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Compromis
Par Stéphane Cosson le 29 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Que vaut-il mieux ? Laisser partir un client dans son insatisfaction ou bien être un chouïa diplomate, accepter de perdre un peu d'argent, et laisser partir le client satisfait ?
Personnellement, je suis plus dans la diplomatie. Même si, je le sais et on ne cesse de me le dire, je suis trop gentil. Mais on ne se change pas.
Voici donc l'histoire d'un compromis.
Au départ, un monsieur me contacte pour me demander d'informatiser son arbre généalogique. Je lui fais un devis qu'il accepte. Jusque là, tout va bien.
Tout s'est un peu gâté quand il a voulu mettre un titre et un texte sur son arbre généalogique. Quatre proprotypes ont été nécessaires pour arriver au résultat qu'il voulait. Quatre prototypes, cela demande du temps.
J'avais cru être arrivé à satisfaire sa volonté au bout du troisième, les photocopies format A0 avaient été faites. Mais ce fut un raté. Le cartouche du titre était à refaire. Pas satisfaisant à son égard, trop ostentatoire.
Il a fallu du coup mettre en place une médiation sur le prix. Quel montant ? Comment satisfaire toutes les parties ? Il a fallu que chacun accepte de faire un pas pour ne pas être dans une impasse. Nous y perdons un peu tous les deux. Mais nous y gagnons aussi un peu tous les deux.
Mais en même temps, j'ai vu partir mon client avec le sourire et nous nous sommes quittés en bons termes. Quand on sait qu'un client mécontent vous fait de la contre-publicité à 12 personnes en moyenne alors qu'un client satisfait vous fait de la publicité seulement à 7, je crois que le compromis s'impose.
Oui, je sais, j'en connais qui me diront que je me suis fait avoir. Mais je ne le crois pas. Je serais resté sur mes positions, je prenais le risque qu'il ne paye pas du tout. Mieux vaut toujours un compromis qu'un impayé.
Ah, j'ai oublié de préciser parce que pour moi c'est évident, mais c'est toujours mieux en le disant. Les compromis éventuels que je peux passer avec mes clients, comme cela a été le cas ici, ce n'est JAMAIS sur le temps de travail. Là, je ne fais aucun compromis. Le seul qui puisse exister porte EXCLUSIVEMENT sur le montant des frais. Je ne brade pas mes compétences, JAMAIS, je peux par contre être plus coulant sur mes frais.
Quel est le coeur du métier de généalogiste ?
Par Stéphane Cosson le 26 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Quel est notre coeur de métier en tant que généalogiste ? Est-ce uniquement la recherche pour les particuliers ? Je ne le crois pas. Ou disons plutôt de moins en moins. Il me semble que cette recherche n'est qu'une partie de notre travail, la partie visible.
Après tout, en faisant des recherches pour les particuliers, le généalogiste constitue un stock : un stock de données, d'actes. N'y a-t-il pas déplacement du centre de gravité de notre métier, de ce fait ?
Restons sur cette idée de stock. La tâche du généalogiste n'est-elle pas aussi de le rendre le plus pertinent possible, de le décrire, de l'indexer avec un maximum de précision ? Notre coeur de métier peut-il être autour de ce stock ?
Pourquoi ne pas agir plus en aval ? Décrire l'information que nous possédons à des niveaux de granularité divers : personne n'a forcément besoin de la même information. Inventons donc des filtres, des tamis différents en fonction des besoins. De même, repensons l'accès. Je ne sais pas encore comment mais je crois que nous devrions travailler à ce niveau.
En outre, un de nos rôles n'est-il pas de conseiller, de formaliser, de traduire des besoins ? Le besoin de visibilité et d'accès aux archives s'accroît. Le besoin d'accompagnement, le besoin d'autonomie aussi. Et là nous travaillons aussi en amont. Après tout, plutôt que de considérer que nos utilisateurs, nos clients sont des niais (ce qu'ils sont de moins en moins) et qu'il faut tout leur apprendre, leur mâcher tout le travail, faisons plutôt confiance à leur sens critique quant à l'appréciation de la qualité de l'information que nous leur donnons. En même temps, profitons-en pour leur donner un certain nombre de réflexes. Seule compte l'information que nous possédons. Oublions sa localisation physique. De toute façon, avec la numérisation des archives, celle-ci n'aura bientôt plus aucune importance.
