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Un diplôme universitaire en généalogie

Par Stéphane Cosson le 30 juillet 2009 | (19) Commentaires | Permalink

En attendant des documents, je suis tombé sur une affiche de l'université de Nîmes qui proposait un diplôme universitaire en généalogie. La formation des professionnels étant une de mes marottes, je crois que vous l'avez compris depuis le temps, j'ai pris contact pour en savoir un peu plus.

Leur démarche est partie de la constatation du manque de formation pour la catégorie de professionnels que nous sommes. Il s'agira donc en un semestre (14 semaines) de janvier à juin de présenter des formations théoriques (Histoire moderne, Droit des familles), sans oublier des enseignements méthodologiques comme les Sciences auxiliaires de l'Histoire (Anthroponymie, Héraldique, Paléographie) et bien entendu des stages dans les archives avec les applications concrètes des généalogistes.

 
Dans le but d'accueillir des professionnels, ils ontchoisi de présenter la formation le vendredi et le samedi matin afin de ne pas bloquer les emplois du temps hebdomadaires. Quant aux stages ils auront lieu au mois de juin.

Pourront s'inscrire les personnes ayant un L2 d'Histoire ou de Droit acquis. Néanmoins grâce aux validations d'acquis, il est possible d'accepter des candidats aux parcours divers dont les acquis seront acceptés comme équivalence par un jury. Il est donc nécessaire de télécharger le dossier d'inscription qui sera en ligne à la rentrée et le renvoyer le 10 octobre maximum.

Vous savez quoi, je trouve la démarche intéressante, assez proche de la formation que j'ai suivi personnellement mais sur plusieurs années. Je crois que cela valait la peine de signaler leur existence.


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Née de père inconnu ?

Par Stéphane Cosson le 23 juillet 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Il y a des moments où on se demande si les officiers d'état civil percutent comme il faut. En faisant mes recherches, je tombe sur la commune de Puylaurens, dans le Tarn, sur un acte de naissance intéressant dans le genre "prenez-nous pour un âne, vous aurez du foin".

C'est la sage-femme qui fait la déclaration à la place de la mère.  Cette dernière s'appelle Jeanne Pech et en cette année 1814, elle accouche seule d'une fille. Elle dit à la sage-femme qu'elle est célibataire et qu'elle veut que sa fille porte les prénoms de Marie-Anne Latger.

Le dernier prénom est pour le moins curieux et c'est lui qui a éveillé mon attention. Marie-Anne Latger, née de père inconnu. Vous le croyez, vous ? Moi pas du tout. Le père est parfaitement connu et il est même nommé par la mère. Ce qui me le fait dire : Latger. Ce fameux prénom bizarre.

En effet, Latger est un nom de famille. D'une famille qui justement habite Puylaurens et qui justement fait des enfants dans les mêmes années. Et si le sieur Latger, marié bien comme il faut, était allé voir si ailleurs l'herbe était plus verte ? Pas de précaution pour l'époque donc grossesse possible pour la jeune fille séduite. Jeune fille qui, une fois engrossée, sait parfaitement que son amant ne pourra pas se marier avec elle, puisqu'il est déjà marié, ne pourra pas légitimer son enfant et qu'elle sera toute sa vie considérée comme une fille-mère, une moins que rien, une Marie-couche-toi-là. Le meilleur moyen alors de signifier la parenté avec le père c'est de donner son patronyme comme deuxième prénom à l'enfant. Née de père inconnu, certes, officiellement, mais pas tant que cela en fait.


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Une fausse amélioration

Par Stéphane Cosson le 18 juillet 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Je n'arriverais jamais à comprendre ces directeurs d'Archives qui, pensant améliorer la qualité de leur service, font exactement le contraire. Vous voulez un exemple ? Les Archives Départementales de l'Aveyron. En trois semaines, la nouvelle directrice a transformé la qualité du service de la salle de lecture d'exceptionnelle à médiocre. Je veux bien qu'elle mette sa patte après le long passage de Monsieur Delmas et  je peux comprendre. Mais quand même !

Bon, il y a des améliorations qui existent partout et qui à mon sens n'en sont pas : place numérotée, entrer sans veste, uniquement travailler avec un crayon à papier et des feuilles volantes ou avec son ordinateur portable. Jusque là, rien que de très normal.

