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Modèle économique (bis)

Par Stéphane Cosson le 28 septembre 2008 | (1) Commentaires | Permalink

Une fois encore, en lisant la note de Généinfos parlant du rapprochement bigenet / généanet, ma réflexion avance sur la question du modèle économique. Les rapprochements se font de plus en plus. Ce n'est pas anodin. Le monde professionnel de la généalogie est en train d'arriver à maturité. Il n'y aura pas de parts de gâteau pour tout le monde. Seuls survivront ceux qui auront su s'adapter.

De plus en plus, cela me conforte dans mon idée qu'il n'y a qu'un seul modèle économique.

Un modèle où il y a à la fois du gratuit et du payant. Un modèle basé sur Internet. Un modèle que, seul, isolé dans son coin, personne ne peut réaliser. Un modèle qu'à ma connaissance, les généalogistes professionnels ont refusé, sous prétexte qu'il ne fallait pas être commercial. Un modèle que, pourtant, les associations ont adopté il y a bien longtemps, dès l'apparition du Minitel c'est dire.

Et si, nous étions, nous les généalogistes familiaux, dans l'erreur ? Combien sommes-nous à être rentables ? Combien sommes-nous à avoir créer de l'emploi à part le nôtre, et encore ? Combien ? Très peu, soyons réalistes. Ce que nous faisions pouvait encore passer tant que le marché n'était pas à maturité, qu'il se développait parce qu'il y avait de la place pour tout le monde. Ce n'est plus le cas.

Je trouve quand même curieux que nous ayons refusé ce modèle de la rentabilité économique. Qu'est-ce qui nous a empêché ? Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des précurseurs puis de nous tous ? Aucune idée.

Mais bon, le changement est encore possible. Enfin, il me semble. Vous vous souvenez peut-être de cette scène de Dune où le duc Léto Atréides discute avec son fils Paul, le futur Muad'Dib. Il lui dit simplement une phrase, alors qu'ils regardent ensemble une dernière fois  la mer depuis le château Caladan, juste avant leur départ pour Arrakis. Il lui dit : "le dormeur doit se réveiller !" Je crois que nous en sommes à ce moment très précis. Dans Dune, cette phrase a permis, dans le désert profond, à Paul de mettre en branle son destin, de trouver des alliés, de modifier l'Histoire. Basculons notre destin, nous en sommes encore capables. Sinon, sous peu, notre métier n'existera plus et nous ne pourrons nous en prendre qu'à nous même.
 


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Modèle économique

Par Stéphane Cosson le 25 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Je viens de lire un article parlant d'une personne dont j'ai complètement oublié le nom. Pas grave. Ce que j'ai préféré retenir, c'est ce que la personne disait au journaliste qui l'interviewait. Plusieurs points m'ont marqué :

  • Toujours attaquer par la face nord. C'est le plus compliqué, mais ce n'est pas grave. C'est même mieux.
  • On ne réussit pas tout seul, il faut savoir s'encadrer des bonnes personnes, des bons profils complémentaires.
  • Trouver le bon modèle économique et s'y engager. A fond.
  • Toujours garder son humour et être le seul à prendre les décisions, en restant sur le terrain, dans le concret.

Je crois que cela m'a permis de déterminer mon modèle économique. L'interview des responsables de Geneanet me l'a fait comprendre. Dans cette interview, qu'est-il dit ?

Tout d'abord, les responsables de Geneanet se sont rendus compte que sans salarié pour développer la partie technique et les revenus publicitaires, il devenait difficile de poursuivre le développement de la structure. Je suis entièrement d'accord. Je m'en rends compte tout le temps pour le moment. Embaucher un salarié, c'est actuellement ma face Nord.

Christophe Becker a parlé du modèle économique de Geneanet (je reformule à ma manière, il l'expliquerait sans doute mieux). Il y a tout d'abord une partie "accès gratuit" : tout le monde y a accès. Il y a ensuite une partie payante : les membres privilèges. Recherche par couple possible dans les listes-éclairs, récupération des photos en ligne ou de registres photographiés... Bref des accès à des services, payants certes mais qu'ils sont les seuls à avoir, et qui génèrent donc des revenus à Généanet.