Nous sommes des professionnels ? Faisons en sorte que l'authentification des données passe uniquement par nous. Après tout, n'est-ce ce à quoi se sont attelées les associations et les sociétés dites commerciales ? Et nous attendons quoi ?
Première groupie
Par Stéphane Cosson le 24 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Hier après-midi, j'ai pu discuter avec une de mes lectrices. Elle a employé au cours de la conversation le terme de "groupie". Elle s'est qualifiée comme ma première groupie et elle était sérieuse en plus. Houlà !
Qui plus est, hier soir, j'ai une personne au téléphone dans le cadre de SOS Généalogie qui me demande mon nom. Et dès que je décline mon identité, j'entends un :"Ah oui ! Celui des magazines !". D'accord !
Moi, qui travaille encore à l'ancienne, avec le papier, le crayon et la gomme aux Archives ? Moi, avoir des groupies ? Elle est où, la star derrière moi bien cachée ?
Déjà que j'ai du mal avec le terme "sommité" qu' on a pu employer à mon encontre, alors "groupie", je ne vous en parle même pas. Enfin... si !
Groupie : selon la définition, il s'agit de jeunes filles admiratrices de chanteurs, musiciens, groupes, qui les suivent partout, en concert et ailleurs ou de partisans inconditionnels de personnalités comme les hommes politiques.
Un court instant, je me suis vu encadré par des gardes du corps à fuir les paparazzi et les jeunes filles hystériques m'attendant à la sortie de conférences ou de cours pour pouvoir obtenir un autographe. Un court instant seulement parce que je ne suis pas non plus un Beatles. Il faut savoir raison garder.
Qu'elle aime bien mes notes sur le blog, d'accord et j'apprécie. C'est vrai après tout, je suis devant mon ordinateur à taper sur mon clavier sans connaître forcément les personnes qui me lisent ou même le nombre de celles-ci. Mais de franchir le pas de la groupie. Houlà ! Me voilà bien !
Heureusement, je ne parle pas encore de moi à la troisième personne ou je ne demande pas à être payé dans une monnaie qui n'existe pas et dont je fixe le cours moi-même. Il ne me manquerait plus que cela ! Ne riez pas, j'en connais dans mes confrères.
Groupie : si j'avais su çà quand j'ai commencé ce blog... J'espère qu'elle ne m'en voudra pas de reprendre son terme. Mais cela m'espante, comme on dit dans mon Midi natal !
Une fille naturelle du Comte de Ségur
Par Stéphane Cosson le 24 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
J'étais en train de faire des recherches dans le Comminges pour un client, plus précisément sur la commune d'Arbas, à la frontière de la Haute-Garonne et de l'Ariège, quand je suis tombé sur un acte de naissance d'une fille naturelle reconnue d'un Comte de Ségur.
Mais de quel comte s'agit-il ? Simple curiosité de ma part bien sûr.
Tout d'abord l'acte : Le 7 mai 1779 est née et a été baptisée Elisabeth, fille naturelle reconnue du Comte de Ségur, capitaine de Dragons, et de Marie Lencontrade, habitant Arreau dans la vallée d'Aure. Je n'ai pas noté les parrains et marraines car ils n'en apprenaient pas plus. De même, dans l'acte, il n'était pas précisé quand et comment ce comte de Ségur avait reconnu sa fille.
Je me suis demandé qui pouvait ce Comte de Ségur, non prénommé, mais capitaine de Dragons. S'agit-il de Philippe-Henri de Ségur, fils de Henri-François de Ségur et d'Angélique de Froissy, fille naturelle non reconnue du Régent ? Né en 1724, il fut quand même ministre de la guerre et maréchal de France en 1783.
Cela m'embêtait. Je voyais mal un capitaine de Dragons devenir 4 ans plus tard maréchal de France.
En fait, je pense qu'il s'agit plutôt de son fils Louis-Philippe de Ségur. L'âge correspond mieux. Mais comme je n'ai qu'une indication de grade et rien d'autre, il ne s'agit que d'une supposition.
Si quelqu'un peut mieux me renseigner, qu'il n'hésite pas.
