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Référencement manuel
Par Stéphane Cosson le 28 février 2008
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J'ai plusieurs sites Internet en tête. Petit à petit, ils sortiront de terre. En attendant, avant même qu'ils ne soient nés, je commence à penser à leur référencement.
L'un d'entre eux va me demander beaucoup de travail de ce côté-là, travail que ne fera pas forcément mon webmestre mais qui devrait améliorer ma visibilité.
Il s'agit du site Patronimip. Il s'agit en fait de mettre en ligne ma liste-éclair et celle de Christophe. Normalement, nous avons calculé que cela devrait représenter aux alentours de 25 000 entrées possibles. Une petite liste-éclair quoi !
Du coup, pour être complétement visible, je suis en train de penser à son référencement. Certes, il y aura en premier lieu tous les noms de famille. Certes, il y aura aussi tous les noms des communes et des paroisses sur lequelles nous avons lui et moi des renseignements.
Dans tous les cas, je crois qu'il y aura des associations de mots : généalogie + famille + (nom de famille) ou l'inverse. Idem pour les communes et les paroisses. A moi de penser à ne rien oublier comme combinaison possible. Heureusement nous pouvons y réfléchir à deux.
Mais je crois que cela ne va pas suffire. Le référencement peut se faire aussi sur les départements, les périodes étudiées. Là, cela va être plus court. Quoique ...pour les périodes étudiées, il ya certes les siècles mais on peut rattacher aussi le référencement aux évènements qui se sont déroulés pendant ces siècles.
Il va falloir penser aussi aux liens avec d'autres sites Internet. Lesquels prendre ?
Et quand je vois que je rajoute des lignes dans ma liste-éclair, cela me fait peur. 28 pages format A4 à rajouter rien qu'en prenant les conjoints de mes familles personnelles des lettres A et B. Oui, je suis parti d'un principe : pour être bien référencé et que cela déclenche de la nouvelle facturation, du moment qu'il y a un nom avec un lieu et une date, je prends. Pour moi, il n'y a pas d'orphelin. Tout peut permettre de donner envie, tout peut déclencher la facturation.
A nous d'y travailler. Je crois que le webmestre va adorer nous bénir quand il va voir la masse de travail qui lui arrive en référencement. Pour Patronimip, contrairement aux autres sites, c'est plus simple, je réfléchis en terme de fichiers Excel plutôt qu'en mots. Mais bon, tant pis !
La rouille institutionnelle
Par Stéphane Cosson le 26 février 2008
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C'est le nom qu'a donné Mitchell T. Rabkin au processus de revitalisation des services vieillissants ou obsolètes. Selon lui, cela ne signifie pas que ces processus ont été mal conçus au départ mais plutôt qu'il existe des remises en question de ceux-ci : changements technologiques, nouveaux dispositifs, nouvelles offres, nouvelles attentes de la part des clients.
Je trouve l'expression assez belle et assez d'actualité dans notre monde de la généalogie en pleine mutation.
Pour cet auteur, la rouille est due à deux causes :
- des changements de l'environnement externe rendant des pratiques existantes désuètes, nécessitant une nouvelle conception du processus fondamental voire la création d'un nouveau processus.
- une détérioration naturelle des procesus internes : bureaucratie rampante par exemple, application de standards erronés.
Pour éviter que la rouille ne prenne toute la place, il faut utiliser de l'antirouille, c'est bien connu. Dans ce cas précis, on devrait plutôt parler de plusieurs antirouilles :
- éliminations des étapes n'ajoutant aucune valeur, pour se concentrer sur la partie bénéfice et production.
- évolution vers le libre-service.
- offre d'un service direct : porter le service vers le client au lieu d'amener le client vers le service.
- Elaborer une offre de services multiples en se concentrant sur un segment bien défini des clients.
- améliorer les aspects physiques.
Au vu de ce qui est en train de se passer (Archives Départementales mettant de plus en plus leur état civil en ligne, les arbres en ligne des particuliers chez les sociétés commerciales), il me semble que le métier de généalogiste familial doit être entièrement repensé. Surtout si nous ne voulons pas perdre de la clientèle.
