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Les compétences d'un généalogiste

Par Stéphane Cosson le 30 décembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

Je viens de recevoir le rapport de stage de la jeune fille de terminale que j'avais eu il y a quelques semaines de cela.

Elle a listé les différentes compétences d'un généalogiste professionnel, telles qu'elle les percevait au fil de nos différentes conversations. C'est un regard extérieur qui me semble particulièrement intéressant.

Pour elle, un généalogiste professionnel doit avoir des connaissances essentielles :

  • en histoire.
  • en ethnologie.
  • en paléographie.
  • en latin et en occitan (pour un généalogiste du midi, sinon dans la langue locale du coin).
  • en géographie.
  • en gestion.
  • en pédagogie.

A mon sens, elle en a oublié une : en archivistique. Il est indispensable que le généalogiste professionnel puisse comprendre le cadre de classement des archives pour savoir où aller chercher les documents, pourquoi ils ont été placés dans tel fonds et pourquoi ce fonds se trouve dans cette série et non dans celle-ci.

Les quatre premières me paraissent évidentes. Les autres le sont peut-être moins.

Pour ce qui est de la géographie, ce n'est pas évident au prime abord. Et pourtant, ce qu'on appelle la géographie historique, c'est-à-dire comprendre comment notre pays s'est formé, ses différentes institutions, est vraiment un plus. De même pour des connaissances basiques en cartographie.

De même pour la pédagogie. Je dirais plutôt "pédagogie avec un zeste de psychologie". Comme elle l'écrit si justement : "Un généalogiste est au service de ses clients. Lorsqu'il rend un arbre généalogique, il est donc nécessaire de pouvoir expliquer sa démarche et ses "trouvailles" à son client."

J'ai beaucoup apprécié qu'elle mentionne les compétences en gestion qui peuvent être tellement omises. Comme elle l'écrit : "Une étude généalogique correspond avant tout à une entreprise dont le but est la recherche de profit ; investir en publicité pour se faire connaître, développer de nouvelles idées (innovations) ou s'associer avec d'autres études est donc à prendre en compte."


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Germain

Par Stéphane Cosson le 27 décembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

Surprenant ! Faire une émission radio en direct, sans être dans les studios, mais uniquement par téléphone, c'est surprenant. Une expérience à vivre. Beaucoup moins intitmidant que le direct à la télé.

Cela m'a permis d'entendre trois fabuleux témoignages : Louis "Le fils du Soleil" apparenté à Jean Bart, Jean-Claude spécialiste des poilus, et... Germain.

Germain, son histoire m'a ému au plus haut point. J'ai été pris aux tripes par son témoignage. Germain... Avec son accord,voici son histoire...

Germain, il est d'origine martiniquaise. Son père possédait une entreprise de pompes funèbres à Morne-Rouge, avec 30 salariés et 5 Chevrolets. Son grand-père maternel a été le premier gendarme de Rivière-Pilote.

Germain, il a deux frères et deux soeurs. Tous les cinq ont été enlevés à leur famille en 1956, expédiés en métropole, dans les Hautes-Pyrénées, dans la famille paraît-il mais il a des doutes maintenant qu'il est adulte. Etait-ce bien la famille de sa marraine comme on le lui a affirmé ?

Pourquoi ? Pour quelle raison ? Il n'en sait fichtre rien. Si cela a été un déchirement pour lui, ses frères, ses soeurs, vous vous doutez bien cela l'a été aussi pour ses parents qui ont demandé des nouvelles à l'administration. C'était bien normal. Au bout d'un moment, il a été répondu aux parents que les enfants étaient morts dans un accident de voiture.

Sa mère ne s'en est jamais remise. Ses parents  en ont divorcé. Sa mère a refait sa vie, a eu cinq autres enfants auxquels elle a toujours dit qu'elle avait des enfants en France. Un jour, l'un d'eux est parti à la recherche de Germain, de ses frères et soeurs. Pour avoir le coeur net. S'agissait-il d'une simple affabulation de la mère ou y avait-il une once de vérité ? Nous étions en 1976. La mère a pu ainsi avoir des nouvelles de Germain, de ses frères et soeurs, envoyés en métropole 20 ans plus tôt... Et bien vivants.

En 1986 seulement, un des frères de Germain a pu revenir en Martinique, s'est installé auprès de sa mère. Ils sont décédés à deux jours d'intervalle en juin 1990, de chagrin l'un comme l'autre. Que d'années perdues sans qu'ils sachent pourquoi.