Mais, quand vous entrez en salle, on vous attribue un numéro de table en vous prenant la carte de lecteur et en vous l'échangeant contre un papier plastifié qui ne sert à rien du tout au long de la journée. Par contre, comme on vous demande tout le temps votre numéro de place et de lecteur, ce dernier est donc noté sur un post-it collé sur le papier plastifié qui n'a en fait que cette utilité. Super l'amélioration !

Il n'y avait pas d'heures de levée et vous n'attendiez pas vos documents. Aussitôt demandés, aussitôt obtenus ou presque. Désormais, il y a des heures de levées : trois quarts d'heure entre chaque levée. Le temps hier de chercher les cotes qui m'intéressaient, la première levée est passée. Et une heure d'attente, une ! Résultat, chaque fois que je rendais un document, je posais une nouvelle demande.

Les documents ne vous étaient pas comptés. Pas plus de 10 en demi-journée désormais. Merci pour les professionnels !

Il y avait une excellente bibliothèque d'usuels qui prenait tout un pan de mur. Tout ou presque est parti en magasin ! A part les divers et variés dictionnaires, il ne reste rien ou presque.

Les classeurs d'inventaire prenaient 5 étagères. Vous regardiez sur la tranche du classeur la série ou sous-série qui vous intéressait, comme on fait partout. A la place, vous avez de mauvaises photocopies reliées avec une reliure spirale, posées à plat, qui prennent 14 étagères et pour certaines séries, les inventaires sont empilés les uns sur les autres. Et la lettre de la série est marquée sur l'étagère en dessous. Ce qui est très pratique pour les étagères du bas, vraiment. Le top du top pour gagner du temps !

Quand vous faîtes un relevé systématique, suivant le nombre de pages du document, vous pouvez travailler dessus plusieurs jours de suite, parfois plusieurs semaines. Il suffit de prolonger vos demandes d'un jour sur l'autre. Souvent c'est possible et le personnel en salle peut le comprendre quand vous leur expliquez. Au bout de deux jours, aux AD de l'Aveyron, le document est obligatoirement rentré dans les magasins et vous devez le redemander !

A-t-elle vraiment saisi qui était son public en grande majorité ? Le personnel de la salle de lecture ne cesse de prendre des mots fleuris de la part des lecteurs, mais ils subissent eux aussi et n'y sont pour rien. Sauf que ce sont eux et pas la directrice qui sont en contact direct avec le public. Curieusement aussi, la directrice n'est pas redescendue de son bureau depuis la mise en place du nouveau règlement. Ne l'assumerait-elle pas complètement ?


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Je fais ma Jeanine

Par Stéphane Cosson le 15 juillet 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Ne cherchez pas l'expression, vous ne la trouverez nulle part. Elle est de mon cru, tirée de mon expérience. Il y a quelques années, dans les dépôts d'archives, nous pouvions voir une de mes consoeurs prénommée Jeanine qui se déplaçait avec sa maman. Elles travaillaient ensemble. Et je trouvais cela plutôt sympathique.

Dans le cadre de ma recherche de solutions diverses et variées, en attendant mieux si mieux il peut y avoir, je fais ma Jeanine. J'ai embarqué ma maman dans mon aventure d'entrepreneur. Je l'avais déjà fait une première fois, avant d'avoir mon associé et avant qu'elle n'ait son problème de santé. Et là, pour éviter qu'elle en fasse trop chez elle, hop, je la prends avec moi aux Archives à me faire des dépouillements. Allez zou, plutôt que de faire du jardin en plein cagnard, autant qu'elle soit dans un endroit climatisé. Non mais !!!  Déjà, depuis un an, elle me fait de l'indexation, six cahiers par six cahiers.

Croyez pas, la généalogie étant un virus, je le lui ai bien donné. En fonction de ses capacités bien sûr. Pas d'ordinateur mais un dépouillement des archives des notaires, en fonction des demandes de mes clients. Pas avant le XVIIe, c'est quand même moi le spécialiste des écritures. Je sais, elle s'inquiète, a toujours peur de mal faire, de m'oublier des choses. Je sais, il me faut la rassurer. Mais je crois que le virus est bien pris.

J'essaie bien de faire ma double Jeanine en y entraînant quelqu'un d'autre de ma famille mais il est beaucoup plus récalcitrant, voire même franchement hostile. Tant pis ! On ne peut pas gagner à tout les coups !

Avouez, c'est quand même plus sympathique de le dire comme cela plutôt que d'inventer un néologisme de type "love work". Non ?


