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Ah là là, l'informatique !
Par Stéphane Cosson le 30 novembre 2007
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Il y a des semaines comme cela où tous les appareils se mettent contre vous les uns après les autres.
Eh bien, cette semaine ce fut le jackpot avec mon matériel informatique. C'est bien quand ça marche ...Quand ça marche ...
Cela a commencé par mon scanner. Un jour, allez savoir pourquoi, il s'est mis à faire un bruit de marteau-piqueur, avec les boutons qui clignotent en rouge de partout, une alarme qui sonne. La totale ! Mais qu'est-ce qu'il me fait ? Vu qu'il avait 7 ans, j'ai préféré ne pas chercher à comprendre et j'ai changé de matériel.
Puis cela a continué avec mon fournisseur d'accès. Je passe enfin à l'ADSL. Sauf qu'il y a eu un problème de synchronisation sur ma ligne, que France Telecom a dû faire des travaux. Les travaux faits, je préviens mon fournisseur d'accès. Il lance la ligne...qui a dû se prendre les fils quelque part car nada. Rien ! Rien de rien ! Ni Internet haut débit, ni le bas débit. Par contre, le téléphone, okay ! Pourquoi lui et pas les autres, aucune idée. Résultat : deux heures passées au téléphone avec mon fournisseur d'accès pour qu'ils me remettent gratuitement le bas débit le temps qu'ils comprennent ce qui se passe. PArce que bon les cyber-cafés c'est bien mais bon quand même !
Et là, ce matin, mon imprimante. Elle imprime parfaitement bien mon papier à en-tête. J'avais tout un tas de factures à éditer. Parfait ! Je tourne le papier et je lance l'impression des factures. Rien ! La cartouche est-elle bonne ? Oui ! Mais ...Rien ! Enfin si, en y regardant de plus prêt avec une loupe, une ligne très pâle sur deux. J'ouvre ma machine, je nettoie de partout. Je lance un nettoyage des têtes. Pas plus d'effet qu'un cautère sur une jambe de bois quand je relance l'impression. Je défais tout et vais voir mon réparateur informatique. Je lui donne la marque, la référence : une quoi ? D'accord ! Inconnue de lui. Bon, je sais, elle a 7 ans elle aussi mais quand même ! J'arrive encore à trouver des cartouches d'encre en grande surface ! Si ! Incroyable malgré son âge ! Il me recommande de recommencer à nettoyer les têtes. J'ai tout bien rebranché, renettoie les têtes, quatre fois vaut mieux qu'une. Nada ! De pire en pire. Bon ben, je vais changer d'imprimante, cela ira plus vite.
Quand je vous dit qu'il y a des semaines maudites !
Dater un texte
Par Stéphane Cosson le 28 novembre 2007
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Un de mes clients m'a envoyé deux lettres. Je vous en avais déjà parlé dans une précédente note. Mais si, rappelez-vous, les lettres sont dactylographiées et en Roman.
Bon, maitenant que j'ai trouvé un occitaniste pour me les traduire, il me faut les dater. Elles ne comportent pas en effet d'année mais juste le jour et le mois.
Comment faire ?
La première lettre est écrite par Bernard VII d'Armagnac à son vassal Guilhamot de Solages. Elle date du 31 janvier.
Dans sa lettre, Bernard VII d'Armagnac parle de sa dispute avec son frère le Comte de Clermont, dispute qui est remontée jusqu'au Roi en passant par le Connétable, le duc de Berry et le duc d'Orléans. Dans son courrier, il écrit que, de même que le Comte de Clermont, il est le gendre du duc de Berry.
Quel est l'objet de la dispute ? Le Comte de Clermont balance contre Bernard VII de "méchants racontars". Du coup, Bernard VII le qualifie de jeune homme niais.
Premier point : identifier les personnages. Bernard VII d'Armagnac est un haut personnage. Nous sommes en pleine guerre de 100 ans. Il est le chef de la faction des Armagnacs qui est en lutte contre les Bourguignons. Il est effectivement le gendre du duc de Berry depuis 1395. En 1413, Isabeau de Bavière le nommera Connétable. Nous sommes donc entre 1395 et 1413.
