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Economie participative : suite des réflexions
Par Stéphane Cosson le 10 septembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
En y réfléchissant, un argument contre cette économie participative peut être le suivant : Cela existe déjà, on appelle cela la Société anonyme, avec de nombreux petits actionnaires et d'autres plus importants.
Mais il me semble que la différence avec la société anonyme serait la suivante : quand vous prenez des actions dans une société anonyme, vous les prenez pour un temps souvent plus ou moins indéterminé, pour l'ensemble des projets de la société. Là, avec cette forme d'économie participative, faute de terme plus approprié, ce n'est pas le cas. Vous investiriez pour un projet précis, qui vous donne envie pour une raison ou une autre. Et uniquement pour ce projet-là, pour les emplois créés par ce projet. Le reste de la société, si je puis m'exprimez ainsi, ce n'est pas votre problème.
Nous sommes vraiment dans la gestion de projet. Vous ne pariez pas sur l'avenir de la société en général, mais sur l'avenir d'un projet en particulier. Vous voulez aider à mettre en place quelque chose qui vous intéresse. Il me semble qu'ainsi le risque pour vous est moindre.
Par exemple, ce qui vous intéresse, c'est de permettre à la société de lancer un projet "cartographie généalogique". Qu'à côté, la société fasse des recherches pour les particuliers ou pas, propose de la paléographie, rédige des biographies ou ce que vous voulez d'autre, n'est pas votre problème. Vous, ce qui vous intéresse, c'est ce projet "cartographie généalogique" parce que cela va créer un emploi, un trois-quart temps par exemple, et que, vous, en tant que généalogiste amateur, vous pourrez ensuite utiliser ce service. Ce n'est qu'un exemple, bien sûr.
J'aimerais avoir votre avis : si cela pouvait exister, que feriez-vous ? Investiriez-vous, même en cette période de crise ?
Deuxième réponse à Philippe Benos
Par Stéphane Cosson le 9 septembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Je crois que j'arriverais à tourner complètement la page quand j'aurais trouvé d' autres solutions. Même si je sais que l'étape "association avec une autre personne" est finie définitivement, il y a des questions qui ne sont toujours pas réglées complètement depuis son départ et qui me rappellent cette étape-là dans la vie de mon entreprise.
Parce qu'il faut trouver les solutions dans les règles de l'art, sans pénaliser personne.
Quelles questions ?
Est-il toujours co-emprunteur ou pas du prêt que nous avons signé ensemble juste avant son départ ? Je n'ai toujours pas de réponse claire de la banque et cela fait un an que je l'attends. Or, c'est une question importante financièrement, tant pour lui que pour moi. Il y a 18 500 € en jeu. Ce n'est pas une petite somme.
J'avais commencé à nouer un partenariat avec Geneanet : j'ai des centaines de pages à saisir. Comment je fais puisque je m'en occupais quand il était là et que je ne peux plus, tout mon temps étant pris par les recherches pour les clients ? De même, pour le site de listes-éclairs où j'ai un an de retard. Et pour la prise de photos de mon fonds. Et pour l'indexation de son fonds. Et pour la cartographie que j'étais en train de mettre en place et pour laquelle il ne manque pas grand chose pour qu'elle fonctionne. Je ne parle pas des projets, simplement du travail que je faisais pendant qu'il faisait les recherches. Travail qui me permettait de gérer mes problèmes de santé mieux que maintenant.
Après son départ, j'avais posé des questions précises à notre expert-comptable qui n'y a pas répondu, et cette absence de réponse a gêné mon développement. La rupture entre nous a entraîné une perte conséquente du CA HT, perte qu'il me faut gérer maintenant. Quelles solutions je mets en place ? A quel coût ?
Toutes ces questions s'embriquent les unes aux autres. Il y a son départ et les conséquences . Son départ est derrière moi, ça c'est réglé, pas les conséquences qui sont encore mon lot quotidien. Je fais bien la distinction entre les deux.
Economie participative
Par Stéphane Cosson le 9 septembre 2009 | (0) Commentaires | Permalink
Dans ma recherche d'idées pour pouvoir développer mon activité, je me demande s'il ne faudrait pas adapter le modèle de MyMajorCompany à l'économie. Vous le savez, ou peut-être pas, il y a deux moyens de se développer et d'investir : faire de la dette ou lever des fonds. Faire de la dette c'est possible un certain temps et sur un certain montant. Reste la levée de fonds.
