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Attente et retard

Par Stéphane Cosson le 31 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Le Congrès a eu au moins un point positif : pouvoir comparer nos pratiques entre professionnels (enfin, ceux qui ont bien voulu en discuter). Nous sommes tous tellement différents, membres de chambres ou pas, débutants ou anciens. Le métier est tellement un métier de solitaire. Comparer peut faire du bien.

Je me suis rendu compte d'une chose : il semblerait en fait qu'il y ait deux types de généalogistes. Ceux que la crise économique atteint et qui voient leur CAHT baisser et ceux qui n'ont vu aucun changement et qui ont au contraire des mois de retard à cause de celle-ci.

Je me suis demandé alors quelle pouvait en être la cause. Je me suis demandé si la diversification n'y était pas étrangère. En temps de chamboulement comme c'est le cas actuellement, je crois qu'il faut savoir louvoyer, faire feu de tout bois. Suivant ses envies, ses capacités, 20% de baisse de CAHT ici, 20% de CAHT récupéré là. Ou pas.

Ce qui m'a semblé évident c'est que tous ceux qui prenaient du retard dans leur travail, deux-trois mois de retard en moyenne, étaient des généalogistes qui avaient su s'ouvrir à d'autres pratiques, qui avaient anticipé, qui s'étaient bougé pour ne pas subir. De ce fait, cette anticipation leur avait ouvert d'autres clientèles qu'il fallait aussi satisfaire sans pour antant lâcher les clientèles habituelles. D'où les retards. Parce qu'ils étaient au feu sur plusieurs points en même temps. Et qu'il fallait tout avancer petit à petit.

Je trouve cela plutôt rassurant. Parce que je ne suis pas le seul dans ce cas. Je l'ai vu avec ma consoeur qui partageait le stand avec moi. Une commande arrivait ? Systématiquement, elle disait au client qu'il l'aurait pas avant juillet voire septembre. Parce qu'elle a su se diversifier. Oui, je trouve cela plutôt rassurant. Le métier n'est pas mort. Il évolue et c'est tant mieux.


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Retour de Congrès

Par Stéphane Cosson le 28 mai 2009 | (3) Commentaires | Permalink

C'est bizarre, après trois jours de Congrès, de se replonger dans le quotidien. C'était mon premier Congrès mais j'ai eu l'impression d'être hors réalité. Pas de courrier, pas de télé, pas de téléphone, pas d'Internet. Rien qu'une bulle. Une bulle dans laquelle je ne parlais que de généalogie, où je faisais attention exclusivement aux personnes qui venaient me parler ou admirer l'arbre généalogique en marqueterie que j'avais exposé.

Mais j'en suis relativement satisfait. Beaucoup de contacts informels  (Que vont-ils donner ? Seul l'avenir nous le dira), quelques commandes payées sur place, quatre personnes qui m'ont donné leur adresse et pour lesquelles  il faut confirmer les modalités de commande. Une conférence qui s'est bien passée malgré des débuts très laborieux. Sans doute parce que j'ai changé mon fusil d'épaule au dernier moment et que je stressais la concernant depuis des jours et des jours.

La majorité des acteurs professionnels du monde de la généalogie qui sont venus me saluer, y compris ceux auxquels je ne m'attendais pas. D'autres, avec qui je suis en contact régulier, qui ont fait comme si je n'existais pas. Quelques inimitiés ou indifférences aussi, sans que j'en comprenne forcément la cause. Bref, une vie dans une bulle.

Des gens qui, quand ils ont vu mon nom, sont spontanément venus me proposer leur généalogie Cosson et me l'ont donné. Moi qui jusqu'à présent avait scrupule à ce sujet, pensant que je les exploitais en tant que professionnel si je les acceptais,  j'ai changé d'avis lors de ce Congrès.Parce que j'ai vu, j'ai touché le plaisir qu'ils pouvaient avoir à ce sujet. Parce que j'ai pris cela comme un cadeau, un don de leur part. Et qu'un cadeau, cela ne se refuse pas. Parce qu'ils étaient prêts à aider. Peut-être mon nom, ma petite réputation professionnelle les ont-ils attirés. Je ne sais pas. Mais j'ai ressenti leur plaisir de le faire, de pouvoir partager sur ce nom de famille qui nous reliait même si nos familles respectives n'étaient pas du même endroit. Et c'est très appréciable.