Une aide à l'appropriation de la connaissance
Par Stéphane Cosson le 24 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Je viens de lire un article très intéressant dans le dernier numéro d'Archimag. Ils avaient fait un sondage sur les personnalités les plus importantes dans le domaine de l'infodoc. Archimag proposait une liste de 55 noms mais la liste était ouverte.
Cinq personnalités ont été interviewées. Ce qu'elles ont pu dire sur le numérique et l'aide à l'appropriation de la connaissance a fait tilt.
Plus les outils technologiques proposés sont sophistiqués, plus le citoyen lamba est désemparé. Et là, il faut faire oeuvre de pédagogie. La réponse à donner passe par l'être humain. L'avenir, selon eux, c'est l'être humain et les services qu'il peut construire. J'ai trouvé cette première approche plutôt réjouissante.
De même, l'humilité sortait de leur discours. Même si les ressources patrimoniales restent d'une valeur inestimable, prendre conscience de la finitude extrême des collections semblait plus qu'important à leurs yeux. En effet, à côté de celles-ci, il existe les ressources d'Internet, des ressources électroniques immenses et non maîtrisées. Alors, certes, on peut posséder un stock rare et s'en satisfaire mais le mieux quand même est l'exploitation toujours renouvelée des contenus. Si je puis m'exprimer ainsi, ce n'est pas le moment d'attendre la prochaine ère glaciaire parce que là ce sera trop tard. La communication est une nécessité inhérente au travail de l'infodoc désormais.
Et là, on revient à l'être humain et à la pédagogie. En effet, pour exploiter les contenus, des créateurs de contenus, des créateurs de données doivent se mettre au travail, surgir de terre. D'où la nécessité aussi de toujours innover, de faire de la veille.
Mais il faut aussi des "filtres", c'est-à-dire des personnes qui orientent, recommandent, savent entrer dans la conversation géante du web en étant reconnues comme des interlocuteurs. Ce qui implique de se tenir à jour en tant que professionnel pour ne pas être dépassé. Et cette entrée se fait au moyen de tous les outils collaboratifs possibles et imaginables. Bref, là encore, d'une certaine manière, un pédagogue.
Je ne sais pour vous, mais pour moi c'est entré en résonnance avec mes aspirations profondes.
Il y a des jours où...
Par Stéphane Cosson le 15 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Il y a des jours où on ferait mieux de rester couché. Pourtant tout avait bien commencé. J'étais sur une donation entre vifs de 1635 que je lisais avec délectation... Comme le quotidien ou presque...
Quand... Patatras !
La matinée s'est moins bien finie de même que l'après-midi en partie. J'ai commencé par recevoir un courrier recommandé. Je déteste cela, on ne sait jamais ce qu'il cache. Premier gros lot de la matinée !
J'ai ensuite perdu mes chéquiers. J'en avais besoin par rapport à mon courrier recommandé pour faire des vérifications. Branle-bas de combat ! Mettons la maison à sac. Passons tout au peigne fin, deux fois, le matin et l'après-midi avec de l'aide en plus l'après-midi. Au cas où... Deux paires d'yeux valent mieux qu'une. Nada ! Enfin presque, j'ai retrouvé ceux en cours mais pas ceux qui sont terminés. Mais ce sont ceux qui étaient terminés dont j'avais besoin. Loupé ! Bien énervé que j'étais !
Et là...le pompon... la timbale dorée... le client que je reçois et qui me refuse les arbres généalogiques -tirés en 18 exemplaires, format A0, papier de 160 g, pliure plan avec pochette en papier gris pour les ranger- parce que le titre est trop gros à son goût et pas à l'endroit où il aurait aimé qu'il soit tout compte fait ! Aahhh!! Damned ! Il aura été pénible jusqu'au bout celui-là ! J'en étais pourtant à mon troisième prototype pour lui, validé à chaque fois. Et à chaque fois... là... là... il y a comme un défaut. Alors que tout semblait OK cette fois-ci. Heureusement que tous ne sont pas comme lui !
Déjà que le reste m'avait énervé. Vous connaissez le loup de Tex Avery qui se tape dessus quand il a la pin-up en face ? A peu près ce niveau d'énervement intérieur. Mais...Rester zen en face de lui, prendre sur moi... Sourire... Être poli...Pas simple mais j'y suis arrivé.