Le problème, quand on veut lever des fonds, c'est que souvent les investisseurs s'intéressent presque uniquement à des sociétés rentables, à fort développement, à forte croissance. Sans forcément se préoccuper si ces sociétés vont créer de l'emploi ou des dividendes pour leurs actionnaires. Toutes les fois que je me suis intéressé à la levée de fonds, c'est l'impression, forte, que j'ai ressenti.
Mais quid des entreprises à petit taux de rentabilité, petit taux de croissance, méconnues, peu visibles ? Dans ce cas-là, pourquoi ne pas construire un modèle économique qui leur permettrait, en pleine crise, de financer la création d'emplois ? Une seule arme : limiter le risque financier. Ce qui implique de trouver un montant de jauge qui soit pertinent. Ainsi, pour MyMajorCompany, pour pouvoir produire "confortablement" un artiste, la jauge est de 100 000 €. L'entreprise pourrait par exemple décrire son projet, le nombre d'emplois envisagés... Pour que les internautes puissent investir sans trop de crainte. Le montant minimal pourrait être d'un euro.
Mettre en place ce système d'économie participative demande une transparence complète dans la gestion, dans la communication. Cela demande aussi de procurer régulièrement un planning des projets à court et à moyen terme aux investisseurs internautes. Le but est de les rassurer au maximum, pour qu'ils n'investissent pas dans le vide. Ce qui pourrait être intéressant aussi, ce serait de leur procurer un pourcentage sur les ventes, identique pour tous, mais proportionnel au montant investi, comme le fait MyMajorCompany. La différence avec elle, on ne parle plus d'artistes mais d'emplois.
Comment serait perçue cette offre à votre avis ?
Réponse à Philippe Benos
Par Stéphane Cosson le 9 septembre 2009 | (1) Commentaires | Permalink
Pour ce qui est de mon ancien associé, le but n'est de porter préjudice à aucun de nous. Il est parti, estimant que la société n'était pas viable pour deux associés. Point.
Je crois simplement que je ne me suis pas encore remis du choc que ce départ a été pour moi. Et je suis toujours dans les différents problèmes que ce départ a provoqué. J'en ai été malade, au sens propre, du fait de son départ.
Je ne voulais pas le dire parce que cela ne concerne que moi, mais je préfère en parler, cela sera plus clair pour tous : j'ai pris un associé parce que je suis redevenu épileptique en 2006. J'ai une forme rare d'épilepsie qui fait que je ne peux plus conduire de nuit hors de la ville. Et je n'ai mes crises que la nuit. Chaque crise, si elle est forte, c'est une semaine de repos obligatoire, à ne pas pouvoir travailler. Chaque soir, je m'endors avec cette hantise : comment vais-je passer la nuit ?
J'ai à côté une spondylarthrite ankylosante. Pour ceux qui ne connaissent pas, la personne voit petit à petit perdre sa capacité à pincer quoi que ce soit avec les mains, sa colonne vertébrale perdre de sa courbure, ses pieds et ses mains se mettre en crochets et quand un doigt ou un orteil est en crochet c'est définitif. Ce sont aussi les hanches qui se bloquent et il m'arrive de boîter parce que je ne peux pas m'appuyer sur une de mes hanches pour marcher. Imaginez-vous avec un plâtre qui vous bloque le bassin et essayez d'avancer. Cela nécessite donc des soins kiné toutes les semaines, des piqûres qui peuvent créer à terme une cirrhose médicamenteuse.
Prendre un associé, c'était aussi pouvoir accorder du repos à mon corps. C'était pouvoir confier des tâches en toute confiance, en faire d'autres depuis chez moi, à un autre rythme. Pouvoir me ménager pour éviter l'épilepsie. Et depuis un an, je cherche des solutions pour pouvoir m'appuyer sur quelqu'un de confiance, qui ne me lâchera pas au bout de 18 mois. Parce que je sais que si je fais plusieurs déplacements dans différents dépôts d'Archives dans une même semaine, c'est trop de fatigue pour moi et je vais passer une nuit aux Urgences neurologiques. Parce que je sais aussi que la lumière de mes phares en pleine campagne, la nuit, ne me permet plus de voir la route et qu'il me faut être dans les environs d'Albi impérativement avant la nuit tombée. Ce n'est pas si simple l'hiver quand vous revenez d'un dépôt d'Archives.