Et là, retour au quotidien : courrier à dépouiller, téléphone, factures à envoyer ou à payer, paléographie, recherches à effectuer. Le quotidien d'un entrepreneur en généalogie, quoi.  Je pense qu'il me faudra un peu de temps pour complètement sortir du Congrès. Digérer celui-ci.


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Partage de listes-éclairs

Par Stéphane Cosson le 19 mai 2009 | (1) Commentaires | Permalink

Comme beaucoup, je suppose, je suis en train de préparer le Congrès, notamment en mettant à jour ma liste-éclair. A ce sujet, des clients m'ont envoyé la leur et je m'aperçois qu'il y a sans doute un apprentissage à faire à ce sujet.

Je ne sais pas vous mais personnellement, dans ma liste-éclair, j'essaie d'être le plus possible précis. Je vais donc du général au particulier : département, commune, paroisse, lieu-dit. Ainsi, je peux me repérer géographiquement.

Or, je m'aperçois que certains de mes clients sautent des étapes. Au lieu de le marquer dans cet ordre, ils ne mettent que le lieu-dit, omettant tout le reste. Résultat : je cherche. Résultat aussi pour eux : je fais payer cette recherche. 

Ils peuvent parfois râler. J'essaie alors de leur expliquer que les homonymes dans les lieux cela existe.  Un exemple sur une nom que je connais bien : Cadix, dans le Tarn. Deux paroisses portent ce nom : Sainte Cécile de Cadix, commune du même nom, canton de Valence d'Albigeois et Saint Sernin de Cadix, commune de Cuq-Toulza et chef-lieu du canton du même nom. L'une est dans le nord-est du Tarn, l'autre dans le sud-ouest. Si on ne met que Cadix sans précision, il peut y avoir confusion.

Certes, vous me direz : les gens connaissent leur généalogie et ne font pas la confusion. Sauf que les personnes avec qui ils partagent les informations ne la connaissent pas aussi bien qu'eux et qu'il vaut mieux alors leur donner toutes les indications s'ils veulent, par exemple, pouvoir récupérer un acte.

Cela peut paraître basique à dire, mais quand vous comptez cinq jours de recherche de lieux à un client qui vous a envoyé une liste-éclair sans trop de précision géographique, à 240 € TTC la journée, je vous le garantis, il apprend spontanément ou presque à rechercher les précisions lui-même et ne fais pas deux fois cette erreur. Et j'ai encore trop souvent des listes sans trop de précisions à mon goût. Cela me rapporte mais je préfèrerais passer ce temps là à compléter la recherche, à fouiller les archives plutôt que les dictionnaires de lieux.

D'où à mon avis, un apprentissage nécessaire à faire.


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Le Congrès (bis)

Par Stéphane Cosson le 17 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Vous pourrez me rencontrer lors du Congrès au stand 55. J'y serais avec mes bases de données sur Midi-Pyrénées et un nouveau produit que je présenterais à cette occasion. Ou si vous avez des soucis de lecture, vous n'hésitez pas non plus.

Je partage le stand avec une de mes consoeurs : Marie-Francine Barran-Douin. Alors si vous avez des questions sur des recherches en Espagne ou en Héraldique, elle se fera un plaisir de vous y répondre.

Ou tout simplement si vous avez envie de bavarder, de connaître qui se cache derrière son clavier d'ordinateur...

Bref, nous vous attendons au stand n° 55.


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Conseiller professionnel

Par Stéphane Cosson le 15 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Hier, j'allais à ma banque déposer des chèques. Par le plus grand des hasards, j'ai appris qu'une fois encore, le conseiller professionnel qui s'occupe de mon dossier a changé. Le nouveau sera le quatrième conseiller professionnel à qui il va falloir expliquer à nouveau mon activité : qui je suis, ce que je fais, ce que font mes partenaires, qui sont-ils, comment j'envisage mon avenir, comment se comporte mon secteur d'activité, la concurrence et tout le bastringue.

 En neuf ans d'activité, je trouve que cela commence à être quelque peu exagéré.

Qu'un conseiller professionnel change, je peux le comprendre. Pour qu'il puisse voir d'autres activités industrielles, commerciales, agricoles et augmenter ainsi ses compétences. D'accord. Mais là, à ce rythme, non ! La confiance a à peine le temps de s'installer, il fait un bilan comptable où il commence à comprendre mon activité, commence le deuxième que, hop, il change ! Et je recommence à tout expliquer.

