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Vive la crise !

Par Stéphane Cosson le 29 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Tout va mal ! Les banques anglophones plantent à qui mieux mieux, l'immobilier itou. Certaines banques françaises perdent de l'argent qui se chiffre en millions d'euros.Vous en avez entendu parler, je n'invente rien. On nous prédit moins de croissance, voire même de la récession, du chômage qui grimpe en flèche, un livret A qui va passer de 4% à 2.75%, 4 voix d'écart entre Martine Aubry et Ségolène Royal et que sais-je encore...

Bref, tout va mal. Nous sommes rentrés dans la culture du "Oh, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mais que nous réserve l'avenir ?"

Foin du catastrophisme ambiant. Tout va mal ? Tant mieux !

Tout va mal ? C'est le moment d'en profiter. Quelle est la seule chose stable dans notre monde et qui le restera à jamais, que nous soyons en période de croissance économique ou de récession ? Nos ancêtres bien sûr !

Quand a commencé l'engouement pour la généalogie en France ? Y avez-vous pensé ? Au milieu des années 70, au moment du premier choc pétrolier ! Cela vous parle-t-il ? Certes, le monde était différent, le souffle de mai 68 était passé par là. Mais quand même, le secteur économique de la généalogie arrive à maturité au moment d'une nouvelle crise. Je trouve cela pas banal comme coïncidence.

C'est aussi le moment d'en profiter pour faire des affaires. Nos ancêtres, cette stabilité immuable qu'ils peuvent nous apporter, ce calme, ce repos dans notre monde difficile et inquiet, c'est aussi un argument marketing. J'en suis persuadé, la majorité des généalogistes professionnels vont réduire la voilure, pensant que les clients vont moins venir. Vu la tendance actuelle, ce serait semble-t-il le plus raisonnable. Sauf que... Je suis absolument certain du contraire. C'est le moment d'investir !

Et il n'y a pas que moi qui le dit. Jeffrey Fox, qui dirige une société de conseil en marketing, dont la réussite professionnelle fait l'objet d'études de cas dans les universités américaines, écrit:" La chose est démontrée : lors de chaque repli économique, y compris pendant la Grande Dépression de 1930, les entreprises qui font plus d'efforts pour faire la promotion de leurs produits et les vendre en sortent renforcées par rapport à leurs concurrents : elles obtiennent de plus grandes parts de marché et une meilleure rentabilité à long terme. [...] Une autre analyse, menée auprès de 800 entreprises qui se contentèrent de réduire leurs coûts pendant ces périodes, a révélé que 70% d'entre elles ne parvenaient pas à enregistrer de croissance au cours des cinq années suivantes."(in : Comment devenir un as du marketing ?, Editions l'Archipel, 2008, p. 103).

Ce serait bête de ne pas en profiter. Cinq ans, sans croissance, au vu de notre CA HT,c'est long !


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La généalogie est-elle un problème indéfini ?

Par Stéphane Cosson le 25 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Je commence à lire un ouvrage sur le Knowledge Management : "Méthodes et outils pour la gestion des connaissances". Vaste programme, à lire lentement.

Première question que je me suis posée en commençant l'ouvrage : la généalogie est-elle un problème indéfini ?  La généalogie est centrée autour de la mémoire, mais aussi autour de savoir-faire que chacun apprend, qui peuvent se transmettre, se perdre parfois. La généalogie, ce n'est pas seulement rechercher des ancêtres. C'est aussi un discours centré sur les documents.

La généalogie est-elle un problème indéfini ? Et un problème indéfini, c'est quoi ?

Un problème indéfini, ce n'est pas un problème défini. Avec cela, on est bien avancé. Le domaine d'un problème défini a atteint une certaine maturité et permet de l'aborder avec suffisamment de confiance, par des méthodes bien établies où l'on sait clairement quand une solution est atteinte. Un problème défini peut faire l'objet d'une analyse automatisée.