Je le vois de mon côté : sur ma zone géographique, je n'avais pour le moment que le Tarn en ligne (soit 1/8 de ma zone de recherches). A la fin de l'année 2008, il devrait y avoir la moitié de ma zone de recherches en ligne. Pour continuer à vivre de mon métier, il me faut repenser intégralement celui-ci. Je n'ai pas le choix. Question de survie économique.
Un de mes choix a été le développement vers Internet : d'ici la fin de l'année six sites Internet seront sortis de terre pour présenter toute la palette de mes possibilités. Sachant qu'il y a d'autres idées derrière qui suivent.
Le deuxième choix s'est imposé de lui-même : l'innovation à tout prix. C'est le moment d'être une Jeune Entreprise Innovante. Fiscalement en plus c'est intéressant. Pourquoi s'en priver ?
Un troisième choix a été de bouger de période d'étude. Je travaille ainsi régulièrement sur du XVIe siècle en Midi-Pyrénées. Pas toujours simple notamment en ce qui concerne les sources, mais beaucoup moins de concurrence.
Un quatrième choix a été d'éliminer dans le rendu à mes clients les pertes de temps. Je suis définitivement passé du côté du compte-rendu mensuel plutôt que des rapports en fin de recherche. Trop longs, pas assez productifs à mon goût. Et les clients pour le moment n'ont jamais râlé. Qui plus est, cela me fait des rentrées d'argent régulières, lissées sur toute l'année ou presque.
Mais cela me demande des efforts, des remises en question constantes. Question de processus mental, une fois que c'est enclenché, cela se fait tout seul.
Eco-citoyenneté
Par Stéphane Cosson le 24 février 2008
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Dans le cadre des bonnes résolutions de cette année, je me suis dit qu'après tout, puisque je faisais du tri sélectif pour mes poubelles personnelles, il serait peut-être temps que j'améliore le tri sélectif de mes poubelles d'entreprise.
Après tout, qu'est-ce que cela me coûte en plus ?
Déjà, je récupérais le papier imprimé d'un seul côté pour en faire du brouillon. J'en ai ainsi une petite boîte format A4. Mais j'avais tendance à froisser ensuite le papier utilisé pour l'entreprise et à le mettre à la poubelle des déchets ménagers. Et si, après tout, je le mettais avec le papier que je trie par ailleurs, personnellement ? Pour ce qui est des documents un peu plus confidentiels, j'ai un broyeur.
De même, mes cartouches d'imprimantes vides, je les mettais dans la poubelle des déchets ménagers. J'ai vu cette année que la grande surface où je les achète a mis en place un container de récupération des cartouches d'encre. Ce n'est pas tombé dans les yeux d'un aveugle. Du coup, je les stocke elles aussi dans une petite boîte et les jette une fois la boîte pleine. Pour ce qui est des cartouches pleines, je sépare le mode d'emploi (qui part au papier) de l'enveloppe plastique (qui part dans les déchets autres).
J'ai changé de matériel informatique ? Clavier, imprimante, scanner, baffles anciens sont pour le moment stockés dans un coin pas trop visible car, malheureusement peut-être par flemme ou par oubli systématique, j'ai omis de les apporter jusqu'à présent à la déchetterie. Mais il va bien falloir que je me décide un jour à y aller. Par contre, les cartons des nouveaux sont partis dans la poubelle des cartons.
Des petits gestes peut-être. Mais s'ils peuvent aider.
Mon ascendance sur Internet
Par Stéphane Cosson le 23 février 2008
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J'étais sur Généanet en train de voir si je trouvais d'autres personnes qui auraient fait des recherches sur le même nom de famille que le mien. Sait-on jamais, comme je suis bloqué sur le début du XVIIIe siècle, avec un mariage que je n'arrive pas à trouver, un lointain cousin aurait pu avoir de l'inspiration et trouver une astuce pour ...?