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Il n'y a pas de problèmes, il n'existe que des solutions

Par Stéphane Cosson le 12 juillet 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Vous me l'avez souvent entendu dire. Avec le départ de mon associé, il y a un an maintenant, j'ai tout un tas de tâches qui sont restées en rade. La priorité a été la clientèle, la récupérer, lui répondre, la rassurer. C'est bien normal, c'est elle qui me fait vivre.

Mais j'ai quand même ces tâches en rade, notamment :

·         Mettre à jour ma base de données sur Internet pour pouvoir permettre de proposer des pistes d’amélioration du site Internet au webmestre.

·         Indexer des photos sur Excel pour ensuite les proposer à la vente sur le site d’un de mes partenaires.

·         Mettre à jour une base de données sur Excel puis rechercher des coordonnées GPS afin de mettre en place une cartographie par le biais d’un SIG (Système d’information Géographique) sur cette base de données. Ce qui impliquerait aussi de faire une recherche comparative des différents SIG existant sur le marché.

 

J'ai reçu plusieurs fois des offres d'emploi. Moi-même, j'ai cherché à embaucher, surtout au début. Cela ne me plaisait pas qu'elles attendent, que ma créativité soit aussi mise en berne. Cela ne me plaît toujours pas d'ailleurs. Donc je cherchais des solutions. L'emploi (avec formation, mon associé m'avait au moins fait mettre le doigt sur cela : un professionnel, cela se forme et ce n'est pas parce qu'on est un bon généalogiste amateur qu'on sera un bon professionnel) me semblait en être une bonne.

Et puis j'ai discuté longuement avec mon nouvel expert-comptable, avec sa juriste. De mon travail, du passé de l'entreprise. De ce que nous n'avions pas écrit avec mon ancien associé et que nous aurions dû écrire. Du développement de la société. Du coût. Nous avons tout mis à plat. C'était nécessaire.

Nous avions envisagé d'abord cette solution de l'emploi, mais d'une manière différente, l'alternance puis une autre qui me coûte encore moins en faisant travailler des CAT ou des prisonniers. Mais parfois, la réalité impose la recherche de nouvelles solutions. Ne jamais s'arrêter à la première.

Donc direction le Net et faire un peu de veille. En allant d'un site à l'autre, en papillonnant sans idée préconçue, je suis tombé sur la Banque de Stages du Rectorat de Toulouse. Il y était possible de déposer des stages comme on peut déposer une offre d'emploi. Bon, bien sûr, trop tard pour une mise en place rapide. Mais cela attend depuis un an, cela attendra bien quelques mois de plus. Retard pour retard, on va pas chicaner non plus.

Mais j'ai pu rédiger une proposition avec eux. Et semble-t-il, selon ce qu'ils me disent, cela pourrait être intéressant pour plusieurs niveaux, plusieurs matières : BTS ou bac pro, informatique ou bureautique-secrétariat. A voir à partir de la rentrée ce que cela va donner. J'ai peut-être ma solution, sans devenir une boîte à stages non plus.


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Taquiner les clients

Par Stéphane Cosson le 10 juillet 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Tout dépend bien sûr avec qui et comment vous le faîtes. Vous pouvez le faire parce que le client est un chieur. On est pas là non plus pour se faire engueuler, disait Boris Vian.

Personnellement, en sachant bien à qui je le fais, je peux plutôt taquiner un client. J'ai une cliente avec qui je me le permets. Elle est aussi franche que moi et elle n'hésite pas à dire les choses telles qu'elle les pense. Même si ensuite elle écrit pour savoir si je ne suis pas fâché contre elle. Je ne suis jamais fâché. Elle est franche, elle est franche, point. Cela fait 5 ans que je la connais, qu'elle me passe commande tous les mois, que je la rassure par écrit ou au téléphone quand elle s'inquiète trop.  Nous commençons à bien nous connaître.

Là, je lui fais une recherche à la limite de trois départements. J'aime ce genre de recherches où on ne sait jamais où ils sont, où ils passent parfois d'un département à l'autre, où ils habitent dans l'un et vont passer leurs actes notariés dans l'autre. Là, avec trois départements, je suis gâté. Le puzzle n'est donc pas facilement simple. Et le nom n'étant pas courant, je préfère faire du systématique pour ne pas rater un membre de la famille et embriquer ensemble toutes les pièces du puzzle.