Qu'est-il advenu du père, de son entreprise ? Pour le moment, Germain ne sait pas ou pas tout.

Germain, il est parti en Martinique essayer de comprendre, trouver des réponses. En vain jusqu'à il y a une semaine. Il a en effet reçu un courrier du Ministre de l'Outre-Mer qui a saisi le Préfet de Martinique qui lui-même a saisi le Procureur de la République. Alors...Peut-être...

Peut-être qu'un jour Germain saura. Peut-être qu'un jour, il pourra renouer avec son histoire. Peut-être qu'un jour il pourra expliquer à ses enfants le pourquoi.


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Sud Radio

Par Stéphane Cosson le 26 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Pour ceux qui peuvent écouter Sud Radio, j'interviendrais aujourd'hui de 14 h à 15 h dans l'émission de Victoria Valhner.

Le but : Comment débuter un arbre généalogique ? Quels sites Internet consulter ? Un généalogiste professionnel, à quoi ça sert ? Entre autres questions que l'on peut se poser.

Vous pourrez aussi entendre des témoignages d'auditeurs.

Pour ceux que cela intéresse...


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Pierre Mondy

Par Stéphane Cosson le 20 décembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

Possédant l'ascendance de Pierre Mondy (d'origine tarnaise), j'ai proposé à Charles Hervis de la RFG de publier celle-ci. Vous devriez pouvoir la lire dans le numéro de février-mars.

Il me semblait normal de prévenir Pierre Mondy de ma démarche, par le biais de son service de presse. J'étais persuadé que seul son service de presse me répondrait. Tel ne fut pas le cas.

Déjà, alors que j'avais ma stagiaire lycéenne, il avait pris la peine de me téléphoner quelques minutes pour me remercier une première fois. Je n'avais réalisé qu'au cours de l'appel à qui je parlais. Je ne m'y attendais tellement pas. Son appel m'avait permis de compléter quelques points de son ascendance.

Le sentant intéressé, je lui avais proposé de lui envoyer son ascendance paternelle qu'il ne connaissait quasiment pas. Ce que je viens de faire. Je me suis dit que c'était le bon moment, pour Noël, quand toute la famille se rassemble.

Il vient de me rappeler. Cela lui a fait plaisir et le terme est faible. La conversation a duré peu de temps et, une fois de plus, il m'a donné quelques renseignements qui pourront compléter l'article.

C'est clair, je lui ai ouvert une porte : il a découvert par exemple les frères et soeurs de son grand-père. Il n'en connaissait aucun. Il s'imaginait du coup les cousins relativement proches qu'il ne connaissait pas plus. Il n'a eu de cesse de me répéter que c'était très impressionnant. Si je puis me permettre cette comparaison, un enfant devant une friandise (même s'il est né en 1925). En tout cas c'est l'impression qu'il me donnait en l'écoutant.

J'ai été ému et en même temps content pour lui. J'ai fait plaisir. Cela m'a coûté quoi, un peu de temps de recherche, le coût d'une photocopie en A0 ? Pas grand chose pour le plaisir que j'ai entendu et qu'il m'a renvoyé.

C'est aussi pour cela que je fais ce métier.


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Les sites Internet peuvent-ils être des immobilisations ?

Par Stéphane Cosson le 18 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

J'ai toujours le nez dans mes comptes. Nous sommes en fin d'année, c'est normal, et cela va me permettre de commencer une année 2009 plus sereine.

Parfois, mettre le nez dans les comptes peut faire du bien. On peut alors trouver des astuces comptables. C'est le cas pour les sites Internet.

Au départ, nous avions placé cela dans les charges. Mais personnellement, cela m'ennuyait.  J'avais l'impression d'être plombé par ces sites alors que mon but était l'inverse. Après tout, j'avais mis en place un portail Internet avec une charte graphique. Et que je sache, je suis le seul professionnel à avoir créé un portail. Après tout, je les avais financé par le biais de prêts. Pour moi, c'était de l'investissement sur du moyen ou du long terme, pas une charge immédiatement payable.

Mais mon opinion n'est pas forcément la réalité comptable. Ce que je ressentais, il fallait des preuves. C'est parti pour une recherche Internet. Et j'ai bien fait !

En effet, j'ai trouvé ce que je ressentais. Une partie des coûts de mes sites Internet ne sont pas comptablement considérés comme des charges. Pour être actif immobilisé incorporel (c'est le terme technique), la dépense doit être de nature à générer des avantages économiques à l'avenir pour l'entreprise. Pour cela, il faut que le site pour lequel la dépense est engagée soit en mesure de générer des revenus et l'entreprise doit en apporter la preuve. Sinon, il s'agit de charges.