Le Comte de Clermont est en fait Jean de Bourbon, fils de Louis II et d'Anne d'Auvergne, Comte de Clermont jusqu'en 1410. Il s'est marié en 1401 avec une autre fille du duc de Berry. Du coup, on a gagné quelques années. Nous sommes maintenant entre 1401 et 1410.
Pouvons-nous encore réduire la marge ? D'après ce que dit la lettre, le duc d'Orléans est Louis d'Orléans, le père du poète, assassiné le 23 novembre 1407 par les sbires du duc de Bourgogne. On a encore gagné 3 ans. En effet, je suppose que sinon, tout comme Bernard VII dit qu'il est le gendre du duc de Berry, si le duc d'Orléans était son gendre (ce qui est effectivement le cas), il nous l'aurait dit. Il ne dit rien de la sorte.
Peut-on encore gagner quelques années ? Il semblerait que oui : Jean de Bourbon et Bernard VII d'Armagnac se sont disputés et rabibochés tout au long de 1406 et 1407. Plus précisément du 12 janvier 1406 au 23 novembre 1407. En effet, pendant ce laps de temps, Jean de Bourbon a tergiversé : restait-il dans l'alliance de son beau-frère ou allait-il rejoindre le parti des Bourguignons ? Il semble faire des va-et-vient jusqu'à ce que l'assassinat de Louis d'Orléans décide pour lui. Il sera définitivement un Armagnac. Fin 1406, Jean de Bourbon est dans les terres de son beau-frère avec le duc d'Orléans. Et Bernard VII écrit qu'il a commencé à balancer ses racontars sur ses terres, en son absence. Ce qui était le cas en cette fin 1406.
Du coup, nous avons deux années possibles : 1406 ou 1407. Pour une lettre qui ne possédait pas de date précise, la replacer dans le contexte a été relativement facile. Car il s'agissait de personnages connus de l'époque. Si cela avait la missive de deux hobereaux de province, je ne suis pas sûr que cela aurait été aussi simple.
Je crois que cela va quand même satisfaire mon client qui descend de Guilhamot de Solages. Son ancêtre n'était pas le vassal de n'importe qui.
Le Tarn et la Somme
Par Stéphane Cosson le 26 novembre 2007
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Je viens de recevoir le dernier numéro de la Revue Française de Généalogie. L'article de Jean-Louis Beaucarnot, notamment son exemple, m'a complètement sauté aux yeux.
Voici pourquoi.
Dans son article, il fait la comparaison entre les mairies et les Archives Départementales. Laquelle de ces deux administrations est la mieux placée pour faire des recherches ? Personnellement, je suis beaucoup plus AD. Je trouve cela plus simple. Surtout si on se déplace en train.
Il a pris un exemple pour essayer de démontrer sa comparaison. Heureusement qu'il a écrit que toute ressemblance avec des histoires ou des faits réels ne serait que pure coïncidence fortuite.
Son exemple ? Une personne qui habite Albi et qui fait des recherches sur sa famille dans la Somme. Pourquoi ces deux départements ? sans doute parce qu'ils se suivent dans la liste des départements.
Sauf que ... Sauf que ...
Sauf que... j'habite Albi. Sauf que... mon arrière-grand-père est décédé à Bussu, petit village qui se trouve dans la Somme. Au départ, il a été signalé comme "disparu" dès le 1er septembre 1914 et son décès n'a été déclaré que 6 ans après sa disparition. Et que j'aurais à faire des recherches sur ce qui s'est passé à Bussu en septembre ou en août 1914 et que je n'ai pas encore eu la volonté ou le temps de les faire.
Cette disparition a eu des conséquences, psycho-généalogiques d'une certaine manière, sur les trois générations suivantes.
Voilà, cela m'a fait tilt. il y a des coïncidences parfois, on se demande s'il s'agit vraiment de coïncidences ou pas. Qu'en penserait la généalogiste médium qui sévit dans notre profession ?
