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Rendez-vous avec le banquier
Par Stéphane Cosson le 29 mars 2008
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Petit à petit, le prêt avec la banque se concrétise. Normalement, d'ici 15 jours, nous devrions signer l'offre de prêt et ensuite il nous le débloque au fur et à mesure de la facturation.
Comme ce n'est pas le conseiller habituel qui s'occupe de nous pour ce prêt, il m'a fallu expliquer un peu à nouveau ce que nous faisions professionnellement. Comme le dit Jacques Séguéla, la passion que je mets dans mon métier doit illuminer mon discours. En tout cas, j'avais une oreille attentive.
Et ce n'est peut-être pas pour rien...
Le banquier s'est mis alors à me raconter l'histoire de sa famille : un nom extrèmement rare, un arrière-grand-père qui serait le fruit entre une domestique et son châtelain de maître. Bref, une histoire où des recherches seraient à faire.
Par hasard, alors que je cherchais complètement autre chose, je tombe sur la mention de son nom de famille. Nous nous envoyons des e-maills, nous nous appellons pour mettre au point le dossier.Il me demande de lui refaire le plan de financement. J'en profite, en lui envoyant le nouveau plan de financement par e-mail, pour lui glisser en post-scriptum la découverte que j'ai faite, histoire de l'allécher. Non mais, j'ai le droit aussi de faire des affaires de mon coté. Il n'y a pas de raisons, c'est lui qui a commencé ! Il m'en a parlé, profitons-en !
Toutes les pièces sont prêtes, nouveau rendez-vous pour vérifier si tout est OK avant de lancer le dossier. Une fois les vérifications faites, il revient sur le sujet. Il a lu mon post-scriptum dans mon dernier e-mail. Je sens que cela le titille. En parle-t-il à ces parents ? Cela intéresse en effet sa mère. Commande-t-il lui-même la recherche ? Il prend en note quelques détails supplémentaires. Toujours peu, mais suffisamment pour donner envie.
Nous devons nous revoir dans 15 jours. Je verrais bien si... Ou pas ! J'ai amorcé la pompe en tout cas !
Curieusement, la même chose risque de se produire avec une personne travaillant à La Poste. Depuis qu'elle voit le tampon "Etude Généalogique S2CF" sur les enveloppes que j'envoie, elle a commencé à prendre des renseignements, à me raconter brièvement l'histoire de son papa. Tout en pesant le courrier bien sûr. Elle a récupéré l'adresse et le téléphone de la société en tout cas. A voir là encore !
www.genealogie-tarn.fr
Par Stéphane Cosson le 27 mars 2008
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Ah ! Cela commence de sortir de terre, petit à petit. Nos projets commencent à prendre tournure, à vivre. AAAAHHH ! Enfin ! Enfin !
Bon d'accord, j'ai commencé par demander que le webmestre s'occupe de notre site personnel mais bon, en même temps, c'est bien normal.
Donc, désormais, si vous voulez connaître S2CF, il vous faudra maintenant taper www.genealogie-tarn.fr. Je ne vais pas vous en dire plus. Je vais vous laisser le découvrir et me faire vos commentaires à ce sujet. Surtout vous n'hésitez pas.
Il y a encore quelques fonctionnalités qui sont out, le temps que d'autres sites sortent de terre, notamment celui de notre base de données. Mais bon : 25 000 lignes à intégrer, à référencer, que ce soit les patronymes, les noms des communes, les départements et les paroisses, cela ne se fait pas ainsi, d'un claquement de doigts. Cela demande un peu de travail au webmestre. Sachant qu'il nous faut avoir la main pour en rajouter d'autres tous les jours ou presque.
Il y a juste une dernière modification à faire pour le webmestre. L'ancien site avait une extension en .com. Deux extensions pour le même site, je trouve que c'est plutôt bien. Cela permet de ne rater personne.
Reste donc, pour lui, désormais, à rerouter les gens qui allaient sur l'extension en .com vers le site en .fr. Je ne sais pas comment on fait, c'est pas mon boulot. Sinon, pour le moment, vous tombez sur l'ancien site qu'il faut scracher.