Il me semble que c'est ce modèle-là qu'il faudrait adapter à notre sauce de généalogiste professionnel. La différence ? Travailler non plus seulement sur la France comme peut le faire un site comme Geneanet mais devenir LE spécialiste, chacun de notre côté, de notre secteur de recherches. Chez Geneanet, c'est la mise en ligne gratuite d'arbres généalogiques, entre autres, qui peut alimenter le fonds. Chez le généalogiste professionnel, ce serait les recherches payantes. Et nous pouvons toujours , nous aussi, proposer d'autres services payants. A nous de les inventer ou d'adapter ceux déjà existants.

Il me semble que cela pourrait être le modèle économique à suivre. Qu'en pensez-vous ?


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La chasse aux solutions

Par Stéphane Cosson le 21 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Prendre des conseils, je me demande si parfois c'est vraiment utile. Il y a des jours où vraiment je me le demande. Surtout quand les conseils que j'ai pu glaner sont à l'opposé des uns et des autres et qu'aucun ne me permet de résoudre mon problème actuel : la volonté de développer mon entreprise.

Ma question était pourtant simple : comment continuer à travailler à deux pour que le fonds documentaire en ma possession puisse être exploité ? Comment, au vu de mon CA actuel, développer mon entreprise ?

Je suis allé exposer mon questionnement à la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Albi. Au vu de mon CA actuel, celle-ci me répond simplement : "laissez tomber l'exploitation de votre fonds documentaire, l'essentiel c'est de facturer à vos clients ! Quand votre CA se sera développé, vous pourrez reprendre cette exploitation de votre fonds documentaire."

Deux avis valant mieux qu'un, je suis allé voir mon expert-comptable, avec le même questionnement. Il me répond simplement, au vu de mon CA actuel : "laissez tomber vos clients et la facturation, l'essentiel c'est d'exploiter votre fonds documentaire pour vous développer sur Internet".

Pas simple de prendre une décision avec des réponses aussi opposées.

Dans le premier cas, mon CA stagne, même si j'augmente mon prix horaire je reste dans la même tranche, sur le même pallier, et je considère que je prends du retard dans ce fonds documentaire qui pourtant, une fois correctement exploité, pourrait me rapporter de nouveaux clients. Donc me développer

Dans le deuxième cas, j'exploite mon fonds certes, mais... comme je ne facture pas, mon CA plonge dans le rouge , je mets mon entreprise en péril et je ne peux pas vivre.

Dans les deux cas, j'ai demandé un accompagnement qui n'a pas été entendu. Pourtant, il me semble que ma demande était claire.

La chasse aux autres avis est ouverte, pour arriver à trouver et un accompagnement et une solution qui me conviennent.


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Chaîne documentaire et généalogie

Par Stéphane Cosson le 19 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Je me suis replongé dans mes cours de documentation, toujours dans le cadre de mon questionnement pour améliorer ma productivité et résoudre mon problème actuel par rapport au travail qui m'incombe. Des journées de 8 h 30 à 23 h, cela ne sera possible qu'un temps. Un petit passage vers / une nouvelle lecture de la chaîne documentaire m'en a fait pleinement prendre conscience. La recherche n'est qu'une étape de la généalogie professionnelle, pas sa finalité.

Mais d'abord, c'est quoi la chaîne documentaire ?

C'est une étape importante des missions d'une bibliothèque ou d'un centre de documentation du moment qu'elle veut construire une politique documentaire d'ensemble. Plusieurs étapes vont permettre de mettre le document à la disposition du lecteur. Ce qui détermine le service de qualité offert au lecteur : rapidité, efficacité, pertinence.

Première étape : Estimation et analyse des besoins. Qui a besoin de quoi ? Dans un centre de documentation ou une bibliothèque, cela va amener à des achats d'ouvrage. Pour les généalogistes que nous sommes, cela va permettre d'établir un devis correct au client ou de lui proposer de nouveaux produits.

Deuxième étape : Recherche et collecte de l'information : Direction les services d'Archives Départementales ! La plupart du temps, c'est souvent la seule chose que nous faisons payer à nos clients. Combien de collègues ai-je entendu me dire que le temps à rédiger les rapports était systématiquement sous-estimé !

Troisième étape : Sélection des documents. Pour moi, il s'agit d'un temps de rédaction. La plupart de mes collègues font des rapports une fois la recherche finie (parfois 18 mois après la commande passée, un temps d'attente que j'estime trop important pour le client). Je préfère personnellement écrire mensuellement à mes clients. Mais dans tous les documents que j'ai pu récolter, quels sont les plus pertinents, ceux qui vont faire que la recherche va se poursuivre, que la deuxième étape va se renouveler quasi-automatiquement ?