Près de 200 résultats sur mon nom en Loire-Atlantique. Je commence à parcourir et je vois une commune sur laquelle j'ai des ancêtres. Je vais voir. Et là : surprise !
La personne présente 13 branches sur la famille Cosson. La branche n° 9 m'interpelle : Julien Cosson et Anselme Poupelard, ce sont mes ancêtres, ceux qui me bloquent. Voyons voir, voyons voir. M'en dirait-elle plus ?
Malheureusement non. Par contre, je trouve toute mon ascendance paternelle jusqu'à moi. Sur Généanet ! Alors que je n'ai jamais mis sur Internet celle-ci, jamais, nulle part, à aucune occasion. D'où la personne a-t-elle pu la tirer ? J'ai été membre d'un cercle de généalogie situé en Loire-Atlantique, à qui j'avais fourni mon ascendance sur papier, histoire de trouver des cousins éventuels quand je m'y suis inscris au début des années 1990. Mais c'est tout.
J'avoue que cela m'a fait un choc. Qui a récupéré sans mon accord mon ascendance et l'a mise sur Internet ? Qu'il y ait des informations de plus de 100 ans, OK. Mes ancêtres ne m'appartiennent pas. Ils sont aussi les ancêtres d' autres personnes. Mais des données de moins de 100 ans ! En plus avec une erreur sur la date de décès de ma grand-mère paternelle !
J'ai envoyé un e-mail à la personne. Je verrais bien si elle me répond. Mais cela m'a fait bizarre. Cela m'a mis mal à l'aise. Je n'aurais jamais cru cela possible.
Arbre généalogique de luxe
Par Stéphane Cosson le 22 février 2008
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J'entendais ce matin à la radio la parution d'un numéro collector d'une revue en kiosque sur les 30 ans du décès d'une vedette de la chanson. Son fils propose en plus de quoi customiser son mobile.
Du coup, comme quoi l'inspiration vient parfois de n'importe quoi, je me suis demandé s'ils ne serait pas intéressant de créer des arbres généalogiques de luxe, des modèles uniques à chaque fois ?
Imaginez : Vous avez fait votre arbre généalogique et vous êtes remonté assez loin dans le temps, jusqu'à la limite des archives. Vous êtes fier des recherches que vous avez pu mener et vous aimeriez les montrer, les afficher dans votre salle à manger ou dans votre bureau. Les avoir dans un logiciel de généalogie c'est bien mais pas simple pour cela.
Ne seriez-vous pas prêt à dépenser un peu plus de sous pour avoir un arbre généalogique qui vous plaise, qui soit plus qu'un arbre généalogique mais qui devienne aussi un objet décoratif ?
Si on vous proposait un arbre généalogique en cuir, ou à la feuille d'or, ou en ce que vous voulez d'autre, avec son cadre pour l'accrocher moyennant un prix relativement raisonnable pour vous permettre de l'acquérir, que feriez-vous ? Seriez-vous prêt à investir encore un peu d'argent pour cela ? Un objet unique à chaque fois, un objet artisanal et de luxe.
Personnellement, je suis persuadé qu'il pourrait y avoir un public pour cela. Et vous ?
Pierre Dupont et le tricotage
Par Stéphane Cosson le 19 février 2008
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Ce qui est le plus intéressant, et le plus agaçant parfois, c'est de devoir entièrement reconstituer une généalogie.
J'ai le cas actuellement sur plusieurs communes de l'Ariège, dans le Volvestre. Sur toute la période des registres paroissiaux, je me retrouve avec des mariages non-filiatifs. Et je recherche la filiation de Pierre Dupont, nom banal s'il en est, même en Ariège.
AAAhhh !!! Damned !
Le problème, c'est que sur les communes sur lesquelles je fais les recherches, communes imbriquées les unes dans les autres du point de vue religieux avec des annexes partout en plus, ils s'appellent quasiment tous Pierre Dupont. Et quand ce n'est pas Pierre, c'est Jean. Super ! Cela va me plaîre, si, si !