J'ai calculé, je change de conseiller professionnel tous les 18 mois environ. Aucun n'a fait deux bilans comptables complets. Aucun ! Mais quel est le but de la banque ? Qu'ils fourguent uniquement des produits financiers en se moquant des professionnels qu'ils ont en face ? Avec moi, ils sont mal barrés. C'est mon activité, c'est moi le capitaine de celle-ci. Et pas le banquier qui peut essayer de me fourguer tout ce qu'il veut. Ce sera en vain si j'estime ne pas en avoir besoin.

Pour une fois, j'en avais un avec qui la confiance était passée relativement vite, qui comprenait ce que je faisais, qui avait décidé d'accompagner mon activité, qui pouvait se montrer compréhensif. Convivial, jovial, humain. Une perle par rapport à ceux qui l'avaient précédé. Celui-là, j'ai dû le garder deux ans ou presque. Il avait suivi la naissance de la société, le prêt en ayant compris les raisons des investissments, le départ de mon associé. J'espérais lui faire parvenir le bilan comptable et le compte de résultat en lui re-expliquant les raisons. Mais il avait suivi les péripéties. Il était au courant. En cas de pépin, j'allais le voir pour lui demander de surveiller le compte, il le faisait. Une très bonne relation avec lui s'était installée. Et zou, il a viré ! Et je vais devoir expliquer deux ans de mon activité à son successeur pour qu'il puisse comprendre où j'en suis et pourquoi j'en suis là.

Et la banque ne prévient pas bien sûr. Etre mis devant le fait accompli, sans passage de témoin, cela m'agace. Mais cela m'agace à un point. Parce que je commence à trouver cela pénible.

J'ai appris par la même occasion que certains des courriers signés par les conseillers professionnels sont des courriers dont ils ne sont même pas au courant. Ils ont été signés pour eux, pas seulement le nom, il y aussi leur signature manuscrite. Sauf que ce ne sont pas eux qui les ont fait partir, mais un autre service. A leur place. Sans le leur dire bien sûr. Ont-ils dû donner leur signature manuscrite qui a été enregistrée informatiquement ? Je ne le sais pas. On peut toujours aller leur demander un rendez-vous, une explication à propos de ces courriers. Ils ne sont pas au courant. Bon ce sont des courriers particuliers, relativement bateau mais quand même. Elle est où alors la relation de confiance entre la banque et son client ?

Un exemple ; le chèque d'une cliente n'est pas passé sur mon compte. Le chèque m'est alors revenu. La cliente m'avait prévenu à l'avance, avait fait en sorte que son compte soit à nouveau approvisionné. Le courrier de renvoi du chèque à mon domicile était signé manuscritement par mon conseiller professionnel. Sauf que ce n'est pas du tout lui qui l'a écrit ni signé. C'est lui qui me l'a dit en face à face, lors d'un rendez-vous qui a coïncidé avec le retour du chèque chez moi et son deuxième dépôt sur mon compte. 

Mais en même temps, je ne suis pas sûr que les autres banques ne fassent pas de même. Alors changer d'établissement ne servirait à rien. Mais cela m'a beaucoup énervé cette nouvelle. Parce que je trouve cela pénible à force. Simplement pénible.


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Superman et Umberto Eco

Par Stéphane Cosson le 12 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Umberto Eco, ce n'est pas que Le Nom de la Rose. C'est aussi un excellent auteur d'ouvrages parfois un peu difficiles à lire, dans lesquels il faut se plonger, qu'il faut relire plusieurs fois.

Il a notamment écrit sur Superman, le mythe du surhomme. Une très belle analyse, s'il en est. Nous avons tous parfois envie d'être des Supermen. Krypton, nous voilà ! Enfin... Presque... Parce que nous ne sommes que des humains.

Le réaliser cela fait parfois aussi du bien. C'est ce que je suis en train de me dire. Le Congrès arrive ? Eh bien, tout ce que je n'aurais pas pu faire pour mes clients avant, se fera après. C'est une lapalissade mais c'est bien aussi de se la dire.Tout compte fait, cela ne sert à rien de vouloir tout mettre dans un laps de temps impossible. C'est se mettre du stress pour rien. Superman n'est qu'un mythe.

J'avais lu quelque part une pancarte disant : l'urgent est fait ! Pour les miracles, adressez-vous à Dieu !