Quatrième étape : Traitement des documents. Et là, c'est du travail souterrain, que souvent le client ne voit pas, mais qui est important pour nous. Deux types de traitement : un traitement matériel (où est-ce que je le range ? Comment est-ce que je m'organise matériellement ?) et un traitement intellectuel (comment puis-je le retrouver plus vite ? La liste-éclair par exemple).

Cinquième étape : Diffusion de l'information. Faire connaître les recherches que j'ai déjà faites. Si on me les redemande, ce sera toujours ça de temps gagné. Je peux, non je dois refacturer du travail déjà effectué. Les sociétés commerciales le font bien, pourquoi pas moi ?

Sixième et dernière étape : Feed-back dans le but de repartir à la première étape et d'analyser de nouveaux besoins.


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La sérendipité en généalogie

Par Stéphane Cosson le 17 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Comme je dis, encore un mot qu'on va pouvoir ressortir au Scrabble. La quoi ? La sérendipité. Si je vous donne la définition, je crains que cela ne vous éclaire pas plus. Tant pis,vous l'aurez quand même, et après j'explique.

La sérendipité est une heuristique de recherche d'information qui fait qu'en cherchant une information, on trouve une autre information que l'on ne cherchait pas mais qui s'avère très utile. Quand je vous disais que cela ne vous éclairerait pas plus !

Une sorte de hasard en quelque sorte mais plutôt un hasard "programmé". Imaginez-vous en abeille butinant d'un site Internet à l'autre à partir d'une recherche d'information très précise que vous avez lancé. Vous vous êtes fixé sur une information à trouver absolument. Nada, rien de rien en allant d'un site à l'autre. Vous ne trouvez rien !

Par contre, à un moment, vous allez tomber sur une information que vous ne pensiez pas trouver là, qui peut avoir un rapport lointain avec la précédente recherche mais qui peut vous éclairer d'un jour nouveau une autre recherche et vous la débloquer complètement. Vous faites de la sérendipité ! Ce n'est pas exactement ce que vous cherchiez, ni ce que vous vous attendiez à trouver mais cela va vous rendre service.

Personnellement, c'est une technique que j'applique quand un client me demande une recherche dans les actes notariés. On ne sait jamais. Pour les notaires, je pars sur du systématique, ce que j'explique au client. Tant qu'à y être, autant tout récupérer, y compris ce qui semble inutile au prime abord. Tant que le problème n'est pas résolu, je peux générer de nouvelles hypothèses ainsi et les tester. Par rejets successifs, je vais arriver à la bonne solution.

En outre... Je peux aussi générer des hypothèses considérées non pas comme vraies et que je rejetterais, mais comme probables.

Je peux toujours tomber sur un acte auquel je ne m'attendais pas, qui l'intéresse ou qui peut intéresser un autre de mes clients. Ce n'est jamais du temps perdu !

C'est comme cela que j'ai pu rattacher des personnes isolées à des familles. C'est comme cela aussi que je peux développer mon intuition. C'est aussi une manière de bien connaître les familles d'un secteur géographique. On vous dit un nom, vous répondez de suite sur un secteur. Ou l'inverse. Cela peut impressionner la personne en face de vous qui peut alors vous passer une commande. Parce que, sans le savoir, vous avez résolu son problème.

Comment dire ? C'est en quelque sorte un hasard scientifique. Vous avez fait des observations, vous avez récupéré une masse de données qui font qu'à un moment... quelque chose d'autre s'enclenche.


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Les cinq styles de dialogue

Par Stéphane Cosson le 15 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Toujours utile de savoir comment on aborde un problème quand on a un client en face. Je viens d'apprendre qu'il existait cinq styles de dialogue, cinq manières très différentes de répondre, en tant que spécialiste, à la demande, correctement formulée ou pas, de la personne que nous avons en face.

Et ce, bien sûr, toujours en me penchant sur les besoins de l'information.

J'ai pu savoir ainsi où je me situais...

