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travailler comme une dentellière
Par Stéphane Cosson le 30 mai 2008
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Actuellement, j'ai un dossier pour lequel j'ai l'impression d'être une dentellière. Je tire délicatement des fils et je regarde au bout ce que cela donne.
Un dossier compliqué, où il faut en plus prendre des gants, marcher sur des oeufs. Le dossier pas simple du tout mais passionnant.
Nous sommes au lendemain d'une guerre. Une dame a accouché de son troisième enfant dans le nord du Tarn, enfant qu'elle a reconnu puis abandonné à sa naissance. Le but de la recherche : connaître la vie de la mère et retrouver des renseignements sur les autres enfants.
Le seul point de départ : la mère est née en Corrèze. Donc je tire des fils, les uns après les autres. Le premier fil tiré m'a permis de connaître le lieu de décès de la mère : dans le Lot-et-Garonne. J'ai donc ma zone de recherche : Corrèze, Tarn, Lot-et-Garonne. Super ! Il n'y a que quelques départements entre...
Deuxième fil tiré : le nom étant pour le moins rare, il existe une famille du même nom dans le sud duTarn. Serait-elle apparentée ? Pas du tout ! Pure coïncidence ! Tant mieux parce que sinon, l'Hérault se rajoutait à la liste.
La mère accouche dans une ville tarnaise mais est domiciliée dans une autre. Avec un peu de chance, elle aurait accouché des deux autres enfants dans sa ville de domicile. Trop simple, il ne fallait pas rêver.
Je vais continuer à tirer des fils, au fur et à mesure de mes découvertes. Rayer les mentions inutiles, les fausses hypothèses au fur et à mesure que la vie de la mère sera construite. Mais ce ne sera pas simple. Mais j'aime bien la difficulté. La plus simple étant d'annoncer les découvertes à mes clients, sans les froisser, avec toute la psychologie nécessaire.
Généalogiste familial : métier difficile
Par Stéphane Cosson le 29 mai 2008
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Je m'en rends compte plus particulièrrement ce mois-ci. Généalogiste familial est un métier financièrement difficile. En même temps, cela m'aide à faire de véritables choix stratégiques pour la gestion de S2CF.
Nous en discutons bien sûr avec Christophe. Nous allons dans le bon sens, nous sommes tous les deux d'accord sur le sujet. Mais notre gros souci, c'est le financement. Il faut donc se montrer imaginatif, non seulement sur nos idées mais aussi sur les moyens de les financer. Je crois qu'à ce propos, je commence à être un bon négociateur.
Une chose est sûre, tant pour Christophe que pour moi : Vivoter en ne faisant que de la recherche pure est une période complètement révolue. On va même dire que cela appartient à l'époque préhistorique. Nous avons franchi un pallier. Nous ne reviendrons pas en arrière. La recherche pure, ce travail de bénédictin, très gratifiant certes, est complètement non-rentable. A notre avis en tout cas.
Changement de stratégie donc. Ou plutôt continuité dans tout ce qui a été avancé jusqu'à présent. Nous faisons de très gros sacrifices financiers, tant lui que moi, mais nous savons pourquoi nous les faisons. Personnellement, je recherche de la love money pour rassurer le banquier sur mes comptes personnels, des sacrifices sont donc demandés aussi à mon entourage proche. J'en ai bien conscience. L'avenir se prépare. Et c'est là que j'interviens en tant que négociateur.
Cela fait deux fois que l'on me propose de la pub. Mon budget publicitaire 2008 est clos. Mais en même temps, toucher des cadres d'une entreprise nationale possédant un cercle de généalogie important n'est pas à négliger, voire même alléchant. Comment faire ? Comment faire ? Il faut négocier, pied à pied. Pas d'autre choix.
Nous sommes au mois de mai. La publicité peut sortir très rapidement, rapporter peut-être aussi rapidement de l'argent. J'ai ciblé la publicité : nous arrivons en période de vacances. Les généalogistes vont s'éparpiller dans les différents dépôts pendant leurs congés. Pourquoi ne pas leur proposer à la fois le côté "formation" et le côté loisirs : " Venez visiter le département du Tarn tout en vous formant à la généalogie ou à la paléographie, pendant une semaine. Joignez l'utile à l'agréable."
Cela peut fonctionner aussi pour leurs comités d'entreprise et pour l'arrière-saison. Ou peut-être pour juillet et août, pour ceux qui n'ont rien prévu encore. Voilà l'idée. Mais ...