Bon, pas de panique. Tout relever systématiquement. Prendre tous les Dupont, commune par commune. Cela prend du temps mais c'est le seul moyen de s'en sortir. Tout noter : les témoins, les parrains et marraines. Tout ! Je ferais du tri à la maison, à tête reposée.
Tout re-écrire à la main chronologiquement, tranquillement, pour bien s'en imprégner. Et puis ...Papier (plusieurs feuilles), crayon, gomme. On va travailler à l'ancienne mais parfois c'est nécessaire. Les manches sont retroussées : je peux tirer tous les fils les uns après les autres. Une maille à l'endroit, une maille à l'envers. L'arbre va se mettre en place.
Bon alors, qui s'est ce Pierre Dupont qui se marie en 1782 ? Je le rattache à quel couple de parents ? J'en ai un là, tout seul, né en 1741. Et si c'était lui ? 41 ans, c'est un peu vieux pour un mariage mais bon, je pose l'hypothèse, c'est lui. On verra bien avec les naissances de ses enfants. Ah ! Tout compte fait, c'était le bon !
Je les ai tous ? OK ! Et maintenant celui qui m'intéresse, il est où ? Je peux poser maintenant mes hypothèses vraisemblables, éliminer tous les Pierre Dupont qui ont trouver des parents et voir qui il me reste côté parents avec un Pierre pas marié. Tout compte fait, je n'ai qu'un couple avec un fils prénommé Pierre non encore marié. Le fils est né en 1732, celui dont je cherche l'ascendance se marie en 1765. Cela pourrait quand même bien coller dans les dates. De même, son père putatif, prénommé Pierre, pourrait être ce Pierre, fils d'Antoine Dupont né en 1701 et pour lequel je n'ai rien non plus.
Reste plus qu'à vérifier mes hypothèses par le biais des minutes des notaires. Mais je pense que j'ai bien avancé. Cela m'a pris deux jours de relevés, une demi-journée à essayer de reconstituer le puzzle. Il n'empêche : J'ai une ascendance plausible pour une commune. Plus que trois à faire !
La rançon du succès
Par Stéphane Cosson le 18 février 2008
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Pour une fois, une petite note.
Je ne sais si vous avez remarqué mais il y a une petite modification dans les commentaires. Mon confrère successoral m'a demandé que je supprime son nom de mes réponses. En effet, ses clients se servaient de celles-ci quand ils avaient des réclamations à lui faire.
Ce que j'ai fait sans aucun problème. Ce serait bête que cela lui porte préjudice alors qu'il répond toujours avec gentillesse et célérité.
Du coup, cela m'a permis de connaître le nombre de commentaires qui ont été postés depuis la naissance de mon blog : 900. Et plus de 10 % de ces commentaires concernent des questions successorales.
L'information non structurée
Par Stéphane Cosson le 15 février 2008
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Le problème quand on doit faire des photos aux Archives Départementales et que, entre chaque levée il y a 3/4 d'heure d'attente, c'est qu'on passe son temps plus à attendre qu'à faire les photos. En même temps, cela permet de lire des articles sur lesquels on ne se serait sans doute pas arrêté.
Cela a été le cas pour un article dans "Archimag" concernant l'information non structurée.
L'auteur donne la définition suivante :
- Une information strucutrée est une information qui est répétable, systématique, calculable.
- Une information non structurée renvoie à un usage non inscrit dans un modèle. Pour lui, il s'agit de 99% de l'information qui nous passe entre les mains. En effet, les processus intellectuels à forte valeur ajoutée sont difficilement modélisables dans leur globalité.
Du coup, pour essyer quand même de mettre un chouïa de semblant d'ordre, il n'y a que deux façons de faire :
- Soit on se sert d'un modèle cathédrale. Le plan est pensé de A à Z par une seule personne. Peu souple, rigide, voire même inadapté, on passe en fait son temps à créer des exceptions.