SOS Généalogie : premiers chiffres
Par Stéphane Cosson le 25 novembre 2007
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Bon, je vous l'accorde, ce sont de petits chiffres. Mais c'est normal, nous débutons. Un service ne s'installe pas comme cela, d'un claquement de doigts. Il faut bien qu'il démarre.
Mais je vois au moins une autre utilité à ce service, grâce à cette facture de reversement. Bon, certes ce ne sera pas précis, précis. Mais : mois par mois, nous pourrons savoir, par grande région, qui utilise ce service et, peut-être où sont les généalogistes amateurs en France.
Comment dire ? Si par exemple, Bordeaux, pris au hasard parce que première ville de ma liste, est la région qui appelle le plus au bout de plusieurs années, on pourra supposer : soit que les généalogistes amateurs bordelais ont plus de difficultés que les autres (et pourquoi donc ?), soit qu'il y a en plus d'installés dans cette région (ce qui me paraît plus positif comme approche).
D'où une meilleure géolocalisation. En terme marketing, je suis alors persuadé que ce sont des informations qui pourront se revendre. Il faut penser à tout, vous ne croyez pas ?
Grands comptes
Par Stéphane Cosson le 23 novembre 2007
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Quand je lisais de la documentation sur la manière de se mettre à son compte, et que je voyais souvent écrit qu'il était conseillé de récupérer des clients appelés les Grands Comptes, je me disais que ce n'était et que ce ne serait jamais le cas dans le domaine de la généalogie. Ce n'était pas pour moi, me disais-je.
En effet, un professionnel travaillant pour les particuliers, je voyais à l'époque difficilement comment des grands comptes pouvaient apparaître.
En fait, au fur et à mesure de mes réflexions, des différentes discussions, notamment cette année, au fur et à mesure des contrats signés, je me rends compte que les grands comptes existent bel et bien dans le domaine de la généalogie.
Les Grands Comptes existent bel et bien. A ma connaissance, ce sont les trois sociétés commerciales de la généalogie. Celles qui posent tant de problèmes aux Archives en ce qui concerne la valorisation du patrimoine immatériel.
Ces Grands Comptes, je mets volontairement des majuscules, à mon sens permettent une stabilisation du chiffre d'affaires pour les professionnels. C'est la remarque hier lors d'une conversation avec Julien Tardy d'Ancestry qui me l'a fait réaliser pleinement.
Il parlait de travail pendant les périodes de creux, les périodes en fait où nous avons peu de commandes, comme la période estivale où nos clients filent dans les services d'Archives. Alors qu'il est vrai que pour le moment, en période hivernale, je ne sais pour les autres mais personnellement les demandes de devis s'enchaînent les unes aux autres.
Toucher un Grand Compte lisse en fait complètement ces petits pics que nous pouvons connaître, notre activité n'étant pas une activité saisonnière à mon sens. Il m'a fallu en fait sept ans pour m'en rendre compte.
Faire du business en Pologne
Par Stéphane Cosson le 22 novembre 2007
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C'est le titre d'une fiche pratique rédigée par Michel Gire, expert-comptable chez Baker Tilly France, pour le compte du magazine L'Entreprise du mois de novembre.
Moi qui étais en train de réfléchir sur ce sujet, j'avoue qu'elle est vraiment tombée à pic. Cela m'a permis de savoir quelle était, pour moi, la meilleure solution.
Mais que nous dit Michel Gire ?
Pour lui, il y a trois manières de faire du business :
- Créer une société de capitaux en Pologne, une société qui serait entièrement polonaise.
- Installer un bureau de représentation : pas de personne moral distincte et une seule activité possible : publicité et promotion de l'entreprise étrangère.
- ouvrir un établissement secondaire.
C'est cette dernière solution qui me paraît personnellement la plus intéressante. Pourquoi ? Simplement parce que cela permet de créer une marque dans le domaine de la généalogie. il n'y en a pas tant que cela, quand l'occasion peut nous être donnée, autant la saisir, surtout en international.
L'établissement secondaire doit utiliser le nom de l'entité étrangère dans la langue de son pays d'origine conjointement avec la traduction en polonais de sa forme légale suivie de la mention "oddzial w Polsce", nous apprend Michel Gire. Il doit aussi tenir sa comptabilité selon le droit polonais.