Comment faire pour qu'elle nous rapporte sans qu'elle nous coûte en même temps ? Comment faire en sorte que les recettes éventuelles nous paient la publicité ? Il faut que le commercial en face de moi accepte de nous faire crédit, que le premier paiement soit en janvier 2009 et pas avant. Cela nous laisse sept mois pour engranger des recettes. Pas simple. Sept mois de délai avant le premier paiement. Je ne suis pas sûr du tout qu'il veuille accepter.
C'est le moment de sortir mon côté aveyronnais et de ne pas lâcher le morceau tant que je n'ai pas obtenu gain de cause. Il me faut sept mois de délai avant le premier paiement. Je ne signe rien si ce délai n'est pas obtenu. Je suis peut-être dur à la négociation mais je ne lâcherais pas cette idée : sept mois de délai avant le premier paiement.
Eh bien, pour deux publicités, cela a fonctionné ! Comme quoi !
Nouvelle branche des Foix-Lautrec
Par Stéphane Cosson le 25 mai 2008
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Toujours dans le cadre de mes recherches sur cette famille, je pense que j'ai réussi de manière quasi-certaine à rattacher des personnages portant le nom de Lautrec à une des grandes familles ayant porté par le passé ce nom.
Au départ, dans l'ouvrage sur les Toulouse-Lautrec, paru aux éditions Christian au début des années 1990, il était fait mention de la branche des Foix-Lautrec, éteinte assez vite dans les mâles.
Dans le même ouvrage, les auteurs en note faisaient mention d'un Gaston de Lautrec, seigneur de Lestanque, sans pouvoir en dire plus sur lui. Héraldique et Généalogie, dans le corps d'une réponse, fait mention d'un Gaston de Lautrec, seigneur de Lestangue (département du Gers). Le prénom Gaston fait forcément penser à la maison de Foix-Lautrec. il n'y a qu'eux qui , à ma connaissance, ont porté ce prénom.
Ce fameux Gaston aurait épousé en premières noces Marie de Saint-Guiraud, dont il aurait eu une fille prénommée Claire, mariée vers 1570 avec Antoine Desseyssere, et en deuxièmes noces Marguerite de Martres, dont un garçon Alexandre, marié en 1599 avec Marie de Faudoas.
A mon avis, mais cela reste à vérifier en allant aux Archives Départementales du Gers fouiller dans les registres des notaires, ce Gaston ne peut être que d'ascendance naturelle. Alors Odet ? Thomas ? André ? Qui est son père ? A moins qu'il ne faille remonter la génération au-dessus ?
C'est la partie la plus intéressante de mon métier à mon sens.
Créer des produits généalogiques
Par Stéphane Cosson le 23 mai 2008
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Je viens de rencontrer mon expert-comptable. Ma demande du départ a été vite transformée. Au départ, ma question était la suivante : comment mieux fidéliser les personnes qui viennent me voir uniquement pour une facture ? Comment faire en sorte que les commandes ne soient plus ponctuelles ?
Très vite, la question a basculé : quels produits créer ? Le but n'est plus forcément de faire du travail de bénédictin non rémunérateur et très gratifiant, mais de vivre de son métier. Et pour cela, une seule solution : créer des produits généalogiques.
La vision de mon expert-comptable est relativement simple. Pour pouvoir vivre de son métier, il faut vendre son métier, vendre des produits packagés, rentables relativement vite. Simple mais efficace !
Faire du travail de bénédictin, c'est bien mais on en vivote. Sans un bon coup de rein, selon lui, la profession de généalogiste familial dans 10 ans n'existera plus. Il faut donc la ré-inventer, se prendre en main avant, devenir des commerçants. Sinon c'est mort. Et dix ans, encore c'est un temps important pour lui. Sans doute ce sera moins. Il est expert-comptable, donc très objectif, pas dans la passion comme je peux l'être concernant mon métier. Il se contente de regarder les chiffres, de les analyser.
De ce côté-là, la conversation que nous avons eu, l'idée que je lui ai présentée, va dans le bon sens. Bon bien sûr, il y aura un temps de latence, nécessaire pour se faire connaître. Normal ! Mettre un peu de couleur, de bling-bling. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. Pour que ce temps de latence soit le plus court possible, la mariée doit être affriolante.