Un problème indéfini c'est le contraire. On n'arrive pas à s'accorder sur le problème à résoudre. Il n'y a aucune règle d'arrêt claire. Il existe des solutions meilleures ou plus mauvaises, mais pas de bonnes ou de mauvaises solutions. Chaque essai compte. Il n'existe aucune solution de rechange prédéfinie et chacune doit être découverte.

Bref, vous l'avez compris, un problème indéfini c'est :

  • pas d'énoncé définitif du problème.
  • plusieurs personnes sont concernées par le problème à résoudre.
  • les contraintes changent avec le temps.
  • il n'existe pas de solution définitive une fois pour toute. Le problème est résolu quand toutes les ressources ont été épuisées, quand la solution trouvée est satisfaisante.

L'objectif, ce n'est pas de trouver la bonne réponse mais de valoriser l'apprentissage organisationnel.

Tout cela ressemble fort à la manière dont on apprend la généalogie, vous ne trouvez pas ? Bien malin qui peut trouver une solution définitive à un problème généalogique un peu complexe. Il y a toujours des supputations, des hypothèses bâties. Et on raye au fur et à mesure qu'elles sont testées.

Il me semble que la généalogie, c'est un milieu où on doit s'adapter en permanence. Et qui dit adaptation dit qu'il y a toujours une place pour le flou, l'imprévu, la créativité.

La généalogie est-elle un problème indéfini ?


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Tout remettre à plat

Par Stéphane Cosson le 22 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Cela s'impose de plus en plus à moi, surtout dû au fait que je change d'expert-comptable. Mon expert-comptable, puis-je vraiment l'appeler ainsi ?, après le départ de mon associé m'a simplement et purement dit que pour mon entreprise il n'existait aucune solution. Ce que j'ai particulièrement apprécié. C'est agréable à entendre...

Virage à accomplir à partir de 2009 ? Tout remettre à plat.

Ce que je ressens avec le recul ? Des besoins nouveaux des clients qui obligent à revoir les méthodes de travail. Il me faut travailler autrement, en passant par une remise en cause globale. Mais par où commencer ? Comment identifier les racines du mal ?

Ce dont je me rends compte, c'est que pour le moment, je ne satisfait plus correctement tous les clients  et que je perds de  ce fait de l'argent tous les mois. J'ai par exemple de trop longs délais de livraison pour certains d'entre eux par manque de temps. Et cela me convient de moins en moins.

Il va donc me falloir rapidement ôter l'inutile, ranger, découvrir les anomalies, rendre évident ce qui ne l'est pas actuellement et être rigoureux. Vaste programme mais nécessaire programme si je veux que mon entreprise enfin décolle de son chiffre d'affaires. Parce que je sais qu'elle en a les capacités, que tous les outils sont là mais qu'il faut arriver à tout "rubikiser".

En effet, pour vous faire bref, j'aimerais :

*Mettre en valeur le fonds de mon ancien associé qui est tout aussi important que le mien.

*continuer d'alimenter le site http://www.patronimip.fr qui est mon site liste-éclair.

*mettre en valeur le site "généalogie et tourisme".

*indexer complètement mon propre fonds.

*concrétiser mes différentes idées : jeu sur la généalogie, création de collections d'arbres généalogiques de luxe (marqueterie, broderie, éventail pour le moment, mais tout cela je vous en ai déjà parlé), entre autres idées qui attendent.

*Rédiger l'ouvrage qui me tient à coeur sur les Toulouse-Lautrec pour mettre en lumière les branches roturières.

*continuer les recherches commencées sur les familles roturières portant le nom de bourbon pour voir si, d'une manière ou d'une autre, on peut les rattacher à la famille noble.

*Editer l'ouvrage inédit de l'ancêtre d'un de mes clients sur la famille de Carrière.

*Dépouiller systématiquement une cinquantaine de CD/DVD sur lesquels il y a des relevés systématiques de BMS.