Je ne l'égratigne pas quand je constate que nous n'avons pas la même manière d'aborder le travail. Quand je réalise qu'il m'a signifié des choses pendant 18 mois et que je n'ai pas voulu les entendre . Quand il est parti, il a fallu que je reprenne le rythme des recherches en Archives, des déplacements, que j'abandonne tous les projets que j'étais en train de mettre en place.
Il me faut faire avec et je vous garantis que ce n'est pas simple.
Deuxième réponse à Papyduweb
Par Stéphane Cosson le 9 septembre 2009 | (3) Commentaires | Permalink
Mais ne prenez donc pas la mouche comme cela. Je faisais une certaine forme d'humour, qui visiblement n'est pas passé. Tout était bien sûr au second degré dans ma réponse.
Franchement, est-ce que vous me voyez patron exploiteur ? Mes écrits, mes nombreux questionnements depuis le début de ce blog concernant mon métier me montrent-ils ainsi ? Une personne bling-bling, roulant des mécaniques, avec les dents qui rayent le parquet ? Si c'est le cas, c'est que je n'ai vraiment pas su faire passer un message.
Je suis plutôt quelqu'un de très attentif à la personne, voire même bourré de scrupules de mal faire avec les gens, de les froisser. Cela n'a pas l'air comme cela, parce que je le cache bien derrière mes écrits, mais je suis quelqu'un de timide, viscéralement timide et peu sûr de moi. Un taiseux. Plutôt dans la catégorie modeste, qui fait trop confiance aux autres et qui, de ce fait, peut se faire avoir. Je suis quelqu'un qui fonctionne au feeling, au ressenti, aux émotions, à l'intuition. Je suis quelqu'un qui travaille avec le coeur. Sans vouloir me jeter des fleurs.
Comment dans ce cas-là pourrais-je exploiter le potentiel humain ? En fait, cela fait un an que je cherche des solutions correctes pour tout le monde, confortables. Que je me triture l'esprit pour créer les meilleures conditions, quitte à devoir me servir d'autres modèles et à les adapter si besoin est. Et le stage peut être une manière d'intégrer quelqu'un en douceur, une pré-période d'essai. C'est en tout cas ainsi que je le conçois actuellement. Mais pour cela, il faut parfois passer plusieurs personnes pour percevoir si un feeling va passer ou pas.
Réponse à papyduweb
Par Stéphane Cosson le 8 septembre 2009 | (1) Commentaires | Permalink
Je pensais pouvoir vous répondre normalement, en envoyant un commentaire normal, derrière le vôtre. J'avais réussi à le faire en tapant un commentaire depuis l'ordinateur d'un ami. Et je m'étais dit : "Super, le problème est résolu chez Typepad ! Cela marche !" Des nèfles ! Je suis revenu chez moi et le blog ne veut pas envoyer de commentaires depuis chez moi, depuis mon ordinateur personnel. Le problème se situe donc dans mon ordinateur mais il faut déterminer maintenant où ? Pourquoi ? Comment ?
On a progressé dans le problème c'est déjà cela.
Bref, tout cela pour vous dire qu'embaucher au moindre coût, voire faire travailler quelqu'un au moindre coût c'est normal dans l'optique patronale. Eh oui, je suis passé de l'autre côté : Arlette, ma soeur Arlette ne vois-tu rien venir ?
C'est la raison pour laquelle j'ai envisagé, après bien des tergiversations, de ne prendre que des stagiaires. Cela me rapporte et ne me coûte rien s'il s'agit de stages de moins de trois mois en continu. Eh, on est patron potentiel ou on l'est pas !
Tout le monde sait qu'un employé n'est rentable dans une société qu'à une seule condition : que le travail qu'il fournit en échange de son salaire permette de payer en intégralité son salaire. Sinon, l'emploi n'est pas créé. Autrement dit, il faut qu'un employé rapporte de l'argent. C'est la grande question des emplois administratifs pour lesquels cela ne se voit pas. C'est pourquoi on a tendance à vouloir les supprimer les premiers. C'est pourquoi aussi les emplois commerciaux sont les plus importants dans cette optique.