Si en tant que généalogiste, je voulais m'installer en Pologne, voilà la stratégie que j'appliquerais :
- Création d'un établissement secondaire
- Recrutement d'un Polonais, si possible avec une double compétence : juriste et historien. La personne devrait aussi parler anglais, pour que la correspondance entre nous puisse se faire plutôt dans cette langue.
S2CF serait présent bien sûr à toutes les étapes de la création de l'établissement secondaire et à sa mise en route. Les compétences de Christophe seraient alors utilisées (après tout, il est d'origine polonaise par sa mère). Visites en Pologne très régulières au début, pour que tout se cale. Très régulières, cela veut dire pour moi au moins une fois par mois, sans doute plutôt une fois par semaine.
Puis, une fois l'affaire lancée, les demandes de recherches arrivant, si tout est bien calé, une visite par trimestre (sans forcément prévenir) serait peut-être suffisante. A voir à l'usage en fait.
L'exemple concern la Pologne puisque la fiche de L'Entreprise était sur ce pays. Mais à mon avis, cela peut s'appliquer pour tout pays.
Qu'en pensez-vous ?
Stratégie
Par Stéphane Cosson le 20 novembre 2007
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J'essaie de prendre du recul par rapport à ce que je suis en train de mettre en place. Pas si simple.
Mais tant pis : pour une fois, un chouïa d'autosatisfaction ne fera pas de mal.
Et cela me permettra aussi de préparer un probable futur discours (je vous en parlerais plus, dès que ...)
Au départ donc il y a la recherche généalogique. Pour cela, j'ai choisi de me spécialiser sur une région : Midi-Pyrénées. Et je fais ma publicité en fonction. ils peuvent donc m'acheter directement de la prestation de recherche prémium. La publicité sert à cela.
Mais pour essayer de prendre le plus de clients possibles, il faut que je les encadre au maximum. J'utilise alors d'autres outils. La liste-éclair sur Internet en est un. Et elle-même a plusieurs utilités.
Les clients ont une liste de noms, de dates, de lieux et de départements sur lesquels je possède plus ou moins des renseignements. Si le nom qui les intéresse est dedans entièrement, ils m'achètent alors de la prestation de généalogie seconde : je refacture un travail déjà effectué.
Ils peuvent aussi n'être intéressés que par un acte que je possède. C'est là qu'interviennent Généanet et Notrefamille. Généanet sous forme de photos, Notrefamille sous forme d'acte suite au rachat de SWIC.
Ils peuvent avoir envie d'acheter tout ce que je possède sur un nom de famille. Là encore, je peux le leur vendre sous forme d'ouvrage patronymique.
Si le nom qui les intéresse est dans ma base mais pas à la date ou pas sur le lieu qui les intéresse, ils peuvent alors à nouveau me commander de la prestation prémium.
Enfin, il me semble que, même si ma liste-éclair n'est pas exhaustive (toute période et tout nom sur les 8 départements), je peux leur vendre, pour les noms que je possède et uniquement pour ceux là, une cartographie antérieure à 1890.
Je peux me tromper mais il me semble qu'ainsi, je ne devrais pas en rater beaucoup. A voir dans l'avenir ce que cela va donner.
Le prix d'une banque de données
Par Stéphane Cosson le 18 novembre 2007
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Au fur et à mesure de mes négociations avec différents partenaires me vient une question : Comment déterminer ce que vaut exactement une base de données ? Comment le calculer ?
Si quelqu'un a des idées ou des solutions ...
Personnellement, j'ai tellement de pistes que je ne sais laquelle est la bonne.
* le coût horaire : je classe ma base de données depuis maintenant 27 ans, 3 heures par jour y compris les week ends. Soit 29 461 heures qui n'ont été consacrées qu'à cela. Au coût du SMIC actuel, si je ne me suis pas trompé, cela fait près de 250 000 €.
* le coût de saisie : Si je me base sur ma première facture de la part de SWIC, l'ensemble de ma base de données saisie à Madagascar coûterait dans les 50 000 €.