Bref, selon lui, nous sommes, Christophe et moi, sur le bon chemin. C'est pas le moment de se décourager, le bout du tunnel est bien visible. Je suis ressorti de la conversation rassuré. Prêt encore plus à foncer.
Les 10 clés de la qualité
Par Stéphane Cosson le 21 mai 2008
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Une des manières d'améliorer son chiffre d'affaires est d'essayer le plus possible de travailler dans la qualité. Plus le client est content du service que vous lui rendez, plus il revient vers vous plutôt que de chercher un autre généalogiste.
Mais en même temps, définir le concept de qualité, dans le domaine de la généalogie comme dans tous les autres services, est délicat. Comment définir la qualité d'un service a priori intangible, à facettes mutiples, où les clients prennent une part non négligeable de la production ? Trois chercheurs, Zeithaml, Berry et Parasuraman ont alors défini 10 clés, 10 critères pour évaluer la qualité d'un service.
1 / La crédibilité, prise plutôt dans le sens d'honnêteté, de confiance. Soigner sa réputation, ne pas faire pression sur le client pour qu'il achète.
2 / La sécurité, c'est-à-dire une absence de danger, de risque ou de doute. Vous vous souvenez de l'histoire du faussaire dont je vous ai parlé ? En terme de sécurité et de crédibilité, c'est tout faux pour lui.
3 / L'accessibilité : avoir un abord facile et un contact aisé. Sourire au téléphone, par exemple, c'est fou comme cela se voit et comme cela s'entend. Donner du temps aussi.
4 / La Communication : C'est l'écoute des clients et leur information régulière. Et du coup, cela implique de ne pas jargonner inutilement.
5 / La Compréhension du client : C'est faire des efforts pour connaître les clients et leurs besoins. C'est ce que j'essaie personnellement de faire quand je lis les commentaires de ce blog ou d'autres blogs de généalogie. Ce qui me permet de dire que parfois, nous sommes plusieurs à avoir les mêmes idées en même temps.
6 / La Courtoisie : Politesse, respect et contact personnel amical sont les trois mamelles de celle-ci. Je le rappelle, parce que j'en fais l'epérience, sourire au téléphone cela s'entend, cela se voit. J'ai plusieurs fois entendu des personnes qui me prospectaient me remercier du temps que j'avais bien volontiers consacré pour eux.
7 / La Compétence : C'est bête à dire tellement cela semble évident. Mais il faut posséder les connaissances nécessaires pour délivrer le service que l'on vend.
8 / La Tangibilité : Dans un service comme la généalogie où personnellement je rencontre physiquement peu souvent mes clients, cela a, il me semble, peu d'importance. Quoique ... Quoique...Les documents rendus sont tout aussi importants. La tangibilité, en effet, c'est apporter du soin à l'apparence physique des locaux, des équipements, du personnel et des documents.
9 / La Fiabilité : C'est la capacité à réaliser le service promis de manière sûre et précise.
10 / La Réactivité : Il s'agit de la volonté d'aider le client en lui fournissant un service rapide et adapté.
Cambriolé
Par Stéphane Cosson le 18 mai 2008
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J'étais sorti donner mes cours de paléographie à Graulhet le samedi matin, comme je le fais une fois par mois. Mon retour a été désagréable. Je suis arrivé chez moi, la porte était ouverte, la serrure sans barillet et la poignée de la porte en miettes, pliée en deux pour partie.
Bref, j'avais été cambriolé. Toujours très désagréable.
Bien sûr, les cambrioleurs ont fouillé partout, à la recherche d'argent liquide et semble-t-il uniquement de cela. Bon, ils ont pris mon appareil photo numérique à la place. Mais surtout quel bazar dans mon bureau ! Des papiers partout ! En vrac ! Heureusement, ils n'ont pas mis en bazar ni mon fonds documentaire ni ma bibliothèque (sans doute trop importants vu qu'ils ont fait cela à la va-vite).
Premièrement appeler le commissariat qu'il vienne constater les dégâts (la plainte ce sera pour lundi). Ensuite chercher un serrurier pour sécuriser les lieux et enfin appeler l'assurance.
Ce qui me fait le plus râler, ce n'est pas le bazar. Les papiers, cela se range, une fois que j'aurais pris des photos pour montrer le chantier à l'expert de l'assurance (et donc chercher auparavant un nouvel appareil photo pour cela). Ce qui me fait le plus râler, c'est peut-être bête mais c'est comme cela, c'est que j'avais préparé de la facturation à envoyer à plusieurs clients et que je l'ai retrouvée toute déchirée.