Donc : www.genealogie-tarn.fr. Et à vos plumes !
J'adore ce job
Par Stéphane Cosson le 26 mars 2008
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Histoire de me changer les idées, je me suis replongé dans des documents que m'avait envoyé une dame avec qui je cousine lointainement. Je savais qu'ils contenaient des informations intéressantes pour mes projets, notamment pour re-écrire l'histoire des Toulouse-Lautrec et plus particulièrement la branche de Vieussan.
Bingo ! J'ai bien fait de m'y replonger !
Je ne sais pas vous mais personnellement j'adore quand, tout d'un coup, les recherches que vous avez faites se conglomèrent façon dominos ou puzzle. Tac, tac, tac, une pièce après l'autre trouve sa place. Et lui, dont je connaissais l'existence ! Et lui aussi, je peux le rattacher ! Et eux qui partent en Allemagne après un détour par l'Aveyron et le Tarn, itou !
Et cette branche, je savais que vu le nom et l'endroit, c'était à peu près sûr qu'elle se rattachait. Je ne savais pas comment ? Et bien maintenant oui ! J'ai le lien !
Bon, je n'ai pas tout. Il me manque encore des pièces. Sinon, ce ne serait pas intéressant. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai confié les recherches à Frédéric. Il est plus près que moi des sources. Mais là, là, je vois bien que tout se met petit à petit en place. Cette branche est littéralement en train d'exploser. Il y en a partout.
J'adore ce job quand il est ainsi. Quand tout d'un coup, paf, il suffit de pas grand chose pour que les yeux s'illuminent, pour que la passion revienne à la charge, s'amplifie pour prendre toute la place. J'adore ce job !
Dossiers
Par Stéphane Cosson le 26 mars 2008
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Cela fait plusieurs jours que je suis plongé dans la mise en place de différents dossiers, qui arrivent bien sûr toujours en urgence, voire en extrême urgence, quand ils ne sont pas pour avant-avant- hier. J'ai du mal du coup à pouvoir faire autre chose que de rassembler des papiers, aller chercher des justificatifs. Je déteste l'administratif quand je ne peux faire que cela.
Quatre dossiers administratifs qui arrivent en même temps, même si tous sont importants pour la suite de nos affaires, mais quatre dossiers à remplir en même temps. L'impression que jamais rien ne va finir, qu'il nous manque toujours un papier. Vous connaissez Kafka ? J'avais l'impression d'être plongé dans son monde ! L'horreur !
Mon travail plus routinier me manque. Plus routinier voire : il s'agit tout de même de mes clients, d'être créatifs pour eux, pour mieux répondre à leurs besoins, à leurs attentes. Du coup, le blog en pâtit lui aussi. Du coup, j'essaie de me rattraper en soirée, après 21 heures, pendant deux ou trois heures.
Et puis là, j'ai dit : Stop ! Je reprends le plus possible le cours normal de ma vie. Il y a des points qui attendront ce week end. Après tout, deux sont finis et envoyés et les autres sont prêts à être déposés vendredi matin. Il manque quelques écritures mais je verrais avec la personne à qui je dois les remettre.
En fait, je crois que je déteste travailler dans l'urgence. Je préfère programmer. Cela me va beaucoup mieux. Peut-être parce que c'est plus rassurant.
Période obscure de l'Histoire
Par Stéphane Cosson le 22 mars 2008
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Avez-vous lu la note de Généinfos sur l'amnésie collective annoncée ? Très intéressante. J'y ai mis un commentaire mais j'aimerais développer un peu plus ce dont parle cette note, rebondir plus encore.
J'ai une formation d'archiviste-documentaliste. Et au cours de ma formation, j'ai rédigé un mémoire sur le nettoyage des documents. Pas mon meilleur mémoire de fin d'études, il faut bien le reconnaître. Toutefois, cela m'a permis de faire un stage dans un service de restauration de documents et d'aller faire des recherches à la bibliothèque du Centre de Recherches sur la Conservation des Documents Graphiques.
Cela m'a sensibilisé relativement tôt à cette question de perte de documents. Comme je l'écris dans mon commentaire, nous serons, je le crois sincèrement, la "période obscure de l'Histoire".