Mais d'abord les cinq styles :

  1. Style 1 : vous avez envie de connaître la nature du problème de l'usager, d'encourager la verbalisation, de réduire son stress et de le stimuler.
  2. Style 2 : Vous réconfortez l'usager sans prendre en compte la nature réelle du problème. vous n'encouragez pas la verbalisation et vous ne le stimulez pas.
  3. Style 3 : vous montrez une intention de vous intéresser au problème. Mais vous entamez une discussion en n'abordant que ses aspects tangentiels. De ce fait, vous n'aidez pas à résoudre le problème.
  4. Style 4 : vous montrez un manque d'intention à aider à la verbalisation du problème. Vous expliquez, vous justifiez votre point de vue et niez les informations prenant en compte la position de l'usager. Vous n'offrez que des réponses rationnelles.
  5. Style 5 : vous rejetez ou dénoncez le besoin exprimé. Vous changez le sujet ou montrez votre désaccord. Vous exprimez votre désapprobation à l'égard de l'usager et lui déniez toute possibilité d'aborder le problème.

Personnellement, les résultats du test qui était proposé ont montré que je m'intéressais au problème qu'avait la personne, que j'encourageais sa verbalisation mais... avec une tendance à ne vouloir aborder que les aspects tangentiels dudit problème. Bref, je suis styles 1 et 3.

Comme cela, cela semble inutile, voire même superfétatoire. Connaître son style de dialogue, quelle importance ? Mais imaginez seulement que in fine le problème de l'usager se conclut par une vente. Voir quel est son style est aussi une manière de voir comment on négocie la vente, comment on amène le client à nous acheter le produit que nous pouvons lui proposer.

Par exemple, le style 3 est peut-être le style qui me fait rater des ventes. Si je pars trop sur mon idée, si j'insiste trop pour vendre un produit à la personne sans prêter attention à ses refus réitérés, je peux arriver à ne rien lui vendre du tout. De ma faute, parce que je n'ai pas su l'écouter complètement.

Cela peut donc permettre de m'aider à corriger mes défauts dans le domaine de l'écoute de l'autre. Et là, je trouve que ce n'est pas plus mal. Après tout, le but de tout bon professionnel c'est bien d'augmenter son CA HT, non ?


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Interaction Intermédiaire / Utilisateur

Par Stéphane Cosson le 13 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Je suis actuellement en train de reprendre l'ouvrage sur le besoin de l'information là où je l'avais laissé il y a quelques mois. Le chapitre sur l'interaction informationnelle de personne à personne -cela fait très jargonneux comme cela mais en fait c'est plus simple qu'il n'y paraît -, bref ce chapitre m'ouvre des horizons.

Une des premières phrases, que je trouve excellente personnellement, dit textuellement : on sait ce que l'on voulait quand on a trouvé ce que l'on veut. Intéressante, non ?

Autrement dit, l'usager, quel qu'il soit, ne sait pas toujours identifier avec certitude et précision ses besoins d'information. A l'intermédiaire de le prévoir, d'anticiper cette incertitude dès le début du dialogue entamé, de deviner les besoins non exprimés.

Un exemple ? J'ai une personne qui m'appelle pour me dire qu'elle veut offrir un cadeau pour les 80 ans de son père et que la généalogie lui paraît être un bon cadeau. Quel type de cadeau (première incertitude) ? En discutant sur les différents types possibles, nous tombons d'accord sur une généalogie sous forme de livre (incertitude résolue). Le problème, c'est que la personne sait que son frère a fait des recherches sur le nom de famille mais il ne sait pas exactement lesquelles (deuxième incertitude). Tant que je n'ai pas de renseignements plus précis, je peux difficilement lui faire le devis qu'il me demande. S'il ne s'agit que d'une mise en forme ou s'il s'agit de recherches en archives, le prix ne sera pas le même (troisième incertitude). Nous sommes l'un et l'autre trop dans l'incertitude. Nous sommes alors tombés d'accord pour que ce soit le frère qui m'appelle et que je vois avec lui le devis proposable (deux incertitudes ainsi résolues puisque nous serons alors deux interlocuteurs avec les bonnes informations de part et d'autre).

Ses besoins ont été clarifiés, les miens aussi. La question du départ a été reformulée. La question du départ était  : je veux faire un cadeau pour fêter les 80 ans de mon père et la généalogie me paraît être le bon cadeau. Cette question a été précisée : je souhaite que les recherches généalogiques effectuées par mon frère soient mises en forme par un professionnel pour que mon père, au moment de son anniversaire, puisse lire un ouvrage sur sa famille.