Mais... En même temps, cela risque de les perdre. Y auraient-ils laissé leurs empreintes dessus ? L'identité judiciaire va pouvoir me le dire.
Mais c'est toujours très désagréable d'arriver et de trouver sa porte ouverte.
Vérifier son fonds documentaire
Par Stéphane Cosson le 13 mai 2008
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J'ai fait photographier tout mon fonds documentaire. Personnellement, j'ai toujours travaillé à l'antique, avant l'ère de l'informatique. J'ai donc réparti toutes mes notes non pas dans des gedcoms mais par patronymes en plusieurs centaines de cahiers.
Par habitude, et aussi parce que saisir tout cela représente des dizaines d'heures de travail (cela représente quand même près de 27 ans de travail à saisir), j'ai continué quand je me suis mis à mon compte. Une sorte de classement pour un fonds documentaire personnel, une base de données interne, appelez cela comme vous voulez.
Et actuellement, je suis en train de passer tout mon fonds documentaire photographié pour voir s'il n'y a pas des doublons. Travail fastidieux mais nécessaire.
Je fais bien de le faire, notamment pour ce que j'ai appelé mes cahiers "familles diverses". Des familles au départ pas suffisamment importantes, sur lesquelles j'ai peu de recherches, regroupées toutes ensemble.
Pour le moment, chaque fois que je le peux, je fais des lots de photos par familles. Et c'est là que je vérifie mes doublons. Il y en a eu quelques uns.
J'ai l'air de parler "antique" à l'heure de l'informatique à tout crin. Je m'en rends compte. c'est l'impression que je me donne parfois. Mais j'ai vraiment considéré mes recherches non pas comme des bouts de gedcom séparés, différents les uns des autres, appartenant chacun à un client et à un dossier mais véritablement comme un fonds documentaire unique en constitution. Je me moque de savoir pour qui j'ai fait les recherches sur la famille Chatard du Tarn (par exemple). Y a-t-il eu un seul client ou 30 pour cette famille ? Je n'en sais rien.
Dans mes dossiers clients, il y a la correspondance et la facturation afférente aux recherches. C'est tout !
Mais, quand on me demande la famille Chatard du Tarn (pour reprendre mon exemple), j'y vais directement et j'ai absolument tous les actes la concernant en un seul endroit. En vérifiant mes doublons éventuels.
Si j'avais commencé à l'heure des logiciels de généalogie, en fait, au fur et à mesure des recherches, une fois qu'elles auraient été livrées, j'aurais fusionné tous les fichiers gedcom pour n'en faire qu'un seul.
Ah, un dernier point : c'est ce qui me permet de revendre facilement des données déjà recherchées. C'est autant de gain en temps !
Créer des niveaux de compétence ?
Par Stéphane Cosson le 12 mai 2008
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Une question que je me pose, quand je vois le déferlement que parfois certaines de mes idées peuvent créer : Et si on mettait en place des niveaux de compétence, en s'inspirant par exemple de l'euroréférentiel des compétences existant pour les métiers de l'information et de la documentation ?
Je me dis que, parfois, cela pourrait nous être utile.
L'euroréférentiel des compétences a créé quatre niveaux (les définitions ont été rédigées par Madame Claudine Masse) :
- Niveau 1 : Professionnel utilisant les outils qu'on met à sa dispostion et possédant une culture de base dans le domaine.
- Niveau 2 : professionnel maîtrisant les outils de base, effectuant des travaux spécialisés ou répétitifs, capable de collaborer avec des spécialistes du contenu concerné, en faisant usage de savoir-faire pratiques. Il dispose d'un instrument de lecture et d'expression des besoins qu'il rencontre permettant de proposer des évolutions ou de concevoir de nouveaux services.
- Niveau 3 : professionnel connaissant toutes les techniques du métier, il sait en parler et les utiliser. Il est capable d'interpréter une situation, de porter un jugement impliquant une adaptation à la tâche, de créer un outil.
- Niveau 4 : professionnel maîtrisant la méthodologie, ce qui lui permet de concevoir des systèmes nouveaux, d'auditer, de manager l'information dans son entreprise ou dans un réseau.