Pierre Bonhomme, dans son avant-propos de l'ouvrage de Bertrand Lavédrine sur la conservation des photographies, a titré celui-ci ainsi : Mériter le patrimoine. Qu'ya-t-il de plus précaire que le papier ?
Pour résoudre cette précarité de nos papiers acides, de nos papiers bois, l'homme a essayé d'inventer de nouvelles solutions. La solution informatique en est une, sauf que nous changeons souvent de support. Carte perforée (qui est encore capable de les lire ?), disquette, CD, disque dur externe... A chaque fois, nous ne transférons pas toutes les données d'un support vers l'autre. Ce qui n'est pas transféré est perdu. Qui a conservé les vieux modèles de nos ordinateurs en bon état de marche ? Qui a conservé les vieux programmes qui allaient avec et qui permettaient de les faire fonctionner ? Ne rêvez pas, personne ! Soyons réalistes ! Une durée de vie des supports qui n'est donc pas éternelle.
Mais ce n'est pas tout.
Quand je faisais mes études, on nous disait qu'il fallait faire du tri. Les archives contemporaines cela se trie. Dans toutes les Archives Départementales, il existe des salles de tri. On a mis en place des tableaux de tri depuis les années 60. Les archives, elles ont désormais un âge, un cycle de vie :
- Archives actives : recours permanent au dossier.
- Archives semi-actives : période de moindre utilisation du dossier.
- Archives définitives : ne concerne qu'une faible partie de documents dont l'existence est éternellement prolongée, les autres pièces jugées sans valeur sur le plan historique étant détruites.
Jugées sans valeur sur le plan historique : Mais nul ne sait comment les documents que nous produisons seront regardé dans un siècle ou deux et quel sera le regard qui se posera sur eux. Et si les documents que nous trions actuellement devenaient utiles dans le futur ? Qu'en savons-nous vraiment ?
Ne serions-nous pas des avatars de Prométhée ?
Intéresser les grands comptes
Par Stéphane Cosson le 19 mars 2008
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Pour doubler le CA HT cette année, il n'y a pas beaucoup de solutions. Il faut être présent partout, proposer des produits qui puissent élargir notre gamme.
Les clients que je vais essayer de récupérer, ce sont les grands comptes. C'est-à-dire les entreprises. Pas simple quand on propose un produit, la généalogie familiale, qui est un produit typiquement pour les personnes individuelles. Mais ce n'est pire que des personnes handicapées physiques grimpant le sommet du Kilimandjaro. C'est donc faisable.
Cette année, je teste mon idée sur la SNCF. Grande entreprise s'il en est, avec un cercle de généalogie. J'ai calculé ma prise de risques : si j'arrive à obtenir 5 personnes avec ce nouveau produit, mon investissement est remboursé et tout le reste ne sera que du bénéfice. 5 personnes, je pense que cela devrait le faire. C'est la SNCF quand même !
Si cela fonctionne, l'an prochain j'attaque tous les grands comptes. L'idée en fait est simple : intéresser les comités d'entreprises en leur proposant des prestations, pas trop chères mais rentables quand même pour nous. Cela a cogité un moment. Nous sommes hors DIF, d'où cette idée de coût moindre.
Il me fallait modifier une idée, un produit que je proposais déjà. Mais lequel ? J'ai alors repris toute ma gamme de produits et j'ai fait du tri : Qu'est-ce qui pourrait intéresser un comité d'entreprise ? Que pouvais-je proposer comme produit dont la transformation ne me coûterait pas trop cher ? Comment faire pour qu'il soit attractif, pas rébarbatif du tout ?
J'avais une proposition pour faire de la publicité vers la SNCF. Il fallait faire vite. Et si je reprenais à mon compte un produit que d'autres avaient vendu pour moi mais sans y mettre de la conviction, sans s'y attacher vraiment ? Un produit qui pour eux était perdu dans la masse de leurs propositions commerciales et que, personnellement, nous pourrions mettre beaucoup plus en valeur ? A l'époque, il n'y avait eu aucune vente. Mais mon partenaire n'y avait vraiment mis aucune conviction ! Nous avions eu plusieurs réunions pour peaufiner l'idée et j'avais eu l'impression in fine d'avoir perdu mon temps pour rien. Mon partenaire commercial de l'époque m'avait beaucoup déçu mais j'ai appris par la suite qu'il était très décevant commercialement parlant. Si je l'avais su alors...