Bref, son besoin a été canalisé à travers différents filtres. En même temps, cet exemple m'a fait comprendre la distance qui peut exister entre lui, mon client, mon prospect, et moi, spécialiste de la généalogie familiale. Distance qui fait que parfois je peux ne pas arriver à répondre aux besoins d'information de mes clients. A moi d'y faire toujours attention. Le but ? Arriver à réduire le plus possible ces distances entre nous.


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Gérer comme un centre de documentation ?

Par Stéphane Cosson le 11 septembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

De plus en plus, surtout maintenant que je suis en train de classer le fonds de Christophe, je me dis que je vais devoir gérer une partie de mon entreprise comme un centre de documentation.

Plus j'y pense et plus je crois que c'est la meilleure manière de pouvoir développer du CA HT. J'ai trop de fonds dormant, qui n'a servi qu'une fois, au moment de la recherche. Ce fonds doit resservir. C'est une manne.

Plu j'y pense, plus je suis persuadé qu'un de mes meilleurs outils à ma disposition est Patronimip. Oui, je sais, certains diront que le mieux est de s'associer aux sociétés commerciales. Mais à mon avis ce n'est pas suffisant même si c'est un plus important.

Le problème, et je le vois de plus en plus, c'est que gérer un centre de documentation coûte semble-t-il plus qu'il ne rapporte. Il va me falloir bien analyser mes coûts, trouver des prix pour que le travail de saisie important puisse devenir rentable assez rapidement.

Le problème, c'est autant je suis arrivé à trouver un ouvrage sur les coûts en documentation, autant mes recherches Internet sur la rentabilité d'un centre de documentation se sont avérées vaines. J'ai pourtant essayé avec tous les mots possibles et imaginables se rapportant à cette notion. Rien, mais alors rien de rien, nada. Rien d'utile.

Je suis persuadé que cela doit bien exister quelque part. Mais pour le moment, c'est bien caché. Je n'arrive pas à trouver un modèle économique qui me convienne.

Plus j'y pense, et plus la recherche généalogique professionnelle n'est pas que de la recherche en archives pour satisfaire des clients. Il y a tout un travail autour, travail caché pour le moment. La recherche en archives n'est qu'une étape de la chaine de travail du généalogiste professionnel. Pas la finalité.

Je le sens, c'est en train de s'imposer en moi. La rentabilité, ou plutôt une rentabilité durable, va passer par cette remise en question. Je n'ai pas le modèle encore. Mais je sens que c'est en train de bouilloner. Une bonne gestion du fonds, une gestion rentable, est nécessaire.

Je vais trouver, je me connais suffisamment pour savoir que je vais trouver. Cela prendra le temps qu'il faut mais je vais trouver. Une étape après l'autre.


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Le généalogiste familial est-il un bon commercial ?

Par Stéphane Cosson le 8 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

La question m'est venue après une conversation avec un de mes confrères. Il me disait que nos confrères généalogistes successoraux étaient meilleurs vendeurs que nous parce que des sommes importantes transitaient entre leurs mains, parce qu'ils avaient tous les jours des contrats de révélation à faire signer.

Je ne suis pas sûr que ce soient les seuls critères qui permettent de dire qu'ils sont meilleurs commerciaux que nous, les familiaux.

Ce dont je suis sûr, c'est que depuis que notre métier existe, nous avons une forte déficience d'image. Depuis que le métier existe, nous n'avons pas su vendre notre expertise, nous n'avons pas su la valoriser.

Plusieurs de mes confrères qualifient les généalogistes familiaux comme des professionnels-amateurs. Ce qui veut bien dire que le pas n'a pas été entièrement franchi.

Nous ne savons pas valoriser notre expérience. La plupart d'entre nous sont des généalogistes amateurs qui, à un moment ou à un autre, pour des raisons diverses, avons franchi le pas de la professionnalisation. Mais tout n'a pas suivi. Nous ne savons pas valoriser ces années d'expérience en tant que généalogistes amateurs.

Il est vrai que nos confrères successoraux n'ont pas ce genre d'état d'âme. A ma connaissance, la plupart n'ont pas été des généalogistes amateurs, à rechercher leurs ancêtres. Ou s'ils l'ont été, ils savent le faire oublier. Seule compte leur expertise.

