commentaires | Permalink
Hier, aux Archives Départementales de la Haute-Garonne, j'étais en salle des microfilms à la recherche d'une famille dont le nom est courant en Occitanie : Hébrard.
Sur un siècle, quelle ne fut ma surprise de trouver de nombreuses graphies de ce nom.
En effet, alors que la famille était sur des communes limitrophes, au fur et à mesure qu'elle changeait d'endroit -et elle en a changé souvent, étant une famille de métayers-, le nom se transformait.
Ainsi j'ai trouvé des Hebra, Ebra, Ebrard, Ibrard, Hébrard. Parfois, deux frères portaient un nom différent : Hebra pour l'un avec jugement modificatif du tribunal d'instance pour fixer ce patronyme, Hébrard pour l'autre.
Personnellement, j'ai l'habitude en tant que professionnel et je n'en tiens pas compte. Je prends toujours les diférentes orthographes pour faire une note explicative à mon client. Mais je me dis : Et si cela avait lui qui avait effectué la recherche ? Aurait-il trouvé aussi facilement ? Je n'en suis pas si sûr.
De même, une des épouses de cette famille Hébrard a changé régulièrement de prénoms. Le plus souvent, elle se prénomme Marguerite. Au moment du décès de son mari -et pour la naissance d'un de ses enfants- elle s'appelle Claude ou Claudette. Et au moment de la naissance de l'ancêtre de mon client, et uniquement à ce moment là, elle se prénomme Marie. Là encore, si je n'avais pas récupéré tous les enfants, j'aurais pu partir sur une mauvaise piste. C'est ce qu'avait fait mon client qui n'avait pris que son ancêtre et qui, à partir de là, avait trouvé une Marie qui correspondait en âge... Mais qui n'était pas la bonne.
Toujours, toujours faire attention, y aller avec prudence. Toujours tout récupérer de manière systématique est ma devise. Ensuite, je fais du tri chez moi, tranquillement. Ah ! Dans mes relevés systématiques, je prends aussi systématiquement les parrains / marraines ainsi que les endroits où ils vivent. Parfois cela peut donner des pistes.
La vache à lait
Par Stéphane Cosson le 6 octobre 2007 | (2) Commentaires | Permalink
Actuellement, il y a de nombreuses discussions concernant la commercialisation des données. Certains font la différence entre tous les partenaires en possédant, disant qu'il faut le permettre à certains et l'interdire à d'autres. D'autres ne font pas ces différences.
Et si, plus simplement, on abordait le problème par le biais du produit plutôt que par le biais des personnes qui peuvent en avoir ? N'y aurait-il pas une solution plus simple ?
Si j'ai bien compris le problème, ces bases de données réutilisables, commercialisables à l'infini sont l'objet de toutes les convoitises. Si j'ai bien compris, elles sont ce qu'on appelle : une vache à lait. Un objet économique qui fournit du cash quasi à l'infini et permet ainsi de financer d'autres projets. Un objet économique qui se rentabilise très vite. Je pense que c'est pour cela que les discussions sont si ardues à leur propos car tout le monde voudrait se les approprier et notamment les sociétés commerciales.
C'est un produit sur lequel il y a peu d'investissement eet un investissement qui se rentabilise, qui s'amortit très vite. Le propre de la vache à lait. Tous les jours, deux fois par jour, on traie. Il suffit, si je puis dire, de nourrir la vache.
Pourquoi tout le monde n'y aurait pas droit, du moment qu'il est commerçant ? Pourquoi certains se constitueraient-ils des bases de données dont ils ne pourraient pas se servir ensuite ? Quel est l'intérêt ?
Plutôt que d'imaginer des interdictions pures et simples, on peut tout imaginer : des locations par exemple. Je crois que ces discussions sont le moment d'être créatif et non de fermer sous un prétexte ou un autre.
Et vous qu'en pensez-vous ?
Prévisionnel
Par Stéphane Cosson le 2 octobre 2007 | (3) Commentaires | Permalink
Savoir que le banquier vous suit c'est bien. Mais de temps en temps, lever le nez du guidon, faire revoir ses chiffres par quelqu'un qui n'a aucun lien avec l'entreprise, aucun enjeu dedans, c'est parfois très bien aussi.
C'est ce que j'ai fait hier matin. Toujours instructif.
J'avais pris rendez-vous avec le directeur de la Boutique de Gestion, celui qui m'a suivi pendant près de deux ans, pour lui montrer mon prévisionnel de CA HT sur 3 ans. Je l'avais réalisé avec Christophe, nous l'avions minoré le plus possible, envisagé vraiment le pessimiste du pessimiste. Peut-être un peu trop.
C'est du moins c'est ce qui est ressorti de mon rendez-vous. Envisager l'avenir avec pessimisme quand on fait un prévisionnel c'est bien. C'est même fortement recommandé. Cela permet de voir si on passe ou pas, financièrement.
Sauf que là, nous avions tapé un peu trop fort. Au point, me disait le directeur de la Boutique de Gestion, qu'avec ces chiffres là le dossier ne passerait pas car trop pessimiste. Il fallait mettre un peu plus de couleur dans toute cette noirceur, revoir les chiffres à la hausse. Oh pas de beaucoup, simplement doubler dans la mesure où c'est faisable certains chiffres de revenus. Diminuer aussi quelques dépenses.
Bref, revoir la copie un chouïa. Eh bien, il n'y a plus qu'à. Ce serait bien s'il était prêt pour la fin du mois, dernier délai.
Le rendez-vous, de ce côté-là, a été très bénéfique. Cela m'a permis de lever le nez du guidon. D'en ressortir revigoré. Je crois que c'est toujours utile.