Allez hop, j'en discute avec le publicitaire. Il est en-thou-sias-mé ! A sa connaissance, personne ne propose cela chez les généalogistes. Pour lui, c'est une excellente idée ! Allez hop, il me refait un prix pour pouvoir le proposer, me donne un emplacement idéal pour le mettre en valeur. 5 personnes et je rentabilise... 5 personnes...Pourvu que nous ne nous soyons pas trompés !
Foi et désespoir
Par Stéphane Cosson le 15 mars 2008
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Je me rends compte que Christophe et moi, face à l'adversité, nous n'avons pas, mais pas du tout, les mêmes réactions. Ce n'est pas que la situation soit désespérée pour le moment : nous avons simplement du mal à nous rémunérer alors qu'il le faut absolument par rapport à l'état de nos finances personnelles.
Il faut doubler le CA HT ? Eh bien on va aller le chercher. Par tous les moyens. Fouette cocher !
Christophe est dans l'inquiétude, l'angoisse, le catastrophisme. Personnellement, j'ai une foi chevillée au corps que rien ne peut plus m'enlever.
Cette foi, c'est une force qui me vient du bas ventre, je la sens pulser et envahir tout le corps. Je me dis que ce n'est qu'une période transitoire, que forcément toutes les innovations que nous mettons en place, les unes après les autres, voire même les unes à la suite des autres, dans un rythme peut-être un peu trop rapide, ce qui fait que nous avons pour le moment pas mal de dépenses dues à notre envie d'innovation, toutes ces innovations donc vont déclencher du cash. Il ne peut pas en être autrement.
Cette foi, je la sens. Elle est en moi. Elle a eu du mal à m'arriver, à s'imposer à moi. Il a fallu huit ans de précarité, comme peuvent en connaître tous les généalogistes familiaux professionnels, cette précarité qui fait que certains renoncent. Je me suis dit que ce n'était pas une fatalité, même s'il y a eu des moments de grand désespoir par le passé.
Cette foi, je suis allé la puiser dans ma passion pour mon métier. J'ai entretenu le feu sacré, tel une vestale. Résultat : cette passion ressort, irradie, se transmet aux personnes avec qui je parle de mon métier.
Au départ, quand j'ai vu la situation, j'ai réagi comme Christophe, à n'en pas dormir la nuit. A me poser des questions nombreuses. A me stresser, me speeder. Et puis, cette foi s'est imposée à nouveau, tranquillement, comme une force d'une telle ampleur peut l'être.
Je le sais, je le sens. Maintenant, le moment est venu de gagner enfin de l'argent. Parce qu'un mouvement s'est enclenché, une démarche dans mon esprit, une façon d'être nouvelle, une nouvelle façon de penser. Certains pourraient parler de confiance en soi. Je crois qu'en fait c'est plus profond que cela. Reste à la transmettre à Christophe pour qu'il soit rassuré à son tour.
Démarchage commercial
Par Stéphane Cosson le 13 mars 2008
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Je suis toujours surpris quand je suis démarché commercialement au téléphone. Sans doute parce que je suis encore trop naïf (mais de moins en moins à ce sujet).
Bien sûr, chaque société qui démarche me dit qu'évidemment, faire de la publicité chez eux va rapporter des contrats, de l'argent à n'en plus finir. Si seulement c'était vrai.
Cela fait plusieurs sociétés qui me disent à peu près la même chose et je me demande s'il ne s'agit pas en fait d'une nouvelle façon de démarcher au téléphone.
J'ai d'abord une commerciale qui appelle et qui me propose de passer une annonce chez eux. Jusqu'à présent, cela a toujours été une femme. Le prix de cette annonce peut aller de 900 € à 3300 € HT. Dans tous les cas, de toutes les façons, je refuse. Nous n'avons pas les moyens de nous payer des annonces de ce prix. Mieux vaut mettre l'argent ailleurs.