- Soit on se sert du modèle grand bazar : Chacun apporte sa petite pierre à l'édifice. Tout finit quand même par s'organiser par auto-régulation spontanée.
Pour lui, il ne faut pas lutter contre la surabondance et l'hétérogénéité de l'information qui nous arrive de toutes parts. Par contre, ce qui lui semble plus utile, c'est de former les utilisateurs et de mettre en palce des outils les plus proches possible des usages des utilisateurs.
Je vous en avais déjà peut-être parlé. Mais parfois une piqure de rappel c'est intéressant. En tout cas, c'est la deuxième fois que je lisais cet article et je le trouve à la deuxième lecture riche de réflexions, de possibilités.
Ligne audiotel et dégroupage
Par Stéphane Cosson le 12 février 2008
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Je ne sais vous mais personnellement, je suis très régulièrement démarché par tous les opérateurs qui proposent Internet, téléphonie et télévision pour le même prix ou presque. Bien sûr chacun vous propose de quitter l'opérateur historique et un dégroupage total.
A chacun, comme je l'ai fait avec mon fournisseur Internet, j'explique que je possède chez l'opérateur historique une ligne audiotel commençant par un 0 892. Une quoi ?
Tous, sans exception aucune, ne savent pas ce qu'est une ligne audiotel. A tous, je suis obligé d'expliquer ce qu'est un numéro surtaxé qui rapporte de l'argent à son propriétaire (Ah bon, cela existe ? Non ! C'est vrai !! ) Mais d'où sortent-ils ? Ils ne regardent jamais la télé ? N'écoutent jamais la radio ? Ils ne doivent jamais appeler l'administration ou un vépéciste quelconque ? Pourtant, tous utilisent ces numéros.
Autant mon fournisseur a très vite compris le bien-fondé de la ligne audiotel et n'a pas insisté sur sa proposition de dégroupage total (est-ce parce qu'il est opérateur téléphonique dans un autre pays européen ?), autant tous les autres veulent systématiquement supprimer cette ligne. Et me voilà obligé de recommencer l'explication. Cela m'agace à un point, vous ne pouvez pas savoir, mais j'arrive à rester zen et souriant au téléphone. Sans doute parce que je commence à avoir l'habitude.
ils confondent systématiquement ligne audiotel avec un autre numéro comme ceux commençant par 09, par exemple. Systématiquement, on me passe le responsable du centre d'appel et je re-explique une troisième fois. Parfois en vain.
J'en suis effaré. Cela me semblait tellement entré dans les moeurs comme numéros. Il faut croire que non. Peut-être qu'Internet a déjà mis ces numéros hors course ? Je ne sais.
Des gagnants et des perdants ?
Par Stéphane Cosson le 12 février 2008
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Internet modifie profondément la donne, les demandes que peuvent nous faire la clientèle. Je m'aperçois en même temps que l'arrivée d'Internet génère de nouvelles demandes. Et si le métier de généalogiste familial se modifiait lui aussi ?
Quelques demandes récentes que je viens de recevoir, en lien avec Internet.
Un monsieur m'appelle pour me dire qu'il vient d'apprendre qu'un de ses arrières-tontons a émigré en Amérique. En consultant Ancestry, il trouve à la même époque le même nom que son tonton. S'agit-il de lui ou pas ? A nous de le lui dire.
Un étudiant en histoire, moderniste, vient me voir : toutes les recherches qu'il a pu mener jusqu'à présent ont été faites grâce à Internet. Son directeur de recherches lui demande maintenant de consulter les documents d'archives. Problème : il ne sait pas les lire, même pour la fin du XVIIIe siècle, sa période d'étude. Comment faire ?
Un Brésilien sait que Papy Gilles est né dans les environs de Toulouse. En consultant Internet, il se rend compte que dans les environs de Toulouse trois familles différentes, sur trois départements, portent son nom de famille. A laquelle appartient Papy Gilles ?