* l'estimation par mon expert-comptable : Là, c'est relativement simple. Il s'agit du montant de notre capital social. Soit 20 000 €.
* le prix que l'on m'en propose : là aussi c'est simple. La proposition a été de 3 000 €.
* les gains annuels : Là encore si j'ai bien compté, cela tournerait en période optimale aux alentours de 30 000 €.
Bref, des chiffres bien différents. Je peux aussi décider que ma base de données vaut la moyenne de tous, soit 70 600 €.
Quelqu'un a-t-il une idée du calcul qui serait valable et accepté par tous ?
Contrat signé avec Geneanet
Par Stéphane Cosson le 16 novembre 2007
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Quand je vous disais que j'avançais dans mes démarches ... Un nouveau partenariat s'est mis en place ces jours-ci.
Collections de Geneanet, me voici ! Enfin, si je puis le dire ainsi, en essayant de ne pas trop me prendre au sérieux.
Bon, le contrat de partenariat est signé, d'accord ! Mais le travail, lui, n'est pas fini ! Je dirais même que nous n'en sommes qu'au début. J'ai quand même environ 2500 photos à faire et à indexer une après l'autre.
Et ça va pas se faire en claquant des doigts !
Par contre, la mise en place de ce partenariat est aussi une manière d'affiner ma stratégie d'entreprise : Apparaître comme le professionnel indispensable et incontournable sur la région Midi-Pyrénées. Et pour moi, pour cela, il n'y pas 36 000 solutions : il faut que je sois partout. Essayer de toucher le maximum de personnes en exploitant sous différentes formes mon fonds de commerce. Systématiser les approches en "coinçant" l'amateur qui recherche sur Internet. Mettre en place une forme de monopole (sans "tuer" bien sûr les concurrents qui peuvent être sur le territoire). Mais être indispensable pour que le chiffre d'affaires puisse nous faire vivre Christophe et moi.
Il m'a donné une preuve qu'il voulait s'investir. A moi de ne pas le décevoir et de mettre en place des outils pour nous payer tous les deux.
Je ne sais pas s'il s'agit d'une bonne stratégie. A ma connaissance, elle n'a jamais été mise en place par aucun autre professionnel. En tout cas, je crois que cela vaut la peine d'essayer.
Concrétisation
Par Stéphane Cosson le 14 novembre 2007
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Petit à petit, tout ce que j'ai patiemment mis en place depuis maintenant un an que je suis associé avec Christophe est en train de se concrétiser.
Petit à petit, le puzzle se met en place, pièce après pièce. La dernière ligne droite est en vue. un dernier coup de cravache, un dernier coup de rein, un dernier saut encore à franchir.
J'ai essayé pendant un an de tout faire pour me faire connaître, pour que nous puissions, Christophe et moi, nous sortir un salaire. De ce côté-là, j'ai été très prudent. J'ai attendu que notre solde à la banque se stabilise avant le moindre paiement.
Ce matin, Christophe m'a dit qu'il avait refusé un poste de prof remplaçant, soit 2000 € jusqu'à Noël, pour pouvoir se consacrer à notre affaire. Cela fait extrèmement plaisir à entendre, cela prouve pour moi qu'il est à fond dans ce que nous faisons et qu'il fait confiance aux négociations que je suis en train de mener. Qu'il a confiance aussi dans son travail, même s'il me dit qu'il a une mentalité de salarié, de larbin.
Je préfère dire que nous sommes une équipe gagnante : le technicien qu'est Christophe et l'administratif que je peux être. Nous ne nous faisons pas ombrage. Nous avons chacun notre rôle.
Ce matin, nous nous sommes payés pour la première fois cette année. Et c'est vrai que c'est valorisant. Oh, nous ne nous sommes pas payés beaucoup. Mais il faut bien commencer petit si nous voulons grandir.
En même temps, les différentes négociations que je mène depuis un an se concrétisent elles aussi. Patiemment, lentement mais cela fonctionne. Enfin ! Rien n'est encore gagné bien sûr mais nous sommes sur la bonne voie.