Je lui explique bien sûr ma démarche. Dans son dernier courrier, elle me dit qu'elle a l'impression de se faire avoir, que si c'est trop compliqué et que je ne me sente pas capable de lui résoudre l'énigme ou que si j'ai trop de travail, j'ai qu'à le lui dire. Cela sera plus simple, même si elle m'écrit qu'elle ne peut pas se passer des recherches que je lui fais. Mais, autant elle peut me surnommer Idéfix (à votre avis ? Parce que je ne lâche pas le morceau quand je suis en recherches ), autant je pourrais la surnommer Impatience.

Donc, quand elle est trop angoissée, trop impatiente, j'explique encore et encore.

Et là, enfin, ceux que je cherchais sont sortis du bois. J'ai pu faire tout le puzzle, tout embriquer, je raccroche tout le monde dans le secteur. Et dans ce cas-là, dans ma présentation des recherches, je n'hésite pas à me lâcher un peu dans mon ton. Je sais que je peux, en restant dans le correct bien sûr. Mais comme j'ai la langue aussi bien pendue qu'elle... Cela part façon langue de caméléon. Gentiment bien sûr. Toujours dans le respect.


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Stages de paléographie

Par Stéphane Cosson le 7 juillet 2009 | (1) Commentaires | Permalink

J'organise sur Albi deux semaines de stage de paléographie :

  • une semaine en août (du 10 au 14)

  • une semaine en septembre (du 14 au 18)

 

 pour un coût de 400 € la semaine, hébergement non compris. Le nombre de places ouvertes : de 4 à 12. Pas plus pour pouvoir avoir un confort important et une qualité dans le stage.

Si vous êtes intéressés, laissez-moi un commentaire avec votre adresse e-mail pour que nous puissions en discuter ensuite hors du blog.


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Les clients sont parfois bizarres

Par Stéphane Cosson le 6 juillet 2009 | (1) Commentaires | Permalink

Les clients sont parfois bizarres. Ils vous font une demande, urgente vous disent-ils, voire urgentissime, c'était pour le mois dernier. La troisième guerre mondiale déclenchée s'ils n'ont pas la réponse tout de suite. Ils savent bien sûr que vous êtes professionnels. Et une fois la recherche effectuée, que vous leur dites que c'est prêt, que vous leur redonnez les conditions générales de vente, surtout quand il s'agit de nouveaux clients, pouf, plus de nouvelles. Plus de caractère d'urgence, plus rien. Perdu dans la nature.

C'est ce qui vient de m'arriver avec un nouveau client. Il cherchait quelque chose d'urgentissime, me disait-il. Mais, urgentissime ou pas, quand l'administration doit donner son accord, et bien on attend sa réponse. Et on patiente. Comment faire autrement ?

J'ai obtenu la réponse de l'administration, le lui ai dit. Et j'ai fait ce que j'avais à faire comme recherche pour un jour de travail, une fois son accord écrit obtenu. Je lui écris pour lui dire que c'est prêt, qu'il veuille bien envoyer le chèque correspondant et une fois ce dernier encaissé, je lui enverrais les recherches. C'était un nouveau client et je ne sais pas pourquoi je sentais le margoulin, la magouille, le pas clair du tout. D'où mes précautions. Je lui redemande son adresse pour lui envoyer la facture (il a changé d'adresse).

Et là, plus de nouvelles, plus de contact, plus rien, perdu dans la nature. Vous me direz, cela m'a coûté quoi ? Deux courriers et une journée de recherches que j'ai toujours par devers moi, qui n'a pas été envoyée. Pas grand chose de perdu pour le moment, à part un peu de temps. Il va peut-être se réveiller un jour et me laisser un message sur le répondeur ou dans ma boite e-mails. Ou peut-être pas. Qui le sait ? Par contre, pour l'urgentissime, vous repasserez. Je pense que cela ne l'était pas tant qu'il voulait bien me le faire croire.


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Le costume de Fernand Raynaud

Par Stéphane Cosson le 3 juillet 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Vous connaissez l'histoire du costume de Fernard Raynaud, celui qui avait toujours un défaut. Certes, cela ne doit rien dire aux moins de 20 ans, mais les autres, cela devrait leur parler un chouïa.

Et bien, dans mes recherches, je suis tombé sur un costume de Fernand Raynaud. Une recherche où il y avait toujours un défaut.