Il faut donc, autrement dit, que le site enregistre des commandes clients et/ou participe aux systèmes d'information ou commerciaux de l'entreprise dont on peut démontrer qu'ils génèreront des avantages économiques futurs.  Et encore, il ne s'agit que des coûts de conception et de développement. Eh oh, ce serait trop simple sinon ! Vous avez déjà vu l'admisitration fiscale faire des cadeaux ? Moi pas !

En continuant mes recherches, j'ai trouvé plus d'explications encore. L'entreprise doit démontrer qu'elle remplit simultanément les conditions suivantes :

*Le site a de sérieuses chances de réussite technique.

*L'entreprise a l'intention d'achever le site Internet et de l'utiliser ou de le vendre.

*L'entreprise a la capacité d'utiliser ou de vendre le site Internet.

*Le site Internet génèrera des avantages économiques futurs (ils m'agacent à ne pas plus préciser ce qu'ils entendent par là. Je sens qu'il peut alors y avoir anguille sous roche).

*L'entreprise dispose des ressources appropriées pour achever le développement et utiliser ou vendre le site Internet.

*L'entreprise a la capacité d'évaluer fiablement les dépenses attribuables au site Internet au cours de son développement.

Je trouve que c'est plutôt une bonne nouvelle. Ce sont plus de 7000 € qui sont partis dans mon bilan. Allez zou !



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Analyse des comptes

Par Stéphane Cosson le 14 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

L'année étant sur le point de se terminer, je suis en train de mettre complètement le nez dans mes comptes, d'analyser 2008, de voir où j'ai pu commettre des erreurs afin de pouvoir les rectifier en 2009.

C'est toujours utile et nécessaire. Mëme si cela peut faire très mal.

Combien m'a coûté le départ de mon associé ?  Car c'est quand même le grand évènement de l'année 2008, celui qui n'était pas du tout prévu. Ce départ-là ne m'a pas coûté qu'en termes de frais d'avocat, de cession de parts et autres "billevesées", si je puis employer ce terme. Il faut aussi que je l'analyse en terme de CA HT. J'ai fait un petit calcul : le départ de mon associé m'a coûté au moins 6000 € de CA HT en moins. Soit 1000 €/mois que je n'ai pas pu faire rentrer, de contrats que je n'ai pu honorer par manque de temps. Ce n'est pas rien. Ce n'est vraiment pas rien.

Je me rends compte qu'en outre, ayant le nez complètement dans le guidon à cause de ce départ, j'ai parfois mené des actions sans prendre tout le temps de la réflexion nécessaire. Simplement parce que j'ai estimé, peut-être à tort, que donner des réponses à ma clientèle était plus important, que dégager du CA HT était plus important. Ou peut-être parce que j'étais pris par le feu de l'action, en train d'essayer de colmater partout suite à ce départ. Là encore, je peux chiffrer ce manque de réflexion à environ 6000 autres € HT. Ce n'est toujours pas rien.

Du coup, je suis complètement en train d'analyser les relations que j'ai pu avoir avec mon ancien associé. Je les perçois sous un nouveau jour. Mes confrères de SOS Généalogie l'appelaient "l'homme invisible".  Qu'y a-t-il derrière cette galéjade ? Et si, tout compte fait, nous n'avions pas eu une relation d'associé à associé mais plutôt n'aurait-il pas eu vis-à-vis de moi une relation de salarié à patron ? Peut-être est-ce une relation que j'ai induite sans m'en rendre compte. Je ne sais pas s'il y a un seul fautif. Je ne le crois pas. Les fautes étaient sans doutes partagées.

Mais...

Je me rends compte que nous vivions uniquement ou presque sur ce que je pouvais apporter. En termes d'idées, de CA HT, de contacts. La relation était par trop déséquilibrée. J'étais dans le "Nous" alors qu'il est resté dans le "Je". Je travaillais pour S2CF. Il travaillait pour lui-même.  Et cela j'en suis persuadé.

Et effectivement, cela ne pouvait pas fonctionner. Il ne pouvait que partir à un moment ou à un autre. Sauf que prendre en charge brutalement, en plus de mon travail, son travail a accru le déséquilibre précaire qui pouvait avoir été mis en place. Il n'y a plus eu de contre-poids. J'ai dû lâcher du lest, malheureusement au détriment de ce que j'estime faire partie de la qualité du travail.