La commerciale demande si elle peut me rappeler plus tard, dans quelques mois. De toutes les façons, elle a déjà le numéro de téléphone, cela ne sert pas à grand chose de lui dire non. Alors pourquoi pas ?
Quelques mois plus tard, la commerciale rappelle. Elle en a discuté avec sa direction, elle a bien compris que nous sommes une petite structure, avec peu de moyens. Elle a donc défendu notre dossier. Le prix du coup a bien diminué : le but c'est de travailler à long terme avec nous. Donc, nous passons de 3300 € à 800 € HT (j'ai pris volontairement le montant le plus cher que l'on m'a proposé mais cela marche avec d'autres montants). Que je refuse : trop cher. Paiement en plusieurs fois possibles : peut-être mais pas dans mon budget quand même. Elle est tétue, cela tombe bien moi aussi. Qu'elle en re-discute avec sa direction et me rappelle.
Deuxième rappel : allez, ils font vraiment un effort et ils proposent de faire passer notre annonce pour 500 € HT. Ils ne peuvent pas descendre plus bas. Il y a une réunion de tous les commerciaux. Elle veut vraiment défendre notre dossier. Il y a une urgence, vraiment une urgence. Qu'est-ce que j'en pense ? Paiement en plusieurs fois possible, cela veut dire en combien de fois exactement ? En trois fois ? En plus de trois fois ? En deux fois 60 jours fin de mois ? Je ne donne jamais une réponse claire, affirmative. J'ai un associé, un banquier. Je dois en discuter avec eux avant de prendre toute décision. Elle défend si elle veut mais je ne donne aucune réponse affirmative. Il faut qu'elle rappelle, je lui dirais alors ma réponse après consultation aussi de mon côté. Je lui donne une heure de rappel possible.
Et là, au dernier rappel, j'ai constaté que ce n'est jamais la commerciale, mais vraiment jamais, c'est son directeur (ou quelqu'un qui se présente comme tel). Il vient défendre le dossier personnellement, nous en discutons à nouveau, d'homme à homme cette fois-ci. Parfois, je prends l'annonce, parfois non. Tout dépend des intérêts que nous voulons défendre, Christophe et moi, des clients, des prospects qu'il peut représenter, et de l'accord ou pas du banquier. Ah, j'oubliais, mais bien sûr avant de lui donner une réponse, je vais voir son site, les documents fiscaux, qui il est exactement. Il s'est renseigné sur notre structure a minima. Je fais de même, c'est bien normal.
Bien sûr, il nous fait une fleur, tous les autres ont payé le prix fort mais nous, sur notre bonne tête... (mais bien sûr, te cresi comme on dit chez moi, prends moi pour un imbécile). Le prix est passé de 3300 € HT à 500 € et il vend à perte bien évidemment ! Non mais oh, je fais du commerce moi aussi, au cas où il aurait oublié ! Marger, je sais ce que cela veut dire ! S'il peut passer de 3300 à 500 € HT, c'est qu'à 500 € il est encore bénéficiaire, sinon il ne le ferait pas.
Cela peut faire très marchand de tapis, mais je n'ai pas des origines aveyronnaises pour rien. Par contre, je conscientise de mieux en mieux leur démarche. Je la mentalise. Bref, je deviens moins naïf à ce sujet. Histoire juste de voir jusqu'où ils peuvent aller ! Cela peut m'amuser et surtout cela me permet aussi de mon côté d'améliorer mes capacités de négociation.
Doubler le CA HT
Par Stéphane Cosson le 12 mars 2008
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Nous n'arrêtons pas d'en discuter avec ma comptable : cette année, il nous faut absolument doubler le CA HT. C'est o-bli-ga-toi-re. Cela me stresse, me speede depuis des semaines, comme si je n'avais pas le droit à l'erreur, comme si j'y mettais toutes mes billes, toute ma vie. Peut-être est-ce que je me mets trop de pression. J'essaie de tourner en tout cas le problème dans tous les sens.