Quelques exemples donc parmi des dizaines. Je crois qu'alors il nous faut nous adapter à la nouvelle demande. A mon avis, les personnes qui nous demanderont des généalogies complètes se feront de plus en plus rares. Par contre, nous aurons des demandes de "dévolution familiale". Des personnes qui ont trouvé de l'information sur Internet, que ce soit par le biais des mises en ligne de l'état civil, des registres paroissiaux ou par le biais des sociétés commerciales mais qui voudront des compléments d'information. Et qui se tourneront alors vers nous pour cela.
A nous aussi de trouver des niches de non-dépouillement comme le XVIe siècle. Peu de personnes s'y sont attelées. Une clientèle existe pourtant sur ce siècle-là. A nous d'aller la chercher.
Je ne crois pas qu'Internet met en place des gens qui soient gagnants (financièrement parlant) et d'autres qui soient perdants. Je crois plutôt qu'Internet va faire du tri entre ceux qui sauront s'adapter à ce nouvel outil et les autres qui disparaîtront assez vite.
Publicité
Par Stéphane Cosson le 8 février 2008
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Je viens de recevoir deux e-mails anglo-saxons de personnes qui me proposent de mettre de la publicité sur mon site-vitrine, soit sur la home page seulement soit sur toutes les pages, publicité d'1/6 de page. Et bien sûr ils me demandent mes tarifs pour cela.
Dans ces cas-là, restons calme et étudions la situation. On respire, surtout on respire.
Première chose que j'ai faite : je suis allé voir sur le Net si je trouvais des renseignements sur eux. Aucun en effet ne me donne le nom de sa société ou le thème de sa publicité. Ce n'est pas le moment de se retrouver avec de la pub porno sur mon site, cela ferait quelque peu désordre.
Ce qui m'intrigue, c'est que la personne qui m'écrit à chaque fois utilise un e-mail qui n'est pas à son nom ni au nom d'une société. Vraiment une vérification s'impose.
Pour ce qui est des noms des e-mails, il s'agit de deux personnes que l'on trouve sur le site Rootsweb.com, apparenté d'après ce que j'ai compris avec Ancestry. Bon, qu'ils écrivent à un généalogiste pour faire de la publicité sur un site personnel de généalogie, je trouve cela plutôt normal. Nous sommes dans le même monde, apparemment.
Pour ce qui est des personnes qui m'écrivent, je trouve pour le premier un investisseur businessman US ou un chanteur qui a signé chez une grande maison de disques, pour le deuxième il s'agirait, toujours aux USA, d'un portraitiste animalier. S'agit-il vraiment d'eux ou d'homonymes ? Pour le moment, je n'en sais rien. Cela vaut la peine de leur poser la question. C'est peut-être naïf de ma part, mais restons prudent. Prudence est mère de sûreté, c'est bien connu.
J'ai fait un petit calcul, en m'inspirant des tarifs utilisés par les revues de généalogie. Cela rentabiliserait le site sans aucune difficulté si la publicité apparaît dans toutes les pages pour les deux. Nous pourrions nous payer, Christophe et moi, sans craindre quoi que ce soit. Mais restons prudent. Si cela se trouve, il s'agit simplement d'une arnaque.
Dans tous les cas, cela a flatté mon ego. Il faut bien le reconnaître. Je vais laisser passer la nuit, prendre conseil de part et d'autre avant de répondre. Et puis, il faut que nous en discutions, Christophe et moi, à tête reposée. Restons prudent.
SOS Coaching
Par Stéphane Cosson le 8 février 2008
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Après une présentation de SOS Paléo, voici donc celle de SOS Coaching. Le but : toujours être multicanal. sous ce terme se cache en fait une notion simple : multiplier les points de contacts avec les généalogistes amateurs qui sont nos clients potentiels.
Les experts se sont rendus compte que, plus que jamais, les clients apprécient tout ce qui est proposé en terme de disponibilité, de contacts. Mais en même temps, ils deviennent parfois plus compétents et mieux informés que les professionnels. Ce qui peut poser problème. Quoi que... Quoi que...
