« Publicité | Accueil | Créer des niveaux de compétence ? »
Les sept clés de la créativité
Par Stéphane Cosson le 10 mai 2008
|
(7) Commentaires | Permalink
Innover, ce n'est pas forcément être assis tout seul dans son bureau devant une page blanche à attendre que l'inspiration arrive. L'angoisse de l'écrivain, très peu pour moi. Personnellement, je préfère m'inspirer de rencontres fortuites, d'associations d'idées contradictoires, de changements de régime. Voir mon monde sous un autre jour, grimper sur la table pour mieux l'observer.
Je viens de découvrir qu'il existe des attitudes communes à tous les créatifs.
1/ Se mettre à la place de ses clients. Cela peut paraître bête dit comme cela mais c'est quand même indispensable. Ce sont eux les acheteurs, nos salaires viennent d'eux.
2/ Briser les codes. "Rien d'audacieux n'existe sans la désobéissance à des règles" disait Jean Cocteau. Sortir du cadre, élargir son champ de vision. Créer de nouvelles niches. Regarder autrement.
3/Réinventer son métier. Et pour cela, il existe deux sortes de créativité : imaginer des liens et des associations en jouant avec les concepts ou rassembler des éléments pour élaborer de la valeur. Réinventer son savoir-faire. Accomplir une révolution d'une manière ou d'une autre.
4/ Réfléchir à plusieurs. Le brainstorming tout seul, vous m'excuserez l'expression un peu triviale, mais c'est de la masturbation intellectuelle. A deux c'est quand même beaucoup plus intéressant. Une idée c'est fragile, mieux vaut la porter à plusieurs.
5/ S'inspirer de l'existant. Jouer des analogies, adopter de nouvelles méthodes de travail. Et si c'est un tournesol qui vous inspire un nouveau projet, eh bien c'est un tournesol ! Quelle importance ! L'important c'est le projet !
6/Faciliter la prise de risque. Pas de Monday Morning Meeting, pas de vendredi imposé sans cravates. L'essentiel n'est pas là. Un exemple ? Le 22 mai, je participe à un repas en soirée où pour que tous les participants puissent se connaître et se parler, on changera de table et de convives à chaque plat. Pour 22 € par personne, cela peut déclencher de belles opportunités d'affaires.
7/ Transformer la contrainte en opportunité. Anticiper grâce aux sorties de piste, aux contraintes.
Je me suis rendu compte, au fur et à mesure que je lisais ces sept clés, que peu ou prou je les utilisais toutes. Je comprends mieux de ce fait mon décalage avec mes confrères, leurs mails de menaces ou d'insultes. J'ai compris aussi que pour survivre, dans un monde généalogique qui arrive à maturité, il faut faire la différence. Et que cela peut ne pas passer.
Commentaires
Rédigé par: Raphaël | 10 mai 08 15:34:41
Je suis entièrement d'accord avec vous pour ces règles ! le tout est en effet de ne pas se mettre trop de barrière, car on a souvent tendance à vouloir rester conventionnel, par sécurité.
Mais la première règle surtout... "Se mettre à la place de ses clients" : si toutes les entreprises y réfléchissaient un peu plus... Y'a quand même tellement d'améliorations possibles qui seraient positives pour les clients comme pour les entreprises.
>> "Je comprends mieux de ce fait mon
>> décalage avec mes confrères, leurs
>> mails de menaces ou d'insultes."
Par contre, plus je vous lis, plus j'ai l'impression que vous travaillez en Calabre (pas d'offense aux Calabrais qui nous lisent !!).
Rédigé par: Stéphane Cosson | 10 mai 08 18:48:09
J'ai aussi cette impression. En fait,j'ai une explication qui vaut ce qu'elle vaut.
Cela fait huit ans que je me suis mis à mon compte. La moitié a été accompagnée. Et mes accompagnateurs m'ont souvent, pour ne pas dire tout le temps, conseillé de lire des ouvrages dans le domaine marketing, innovation ou autre. Parce que cela leur semblait important pour mon domaine d'activité.
C'est un pli que j'ai pris, pas forcément simple au départ. Je me suis aussi remis à lire des articles, des ouvrages sur mon domaine initial d'activité : la documentation et l'archivistique, mais toujours sous cet angle d'approche.
Ainsi actuellement, je suis en train de terminer l'ouvrage sur le marketing des services. J'ai un petit ouvrage sur la gratuité des services sous le coude et en commande un ouvrage sur le besoin d'information chez le public.
C'est devenu spontané chez moi après huit ans de pratique.
Mais du coup, j'ai une vision différente d'eux de notre secteur d'activité.
Cet effort-là, je ne suis pas sûr, je suis même persuadé, que la majorité de mes confrères, qu'ils soient familiaux ou successoraux, prenne le temps de le faire.
Du coup, envisager un partenariat d'égal à égal entre un généalogiste familial et un généalogiste successoral où il n'y a pas de sous-traitance du successoral vers le familial, où les deux ne mènent plus leurs vies professionnelles en parallèle et où seule un cotisation à un même organisme syndical les relient, me semble complètement naturel. Et est complètement inenvisageable pour mes confrères successoraux ou pour les organismes syndicaux.