Sachant que j'ai les recherches clients à effectuer (et à remettre à plat elles aussi), SOS Généalogie, les articles en paléo pour Gé-Mag (un toutes les 3 semaines) et ceux pour la RFG à rédiger (sachant que pour certains, il va y avoir des recherches généalogiques et autres à effectuer).

Bref, tout seul, ce n'est plus possible. J'ai trop d'envies, trop d'énergie peut être aussi, et pas assez de temps. Mais il me faut, pour bien faire, complètement repenser mon entreprise, chiffrer le tout, voir comment je peux obtenir des subventions pour financer les formations... Un vaste travail en perspective.

Il faut donc que j'arrive à trouver la bonne personne qui saura m'accompagner dans ce changement. Quitte à faire passer des entretiens, comme pour une embauche. Je crois que, par exemple, je vais aller voir plusieurs experts-comptables en leur donnant très précisément mes besoins, en leur demandant de m'établir un devis à ce sujet et surtout à me donner des références.  Comme pour une embauche ou un appel d'offres. Même si la confiance, le feeling est important, il me faut quelqu'un qui soit vraiment en capacité de. ..Je crois que ce sera le grand chantier 2009.


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GAIA (bis)

Par Stéphane Cosson le 18 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Vous vous souvenez de ma note sur GAIA ? C'était bien une arnaque. Je ne sais comment mais ils ont craqué mon numéro de carte bancaire professionnelle et ont prélevé frauduleusement 2500 $, soit environ 2000 € (je vous fais grâce des quelques euros de différences dû au change).

Du coup, après avoir fait opposition sur ma carte en urgence aujourd'hui, pas le moment qu'ils en retirent plus, demain direction le commissariat pour porter plainte pour usage frauduleux d'un compte bancaire. J'ai appelé de suite le commissariat. S'il avait pu prendre ma plainte tout de suite. ..Eh bien non : il faut, dans ces cas-là, outre le numéro de carte bancaire, le numéro de compte, et un relevé de compte édité et tamponné de la banque.

Puis courrier de réclamation à la banque pour essayer de récupérer, via l'assurance de la banque, l'argent indûment soustrait. Avec copie de la plainte.

La situation est grave mais pas désespérée, c'est le principal. Mais c'est le moment d'avoir des réflexes, de ne pas trop réfléchir et d'avoir une réactivité à toute épreuve. C'était bien le moment, tiens !

L'adage se confirme : les problèmes c'est bien comme les bananes !


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La culture de la peur

Par Stéphane Cosson le 15 novembre 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Mon stagiaire en comptabilité avance lentement mais très sûrement dans la saisie de mes comptes. Et c'est là, en le voyant agir au quotidien, que je me rends compte que nous ne sommes pas, mais vraiment pas du tout dans la même culture d'entreprise.

Il est dans ce que l'on pourrait appeler une culture de la peur, de la catastrophe voire pire si nécessaire. Cela me stresse au possible, vous ne pouvez pas savoir...

Je suis chef d'entreprise, donc quelqu'un d'optimiste. Forcément et irréductiblement optimiste. Si je commence à ne penser qu'en problèmes plutôt qu'en solutions, je n'y arriverais jamais. Je n'avancerais jamais. On peut me mettre toutes les stratégies marketing imaginables devant les yeux, Blue ocean, Fair Price ou autre, elles ne serviront à rien. Puisque je serais toujours dans l'imagination du pire qui va forcément me tomber dessus d'ici la prochaine nano-seconde. Ah, trop tard ! Je ne sais pas comment mon stagiaire en comptabilité peut vivre comme cela. Pour moi, c'est impensable.

En même temps, de par son métier, comptable, je peux comprendre. Il surveille les comptes, donne des conseils en gestion pour me faire faire des économies (même si parfois les bouts de chandelle, je trouve cela complètement inutiles et prises de tête. Ce que nous pouvons nous engueuler à ce sujet parce que nous sommes tous deux des têtus obstinés et tenaces). Son but, c'est que l'entreprise ne soit pas dans le rouge. Pour cela, il met le hola, un frein à mes désirs, mes envies, mes enthousiasmes.