Eh bien j'en suis là pour le moment. L'urgent sera fait. Pour le reste, nous verrons plus tard ! Le Congrès bouscule mon emploi du temps bien huilé ? Tant pis ! C'est une contrainte mais c'est aussi une chance d'un autre côté. A moi de savoir quelle partie du verre je veux voir.

Mais en même temps, cela m'a permis de faire du tri, au sens concret du terme. C'est déjà ça !


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Le Congrès

Par Stéphane Cosson le 11 mai 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Le Congrès approche de plus en plus et mon stress augmente proportionnellement. Surtout que les quelques jours avant, je ne serais pas chez moi.

Du coup, même s'il faut que je continue à satisfaire les clients, je commence déjà à préparer les valises, à voir si je n'oublie rien, que ce soit du point de vue de la tenue (parce que ce n'est pas que votre cas Mesdames de choisir vos tenues, cela nous arrive aussi), du point de vue professionnel (la carte de Paris ? OK ! Les billets de train ? OK ! Le texte de la conférence ? OK ! Les réservations de l'hôtel ? OK ! La provision de cartes de visite ? OK ! L'ordinateur portable ? OK ! Le bloc-notes ? OK ! Les fiches professionnelles ? OK !). Bon qu'est ce que j'oublie ? L'invitation RFG ! OK c'est bon !

Tel que je me connais, je vais être TOCiste jusqu'au bout, à tout repasser encore et encore dans ma tête. Faire un panneau format A4 pour prévenir les personnes que je suis en conférence le vendredi matin jusqu'à 10 h 15 ! Surtout ne pas oublier ! Si je prends les fiches, il faut que je prenne pour pouvoir les mettre. C'est à côté de l'ordinateur mais il faudra que je voie si je ne peux pas les ranger autrement. ! Dans la valise peut-être si j'ai la place ?

Pour la conférence, cravate ou pas ? Et laquelle, si oui ? Bref un stress à gérer avant qu'il ne soit trop important et envahissant. Et devoir continuer à vivre normalement, à préparer les factures pour les clients. Bon, où est-ce que je vais placer mes autres déplacements : Lot, Tarn-et-Garonne, Ariège, Aude, Corrèze, Aveyron, d'ici la fin du mois ? Cela risque de faire court mais il faudra bien.

Est-ce que mes opuscules seront prêts ? Ne pas oublier l'ouvrage des Editions En Famille ! Il m'en reste quelques exemplaires, ce serait bête de ne pas en profiter. Dans la valise ?

La clé USB pour ranger mes listes-éclairs ! Ne pas l'oublier ! Avec l'ordinateur portable !

Penser aussi à dormir pour être en forme a minima. C'est bête à dire mais parfois je pourrais l'oublier. Et ce n'est vraiment pas le moment !

Bref, tout à penser, à préparer, y compris les factures des clients avant le départ. Cinq enveloppes A4 vont partir demain, cela me soulagera déjà. Deux autres sont en préparation. Si je peux, j'en ferais une avant l'Ascencion.


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Quand le début n'est pas simple

Par Stéphane Cosson le 9 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Démarrer une généalogie, ce n'est pas toujours simple. J'ai eu le cas ce matin. Une personne m'interroge : " En trois générations, j'ai quatre enfants naturels abandonnés, deux désaveux de paternité, une mère putative, une famille supposée apparentée mais rien ne le prouve. Sans compter que nous sommes sur quatre pays : l'Allemagne, l'Espagne, la Russie et la France, que nous traversons d'est en ouest. Ah, j'oubliais : j'ai aussi une mise sous tutelle, plusieurs divorces, un acte où la personne a changé plusieurs fois de nom de famille, un mariage entre cousins. Et je dois en oublier. Comment je fais ?"

C'est fini ? Il n'y a plus rien qui tombe ? Je peux arrêter de me protéger ? Super ! Bon début ! Toutes les difficultés dès le départ ! Houba !

Comment je fais ? Pas tout à la fois en tout cas. C'est le meilleur moyen de se noyer. Personnellement, je ne sais pas vous, mais je prends une difficulté après l'autre. J'en règle une, je passe à la suivante. J'en règle une, je passe à la suivante. Et ainsi de suite.

