« septembre 2009 | Accueil | novembre 2009 »

Les pratiques culturelles des Français à l'ère numérique

Par Stéphane Cosson le 31 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Les pratiques culturelles des Français sont radiographées tous les dix ans par le département des études du Ministère de la Culture. Cette année, la nouveauté vient de la mention "à l'ère numérique". En effet, en 1997, la dernière mouture, seul un ménage sur cinq disposait d'un ordinateur et moins de 1% des Français surfaient sur Internet. Aujourd'hui, les deux tiers des Français sont équipés d'au moins un ordinateur et plus de la moitié ont une connexion haut débit. Les pratiques ont donc forcément changé.

Quatre modèles sont désormais clairement définis dans leurs pratiques culturelles. Quatre modèles ? Disons plutôt quatre générations :

  • La première génération est née avant la Seconde Guerre Mondiale. Elle a grandi dans un monde où l'imprimé régnait en maître incontesté et  ont découvert la télé. Elle  se retrouve très peu concernée par la révolution numérique.
  • La deuxième génération est celle des baby-boomers. Elle a profité de l'ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles. Le livre continue d'avoir une place centrale chez eux.
  • Les trento-quarantenaires ont vécu la révolution du paysage audiovisuel des années 80. C'est la génération des radios privées, du multi-équipement en famille, de la télécommande, des programmes en continu et des baladeurs. Bien évidemment, ils ont très vite compris quelles étaient les potentialités du numérique.
  • Les moins de 30 ans ont biberonné avec la dématérialisation des contenus et l'ADSL à haut débit. cette génération incarne les appareils nomades, aux multiples fonctionnalités, au croisement de la culture, de l'entertainment et de la communication interpersonnelle.

L'étude a permis de constater qu'Internet accentue les inégalités car il renforce les appartenances et les goûts déjà existants. On sait aussi que les goûts des nouvelles générations changent et se perpétuent quand leurs membres vieillissent. Les écrans sont devenus le support privilégié de nos rapports à la culture, ce qui accentue la porosité entre deux mondes, celui de l'art et celui du divertissement. Culture et distraction, culture savante et populaire, tout est mélangé. Il suffit d'un clic pour passer du plus distractif au plus érudit, voire même faire les deux en même temps.

Cela me fait réfléchir sur la clientèle des généalogistes. A priori, elle se situe actuellement principalement dans les deux premières générations. Je me dis que si on veut pouvoir toucher les deux autres générations, pour pouvoir perdurer comme métier, il va falloir s'adapter à leurs manières de consommer de la culture. Segmenter peut-être au maximum le marché pour permettre des combinaisons de plus en plus complexes, pour que l'intime puisse être exprimé de manière privilégié. Qu'y a-t-il de plus intime que, non pas la généalogie, mais l'appartenance à une famille ? Ne faudra-t-il pas changer notre vision  ? Je crois que, au vu de cette étude, la question mérite d'être posée.


Separateur_post

Waouh !

Par Stéphane Cosson le 29 octobre 2009 | (4) Commentaires | Permalink

Aujourd’hui en attendant mes documents aux Archives du Tarn, j’ai consulté une revue traitant du sujet suivant : surveiller sa e-réputation. J’ai pris comme cela les noms des différents moteurs dont la revue parlait, au cas où… Histoire de vérifier mon nom, ma réputation sur Internet.

 

En cherchant donc sur ces moteurs mon nom, je suis tombé sur un article, dans Ya-graphic, intitulé : « le blog d’entreprise, un moyen de communication ».

 

Voilà ce qui est écrit dans un des paragraphes  :

« Loïc Le Meur disait que le blog pouvait apparaître antinomique à l’entreprise dans la mesure où le blog remettrait en cause la protection de l’information. Observons les plus grandes sociétés américaines qui ont compris l’intérêt de créer un ou plusieurs blogs. Google –entre autres grandes compagnies et entreprises du web- possède à lui seul plus de 17 blogs édités sur sa propre plateforme Blogger. NVI Solutions, la société québécoise de conception web marketing en ligne, propose son blog Go-referencement.org initié par Sarah Benmaza et Guillaume Bouchard. Dans le domaine de la généalogie le blog de généalogie professionnelle administré par Stéphane COSSON (voir son portail de la généalogie) est aussi un exemple. »

 

Waouh ! Ai-je bien lu ?

 

Cela fait du bien au moral, je ne le cache pas. Je m’attendais à tout en cherchant mon nom mais pas à cela. NVI Solutions, j’avoue que je ne connais pas. Mais Loïc Le Meur est quand même la référence quasi-mondiale des bloggeurs. Pour Google, rien à dire… tout le monde connaît.

 

Sans vouloir me la péter, du tout. Mais cela fait du bien au moral. J'en ai conclu que ma e-réputation était relativement bonne. Ou tout du moins, que des gens suivaient mon blog même s'ils ne faisaient pas de commentaires.


Separateur_post

Gérer le conflit et ne pas perdre un client

Par Stéphane Cosson le 26 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je crois que je commence soit à être bon commercialement, soit à bien savoir gérer les conflits. Les deux sont peut-être vrais.