J'espère que j'en aurais qu'un dans ma vie de généalogiste professionnel des comme celui-là ! un chieur insatisfait chronique, il faut employer les termes tels qu'ils doivent être employés. J'aurais pas aimé l'avoir comme patron ! Enfin... C'est la dernière ligne droite pour lui, du moins je l'espère !
Tenir une rubrique régulière
Par Stéphane Cosson le 13 janvier 2009 | (2) Commentaires | Permalink
Vous savez quoi ? En y réfléchissant un tantinet soit peu, cela me fait bizarre de tenir une rubrique régulière dans une revue de généalogie. Pourtant écrire régulièrement, cela ne devrait pas me poser de problèmes. Je devrais avoir l'habitude depuis deux ans que j'écris dans ce blog.
Curieusement, l'effet est complètement différent.
Sans doute parce que, dans un blog, j'écris en fonction de mon humeur sur un sujet de mon choix. Cela peut partir un peu dans tous les sens. D'une certaine manière, cela peut être une écriture automatique.
Dans une rubrique de revue, même s'il y a énormément de liberté, je dois rester dans un thème. D'une certaine manière, il y a des barrières. A moi de savoir jouer avec. Ce que j'ai fait d'ailleurs.
Vous le verrez à la lecture des prochains numéros, le thème, je me le suis approprié. Je l'ai trituré pour qu'il soit comme je le voulais. Je ne suis pas quelqu'un qui sait rester dans les clous. Cela ne m'intéresse pas. Et puis je ne l'ai jamais fait, alors ce n'est pas à 41 ans que cela va commencer. Alors, je suis bien dans le cadre fixé, mais comme je l'entends.
Rien à voir avec les articles habituels dans ce domaine. Plutôt que d'être professoral, je préfère raconter une histoire. Quitte à ce que cette histoire dure sur plusieurs articles. Là, quatre articles au moins parleront de la même personne, peut-être cinq si je fais un article résumé, un article de conclusion. Je ne sais pas encore.
Mais en même temps, cela me fait bizarre. C'est comme si une étape était franchie. Comme si je devenais quelqu'un d'autre. Comme si je devais faire attention à mon image en société. Et pourtant, je suis le même. Et pourtant rien n'a changé.
Quel regard change ? Le mien ou celui des autres sur moi ? L'avenir peut-être le dira.
Un rêve peut-être fou
Par Stéphane Cosson le 11 janvier 2009 | (2) Commentaires | Permalink
Je suis actuellement en train de mettre à jour ma liste-éclair. Une fois de plus, plusieurs dizaines, plusieurs centaines ?, de noms à rajouter en rouge pour savoir ainsi exactement les modifications que j'aurais à faire sur le site.
Et j'ai de plus en plus un rêve qui peut paraître un peu fou, voire même complètement barje, au vu de mon résultat comptable et fiscal, au vu de la situation actuelle : embaucher.
Oh, je vais y aller avec circonspection. L'expérience de mon ancien associé m'a suffit comme mauvaise expérience pour apprendre ce qu'il ne fallait surtout pas faire. Peut-être même qu'avec lui, j'avais pris le problème à l'envers. Ce qui m'a coûté. Et m'a appris en même temps.
Reprenons les bonnes bases : calcul des heures de travail nécessaires, coût de celles-ci, business plan pour rechercher des financements éventuels. Prenons le temps de la réflexion. Mesurons le risque.
Cela peut paraître un rêve un peu fou mais en même temps quand je vois le travail qui s'accumule et dont je n'ai pas le temps de m'occuper. Les envies que j'ai...Je me dis : Et si ? Pourquoi pas ? Il va me falloir apprendre à déléguer, mais à apprendre correctement et à déléguer tout aussi correctement.
Un rêve peut-être un peu fou.
SOS Généalogie devient une association
Par Stéphane Cosson le 7 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
SOS Généalogie, vous connaissez : Un numéro, le 0 892 701 381, ouvert du lundi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h derrière lequel vous trouvez des généalogistes professionnels qui répondent à vos questions. Les lundis après-midi, c'est Marie-Francine Barran-Douin, spécialiste de l'Espagne, qui est à votre écoute.