Proposer de la vente d'espace publicitaire dans un site Internet à des successoraux pour le rentabiliser me semble être une évidence. Et une hérésie pour eux.
Proposer de la formation continue à des généalogistes pour s'améliorer dans leur pratique m'a semblé une évidence quand j'étais à la CGP. Parce que je le faisais au quotidien et que j'en voyais les bienfaits. Eux n'ont vu que le fric que je pouvais me faire sur leur dos.
Vendre une étude interne à des généalogistes qui cherchent de l'information économique pour pouvoir mieux monter leur dossier d'installation me semble une évidence. Pas à eux et ils me font le reproche des 50 € TTC de CA que cela peut générer anuellement comme si c'était un best-seller. Alors que j'avais leur accord écrit pour la vendre.
Mettre en place des partenariats avec les entreprises majeures du secteur me semble une évidence. Pas à eux.
Parce que mes huit ans de lectures m'ont fait franchir un pallier qu'ils n'ont pas forcément franchi. Il y a un décalage entre eux et moi. Et je reçois alors menaces ou insultes de la part de certains, encouragements de la part d'autres qui ont compris vers où j'allais et qui me suivent. Ce n'est pas forcément Calabre. C'est tout simplement un décalage et la manière qu'ils ont trouvé de se rassurer.
Mais c'est peut-être en même temps très prétentieux de ma part, pas du tout objectif.
C'est mon explication actuellement. Elle vaut ce qu'elle vaut.
Rédigé par: Laurence Abensur-Hazan | 13 mai 08 20:17:07
Bonsoir,
Une rectification s'impose concernant l'"étude interne" que tu mentionnes, Stéphane, et que tu commercialises.
Contrairement à ce que tu affirmes, la Chambre des Généalogistes Professionnels (CGP,) pour laquelle nous avions ensemble mené cette enquête, ne t'a JAMAIS donné d'accord écrit pour que tu la commercialises à ton profit.
Le produit de la vente de ces études devait revenir à la CGP, déduction faite bien sûr des frais que tu avais exposés pour les imprimer, les relier et les envoyer.
Si d'aventure tu possédais réellement un tel écrit, je te saurais gré de nous en fournir une copie car personne, à part toi, n'en a connaissance...
En attendant, je t'invite à être aussi rigoureux dans tes propos que tu dois l'être dans tes recherches professionnelles.
Tu parles de "menaces" que tes confrères t'auraient adressées, mais pour le moment nous voyons surtout des propos et des allusions peu obligeants de ta part à leur égard.
Cordialement,
Laurence Abensur-Hazan
Vice-présidente familiale de la Chambre des Généalogistes Professionnels
Rédigé par: Stéphane Cosson | 14 mai 08 10:15:14
Bonjour Laurence,
Début février 2007, j'ai versé 4.75 € à la CGP représentant 10% de la vente HT pour l'année 2006. Comme cela avait été décidé. Et j'ai un reçu de la trésorière le prouvant. Veux-tu que je verse la même somme à la CGP pour les ventes de l'année 2007 ?
J'ai envoyé le 1er février 2006 un courrier au siège de la CGP confirmant ce qui avait été décidé oralement lors de l'AG précédente de la CGP. Si ce courrier a été perdu, personnellement, je n'y suis pour rien. Je peux le renvoyer, cela ne me pose aucun problème.
Je te rappelle que nous avons rédigé ensemble un argumentaire pour essayer d'intéresser un éditeur à cette étude et au métier de généalogiste en général : "confier ses recherches à un généalogiste professionnel" en était le titre provisoire. Nous avons envoyé six courriers entre avril et mai 2006 à ce sujet. T'en souviens-tu ?
Les éditeurs ont tous répondu négativement. Et nous avons laissé tomber.
Toutefois, le besoin existe, notamment de la part des généalogistes qui s'installent et qui recherchent, en vain souvent, de l'information économique sur notre métier pour réaliser leur étude de marché. A ma connaissance, les seules informations qu'ils peuvent trouver sont la fiche de l'APCE que j'ai rédigée et l'étude interne que j'ai le droit de vendre en tant qu'auteur puisqu'aucune clause, aucun courrier, aucun contrat de la CGP me l'a interdit quand nous avons rendu celle-ci. Tu peux faire de même, je n'en serais pas choqué.
Quant à mon explication, j'ai toujours dit qu'elle était subjective. Tu peux toujours en rédiger une autre, je ne pose aucun interdit dans les commentaires.
Mais j'ai une vision différente du métier, ce n'est pas pour moi un complément de revenu, c'est mon revenu principal. Je me dois d'en vivre.