Le client veut tout sinon il ira voir ailleurs. D'où une autre manière de repenser le rôle, la formation du généalogiste professionnel. Proposer tout ce qui peut l'être en ligne afin que, quand le généalogiste amateur vienne au contact "physique" avec le professionnel, ce soit pour les bonnes raisons.
D'où SOS Coaching, toujours basé sur nos observations des appels de SOS Généalogie.
Il arrive que le nœud du problème se trouve dans la façon d’exploiter les documents déjà collectés.
Le généalogiste a du mal à définir l’étape ultérieure. Il est bloqué dans ses recherches parce qu’il a besoin d’un regard neuf. Pour autant il souhaite garder le plaisir d’entreprendre lui-même ses recherches. C'est vrai quoi, pourquoi se gâcher ce plaisir ? En même temps, c'est en me rendant compte de cela que, personnellement, je n'utilise quasiment jamais un logiciel de généalogie quand je rends compte à mes clients de mes recherches pour eux. Juste pour leur laisser ce plaisir. Fin de la petite aparté. Retour à SOS Coaching.
SOS Coaching, donc, est le service qui va lui proposer à la fois une analyse complète du problème à partir de l’étude des documents et ensuite un plan de recherches, une feuille de route. Ce document écrit reprend les termes de l’analyse et énonce les préconisations de l’expert que nous sommes, nous les généalogistes professionnels. Le service inclut aussi, lorsque le généalogiste aura accompli les recherches conseillées, un débriefing duquel sont susceptibles d’éclore de nouvelles perspectives.
Eh bien sûr le nerf de la guerre : son coût. 50 € par question qui nous sera posée. Si vous le rapportez au coût horaire d'un professionnel, cela représente deux heures de recherche. Personnellement, je ne trouve pas cela prohibitif. Et vous ?
SOS Paléo
Par Stéphane Cosson le 6 février 2008
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Les appels de SOS Généalogie nous révèlent que certains cas nécessitent plus qu’un échange verbal.
C’est évident lorsque le généalogiste bloque sur le déchiffrage d’un texte. C’est aussi le cas lorsqu’il a besoin d’une analyse approfondie des documents en sa possession. On ne va pas laisser ces personnes sans réponses. Cela ne se fait pas. Ce n'est pas correct pour des professionnels qui se respectent.
D’où la création de deux nouveaux services, l’un dédié à la paléographie, l’autre à l’accompagnement des recherches.
Aujourd'hui, petite présentation de SOS Paléo.
Tout le monde comprend que la difficulté à déchiffrer certains textes anciens est un obstacle majeur à la poursuite des recherches. Cela ne vous est jamais arrivé ? Allons donc, m'en racontez pas. Cela nous arrive même à nous, alors ... Ben oui, il y a des textes que même nous nous ne déchiffrons pas. Ce n'est pas une honte de le dire quand c'est du XIVe siècle en latin, par exemple. Chacun a ses limites.
Pire, une mauvaise lecture, et donc une interprétation erronée, peut fourvoyer le chercheur. Quand je vous le disais... Tout le monde a ses limites.
Ainsi Christophe me raconte combien au tout début de la généalogie, sur la commune de ses ancêtres, il s'était trompé et avait longuement suivi la lignée d'une famille Tournier à la place de sa famille Fournier. Une simple erreur avec un prénom identique et hop, une fausse généalogie.
SOS Paléo répond à ce besoin. Il suffit au généalogiste de faire parvenir à l’équipe de SOS Généalogie la copie de son document, soit par fichier après s’être connecté sur le site Sosgenealogie.com, soit par courrier postal. Il recevra en retour la transcription pour un coût unique de 10 € par page.
Frédéric Deleuze va nous mettre sous peu les pages en forme pour que vous puissiez y avoir accès. Eh oui, c'est lui notre webmestre. Mais c'est Jérôme Malhache qui pour le moment rédige.