Un client me demandait de lui rechercher depuis quand exactement une propriété était dans sa famille. Entre 1840 et 1854, d'après ses souvenirs, son lointain aïeul ayant acheté une autre propriété en même temps ou presque, en 1844. Je prend donc ma table des acheteurs dans cette période en série 3Q aux Archives. Facile, me disais-je. Pour une fois que j'ai une date à peu près précise. Et ... ? Et bien rien. Nada. Que dalle, les souvenirs étaient erronnés. Pas pour la propriété de 1844, mais pour l'autre.

Direction : le cadastre. Il est propriétaire, donc il va y apparaître. Bingo ! L'achat selon le cadastre se fait en 1861. L'ancien propriétaire s'appelle Jean-Pierre Boussagol, cultivateur, habitant Massals. Retour au 3Q, table des acheteurs, en 1860-1861. Et... ? Et bien rien. Nada. Que dalle non plus. Bon ! D'accord ! On va pas s'énerver pour si peu ! J'ai pas fait la période 1854-1860. Si cela se trouve ...

Bingo ! Achat en 1859 de ladite propriété à ... Etienne Tabariès, aubergiste, habitant Belmont-sur-Rance. Ah ! c'est pas le même !  Bon ! C'est pas grave ! On va pas s'énerver pour si peu ! J'ai le nom du notaire... qui n'est pas déposé... Mais j'ai le nom de son successeur actuel. Je prends rendez-vous, j'obtiens les photocopies des actes. Et je comprends enfin où est le défaut du costume.

Jean-Pierre Boussagol a vendu à Etienne Tabariès qui a re-vendu presque de suite, en spéculant, à l'ancêtre de mon client. Dans l'acte de vente qui m'intéresse, l'acheteur devra payer une certaine somme, pour ne pas dire une somme certaine et conséquente, à Jean-Pierre Boussagol, propriétaire antérieur au vendeur. Qui donc, visiblement, n'avait pas fini de payer sa dette quand il revend.

Sauf que pour le cadastre, c'est allé trop vite. Il a pas suivi. Et Etienne Tabariès est passé à l'as. Aux pertes et profits ou à ce que vous voulez d'autre. De Boussagol à l'ancêtre de mon client, direct ! Heureusement, ce sont les actes chez le notaire qui font foi. Et j'ai l'habitude. Imaginez quelqu'un qui débute... Comment s'en dépatouille-t-il ?


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Rendez-vous en chambre froide

Par Stéphane Cosson le 1 juillet 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Avec l'été, les chaleurs, la climatisation est toujours appréciée. Les salles de lecture sont souvent des endroits où il fait bon travailler. Souvent mais pas toujours. Il faudrait en effet apprendre à certaines Archives Départementales le bon usage de la climatisation.

Je ne citerais aucun service, mais il en existe certains où, si vous voulez travailler en salle de lecture, vous avez deux choix : soit vous vous changez dans la voiture avant d'entrer dans les Archives, soit vous avez froid si vous avez décidé de rester en vêtements d'été et que vous avez oublié votre petite laine. Dans certains services, vous voyez tout le monde, sauf les moins frileux, se balader manches longues, gilet sur les épaules, pantalon long pour les hommes avec chaussettes et chaussures fermées. Pas de tong, de nu-pieds, pas de short ou de bermuda. Paré pour l'expédition ? On attaque les Archives par la Face Nord !

Surtout, ne pas se mettre à une place où vous recevez la climatisation de côté ! Surtout pas, malheureux ! Vous êtes fou ! Suicidaire ! Un air froid pendant 8 heures vous est soufflé dessus en continu. Mais pourquoi j'ai oublié mon pull ? Cela m'est arrivé, j'ai quitté les Archives, je suis reparti chez moi me changer. C'est dire.

En plein été, alors qu'il fait 36 ° dehors ! La raison ? La climatisation ! Vous rentrez dans le service, vous prenez un choc thermique : 15 degrés de moins que dehors ! Minimum ! Vous sortez, vous avez un rhume. Certains services, c'est pratique, vous avez une pharmacie à proximité. Pour ceux qui préfèrent se soigner avec des plantes, je conseille la tisane de thym au miel dès les premiers symptômes. Très efficace, mais bon quand même...

La question a été posée au personnel ou à la direction. C'est bon pour les documents qu'ils répondent. Certes, mais je ne suis pas un document, moi monsieur ! Prévoir un système de climatisation indépendant pour les salles où circulent les humains, à 23-25 °, ce n'était vraiment pas envisageable ? Eh bien non ! Donc c'est l'expédition polaire. Dommage ! C'est tellement bien l'été, tellement agréable !


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