Je me dis que, peut-être, cela permettrait de mieux faire reconnaître le métier. Avons-nous tous le même niveau de compétences ? A mon avis, c'est une utopie que de le croire car déjà nous arrivons, en tout cas pour les généalogistes familiaux, sur ce métier pour des raisons différentes, avec des formations différentes. Imaginer des niveaux de compétences, à mon sens, ne serait pas ...insultant (même si ce n'est pas le bon terme mais pour le moment je n'en vois pas d'autre). Ce serait simplement reconnaître que nous n'abordons pas le métier avec les mêmes compétences de départ.
Les sept clés de la créativité
Par Stéphane Cosson le 10 mai 2008
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Innover, ce n'est pas forcément être assis tout seul dans son bureau devant une page blanche à attendre que l'inspiration arrive. L'angoisse de l'écrivain, très peu pour moi. Personnellement, je préfère m'inspirer de rencontres fortuites, d'associations d'idées contradictoires, de changements de régime. Voir mon monde sous un autre jour, grimper sur la table pour mieux l'observer.
Je viens de découvrir qu'il existe des attitudes communes à tous les créatifs.
1/ Se mettre à la place de ses clients. Cela peut paraître bête dit comme cela mais c'est quand même indispensable. Ce sont eux les acheteurs, nos salaires viennent d'eux.
2/ Briser les codes. "Rien d'audacieux n'existe sans la désobéissance à des règles" disait Jean Cocteau. Sortir du cadre, élargir son champ de vision. Créer de nouvelles niches. Regarder autrement.
3/Réinventer son métier. Et pour cela, il existe deux sortes de créativité : imaginer des liens et des associations en jouant avec les concepts ou rassembler des éléments pour élaborer de la valeur. Réinventer son savoir-faire. Accomplir une révolution d'une manière ou d'une autre.
4/ Réfléchir à plusieurs. Le brainstorming tout seul, vous m'excuserez l'expression un peu triviale, mais c'est de la masturbation intellectuelle. A deux c'est quand même beaucoup plus intéressant. Une idée c'est fragile, mieux vaut la porter à plusieurs.
5/ S'inspirer de l'existant. Jouer des analogies, adopter de nouvelles méthodes de travail. Et si c'est un tournesol qui vous inspire un nouveau projet, eh bien c'est un tournesol ! Quelle importance ! L'important c'est le projet !
6/Faciliter la prise de risque. Pas de Monday Morning Meeting, pas de vendredi imposé sans cravates. L'essentiel n'est pas là. Un exemple ? Le 22 mai, je participe à un repas en soirée où pour que tous les participants puissent se connaître et se parler, on changera de table et de convives à chaque plat. Pour 22 € par personne, cela peut déclencher de belles opportunités d'affaires.
7/ Transformer la contrainte en opportunité. Anticiper grâce aux sorties de piste, aux contraintes.
Je me suis rendu compte, au fur et à mesure que je lisais ces sept clés, que peu ou prou je les utilisais toutes. Je comprends mieux de ce fait mon décalage avec mes confrères, leurs mails de menaces ou d'insultes. J'ai compris aussi que pour survivre, dans un monde généalogique qui arrive à maturité, il faut faire la différence. Et que cela peut ne pas passer.
Publicité
Par Stéphane Cosson le 7 mai 2008
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Un nouveau pas a été franchi. Bon ? Mauvais ? Je ne sais pas. Mais je l'ai personnellement franchi sans me poser trop de questions. Il le fallait. Je l'ai fait.
Vous avez peut-être remarqué mais sur le blog, à votre droite sur l'écran, il y a des annonces Google. Eh bien, désormais, sur chacune de mes home page et uniquement sur celles-ci, en bas, vous trouverez de même. C'est discret mais cela peut rapporter quelques dizaines d'euros.
La publicité, à ma connaissance, c'est le principal moyen de rentabiliser un site. Je teste ainsi d'abord. Si besoin est, nous rajouterons les codes sur chacune des pages. Cela ne coûte rien, si ce n'est un peu de temps consacré à l'inscription, et cela peut rapporter. Risque ? Zéro !
Mes détracteurs diront qu'une fois encore, je pense CA HT. Eh bien oui ! Sans aucune honte ! Et ils n'ont qu'à en faire de même, au lieu de râler après moi !
Subversif ?