Normalisation
Par Stéphane Cosson le 3 février 2008
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Ce doit être un défaut dû à ma formation de documentaliste. Ou peut-être tout simplement la volonté de me faciliter la vie. Allez savoir !
Bref, j'étais en train de saisir une liste-éclair d'une personne et je n'ai cessé de râler sur deux colonnes de saisie : département et lieux.
Cela me paraissait pourtant facile : "Département" pour le numéro de département et "lieux" pour indiquer le nom de la commune. Eh bien pas du tout. Ou alors c'est moi qui veut être trop logique. Mais dans la colonne "Département", je trouvais le nom de la commune, le numéro du département ou les deux ou rien, dans la colonne "Lieux" un lieu-dit, une commune ou l'inverse. Parfois, je n'avais que ce nom de lieu-dit, sans commune ni département. Lieu-dit à rechercher, parfois introuvable, donc perte de temps, d'énergie. Vous voyez Prunelle râler dans Gaston Lagaffe ? Eh bien c'est à peu près cela !
Il arrive qu'un nom soit utilisé par plusieurs communes dans différents départements. Quand rien n'est précisé, lequel est le bon ? Mystère ! Je suis donc parti parfois sur un a priori, au vu des communes travaillées par la personne. Il est habituellement sur ce secteur-là, donc on va supposer que... Mais alors, est-ce la bonne supposition ? Mystère !
Et c'est là que je me dis qu'une normalisation dans la saisie des données sur un logiciel, c'est quand même plus pratique. Cela m'a fait réaliser qu'il me faut le signaler dans mes cours de généalogie. Parce que si la personne qui saisit en premier, elle sait ce que veulent dire les ellipses qu'elle a faite, la personne qui reprend le dossier derrière elle ne le sait pas forcément, n'a pas la même façon de penser qu'elle, pas les mêmes références. D'où de la clarté, de la clarté et encore de la clarté pour ne pas commettre d'erreurs.
Et vous qu'en pensez-vous ?
On n'apprend que de ses erreurs
Par Stéphane Cosson le 1 février 2008
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On n'apprend que de ses erreurs. La sagesse populaire le dit et je viens d'en faire l'expérience. Oh, pas une grosse erreur. Non, simplement une mauvaise appréciation des impondérables. Et peut-être aussi une trop grande confiance qui fait se précipiter un chouïa trop vite.
Mais, bon, le propre d'un chef d'entreprise c'est de savoir réagir à temps.
Pour ce qui concerne la mise en place des différents sites Internet que j'envisage, j'avais tout prévu. J'étais allé voir le banquier qui m'avait dit OK. J'étais allé voir le fournisseur suite à cela. Je savais que je demandais un dossier auprès du Conseil Général d'apports en quasi fonds propres. Je savais que la banque me suivait pour cette demande. Par rapport au timing programmé, je l'avais déposé dans les temps. Tout allait bien, je pouvais respirer.
Mais les impondérables étaient là à m'attendre. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que mon Conseil Général allait perdre dans les méandres de la distribution de son courrier mon dossier de demande d'apports en quasi fonds propres. Résultat : un dossier à renvoyer... Et deux mois et demi de perdu pour son attribution et celle des autres prêts en cascade. Car pas de réunion d'attribution avant le début mars ! Damned ! Deux des sites sont déjà en cours de préparation (trop confiant, je vous le dis).
Bon pas grave : d'abord prévenir le banquier, voir avec lui si un prêt-relais est possible pour éviter les incidents de paiement. Le courrier du Conseil Général lui a été transmis en copie avec un message de ma part. Ne pas oublier de le rappeler jeudi matin. 1000 € devraient suffire.
Sinon, j'ai du temps devant moi pour retarder les échéances de paiement auprès du fournisseur. Plutôt que d'avoir des incidents de paiement, autant prévenir de suite, pareillement avec copie du courrier du Conseil Général si besoin est pour prouver ma bonne foi, et demander un report. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas les payer mais simplement que l'impondérable vient d'arriver. Bing !!!
On n'apprend que de ses erreurs.