Doubler le CA HT, le dire c'est bien mais le faire c'est mieux. Mais comment y arriver ?
Je mise beaucoup sur un site qui est en cours de création : patronimip. Mais si, je vous en parlais déjà dans une précédente note. Souvenez-vous : patronimip est le nom que j'ai donné au site de nos listes-éclairs, à Christophe et moi-même. Nous avons environ 25 000 entrées possibles sur Midi-Pyrénées. Tous les jours, de nouvelles entrées apparaissent, au fur et à mesure des recherches qui se rajoutent, au fur et à mesure de familles nouvelles. Nous devrions bien arriver à déclencher de la nouvelle facturation à partir de lui.
Je compte aussi sur les partenariats mis en place tout au long de 2007. Là aussi, je me dis qu'à un moment ou à un autre, de nouvelles entrées financières régulières devraient apparaître. Sinon à quoi cela sert-il de les mettre en place ?
Mais il faut aussi trouver de nouvelles idées qui ne coûtent pas trop (il faut quand même aussi faire attention aux dépenses) mais qui puissent rapporter vite. Cela, c'est un peu plus compliqué pour le moment. Alors je ressors des idées qui étaient encore dans mes cartons, je demande des devis. Je cherche de nouveaux partenaires, ceux que j'avais sollicité auparavant pour ces projets n'ayant pas répondu du tout. Peut-être en me servant de cette réputation qui apparaît à mon encontre : celui d'un généalogiste hors norme, novateur ( sans me lancer des fleurs).
Initiatives et Trophées : devant les jurys
Par Stéphane Cosson le 9 mars 2008
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C'est fait, Christophe a passé de son côté sa présentation pour Initiatives Tarnaises pendant que je faisais la mienne aux Trophées de l'Economie Numérique.
Nous avons ensuite comparé nos prestations. Et puis autant se donner les nouvelles le plus fraîchement possible. Histoire de nous déstresser complètement.
Si j'avais sept personnes en face de moi dans une immense salle de conférence, avec rétroprojecteur et ordinateur portable devant moi, Christophe s'est contenté...d'en avoir treize ! Dans les deux cas, c'est assez impressionnant, même si nous sommes entre professionnels. Mais qu'est-ce qu'ils nous veulent tous ?
J'avais bien briefé Christophe le mercredi matin, il avait lu et relu et relu encore le dossier pour s'en imprégner totalement, ne pas bafouiller, ne pas perdre ses moyens. Qu'est-ce qu'il pouvait stresser ! C'est tout juste si je ne le voyais pas fondre physiquement quand nous en discutions ensemble ! La seule question à laquelle nous n'avions pensé ni lui ni moi, et pour laquelle je ne lui avais donné aucune réponse, c'est le nombre de nos factures annuelles. J'avais pensé à tout sauf à ça. Quelle importance ? Je ne sais pas. Mais bon, il a décroché la timbale, c'est ce qui compte le plus.
De mon côté, une demi-heure de présentation en tout. J'avoue que j'y suis allé sans trop savoir ce qui allait se passer. Présenter notre projet, d'accord, mais il fallait leur apporter obligatoirement deux ou trois diaporamas, pas plus, sur clé USB. Que leur montrer ? J'ai choisi le logo de SOS Généalogie, notre home page pour tous les sites Internet, quelques statistiques sur le site actuel. Et puis alea jacta est, je verrais bien.
Au cours de la discussion, nous avons fait quelques virées sur Internet : le blog et les sociétés commerciales de généalogie. Economie Numérique oblige, histoire aussi de savoir quel pouvait être le CA HT d'une entreprise de généalogie, domaine qu'ils ne connaissaient pas du tout. Au cours de l'entretien, J'ai entr'aperçu du coin de l'oeil quelqu'un photographiant et le jury et moi-même. J'ai essayé que cela ne me déconcentre pas.
Un des membres du jury a eu une idée que je me suis mise derrière l'oreille. Elle est à retravailler mais cela me semble être une bonne idée. J'étais beaucoup plus détendu à la sortie que quand je s'y suis rentré. On verra bien le 18 mars ce que cela a pu donné. Au pire, ils auront appris des choses sur la généalogie professionnelle et découvert un nouveau métier. Au mieux... Mais nous verrons bien le 18 mars.