Une mine d'or
Par Stéphane Cosson le 12 novembre 2007
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Je viens de réaliser que ma base de données, patiemment mise en place depuis maintenant 27 ans, était une véritable mine d'or.
Ce fonds dormant, j'ai désormais décidé de l'exploiter. Mais la prise de conscience a été longue, même si je l'avais assimilé. En fait ...
En fait, jusqu'à ces derniers jours, je n'avais jamais calculé exactement combien elle valait. Ce calcul je l'ai fait.
J'ai environ 180 000 actes dépouillés, classés par familles. Si je pars du principe qu'il y a trois personnes en moyenne par acte et qu'une personne vaut 42 centimes d'euro (tarif SWIC), cette base de données peut rapporter près de 227 000 €. Ce n'est pas rien. Et là dedans je ne compte pas les actes détenus par Christophe ni la soixantaine de CD / DVD qu'il va me falloir dépouiller. C'est donc véritablement un minimum.
Pourquoi laisser cette somme dormir ? Ce serait idiot. Autant la valoriser. Je comprends mieux maintenant pourquoi elle intéresse les sociétés commerciales. Une mine d'or, je vous dis.
Le mieux, ce serait de rester prorpiétaire de cette base de données et de la louer d'une manière ou d'une autre, pour qu'elle rapporte continuellement et non une seule fois. Sinon ce n'est pas rentable pour moi.
Et dire que la majorité de mes collègues préfèrent faire de la recherche pure et oublier leurs bases de données. Entre une base de données qui peut rapporter 227 000 € annuellement et de la recherche pure qui peut rapporter 15 000 € par an (CA HT moyen des généalogistes familiaux), mon choix est vite fait. Je ne me pose même plus la question. Vous ne croyez pas ?
Le loup et la pin'up
Par Stéphane Cosson le 6 novembre 2007
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Vous connaissez tous, je suppose, le loup et la pin'up de Tex Avery ? Pour rappel, vous avez d'un côté une blonde bien gaulée et de l'autre un loup qui chaque qu'il la voit a les yeux exorbités et une langue de 6 pans de long qui hurle devant sa beauté. Bref, on a l'impression que si elle le laisse faire, ils ne tricoteront pas des moufles ensemble.
J'ai parfois cette impression là avec certains de mes clients. Non mais sans blaguer !
Une dame m'a confié un dossier où elle est complètement bloquée. C'est Jérôme Malhache qui se charge de la partie parisienne et il a réussi à trouver d'excellentes pistes pour débloquer son ascendance côté Paris.
Chaque fois que je l'ai au téléphone, j'ai l'impression qu'elle est le loup et moi la pin'up. Oui, je sais, cela fait un peu bizarre au début mais je m'y suis fait. La première fois que je lui ai annoncé le déblocage, elle me l'a fait façon Marsupilami à sauter partout. Bref, elle était contente pour le moins.
Depuis, elle m'a appelé deux fois et je le sens, il lui tarde de savoir, d'avoir du concret entre les mains...Le loup de Tex Avery devant la Pin'up. Je ne vois que cette image.
Un autre exemple ? Mon client Uruguayen ! Je lui ai trouvé son grand-père, pas à la date ni au lieu qu'il m'avait indiqué. Il sait que je l'ai trouvé mais il n'a pas encore reçu l'acte (il l'aura dès que j'aurais les sous de sa part). Par contre il m'a demandé toutes mes coordonnées car plusieurs personnes semble-t-il en Uruguay ont besoin d'un généalogiste en France et il les leur fournira. Déjà il est satisfait de mes services.
Vous savez quoi ? C'est agréable à ressentir. Je me sens pour le moins utile de pouvoir apporter du bonheur. Cela me donne encore plus envie de faire ce métier.
Shalom Israël ?
Par Stéphane Cosson le 3 novembre 2007
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Un de mes clients est chevalier de l'Ordre de Malte et m'a confié la recherche des preuves de sa noblesse. Un jour il m'a invité chez lui. Cela je vous l'ai déjà raconté dans une note précédente.
Mais il y a une suite.