Mais c'est quand même une culture différente de la mienne. Je n'imagine la vie qu'en termes de solutions non encore trouvées. Pas en terme de problèmes non encore résolus et peut-être définitivement irrésolubles. C'est ce qu'on pourrait appeler la culture de l'optimisme, de la vie en avant, du jaillissement, du Yallah ! Complètement aux antipodes de ce qu'il pense au quotidien.

C'est ce qui me fait me rendre compte que chacun doit vraiment être dans son territoire, sa chasse gardée. Qu'il fasse attention aux comptes d'accord. Mais que cette attention empêche la créativité au cas où... Non ! Je vous l'ai déjà dit, je veux changer d'expert-comptable. Mon stagiaire en comptabilité me permet de bien connaître les besoins que j'aurais à ce sujet, les missions  que je peux exiger du nouveau expert-comptable que j'aurais choisi, une fois les comptes saisis. Ce sera pour moi, principalement, une mission d'affinement de ma stratégie, de ma gestion, en dépiautant tous les comptes.

Ce sera au moins cela.


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Jouer le luxe ...low cost

Par Stéphane Cosson le 11 novembre 2008 | Commentaires (11) Commentaires | Permalink

Dans le numéro de L'Entreprise de ce mois de novembre, le dossier est consacré aux différents business qui vont rapporter gros. Parmi ceux-ci, selon la rédaction, il faut jouer le luxe...low cost. Comme cela a priori c'est bizarre à dire, voire même complètement antinomique.

En fait...

En fait, les consommateurs radins recherchent le juste prix sur leurs achats courants pour pouvoir s'offrir ensuite des produits ou des services de luxe. Bref, le milieu de gamme a du souci à se faire pour son avenir proche. Il vaut mieux inventer de nouveaux segments de marché hybrides, entre low cost relifté et luxe abordable.

Trouver une offre ultra-simple sur un segment encore unique. Se positionner sur le marché avec une stratégie cohérente : assurer un engagement fort de service, garder une segmentation de prix  très attractive, passer des partenariats hauts de gamme. Et rester fidèle à son modèle initial, ce qui est peut-être le plus difficile tant parfois les sirènes peuvent être attrayantes quand on a envie de développer son CA HT. Cela nécessite dès le départ une bonne dose de créativité avec des prix restant toujours abordables. Pas si simple. Beaucoup plus en tout cas à dire qu'à réaliser.

Plus que le prix, dit l'article, c'est la valeur psychologique qui compte. Bref, comment nourrir son plaisir ? Comment aller vers un luxe identitaire qui valorise le client à ses propres yeux  plutôt qu'un luxe bling-bling ? En privilégiant l'innovation pour procurer de réels bénéfices clients. Peut-être aussi en donnant au client des produits originaux, différents, originaux notamment par leurs qualités intrinsèques.

Je reste persuadé que tout est possible dans notre marché. A nous d'inventer en nous entourant des bonnes personnes, des personnes de confiance et de qualité.


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GAIA

Par Stéphane Cosson le 8 novembre 2008 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

J'ai commencé par recevoir un appel en anglais. Mon anglais n'étant pas le meilleur en terme de conversation, je suis toujours méfiant, voire plus. On a déjà essayé de me vendre des prestations aux USA sous des prétextes divers et souvent faux. Méfiance donc, méfiance...

Quand la dame américaine que j'avais au bout du fil, charmante au demeurant, m'a demandé mon numéro de carte bleue au cours de la conversation, une alerte rouge s'est mise à sonner de partout dans ma tête. Dans ces cas-là, je donne toujours un faux numéro de carte, une fausse date d'expiration en fonction des chiffres que j'ai sous les yeux. On n'est jamais trop prudent, ce serait bien le diable si les deux faux numéros co-existaient. Méfiance...