Interview de Jean Michel dans Archimag
Par Stéphane Cosson le 7 mars 2008
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Dans le dernier numéro d'Archimag, il y a une interview de Jean Michel, consultant dans le domaine du management de l'information, sur le métier de documentaliste et ses évolutions.
Une fois de plus, quand j'ai lu cette interview, j'ai fait le parallèle avec le métier de généalogiste.
Que nous dit Jean Michel ? Que le métier de documentaliste est dans une phase de mutation. Le centre de documentation vu comme un endroit centralisant les ressources, ce qu'il appelle la documentation des années 1960-1990, est menacé car aujourd'hui, avec le web, cette nécessité a disparu. Le documentaliste est devenu une bon connaisseur d'Internet, un défenseur du partage de l'information. Le documentaliste est devenu un facilitateur de la circulation de l'information et non plus un guichetier fournisseur de documents.
Pour lui, le métier se dégage de l'objet-livre pour se concentrer sur l'information et la connaissance. Ce qui entraîne une dynamisation du partage de l'information. De ce fait, les bases de données internes sont à éliminer car, avec le web, elles ne servent plus à rien. Les ressources se trouvent à l'extérieur et le documentaliste est devenu un limier capable d'aller les chercher, de lutter contre ce qu'il appelle l'infobésité et l'infobazar.
Qu'est-ce que tout cela implique ? Eh bien que le documentaliste doit étoffer ses compétences, devenir multitâches. Il ne doit plus être centré sur le document mais sur l'homme, il doit concevoir des services novateurs basés sur les wikis et les blogs, imaginer d'autres produits, maîtriser la variété des sources.
Et maintenant, relisez l'article en remplaçant tout ce qui se rapporte à la documentation et en le remplaçant par des mots ayant traits à la généalogie professionnelle ! si si, faites-le et dites-moi ce que vous en pensez ! Vous avez une toute nouvelle conception du métier de généalogiste !
Trophées de l'Economie Numérique en Midi-Pyrénées
Par Stéphane Cosson le 4 mars 2008
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Damned ! Le 6 mars à 14 h 10, à la CRCI de Blagnac, à côté de Toulouse, Christophe et moi sommes attendus pour défendre notre projet pour les Trophées de l'Economie Numérique. Nous avons été retenu pour cette présentation dans la catégorie E-commerce.
Je le savais ! Je le savais que ce jour-là cela allait être une journée speed. Mais pas à ce point-là. Deux rendez-vous le même jour à la même heure. Vite : un clone !
Mais tout d'abord une petite présentation des Trophées.
Les Trophées de l'Economie Numérique sont co-organisés par la CRCI de Midi-Pyrénées, les CCI de Midi-Pyrénées et l'association " La Mêlée Numérique". Ils visent à mettre à l’honneur et à récompenser le savoir-faire et les initiatives des entreprises dans le développement des solutions et applications T.I.C au sein de leur activité.
Ils ont pour vocation de favoriser les initiatives locales, de valoriser la filière TIC, de favoriser l’intégration des TIC par le plus grand nombre d’entreprises et de contribuer au financement de projets innovants.
Dans les différentes catégories, celle qui me paraissait la plus pertinente pour nous était la catégorie E-commerce : entreprise qui aura une solution technique ou qui aura mis en œuvre une pratique performante de commerce en ligne. Il me semblait que nous entrions bien dans ce cadre-là. Il a bien semblé au jury aussi puisqu'ils nous proposent de venir défendre notre projet.
Résultat : demain, je chamboule nos emplois du temps. Il faut absolument que l'on se voit avec Christophe pour savoir qui va à quel rendez-vous. Cela va être difficile pour nous de nous dédoubler. Pour le moment, je ne vois pas d'autres solutions : on se partage les présentations. Le téléphone portable va fonctionner jeudi après-midi, je vous le dis.