D'où les 12000 € cités plus haut. Et je reste persuadé que, si je continue de gratter, d'analyser, d'autres € devraient pouvoir être rajoutés, peut-être autant, peut-être moins. Je n'en sais rien.

Attention, je ne rejette pas la faute uniquement sur lui. Il débutait dans la profession alors que je suis dans la profession depuis 8 ans. J'ai donc ma part de responsabilité. Forcément ! J'aurais sans doute dû être plus dans l'accompagnement, le tutorat, l'intégrer plus en douceur sans le lâcher trop vite. Aurais-je dû être dans le ressenti, dans un questionnement en permanence le concernant ? Devais-je provoquer des réactions de sa part ? Peut-être.

Son départ, financièrement, comptablement, n'est pas anodin dans tous les cas. A moi, et à moi seul, maintenant de remonter la pente.


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Développer la mémoire de l'entreprise

Par Stéphane Cosson le 10 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Décidément, l'ouvrage sur le knowledge management est d'une richesse que je ne soupçonnais pas. Notamment en ce qui concerne les approches qu'il développe pour mettre en place une mémoire de l'entreprise.

Celle qui me parle le plus en tant que généalogiste professionnel et en tant que chef d'entreprise est la conception centrée sur les utilisateurs.

En effet, cette approche donne l'assurance que la mémoire sera définie en fonction des besoins des utilisateurs. En tant que généalogiste, je suis porteur de mémoire. Les sociologues parlent de membre-pivot d'une famille. En tant que professionnel, je me dois d'organiser tout l'environnement autour des recherches que j'effectue.

Ces recherches ne sont que la partie immergée de l'iceberg. Derrière il y a tout un travail de mise en place, d'indexation pour retrouver plus facilement l'information, et pour pouvoir aussi la fournir plus rapidement. Mais, pour pouvoir organiser correctement, pour éviter de ne pas se tromper, le mieux est quand même de le faire en fonction, et en fonction, seulement de la détermination des besoins, de la conception de ces besoins, de leur "implantation". Les besoins de mes clients, généalogistes amateurs, ont en effet fortement évolués depuis que la généalogie familiale professionnelle existe. Je me dois non seulement de suivre ces besoins mais aussi les anticiper le plus possible. Donc être au plus près de mes utilisateurs.

Du coup...

Le système le plus efficace est celui qui est créé en partenariat entre le développeur que je peux être et les utilisateurs, les personnes intéressées dans cette organisation. Pour ceux qui étudient le Knowledge Management, une personne intéressée est une personne qui a un enjeu pouvant être affecté par le système. Donc toute personne qui a quelque chose à perdre ou à gagner, qui peut affecter ou qui est affectée par l'organisation mise en place.

Ce qui rend le travail intéressant, motivant, c'est qu'aucun des points de vue ne peut être ignoré sans conséquence dommageable pour l'organisation en son entier. Toutes les personnes qui s'y penchent ajoutent des contraintes. C'est quelque chose qui peut être relativement exaltant. Et qui est absolument impossible à résoudre tout seul.

En cela, c'est une autre manière d'envisager la généalogie. Il me semble que cela ouvre d'énormes perspectives.


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Et tu enfanteras dans la douleur...

Par Stéphane Cosson le 7 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Être débordé, je m'aperçois que ce n'est pas bon, mais pas bon du tout, ni pour moi ni pour mon entreprise. Je me rends compte que c'est le meilleur moyen pour commettre des erreurs de gestion, de jugement et/ou autres erreurs possibles.

Maintenant que ma comptabilité a été mise à jour, c'est incroyable comme cela me saute aux yeux.

L'année 2008 a été une mauvaise année. Non pas du point de vue du travail ou du CA HT. De ce côté-là, l'année a été une année comme les autres. Ou presque. Mais du point de vue gestion de l'entreprise. Le départ de mon associé en plein milieu de l'année a complètement modifié la donne en terme de gestion de l'entreprise. C'est visible du point de vue comptable à un point que je n'imaginais même pas. Il y a bel et bien un avant et un après. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Du point de vue gestion de l'entreprise, ce départ a même été, employons le mot, une catastrophe. D'où mon titre. Parce que je me suis retrouvé à essayer de gérer 55 jours de travail mensuel et que, même avec la meilleure volonté du monde, même en y sacrifiant tout ce qui est sacrifiable, c'est impossible.