Comme je le fais d'habitude, quand on essaie de me vendre des prestations américaines hors de prix et dont je n'ai pas besoin, je raccroche au moment où ils vérifient les numéros. Souvent, ils rappelent et je laisse sonner dans le vide, filtrant ainsi les appels. Comme ils se lassent avant moi et ne me laissent jamais de message...

Sauf que là, Cheryl (puisqu'elle se prénommait ainsi) m'a rappelé plusieurs fois, a laissé des messages me demandant de la rappeler instamment au numéro qu'elle me donnait. Ce que je n'ai pas fait : appeler à New York, à mes frais, même avec l'ADSL, mais bien sûr ! 

Et pourtant...

Un vendredi soir, vers les 21 h 30, un jeune homme, parlant français cette fois-ci, rappelle, disant qu'il travaille pour GAIA, une organisation non gouvernementale basée à New York. Il se fait insistant, m'explique en français ce que Cheryl m'avait dit en anglais. GAIA ? Connaît pas !

GAIA c'est l'Alliance mondiale pour la promotion internationale, basée donc à New York, travaillant avec l'ONU.  Elle vise à développer un vaste réseau de professionnels très qualifiés à travers le monde. GAIA soutient et promeut les idéaux de compassion, d'intégrité et de la coopération dans toutes les régions du monde, partant du principe que plus on est nombreux à réfléchir sur un même sujet, meilleures peuvent être les solutions. GAIA fournit des informations, des conseils pour traiter avec les nombreux organismes des Nations Unies chargés de distribuer des milliards de dollars chaque année par différents contrats. Dixit son site (en anglais) www.gaiadv.org

Et GAIA m'appelle donc un vendredi soir, alors que je suis en train de bosser, en écoutant d'un oeil distrait la Star'Ac (cela me permet de me concentrer sur ce que je fais et cela me fait un bruit de fonds). Son département de recherches m'a sélectionné pour être membre.  Ah bon ! Bien sûr, même s'ils me connaissent visiblement, ils ont besoin de plus d'informations : CV complet, publications complètes, photo correcte... Le but ? Mettre mon profil au premier plan. Cela a un coût bien sûr, d'où la demande du numéro de carte bleue.

Je reste toujours méfiant. Pourquoi un organisme disant travailler avec l'ONU m'aurait-il tout d'un coup sélectionné ? Suis-je si visible sur le web ? Sinon, comment m'auraient-ils découverts ? Qu'est-ce qui aurait bien pu les intéresser dans mon profil ? Payer pour faire partie de leur liste de contact, est-ce normal ? Je me pose du coup plein de questions, plus que d'habitude, ce qui n'est pas peu dire.

Ce dont je suis absolument sûr, c'est qu'il y a des personnes qui font de la veille informationnelle, façon chasseur de têtes. Comme je suis méfiant, après avoir google-iser GAIA (72 réponses seulement), je viens de faire un e-mail à l'ONU pour une vérification d'usage. On ne sait jamais... Et j'ai envoyé un e-mail à mon banquier pour qu'il bloque toute somme le temps que l'ONU réponde. Parce que je suis persuadé que l'ONU répondra s'il s'agit d'une arnaque les concernant.


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De l'Internet aux registres

Par Stéphane Cosson le 7 novembre 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

J'étais hier aux Archives, en train de faire une recherche pour un de mes clients habituels. Comme d'habitude, je déroulais minutieusement mon rouleau de microfilm, histoire de ne pas oublier un membre de la famille que je recherchais.

Quand, en début d'après-midi, est venu s'installer, à côté de moi, un monsieur avec sa généalogie récupérée sur Internet, avec des dates certes, complètes ou pas, des lieux le plus souvent mais sans aucune référence...

Il venait effectuer des vérifications, chercher des compléments qu'il n'avait pas trouvé sur Internet, sur les sites commerciaux. Et, visiblement, c'était la première fois qu'il se confrontait aux registres.