Cordialement
Stéphane Cosson
Rédigé par: lucien chabasse | 16 mai 08 11:52:34
onjour Stéphane ,
les clés de la créativité ! j'aime et nous sommes de plus en plus nombreux à aimer et animer la créativité.
la polémique comme un reproche à l'authenticité et à la transparence,
Le blog comme un nom en soustraitance, comme beaucoup d'autres je n'aime pas
La créativité nous interpelle ! et nous l'aimons
La création, n'est-ce pas Un titre comme un symbole, une image, comme un instantané, des mots comme des reflets cachés aux dimensions panoramiques
En fait, internet, diligence des temps modernes offre au jury universel réflexions et créations aux dimensions universelles .
au delà la technique et la culture, la communion de toutes de toutes les sensibilités, et de celle des artistes. allez voir ( theobald.over-blog.net/ )
Interpellé ? bien sur
la créativité en biographie ( http://www.libresmots.fr/ ) interpelle par sa simplicité et son enthousiasme
la créativité en généalogie, avec Charlemagne orgueil de l'ascendance interpelle dans ses insuffisances ( http://blog.chabasse.fr )
le corps entre les mains et la créativité en kinésithérapie interpelle dans ses multiples facettes et cheminements
Et bien sur la creativité avec Socrate, interpelle, tantôt Socrate, le deuil dela pedagogie, dans la tradition de l'humilité, tantôt les facéties de Socrate le mulot apprivoisé
En fait la créativité, elle est comme la prose de monsieur Jourdain.
Non et non elle n'est jamais hors sujet.
Elle garde au fond du coeur les notes de Brassens .
Cordialement .
Lucien
ttp://blog.chabasse.f
Rédigé par: Laurence Abensur-Hazan | 17 mai 08 14:46:47
Bonjour Stéphane,
Tu saisiras la différence, je pense, entre une simple lettre écrite par un individu et un "accord écrit" entre personnes.
Pour information, ta lettre ne se trouve pas dans les archives de la CGP, scrupuleusement préservées par les responsables actuels... dans la mesure où elles leur ont été transmises.
Tu sais comme moi qu'il n'avait jamais été prévu au départ que les résultats de cette enquête interne que nous avions menée, ensemble et grâce aux réponses de nos collègues, soient vendus ensuite à ton profit personnel. La question ne porte évidemment pas sur les sommes en jeu, mais sur le principe. Tu ne serais pas choqué, dis-tu, que je fasse de même, mais moi, si... et je ne serais pas la seule.
Le projet avorté de publication auquel tu fais référence est sans rapport avec la discussion en cours, puisqu'il s'agissait d'un travail futur.
Enfin, le souhait que tu exprimes n'a rien d'extraordinaire : tout généalogiste professionnel souhaite vivre de son métier et, en principe, dans le respect de ses confrères.
Cordialement,
Laurence Abensur-Hazan
vice-présidente familiale de la Chambre des Généalogistes Professionnels
Rédigé par: Stéphane Cosson | 18 mai 08 11:30:35
Bonjour Laurence,
Mais mon courrier du 1er février 2006 faisait simplement suite à la discussion de la précédente AG. Il faisait aussi suite aux échanges d'e-mails entre Patrick Gossein, Jérôme Malhache, présidents à l'époque où nous avons mené notre enquête, leurs conseils d'administration et moi-même pendant deux ans, e-mails dans lesquels je leur donnais les différentes démarches que j'avais entreprises dès le départ (avec leur accord) pour trouver un financement pour l'enquête. Dès le 30 juin 2004, nous envisagions en effet d'y consacrer un budget.
Par e-mail du 3 novembre 2004, tu m'écrivais : "De mon côté, je n'attends aucun dédommagement financier, en l'état actuel des choses. Vous avez fait les 3/4 du travail (les uns et les autres ne s'y sont pas trompés d'ailleurs), il n'y a donc aucune raison pour que je sois dédommagée pour le temps que j'ai passé sur ce questionnaire (à moins que le dépuillement des réponses me demande ensuite beaucoup de temps)." Tu envisageais par contre d'être dédommagée de tes frais par la CGP, qu'elle ait trouvé un financement ou pas. Tu répondais en cela à mon message de la veille où j'écrivais : "Je suis en train de rechercher un financement pour le temps passé à écrire le questionnaire puis ensuite à rédiger les réponses en une forme plus correcte, une fois que les personnes auront répondu."
La vente n'est donc qu'une manière de financer ce temps passé, temps que je n'ai pu consacrer pour mes autres clients. C'était clair me concernant dès le 2 novembre 2004. Et j'avais l'accord du CA, par le biais d'e-mails comme je l'ai dit, qui, me disait-il, était ravi d'avoir trouvé une personne très motivée par ce projet.
C'est suite à ce projet que Patrick Gossein m'a proposé de rentrer au CA de la CGP et que j'ai été élu vice-président familial avant toi.
Ce n'est pas à mon profit personnel. J'y ai consacré beaucoup de temps (tu le reconnais toi-même) et il est normal qu'il y ait une rémunération par le biais de droits d'auteur. Tout travail mérite salaire. Et je ne fais pas de bénévolat dans le cadre de ma profession, hors le temps que j'ai consacré volontairement au CA de la CGP.
Cordialement
Stéphane Cosson