Mais faire du commercial ce n'est pas donné à tout le monde. Il y a des personnalités qui ne pourront jamais franchir ce pas : mon ancien associé par exemple. Ce qui peut alors être intéressant, c'est de former la personne à ces techniques. Mais dans ce cas, le patron attend encore plus de bénéfices.
C'est ce que j'entends par "moindre coût" pour le moment, dans mon cheminement de pensée actuel. Et je suis toujours optimiste. Par contre, je suis devenu une personne plus réaliste qu'avant.
C'est qui ton public ?
Par Stéphane Cosson le 7 septembre 2009 | (1) Commentaires | Permalink
Petite histoire qui est arrivée il y a quelques jours. Petite histoire qui n'a rien à voir avec la généalogie mais que j'ai trouvé intéressante dans le cadre de la réflexion qu'un professionnel doit mener.
Un ami me montre un flyer de taille A5. Ce flyer annonce la naissance d'une entreprise qui a pour but d'aider les non et mal voyants dans leurs travaux, leurs courses, etc. Jusque là, rien à dire. Je trouve cela plutôt sympathique comme idée d'entreprise. Sauf que...
C'est qui le public déjà ? Dites-moi : ce sont des...des...des non et des mal voyants ! Vous êtes sûrs ? Des non et des mal voyants. D'accord ! D'accord ! Et... l'annonce en braille est où ? Les gros caractères sont où ? Il n'y a pas. Ah !
Alors dans ce cas-là, comment les non-voyants peuvent-ils savoir que l'entreprise existe s'ils ne peuvent pas lire le document ? Comment aussi, si ce sont des pattes de mouches relativement petites, ton sur ton, où rien ne ressort , comment les mal voyants peuvent-ils déchiffrer ? La taille du flyer est-elle la bonne ? C'est bête de faire un flyer pour annoncer une entreprise qui a pour philosophie de vie de vouloir aider un type de population en particulier et de ne pas adapter le document à cette population.
Personnellement, vous m'excuserez l'expression et le mauvais jeu de mots, mais cela m'a sauté aux yeux. Le support n'était pas adapté au public visé. Et je trouve cela, vous m'excuserez l'expression, con. Il n'y a pas d'autres mots. L'entrepreneur n'a pas poussé sa réflexion jusqu'au bout. Il y a des questions qu'il ne s'est pas posé. Et c'est dommage. Parce que cela peut faire capoter l'entreprise bêtement. Essayer de toujours tout penser, ce n'est pas forcément simple. Mais c'est cela aussi la vie d'un entrepreneur.
Je me suis fait eu !
Par Stéphane Cosson le 3 septembre 2009 | (3) Commentaires | Permalink
On a beau le dire, le répéter, le redire encore : il faut toujours vérifier, re-vérifier et re-vérifier encore les informations, surtout quand elles viennent d'Internet. On ne sait jamais, une même information fausse peut se répéter à l'infini. Toujours aller aux sources. On le serine à longueur d'année à nos clients, à nos élèves.
Et puis parfois, on peut aussi se laisser aller à la facilité et ne pas vérifier à l'état civil ce qui est affirmé sur Internet. Et se faire avoir.
C'est ce qui vient de m'arriver. J'avais cherché une information sur Internet. J'avais recoupé plusieurs sources, toutes sur Internet : des sources généalogiques sérieuses et réputées telles et des sources journalistiques sérieuses et réputées telles, puisque l'information que je cherchais pouvait aussi se trouver par ce biais.
Toutes les sources Internet convergeaient, me donnaient une information identique. Ab-so-lu-ment toutes ! Je n'ai pas du coup vérifié à l'état civil mon information. Les sources étaient censées être sérieuses, me donnaient la même information. J'ai fait confiance. Erreur ! Toutes diffusaient la même information, certes, mais la même information fausse.
Et je me suis fait avoir. Plus qu'à faire mon maxima mea culpa vis-à-vis de la famille qui m'a renvoyé dans les cordes.
Bon et bien, la prochaine fois, comme je le dis tout le temps à tous mes clients, comme je le fais d'habitude et ordinairement, je vérifierais. Nobody is perfect !