Comment ? Tout n'est pas saisi ? Fut sa première réflexion, dès son installation devant le lecteur de microfilms. Et bien non, monsieur ! Et comment je fais pour chercher ma famille ? Il faut dérouler le microfilm ? Il n'y pas d'index, un moyen d'aller plus vite ? Non ? Mais je vais y passer un temps fou !

Une fois le microfilm installé, il commence donc à lire celui-ci. La responsable des archives, penchée derrière lui, y va de son couplet, histoire de lui mettre un peu plus de pression : Boudu ! Boudu ! Boudu !Boudu ! Boudu ! Les registres paroissiaux ! Mais cela va être difficile ! Aaahhh! Vous vous attaquez à fort, hééé !

Qui plus est, malchance, à un moment, il tombe sur une partie où l'encre a bavé, traversé le papier. Bref, des pages quasiment blanches, que des yeux aguerris peuvent lire. Mais des yeux débutants ? Mais c'est illisible ! Et comment vous faites ?

A un autre moment, paf ! Le nom de la mère ne correspond pas : Celui qui est sur le registre n'est pas celui qu'il a eu sur Internet. Et lequel est le bon maintenant ? Qui croire ? C'est là où nous nous sommes mis à discuter.

Même s'il comprenait que je pouvais être passionné, même s'il s'est pris au jeu au bout d'un moment, ce n'était pas simple pour lui. Résultat, à la fin de l'après-midi, il me demandait mes coordonnées. Au cas où il ne s'en sortirait pas... Parce que, quand même, j'avais insidieusement glissé que j'étais professionnel. Ne soyons pas bête dans ces cas-là !

Bon, je me moque gentiment, en forçant un peu le trait !  Mais il s'agit de deux mondes différents et pourtant pas si lointains l'un de l'autre. C'est vraiment l'impression que cela m'a donné. Et je me suis dit qu'il y avait encore de la pédagogie à inventer.


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L'information comme un stock

Par Stéphane Cosson le 4 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Dans le dernier numéro d'Archimag, j'ai lu une très intéressante interview, parfois un peu jargonneuse inutilement. Elle donnait le point de vue d'une spécialiste de l'information sur les mutations du monde de l'information.

Bien évidemment, quand je l'ai lue, j'ai fait le rapprochement avec notre petit monde de la généalogie. Que nous dit-elle ?

Que ce soit un archiviste, un documentaliste ou un bibliothécaire, ils constituent chacun un stock. Leur tâche ? Le rendre le plus pertinent possible, le décrire, l'indexer avec un maximum de précision. Le coeur de métier de chacun tourne autour de ce stock. Mais pas seulement. Il s'agit aussi pour chacun d'eux désormais de conseiller, de formaliser, de traduire des besoins. Car le besoin de visibilité et d'accès aux documents s'accroît exponentiellement actuellement.

Pour cette spécialiste (dont j'ai zappé le nom à une vitesse surprenante), il est impossible d'être exhaustif de façon permanente sur un sujet donné. Ce qui implique de travailler en réseau afin de constituer des fonds virtuels. Et ce travail en réseau est désormai incontournable.

Tout cela entraîne un déplacement du centre de gravité des rôles de chacun. Pour elle, et c'est là que cela commençait à devenir jargonneux pour moi mais je vous le livre tel quel car il y a quand même une belle image à mon avis, il faut tout d'abord agir en amont : décrire l'information à des niveaux de granularité divers et repenser l'accès à chacun d'eux. J'aime bien l'image de la granularité. Cela me fait penser à un tamis plus ou moins fin.

Il faut aussi agir en aval c'est-à-dire accompagner les utilisateurs pour répondre à leur demande d'autonomie. Il y a beaucoup à inventer en terme de pédagogie. Pour elle, il faut faire confiance au sens critique des utilisateurs quant à l'appréciation de la qualtié de l'information tout en leur donnant, tout en leur apprenant un certain nombre de réflexes comme, par exemple, l'identification systématique des sources.