Waouh ! Une histoire familiale  aussi compliquée au départ, pourvu que la suite soit plus simple. Sinon, ils seront blindés du point de vue des difficultés généalogiques et de leurs résolutions. Mais je comprends que parfois on puisse se retourner alors vers un généalogiste professionnel. Le cadeau n'en est pas forcément un mais bon, on fait avec.

Dans ces cas-là, c'est à la paysanne : on crache dans les mains, on retrousse les manches et on dépiaute la bobine emberlificotée. Il y a du boulot sur la planche. Et ce n'est rien de le dire. Mais bon, toute solution a son problème, n'est-ce pas ?


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Coup de vieux

Par Stéphane Cosson le 7 mai 2009 | (0) Commentaires | Permalink

J'ai eu en début d'après-midi le comptable qui s'occupe de mon dossier avant que l'expert-comptable ne valide ce dernier avec moi ce soir. Je l'ai entendu légèrement bafouiller au téléphone. Je me suis dit au départ que, quand même, je n'étais pas si impressionnable que cela.

Quand...

Quand j'ai réalisé que le jeune homme qui s'occupait de mon dossier, que j'avais au téléphone, était en âge d'être mon fils. Que j'aurais eu relativement jeune, d'accord, mais en âge quand même. Vous savez quoi ? Cela m'a filé un coup de vieux tout d'un coup. Je ne m'étais jamais perçu ainsi auparavant. Une perception du temps, des générations... Waouh ! Bizarre !

 Bizarre pour un généalogiste, de se dire qu'à même pas 42 ans, on peut être impressionnable pour un jeune qui débute, qu'on peut apparaître comme quelqu'un qui a de l'expérience, du vécu. Comme être entre deux rives. J'ai tellement l'habitude de travailler sur le temps, sur des périodes longues, différente de la mienne que ma perception du temps peut être mouvante. Autant quand je travaille sur du XVIIe siècle peut me sembler proche, autant vingt ans d'écart peut sembler être tout d'un coup un gouffre.

Quelle est la perception du temps d'un généalogiste ? Qui s'est déjà posé la question ?


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Comment devenir généalogiste familial

Par Stéphane Cosson le 6 mai 2009 | (19) Commentaires | Permalink

Avez-vous lu, dans le blog de Généanet, la réponse de Jean-Bernard Laurent, en tant que membre de la CSGHF, sur comment devenir généalogiste familial ? Aucune sortie positive. J'en suis abasourdi. Un dépressif lit cela, il absorbe des barbituriques, se pend et, pour être sûr de ne pas se rater, se flingue. Vraiment. Mais je trouve cette réponse catastrophique, catastrophique pour la profession. Et le mot est très faible.

Franchement, pour moi, il ne croit plus à ce qu'il fait, il ne croit plus à son métier. Autant qu'il en change. Compétent ou pas, là n'est pas la question. Mais vraiment rien de positif ne ressort de sa réponse.

Attention, ce qu'il écrit est vrai en ce sens que le métier est difficile parce que nous connaissons des produits de remplacement qui nous font concurrence. OK, et alors ? Qu'est-ce qu'on attend pour ré-inventer le métier, aller là où on ne nous attend pas, INNOVER ? Que les autres le fassent à notre place ? On peut attendre un moment, nous serons comme Soeur Anne, nous ne verrons rien venir.

A chacun de mettre son grain de sel, son inventivité, sa créativité, de lâcher la bride à son imagination. Nous n'avons que cette limite : notre imagination ! Arrêtons de jouer les victimes,  de nous lamenter sur notre sort de pauvres petits généalogistes familiaux malheureux, de faire nos Caliméro, cela ne sert à rien.

C'est le moment de nous former, véritablement, aux techniques de vente, de marketing.  D'aller voir ailleurs ce qui se passe, pourquoi certains réussissent. Mais d'étudier profondément, dans le détail le plus infime les raisons de leurs réussites. Pas pour imiter mais pour comprendre les schémas, le mode de pensée. Et de se l'adapter.

Certes, il y a la recherche pure qui s'apprend sur le tas. Mais le métier ne se résume pas qu'à cela. Surtout pas. Et ceux qui le résument qu'à cela sont effectivement voués à disparaître parce que ce sont des poids lourds inutiles. Je le dis tel que le pense. Cela me met en colère une telle négativité.

La dame pose une question parce que le métier l'intéresse et en échange elle a du noir. Si après cela, elle a toujours envie de se lancer, c'est que vraiment elle a la foi du charbonnier. Quelle horreur que cette réponse !


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