Sa dame me dit que l'Ordre de Malte à Jérusalem recherche une personne pour 6 mois pour les aider à classer des documents. Si je veux, ils peuvent me recommander et selon elle, ce n'est pas une proposition à refuser.
Effectivement, je crois que c'est vraiment une proposition intéressante, qui peut ouvrir d'autres portes. Quel est le risque de postuler ? Je viens de recevoir l'adresse du Père qui s'en occupe et mon client lui a envoyé un courriel de recommandation.
Toutefois, avant d'envoyer à mon tour un courriel, il me faut en parler à Christophe. 6 mois, c'est relativement long. Christophe se sentira-t-il la force de gérer seul notre étude généalogique pendant tout ce temps, seul ou avec l'aide de notre expert-comptable ? Est-ce que cela veut dire qu'il faut repousser certains projets que je suis en train de mettre en place depuis plusieurs mois, pour lesquels je recherche des financements ou Christophe peut-il s'en occuper seul là aussi ? Et qu'en est-il de SOS Généalogie ? Cela ne veut-il pas dire que je m'éparpille ?
6 mois, c'est long. Sera-t-il possible de les fractionner, sur une année par exemple un mois en Israël et un mois en France alternativement ? Et bien sûr, quels sont les documents à classer ? S'il s'agit de documents médiévaux, c'est hors de mes compétences actuelles. Par contre, je pourrais toujours donner des adresses au Père, d'autres contacts, d'autres personnes qui pourraient être intéressées.
Bref, pour le moment, cela me pose plus d'interrogations que je n'ai de réponses. J'avais pris le temps de la réflexion mais peut-être pas suffisamment. Toutefois... Toutefois, le point positif c'est que mon client est pour le moins satisfait de mes prestations et du contact qui a été établi entre nous.
Quelle interaction avec les clients ?
Par Stéphane Cosson le 2 novembre 2007
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Je continue de lire l'ouvrage dont je vous avais parlé dans une note précédente sur le marketing des services. Ouvrage qu'il faut lire à petite dose, histoire de bien tout assimiler, mais ouvrage intéressant.
Fiat lux ! Je viens de comprendre en partie l'interaction que je peux avoir avec mes clients.
Tout d'abord, la généalogie professionnelle est un service low contact. Grâce à Internet, au courrier électronique, il existe très peu de contact physique entre mes clients et moi. Je ne connais en fait que ceux que j'ai rencontré et qui m'ont démarché aux Archives Départementales ou ceux qui habitent mon département ou les alentours de Toulouse. Tous les autres me sont complètement inconnus.
Sauf que... La généalogie peut être aussi une activité high contact. Mais dans un seul cas : quand le généalogiste donne des cours particuliers. Là cela ne peut pas se faire encore par distance.
Je viens de me rendre aussi compte que la généalogie est un service où le client est relativement passif. C'est vrai, comment se passe le contact ? Il m'a trouvé d'une manière ou d'une autre, le plus souvent par le biais des publicités dans les revues spécialisées ou par les sites Internet. Ce queje lui ai présenté l'a incité à m'écrire. A moi de ne pas rater ma présentation. Il expose son problème et demande un devis. Ce que je fais en lui répondant. Ce sont souvent nos seuls contacts.
S'il a des documents, il me mes envoie par la suite, en acceptant le devis ou sinon le contact s'arrête là. Et ensuite ? Et bien ensuite, il fait confiance. il a confié une tâche et attend que je l'accomplisse le plus parfaitement possible. S'il n'est pas satisfait à la livraison du travail, il ne revient pas. Sinon je peux le fidéliser.
Un client fidélisé est un client que je n'ai pas besoin de rechercher. Il reviendra par lui-même me confier un nouveau travail. Cela peut être dans un an comme le mois suivant. Mais il reviendra. C'est très agréable un client fidélisé, vous ne pouvez pas savoir. Pour une fois, là, c'est moi qui suis passif (mais pas trop quand même).
A mon avis, nous avons ainsi deux moments à ne pas rater. Le moment du contact, de la négociation du prix du travail. Le moment de la livraison. S'ils sont ratés, le client est perdu dans les deux cas.