File d'attente
Par Stéphane Cosson le 2 mars 2008
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Toujours dans l'ouvrage "Marketing des services", il y a toute une partie sur l'attente dans les services et ses conséquences.
Je me suis alors posé la question : une fois tous les états civils et registres paroissiaux numérisés et en ligne, les généalogistes amateurs continueront-ils d'accepter des heures de levée ?
Selon les auteurs, personne n'aime attendre. C'estennuyeux, les gens s'agitent, sont impatients, parfois de mauvaise humeur à cause uniquement de cela, cela fait perdre du temps et cela peut même être physiquement inconfortable. Et pourtant tout le monde y est confronté.
Dans ce phénomène universel de l'attente, il y a plusieurs solutions pour la réduire :
- repenser le système d'attente
- réfléchir à une réduction de la durée de chaque opération
- comprendre les comportements des clients et leur perception de l'attente
- mettre en palce un système de réservation.
Une fois tous les registres paroissiaux et tous les états civils en ligne, numérisés, les généalogistes pourront y accéder quand ils veulent, avec une certaine immédiateté : le temps d'attente sera réduit alors au temps de la connexion. Avec le haut débit, quasiment rien. Imaginez alors le même généalogiste qui va en salle de lecture d'un service d'Archives Départementales, habitué qu'il est à cette immédiateté, et qu'on lui dise : "il y a une levée de documents tous les 3/4 d'heure, trois documents à chaque fois ...et vous venez de rater une levée, vos documents seront donc là dans une heure, une heure et quart environ". Bonjour le décalage, surtout s'il ne vient que pour faire des photos de documents notariés par exemple. Sera-t-il prêt à attendre ? Est-ce à lui à s'adapter ou aux Archives ?
J'avoue que je n'en sais rien. Mais cette lecture sur les files d'attente m'a fait me poser la question. Peut-être sera-t-il prêt alor à payer un professionnel pour attendre à sa place ?
Initiatives Tarnaises
Par Stéphane Cosson le 1 mars 2008
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Initiatives Tarnaises est le nom qui a été donné à France Initiative Réseau pour le Tarn. La première étape, l'envoi du dossier, est passée. La deuxième est là, toute proche : défendre à l'oral notre projet devant le comité d'attribution de Prêt et Garanties.
Le 6 mars à 14 h 30, ce ne sera plus le moment de reculer. Il faudra être en forme.
Même si, personnellement, j'ai préparé cet oral et je l'attends avec impatience et inquiétude, il faudra quand même se briefer avec Christophe. Pas le moment de donner une mauvaise impression de nous-mêmes. Je me mets peut-être trop la pression mais nous n'avons pas le droit de nous planter. Notre avenir, nos projets, nos rémunérations en dépendent.
Nous pouvons venir avec tous documents ou objets de nature à éclairer les membres du jury sur le projet ? Je vais me gêner, tiens ! Personnellement, je peux apporter mon ancienne liste-éclair papier. Elle n'est plus à jour depuis deux ans mais cela les éclairera quand même sur ce qu'est une liste-éclair et sur ce que nous en attendons en terme de prospection clientèle. Et ainsi ils comprendrons mieux le site Patronimip.
Quoi d'autre ? Nos statistiques Internet peut-être ? Pour mieux faire comprendre en quoi Internet est important pour un généalogiste.
L'évolution de notre CA depuis que j'ai démarré, en séparant les différentes prestations peut-être ? Qui connaît parmi eux le métier de généalogiste ? Les articles presse ? Pour montrer la réputation de la société ? Un rapport client ? Si nous avons les chiffres, le résultat comptable de cette année ?
La publicité SOS Généalogie ? A mon avis, ce sera le meilleur moyen de leur parler de la ligne audiotel. Avec quelques chiffres, pourquoi pas ?
Comment leur faire comprendre ce qu'est un généalogiste familial, comment ce financement va nous permettre d'avancer dans notre pratique professionnelle, va nous permettre de décoller ? Tout cela ils ne l'ont pas eu dans le dossier de demande de financement. Comment leur montrer que ce qui est mis en place, ce en quoi ils vont nous aider, est innovant ?
Nous avons cinq jours pour trouver les bons documents.