Par Stéphane Cosson le 7 mai 2008
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Diantre ! Je n'aurais jamais cru qu'un de mes projets Internet suscite autant les passions. Les noms d'oiseaux fusent parfois en ma direction. Les menaces aussi.
On se calme ! Il ne s'agit que d'Internet !
A moins qu'ils ne me prennent pour quelqu'un de subversif. Définition du Robert : "qui renverse, détruit l'ordre établi ; qui est susceptible de menacer les valeurs reçues." Diantre, mais...Peut-être !
On me présente comme le "démolisseur de la profession de généalogiste successoral". Diantre ! Fichtre ! Eh bé ! Boudu ! Tant que ça ! Fandechichourle, tiens, comme on dit chez moi ! J'ignorais que j'avais autant de pouvoir à moi tout seul. Une sardine bouchant le port de Marseille, oui ! Enfin, soyons réalistes.
Il ne s'agit pourtant que d'un projet de site, dans le domaine successoral certes, mais dont le simple but est d'informer au mieux le public à partir des cas exposés dans mon blog. Et de rien d'autre : informer !
Un simple copier-coller de questions / réponses afin de mieux les référencer, afin que les personnes puissent avoir des cas concrets sur lesquels ils puissent s'appuyer. Et rien d'autre. Mais à cause de ce rien d'autre, cela commence à fuser grave.
Cela m'interroge beaucoup sur mes attaquants. Il n'y a aucune somme en jeu, sauf celles qu'ils voudraient peut-être mettre en terme de publicité. Mais ils n'y semblent pas prêts. Et pour moi, aucune question de pouvoir, qui est mon dernier souci. Comme disait une de mes anciennes professeures, je m'en tamponne le cristallin du pouvoir. C'est dire si cela m'importe. En quoi est-ce que je peux les déranger autant ? Je ne vois que cette définition de subversif. S'ils savaient pourtant !
Qui sont mes clients d'un an ?
Par Stéphane Cosson le 4 mai 2008
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Comment augmenter la fidélité de mes clients ? Comment puis-je jouer sur cela ? Est-ce un levier ou pas ?
Je me suis dit qu'il fallait que je connaisse mieux le profil de ceux qui ne sont mes clients que pendant un an. Je travaille par facture mensuelle. Combien en ai-je facturé pour eux ?
J'ai donc repris mon tableau en ne me préoccupant que d'eux. Client par client, j'ai compté pour chacun le nombre de factures. Qu'est-ce que cela allait m'apprendre à la fois sur eux et peut-être aussi sur moi en tant que professionnel ?
En fait, pour 72 % d'entre eux, je n'ai facturé qu'une seule fois. Ce qui représente, si je reviens au nombre total de ma clientèle, près de 52 %. La moitié de ma clientèle n'a besoin de moi, généalogiste familial, que pour un besoin ponctuel. Elle ne vient que parce qu'elle n'arrive pas à résoudre un problème qu'elle me confie. Nous sommes relativement proches, il me semble, de la philosophie de SOS Généalogie.
Pour 11 %, j'ai facturé deux fois, 4 % trois fois, 9 % quatre fois, 4 % entre 5 et 9 factures. Comment jouer sur eux ? Peut-être sur le dernier pourcentage. Et encore, est-ce vraiment sûr ? Sauf à travailler le relationnel avec chacun, sauf à les considérer à chaque fois comme des clients uniques et importants, en espérant que ce contact humain leur donnera envie de revenir vers moi.
Ce que je constate, c'est qu'il existe un turn-over important. Pour moi, la moitié de la clientèle qui s'en va c'est important. Rechercher un client coûte plus cher que de le fidéliser. Mais en même temps c'est un poste que je ne peux négliger.
A discuter avec l'expert-comptable. Enfin, il me semble.
Etudier la clientèle
Par Stéphane Cosson le 3 mai 2008
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Je me dis que, peut-être, pour améliorer mon CA, l'augmenter comme me le dit et me le redit l'expert-comptable, et aussi parce que j'en prends de plus en plus conscience, il me faudrait étudier mieux ma clientèle.
Je ne sais pas encore comment mais je crois que, d'une manière ou d'une autre, ce serait intéressant pour moi de la segmentiser.
A priori, je sais qui sont mes clients fidèles. Mais est-ce que je les connais tous ? Combien de temps me sont-ils fidèles ? Combien m'achètent-ils en moyenne ? Est-ce que je peux différencier ma clientèle : peut-être existe-t-il divers palliers que j'ignore et qui me permettraient d'accroître facilement mon CA HT ?