Bref, six mois à oublier. Ou presque. Car cela a été aussi six mois d'apprentissage intense en tant que chef d'entreprise. La meilleure école possible. Cela entraîne actuellement la création de procédures,  un peu bureaucratiques certes, mais qui vont permettre de rectifier très rapidement le tir, d'être immédiatement réactif, contrairement à ce qui a pu se passer en 2008.

2009 ne pourra être que l'année de la renaissance. 2008 est complètement terminée du point de vue comptable, du point de vue de la gestion de mon entreprise. Ce ne sont pas les 24 jours qui restent qui vont changer un an. La tendance 2008 est définitivement close.  L'important maintenant c'est 2009. Les différents services des Archives ferment entre la Noël et le premier de l'an ?  Ce sera la semaine qui me permettra de peaufiner la préparation de 2009 et des années suivantes.


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Moi, une sommité ?

Par Stéphane Cosson le 4 décembre 2008 | (2) Commentaires | Permalink

J'ai discuté longuement avec un confrère qui s'installe. Nous avons été très bavards lui et moi au téléphone mais c'est le seul moyen de bien se connaître. Enfin, il me semble.

Lors de la conversation, il m'a qualifié de "sommité dans le monde généalogique". Houlà ! on se calme !

Une sommité, pour moi, c'est quelqu'un qui fait référence, dont la parole ne peut être mise en doute. Il me semble que me concernant on en est très loin.

Un autre de mes confrères me qualifiait plutôt de marginal, puisque j'avais un blog dans lequel je disais tout haut ce que je pensais et que j'avais plusieurs sites professionnels, puisque aussi je n'appartenais à aucune chambre syndicale. Bref, quelqu'un d'hors norme. Un extra-terrestre en quelque sorte.

Je ne sais où se situe la vérité. Sans doute entre les deux. Personnellement, je suis très mal placé pour vraiment le savoir.

Dans les deux cas, cela m'a fait bizarre. Sommité ou marginal, je n'en sais rien. Je crois que le mieux c'est de rester humble et vrai, que ce qui compte c'est le travail au quotidien. Pour le reste, je crois que ce n'est vraiment pas important.


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Le généalogiste, un confesseur qui s'ignore ?

Par Stéphane Cosson le 1 décembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Un de mes clients m'a demandé de lui éditer ses arbres généalogiques avec du papier permanent. Comme les feuilles de papier permanent sont plus petites que ses arbres généalogiques, ce sera sans doute avec de la toile blanche s'il en est d'accord.

J'étais donc avec l'infographiste chez l'imprimeur pour discuter du devis et des différentes possibilités. Et au cours de la discussion...

Au cours de la discussion, l'infographiste se rend compte que je suis généalogiste professionnel. J'avais dû être trop discret à ce sujet, je ne sais. Mais il a dû se sentir en confiance tout d'un coup.

Et alors que nous étions sur les questions techniques (épaisseur de la toile, pliure de celle-ci ou pas, garantie de vie), le voilà qui me parle de sa famille, du parcours géographique de celle-ci, de ce que son père avait découvert, de ce qu'il aimerait découvrir...

Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive et cela me fait toujours bizarre. Soit j'inspire confiance, soit c'est mon métier de généalogiste qui prête à la confidence. Je ne sais pas.

Dans tous les cas, cela relève de l'intime. Je connaissais le rapprochement psychologie et généalogie, je crois qu'il faut en faire un autre entre la confession et la généalogie. Je crois que nous sommes dans le même ordre d'idée. Dans la confession, ce qui compte ce n'est pas la longue litanie des péchés mais la réconciliation avec la puissance divine. Pour moi, c'est vraiment le même ordre d'idée.

Je m'explique : la famille, il me semble, a un poids certain sur les épaules de tout un chacun. Nous ne sommes que des maillons d'une chaîne. J'aurais plutôt tendance à parler de Famille dans ce cas-là.

Faire ses recherches généalogiques, c'est aussi mettre le pied dans certains secrets enfouis au plus profond de nous, de notre histoire, c'est les mettre au grand jour. Et c'est aussi une manière de se réconcilier, il me semble, avec nos ancêtres.

Les ethnologues disent bien que les généalogistes, d'une certaine manière, réinventent leur histoire familiale et en même temps leur histoire personnelle. Et ne dit-on pas que les psy (quoi qu'il y ait derrière) sont des confesseurs laïcs ?

C'est une idée comme cela, en l'air, qu'il faudrait peut-être creuser, que ma rencontre d'aujourd'hui en tout cas m'a inspiré.


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