Du coup, seule l'information compte. Il faut oublier impérativement sa localisation physique. Seule l'information compte et son authentification uniquement par un professionnel.

J'aime beaucoup cette idée de stock. Qui dit stocks dit gestion de ceux-ci, travail à flux tendu pour perdre le moins d'argent possible. Imaginer l'information comme un stock. Cela veut dire aussi que cette information non seulement a un coût  mais, surtout, que le marché lui reconnaît une valeur pécuniaire. Nous changeons d'optique, de monde. Et si nous nous placeons dans cette optique, il ne peut plus y avoir de polémique sur la vente de stocks d'informations, qu'elles soient généalogique ou autre. J'aime beaucoup cette idée de stock car elle ouvre des perspectives.


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Fournisseurs

Par Stéphane Cosson le 2 novembre 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Il y a parfois des fournisseurs qui ont des pratiques que je trouve personnellement douteuses.

Deux histoires viennent de se dérouler que je trouve éclairantes. Ou comment être toujours vigilant comme peut me le seriner mon stagiaire comptable actuellement.

Tout d'abord, je signe un devis pour passer une pub annuelle dans une revue sur papier glacé, hors du monde traditionnel de la généalogie, pour voir si j'arrive à toucher d'autres publics. Je teste sur un an et je verrais ensuite.  Le devis me semble clair : montant HT de 500 €, pour la période de février 2008 à janvier 2009 (importante la période !) avec comme conditions de paiement en 2 fois 60 jours fin de mois.  Tout cela a été tapé machine avec mes coordonnées postales et mon e-mail. Je reçois une facture identique au devis, que je paie dans les conditions du devis. Le devis correspond à la négociation téléphonique avec la commerciale. Tout va bien semble-t-il. Ils m'envoient les numéros de la revue où passe ma pub, comme ils l'avaient dit. Jusque là, rien à redire. Correct.

Et là, ces derniers jours, je reçois une facture de la part de ce fournisseur pour un montant de 1500 € HT. Houlà ! D'où il sort ce montant ? Le prétexte invoqué par le fournisseur ? 500 € ce n'est pas pour une période d'un an mais pour un trimestre. soit une facture annuelle de 2000 € HT. Sauf que ce n'est pas écrit dans le devis que j'ai signé.

Cette clause de prix trimestriel est bien marquée sur le document qu'ils m'ont envoyé mais pas dans la partie devis qu'ils ont tapé et que j'ai signé, ni dans les conditions générales de vente, mais seulement avec la liste des autres tarifs qu'ils proposent pour d'autres emplacements publicitaires, tarifs qui sont bien au-delà de ce qui a été négocié avec moi puisque certains tarifs sont à plus de 20 000 € HT le trimestre. Me concerne-t-elle vraiment ?

En outre, dans le devis que j'ai signé, cette somme de 2000 €  HT que le fournisseur veut me faire payer n'apparaît nulle part dans mon devis, ni en chiffres ni en lettres. Et dans le devis que j'ai signé, le montant est pour une période d'un an : 500 € HT de février 2008 à janvier 2009. Pas pour un trimestre.

Je ne sais pas vous, mais personnellement, quand je signe un devis pour un an, avec un certain montant, ce montant c'est pour un an.  Cela a l'air bête comme cela à dire mais c'est un fait. Vous m'imaginez faire signer un devis à un client pour un montant X et ensuite lui réclamer quatre fois ce prix ?

Deuxième histoire : Un fournisseur m'appelle pour que je passe une pub chez eux. La commerciale m'envoie un bon de commande avec un ordre d'insertion à signer, que je ne signe pas et que je ne renvoie pas. Mon budget publicité pour 2008-2009 est bouclé. Je n'en veux pas plus.

