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Loi TEPA

Par Stéphane Cosson le 5 mars 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Il y a des moments où j'ai vraiment l'impression que je ne m'exprime pas comme tout le monde ou que je suis un mutant ou une bête curieuse. Enfin, quelque chose de bizarre. En tout cas en décalage.

Je viens de faire un calcul : j'ai actuellement une trentaine de semaines de travail de recherche  sur le terrain assuré, en partant du principe que 3 jours sont véritablement productifs dans une semaine. Le reste est pris par la facturation, le commercial, les déplacements, l'administratif.

Ce travail de recherche n'est pourtant que la partie visible de l'iceberg.

Il existe toute une partie invisible, ce que j'appelle la chaine généalogique. Il s'agit de mettre en valeur les recherches effectuées. Cela demande la mise en place de procédures : mise à jour des données, contrôle de qualité... Bref du travail de petite main, du travail qui peut être décentralisé mais pour lequel il faut rémunérer la personne sans contestation possible.

Pour cela, soit j'utilise le télétravail soit j'utilise l'option de la loi TEPA. Je suis actuellement en train d'en discuter avec mon expert-comptable. La loi TEPA permet à des personnes payant l'ISF d'investir dans des PME et de déduire de leur impôt 75% des sommes qu'elles investissent jusqu'à 50 000 €. Et cela tous les ans. Pas négligeable et donc pas inintéressant. Des structures spécialisées se sont mises en place pour faire les rapprochements.

Des PME. C'est là où cela risque de coincer. Mon expert-comptable me dit que je suis une TPE. Certes. Mais dans la loi TEPA, les entreprises exerçant une profession libérale y ont droit. J'exerce une profession libérale. Toutes les professions libérales sont-elles forcément des PME ? Je ne le crois pas. C'est la question que j'ai posé à mon expert-comptable.

Le but ce serait de pouvoir bénéficier de cette loi TEPA, d'embaucher des personnes à qui j'expliquerais les procédures que je veux mettre en place, personnes que je formerais, personnes qui pourraient le faire en télétravail. Le but ce serait de pouvoir embaucher des personnes chomeurs longue durée, RMIstes, bref des personnes qui pourraient montrer aux investisseurs que le côté social est important.

Pour le moment, je n'ai pas tout calculé dans ma tête, notamment en terme de contrat de travail. Un problème après l'autre. Je sais ce que je ne veux plus faire, vers où je ne veux plus aller. L'expérience avec mon ancien associé a été très formatrice de ce côté là.

Mais j'ai une vision de plus en plus entrepreneuriale et c'est là où j'ai l'impression de ne pas parler le même langage. J'envisage les problèmes de manière tellement différente que certains confrères que cela peut m'inquièter. Qui est dans le vrai ?


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Un centre d'archives en braille

Par Stéphane Cosson le 1 mars 2009 | (3) Commentaires | Permalink

Connaissez-vous la médiathèque Valentin Haüy à Paris, dans le septième arrondissement ? Selon un article paru dans Le Pélerin, il s'agit de la plus grande médiathèque en braille du monde : 20 000 livres en braille, 2 000 volumes en gros caractères, 2 200 livres sonores, 150 films en audiovision, 5 000 partitions musicales.

Vous allez me dire que je reviens sur lequel il y avait déjà eu une note. Vous allez me dire que des solutions existent. Mais je reste persuadé qu'il doit être possible d'atteindre le public des aveugles en généalogie.

Attention, pas les malvoyants mais bel et bien les aveugles. Ceux qui n'ont que le braille, si je puis m'exprimer ainsi, pour pouvoir appréhender le monde de l'écrit.

C'est peut-être une idée folle mais imaginez : nous sommes actuellement dans l'ère de la numérisation des archives. Nous sommes dans l'ère des relevés systématiques des BMS et NMD. Pourquoi, tant qu'à les relever, ne pas penser à imprimer une version des relevés en braille ?

Un travail de Titan, certes. Mais que je crois parfaitement réalisable. Il pourrait même être possible d'imaginer des archives sonores uniquement consacrées aux relevés des BMS et NMD, comme peuvent l'être le livre sonore.

Pourquoi, sous prétexte qu'on est aveugle, les recherches des ancêtres seraient-elles "interdites" ?

Une manière de repenser peut-être entièrement notre façon de voir, et j'emploie ce terme volontairement, le monde des archives. Pour ne laisser personne à la marge.

Qu'en pensez-vous ?  Si tous les généalogistes du monde ... Enfin, vous connaissez la suite.


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