A mon sens, ce n'est pas que nous soyons moins bons ou aussi bons commerciaux que nos confrères successoraux. Notre problème vient vraiment du fait que nous avons une forte déficience d'image. Nous ne savons pas nous situer clairement. Personne ne s'est servi de ses années de recherche en amateur comme d'un tremplin professionnel. Nous n'osons pas, pour la plupart, valoriser financièrement notre expertise. Et ce depuis que le métier existe.

Je me souviens, même si ce n'est plus d'actualité, les plaquettes que j'ai modifié quand Christophe et moi nous nous sommes associés. Je notais : "près de 50 ans d'expérience cumulée !" C'était bel et bien le cas mais cela me faisait bizarre. Nous étions deux chercheurs, et nous avions entre 45 et 50 ans d'expérience cumulée. A deux ! Mais cela me faisait étrange de le noter. Comme si je l'usurpais, comme si nos âges, moins de 40 ans chacun à l'époque, empêchait de l'écrire, comme si cela ne pouvait pas être crédible. Et pourtant, j'ai commencé les recherches généalogiques à 13 ans et j'en ai 41 maintenant : faites-le compte d'années d'expérience. Il a commencé à 14 ans et en a 34.

Je suis en train de réfléchir maintenant comment je vais pouvoir valoriser nos fonds généalogiques sur cette même base. En 48 ans, à nous deux, nous avons accumulé un fonds documentaire conséquent, que je possède en totalité, dont j'ai l'exclusivité commerciale. A valoriser ! A vendre ! Différemment...


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Le généalogiste est-il un documentailste qui s'ignore ?

Par Stéphane Cosson le 4 septembre 2008 | (1) Commentaires | Permalink

C'est peut-être une déformation due à ma formation universitaire. Mais plus j'avance dans ma réflexion du métier de généalogiste, plus je me rends compte combien il est proche des autres métiers de l'information.

Guillaume Roelly, dans une de ses notes, disait qu'en France on hésitait à placer la généalogie dans le domaine des sciences mais qu'on hésitait tout autant à ne la placer que dans le domaine du loisir. Bref, elle avait plutôt le cul entre deux chaises si vous me permettez l'expression.

Et si en fait, la généalogie appartenait pleinement, au vu de son développement, aux sciences de l'information plus qu'à être une science auxiliaire de l'histoire ?

Disons plutôt que des points de convergence commencent à apparaître entre généalogistes et documentalistes du fait d'Internet. Tout bon généalogiste professionnel qui se respecte, et toute bonne société commerciale aussi, voit l'émergence de préoccupations communes avec le métier de documentaliste, notamment pour tout ce qui a trait à la pertinence et à la validité de l'information. Tout comme un documentaliste, un professionnel de la généalogie, suivant la complexité de la demande de son client, tient un rôle d'assistant ou est un véritable partenaire. Tout comme le métier de documentaliste, celui de généalogiste évolue avec les TIC, et tout comme lui, on annonce sa mort à chaque nouveauté. Tout comme le documentaliste, cerner la demande du client requiert de la finesse, de la psychologie, de l'adaptabilité et de devoir garder ouvert un "radar" en permanence.

Le client du généalogiste se passera de lui tant qu'il ne verra que l'aspect ludique d'Internet (il en est de même pour l'usager du documentaliste). Mais, dès que la recherche se compliquera, il reviendra vers lui. En effet, les gens ont l'impression que la recherche d'information généalogique et son traitement s'apprennent en peu de temps. Mais non ! Car même si chacun est devenu acteur du web, face à la multiplicité des sources, il faut être encore plus rigoureux dans la qualification et le traitement de cette information.

Du coup, il est nécessaire, il me semble, pour le généalogiste, comme le fait le documentaliste, d'être polyvalent et de développer des tâches transversales. Il est nécessaire, il me semble, de ne plus uniquement se focaliser sur la technique de la recherche généalogique, sur les produits, mais de devoir penser à l'information généalogique en tant que telle, à travers les canaux de diffusion, le traitement, les réseaux informationnels et humains.

Tout comme le documentaliste, le généalogiste professionnel est un médiateur. Que veulent les généalogistes amateurs ? Une information pertinente, actualisée (la généalogie est une terre de chercheurs, ne l'oublions pas), vérifiée, donnée rapidement. Une fois cette information obtenue, souvent ils veulent aussi le document primaire, l'archive.

D'une certaine manière, il se doit de faire ce que les documentalistes appellent le push et d'anticiper les besoins.


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