J'ai huit ans d'expérience derrière moi. Je pense que ce peut être une bonne durée pour commencer. Bon d'accord, il va falloir encore trouver du temps pour cela, mais si ce n'est pas du temps perdu pour rien, je crois que cela vaut la peine de tenter l'expérience.
Si je ne l'étudie pas, qui le fera à ma place ? Personne, il faut être réaliste. Tentons le coup et voyons ce que cela donne. Peut-être serais-je surpris du résultat !
Alors c'est parti : je me suis un peu simplifié la vie. Je n'ai compté que les années complètes (soit 7 ans) et je n'ai compté que le CA HT généré par la recherche pour les particuliers.
En 7 ans, mon activité a généré 94 750 € HT de CA HT et pour ce CA HT, j'ai eu 174 clients différents. Ce qui nous fait, si je ne me trompe pas, une commande moyenne de 544 € 50 par client.
Voyons maintenant année par année ce qu'il en est vraiment :
- 125 n'ont été mes clients que pendant une seule année. Ces 125 clients ont généré un CA HT de 27 301 €. Ce qui nous fait une commande moyenne annuelle de 218 € 40 HT ou si vous préférez une facture mensuelle moyenne de 18 € 20 HT!
- 31 sont restés mes clients pendant deux ans. Ils ont généré 18 536 € 50 de CA HT. Soit une facture mensuelle moyenne de 24 € 91 HT.
- 8 sont restés mes clients pendant trois ans. Leur CA HT généré est de 16 380 € (j'ai arrondi) soit une facture mensuelle moyenne de 57 € HT (là aussi j'ai arrondi).
- 5 sont mes clients depuis 4 ans. A eux 5, leur CA HT est de 13 446 €. Soit une facture mensuelle moyenne de 56 € HT.
- un seul est mon client depuis 5 ans. Il me commande de petites factures à chaque fois, ce qui fait qu'il a généré un tout petit CA HT de 293 €. Il n'est pas représentatif de l'échantillon à mon sens.
- Enfin, 4 clients me suivent depuis 6 ans. Leur CA HT est de 18 793 €. soit pour chacun une facture mensuelle de 65 € HT.
Il me semble que c'est relativement clair. Il faut absolument augmenter le panier de la plus grande masse de mes clients ou que j'arrive à en fidéliser beaucoup plus entre la première et la deuxième année : 25% c'est relativement peu, il me semble. Reste à savoir comment. Mais c'est une piste de réflexion à suivre. Voir peut-être avec mon expert-comptable s'il peut me conseiller.
Ce qui me semble clair aussi, c'est que plus ils me sont fidèles, plus ils sont prêts à payer. Intéressant, non ?
Retour au Sénat
Par Stéphane Cosson le 1 mai 2008
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L'Assemblée Nationale a tranché en quatre heures, le 29 avril, la nouvelle loi sur les archives en présence de Madame la Ministre de la Culture. Les principaux amendements proposés par la Commission des Lois ont été adoptés.
Il est possible d'aller voir les débats sur Internet. Personnellement, je ne m'en suis pas privé. Toujours très instructif !
Un amendement a bien sûr retenu mon attention : celui déposé par le député Sébastien Huyghe.
Que disait-il ? Dans le cadre de la recherche d'héritiers au sens de la loi du 23 juin 2006, les généalogistes professionnels doivent bénéficier d'une dérogation particulière pour consulter les documents nécessaires au bon accomplissement de leur mission. C'est en tout cas en ces termes que Monsieur Sébastien Huyghe a présenté son amendement.
Monsieur François Calvet, le rapporteur, et la Ministre de la Culture ont émis un avis défavorable. Pour Madame la Ministre, 98% des demandes de dérogations sont accordées. Pour François Calvet, rien ne justifie d'aller au-delà.
Pour madame Aurélie Filippetti, députée socialiste, il est dommage que Sébastien Huyghe n'ait pas partagé les préoccupations pour les chercheurs. S'il l'avait fait, elle laisse entendre qu'elle aurait pu le rejoindre à propos des généalogistes.
AUSPAN, Association des Archivistes Français et USGP, même combat, ensemble sur un même front ? Sans doute ! Attendons maintenant la mi-mai et le deuxième vote du Sénat.