L'imprimeur de ce fournisseur me téléphone, en me disant que depuis 10 jours ils n'ont pas reçu le texte pour mon encart publicitaire, quand est-ce que je compte le leur envoyer parce que là cela commence à devenir urgent. Ah bon ! Il y a un blanc de ma part au téléphone.

Je demande à l'imprimeur de me renvoyer par e-mail ce qu'ils ont reçu du fournisseur. Il me renvoie un bon de commande avec un ordre d'insertion pré-rempli tel que je l'avais reçu et sans signature de ma part. Retour vers le fournisseur. Je demande  à parler à la commerciale. Celle-ci me rappelera dès qu'elle sortira de réunion.

Ce qu'elle fait. Je rappelle alors à la commerciale que je n'ai rien signé avec eux. La commerciale me demande de ne pas les laisser tomber, que l'encart est prévu. Elle se fait mielleuse, suppliante. son poste est en jeu, c'est une question de vie ou de mort. Bref, tout ça, tout ça, le grand jeu. Je le redis : je n'ai rien signé avec eux, ils ne sont pas prévu dans mon budget publicitaire. Je pense que mon message est clair. Il l'a été effectivement car elle m'a raccroché au nez.

Quand je vous dis qu'il faut rester vigilant !


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Lettre de mission

Par Stéphane Cosson le 1 novembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Un problème n'arrivant jamais seul (les problèmes c'est comme les bananes, cela vient par régime), il me faut désormais m'occuper de la question de mon expert-comptable. Car je veux en changer, n'ayant pas de lui ce que j'attends d'un expert-comptable.

Et apparemment, cela n'a pas l'air si simple.

Pendant 5 ans, tout s'est déroulé à merveille. L'expert-comptable que j'avais me satisfaisait pleinement. Mais il a pris sa retraite et a revendu son cabinet, personnel et clientèle, à la fin de l'année 2007 à un autre cabinet d'expertise-comptable.

Et là, au moment où il y a tous mes chamboulements, où j'ai vraiment besoin de conseils pour développer au mieux mon entreprise, je n'ai plus ce que je demande, ce que j'attends. Quel est mon point mort ? Il ne peut me le dire. Quels sont les postes dépenses à surveiller de plus près dans ma comptabilité ? Il ne peut me le dire. Comment embaucher au mieux ? Il ne peut me le dire, sauf à me conseiller d'embaucher au noir. Mais bien sûr, j'y pensais justement ! Il est fou, on ne conseille pas çà, c'est une bombe à retardement dans mon métier avec les déplacements que nous pouvons avoir ! De toutes les façons, embaucher au noir est une prise de risque dans tous les métiers. Embaucher au noir ! N'importe quoi ! Entendre cela de la part d'un expert-comptable, j'hallucine !

Je lui dis que j'ai besoin d'accompagnement pour trouver des solutions. Il me répond qu'il n'existe aucune solution dans mon cas et que du coup aucun accompagnement ne se fera.

Bref, il faut que je change. Sauf qu'il ne veut pas que je parte à la date décidée, à la fin de l'exercice 2008. Il veut m'obliger à rester un an de plus chez lui. Sinon, je dois lui payer 25% des honoraires HT qu'il aurait dû percevoir en 2009.

Le problème c'est autant j'ai signé une lettre de mission avec mon ancien expert-comptable, autant avec lui rien n'a été signé. Et cela me pose plein de questions. J'ai eu affaire à deux structures juridiques complètement différentes, avec du papier à en-tête différent, un nom différent, des sièges sociaux différents, des associés différents. Bref deux structures que l'on ne peut confondre. Toutes les deux se sont certes occupées de ma comptabilité. Mais les conditions de départ de chez l'une dans la lettre de mission que j'ai signé sont-elles valables pour l'autre  avec qui je n'ai rien signé ? Pour moi, rien n'est moins sûr. Mais c'est à vérifier. Je ne suis pas du genre à me laisser faire.


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