SOS Généalogie, c'est aussi deux autres services : SOS Paléo pour tous vos problèmes de déchiffrage de texte en français, au moins jusqu'au XVIe siècle et SOS Coaching quand vraiment les difficultés sont trop importantes et qu'une aide personnalisée s'avère nécessaire.
SOS Généalogie change donc de statut.
En effet, des partenariats étaient possibles à la seule condition que SOS Généalogie ait la personnalité morale. Certes, mais laquelle ? Nous y sommes allés avec prudence et pragmatisme, pensant que ce n'était pas la peine d'engager trop de frais au départ, qu'il fallait laisser du temps au temps.
Nous savions, Jérôme Malhache, Patrick Gossein, Frédéric Deleuze, Marie-Francine Barran-Douin, Jérôme Blanc et moi-même qu'à un moment ou à un autre, nous devrions évoluer. C'est nécessaire et c'est plutôt signe de bonne santé. Enfin il me semble.
Donc, avant de nous transformer de suite en SARL, nous avons préféré passer par une étape intermédiaire : l'association. Les statuts ont été déposés en préfecture d'Albi.
Rien ne change pour vous, rassurez-vous : nous serons toujours autant dans l'écoute et l'attention vous concernant.
Echange article contre publicité
Par Stéphane Cosson le 5 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Pour ceux qui lisent la Revue Française de Généalogie, vous avez dû constater dans les différents numéros de 2008 qu'il y avait une publicité concernant SOS Généalogie.
De même, pour ceux qui achètent Généalogie-Magazine ou qui y sont abonnés, vous avez dû constater une publicité me concernant apparaître depuis quelques numéros, avant mon premier article en paléographie.
Dans les deux cas, je me demandais comment valoriser cette publicité ? Le gain qu'elle pouvait m'apporter ainsi qu'à mes confrères (pour SOS Généalogie) était-il du CA HT ou pas ?
Alors direction l'expert-comptable (le nouveau, pas l'ancien !). Posons-lui la question !
Je n'étais pas d'accord avec mon ami comptable. Pour moi, c'était du CA HT et donc il fallait l'intégrer d'une manière ou d'une autre dans le CA de l'année. Pour lui, il fallait oublier, purement et simplement. Un échange, un cadeau, donc rien de comptablement intéressant.
Je me suis alors transformé en Prunelle (pour ceux qui lisent Gaston Lagaffe), râlant plus et encore.
J'ai fait un petit calcul, en fonction des éléments que j'ai pu glaner. Pour Généalogie-Magazine, en fonction de la taille de la pubicité, du moment où elle est apparue, cela représentait 1100 € HT. Pour la RFG, 2340 € HT. Vraiment dommage de ne pas valoriser ces sommes d'une manière ou d'une autre. Même si c'est un échange de bon procédé.
Donc direction l'expert-comptable parce que je suis quelqu'un de têtu et d'obstiné. Et j'ai posé la question. Non mais !
J'ai bien fait ! Je peux bel et bien l'intégrer dans mon CA. Voici la réponse plus complète de l'expert-comptable : "Il est bien sûr possible de faire figurer ce chiffre d'affaires en comptabilité. Il suffira de passer une OD en créditant le CAHT et la TVA collectée correspondante par le débit d'un poste de charges (publicité) HT ainsi que la TVA déductible afférente à cette opération.
Ces opérations peuvent soit se passer à chaque opération, soit en une seule fois à la fin de l'exercice. Ma préférence va à la deuxième solution".
Il suffit donc de savoir le montant de la publicité qui est passée en échange des articles écrits, de compter le nombre de pub passées et le tour est joué. Et ce n'est pas gonfler artificiellement son CA. Si le fisc a des questions, il suffit de le leur prouver et c'est relativement simple.
Expliqué plus simplement, il s'agit en fait d'une opération blanche. Il n'y a pas d'augmentation artificielle de mon CAHT. Le même montant, à l'identique au centime prêt, est mis en charge, dans la rubrique publicité. Cela ne change rien pour mon résultat fiscal et comptable. Cela ne change rien pour ma déclaration de TVA.
Par contre, vis-à-vis de mes partenaires financiers, cela peut être intéressant. Ils sont toujours rassurés quand le CA augmente. A moi de savoir le valoriser vis-à-vis d'eux, tout en ne cherchant pas à les berner bien sûr.
Non mais !
