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L'orfraie va crier
Par Stéphane Cosson le 20 juillet 2008
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On apprend toujours de ses erreurs. J'essaie d'analyser au mieux ce qui s'est passé. Peut-être que le terrain n'avait pas été assez préparé, pas suffisamment labouré avec Christophe, que nous avons semé de manière trop prématurée. Peut-être pas. Je n'en saurais jamais rien et je crois que lui non plus. Cela a été une belle aventure en tout cas. Nous nous étions trouvé en terme de complémentarité. Et c'est tout ce qui compte de cette année et demie.
Comme je l'ai dit dans un de mes commentaires précédents, je suis désormais en train de penser à l'avenir.
Un jeune homme m'écrit depuis août 2006 (je viens de retrouver son premier courrier) pour que je l'embauche. Belle ténacité de sa part. Je ne vais pas y aller tête baissée, sinon je vais entendre les cris d'orfraie de mon entourage familial et professionnel. Pour les éviter, ils ne sont au courant de rien pour le moment. Surtout pas. Je verrais plus tard, lors de la concrétisation si concrétisation il y a.
Sa ténacité peut être payée de retour. Mais j'y vais avec douceur. Le métier est difficile. Embaucher quelqu'un a un coût. Autant éviter des dépenses inutiles.
Nous n'avions peut-être pas suffisamment discuté au préalable avec Christophe. Ou peut-être que si. Allez savoir. Donc là, avant toute rencontre, mettons par écrit toutes les perceptions qu'il peut avoir. Dialoguons par le biais d'Internet. Nous nous rencontrerons ensuite, si nécessaire. Je sais que, sans aucun jugement de ma part, je vais passer au peigne fin ses écrits, analyser ses motivations, ce qu'il me renverra. Le positif comme le négatif. De S2CF, du métier, de moi aussi.
Un pas après l'autre. Lentement, surtout hâtons-nous lentement. Pas de précipitation. Les prématurés qui partent en couveuse c'est toujours délicat. Et cela coûte cher.
De l'autre côté, je blinde tout ce que je peux pour un contrat de travail éventuel. Je sais ce que je veux lui proposer, comment puis-je l'adapter dans le droit du travail français ? Je prends langue avec des personnes de terrain pour le moment. Avocat et Expert-comptable viendront ensuite, une fois que ce sera aussi clarifié dans ma tête.
Christophe n'est pas encore entièrement parti, alors du calme. Un de mes confrères m'a écrit que je vivais une période difficile. Le mot est peut-être un peu fort. Je dirais plutôt une période délicate, une transition. Mais je sais que je suis de nouveau en capacité de rebondir.
Commentaires
Rédigé par: André | 24 juil. 08 14:55:08
C'est fort bien dit, vous avez raison, c'est dans l'âpre lutte pour la survie qu'on reconnaît les vrais vainqueurs, les "winners" comme disent nos amis d'outre-Atlantique.
Rebondissez, comme le Marsupilami !