Je l'ai dit à un moment, j'ai quelques problèmes de santé qui m'ont obligé à ralentir mes cadences, le temps que je puisse me reposer. Le problème, c'est que les clients peuvent râler si les cadences ralentissent trop à leur goût, par rapport à leurs attentes. Et m'écrire leur mécontentement. La généalogie est une  passion, les sentiments peuvent parfois s'exacerber.

Comment alors ne pas les perdre ? Comment faire en sorte qu'ils ne donnent pas une mauvaise image de moi à d'autres clients potentiels ? Un client satisfait le dit à sept, un client mécontent à douze. Ce n'est pas négligeable.

J'ai personnellement une solution qui vaut ce qu'elle vaut mais qui fonctionne. J'écris en envoyant le travail pour lequel j'ai été payé  en reconnaissant ma faute, en légitimant leur désapprobation. Je les reconnais dans leur colère, leur perte de confiance. Ils ont raison, je suis en tort. Et je me confonds en excuses. Plutôt deux fois qu'une. Je commence d'ailleurs mon courrier ainsi, avant de parler du travail. Ils m'ont écrit leur désapprobation, à moi de leur dire que je l'ai entendu.

Souvent, mais pas toujours, le client entend et m'écrit à nouveau avec une commande. Mon client n'est pas perdu. Je ne dis pas qu'il est fidélisé, mais il n'est pas perdu. C'est mieux que rien.

Cela n'arrive pas souvent. Heureusement d'ailleurs, je m'inquièterais pour mon fonds de commerce sinon. Mais cela peut arriver. A moi de savoir le gérer au mieux. C'est la solution dans laquelle je me sens le mieux et le plus sincère. Et je ressens de la satisfaction quand il m'écrit qu'il m'a pardonné, parce que j'ai su faire passer mon message.


Separateur_post

Généalogiste professionnel et CESU

Par Stéphane Cosson le 22 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Plusieurs personnes m'ont demandé si, dans le cas où elles s'installeraient comme généalogistes professionnels, il était possible pour elles de se faire payer par le biais du CESU. Pour ceux qui ignoreraient ce que signifie CESU, c'est le Chèque Emploi Service Universel.

Il me semblait personnellement que ce n'était pas possible. Je voyais mal comment on aurait pu mettre des heures de recherches en Archives, avec remboursement de déplacement, de nuits d'hôtel, de repas, dans un CESU. Peut-être mais j'avais un gros doute. 

Je suis alors allé prendre langue à ce sujet auprès de mon ORIFFPL. L'ORIFFPL, c'est l'organisme régional d'informations, de formations (3 jours gratuits par an du moment qu'on est OK avec nos cotisations URSSAF) et de formalités des professions libérales. Autrement dit, l'équivalent du MEDEF, mais avec moins de pouvoir et beaucoup moins connu. A tort, d'ailleurs, car c'est une mine d'informations quand on a un doute.

Et j'ai eu confirmation de mon intuition. Un généalogiste professionnel, quel que soit son statut (société, auto-entrepreneur, entreprise individuelle), ne peut pas se faire payer par le biais du CESU. La généalogie n'entre pas en effet dans les différentes professions de service à la personne qui peuvent être payées par ce biais. Un généalogiste professionnel rédige des notes d'honoraires comme tout professionnel libéral, même s'il marque "facture" dessus les documents qu'il envoie à ses clients.  Point.  Même et y compris quand il fait de la formation.  A déconseiller donc sauf si on souhaite avoir très vite des ennuis pour cause d'illégalité.


Separateur_post

Il y a des moments où...

Par Stéphane Cosson le 20 octobre 2009 | (5) Commentaires | Permalink

DSCN0001

Il y a des moments où...

Waouh ! Quand un client m' envoie un document comme celui-ci, je me dis que je ne suis pas arrivé ! Et il veut que je le lise ? Ah, parce qu'il y a des mots de formés ? Bon ! Je ne vais pas m'affoler et y aller lentement surtout, sans s'énerver, lettre par lettre. On n'est pas rendu, comme ils disent au-dessus de la Loire. Mais puisqu'il le faut   Quand faut y aller, il faut y aller. Je ne vais pas y envoyer les autres.

Par contre, quand c'est déchiffré, c'est le moment où... Il y a une petite fierté qui apparaît, si, si, je ne le cache pas.

Je ne le cache pas non plus, des textes comme cela, plusieurs lectures sont nécessaires et à plusieurs. C'est le moment d'avoir des réseaux de paléographes et de les activer. Pour s'éviter de grands moments de solitude devant la feuille blanche. A s'angoisser pour rien. Autant s'angoisser à plusieurs.

C'est le moment où je me dis que la paléographie, dans ce cas-là, n'est jamais assez chère. La faire payer à l'heure ? Au mot ? A la page ? Je ne sais pas quel est le plus rentable pour moi et le moins cher pour le client. C'est le moment de trouver un compromis pour concilier tout le monde.

Heureusement, la paléographie d'habitude c'est un chouïa plus simple. Des textes comme celui-ci, j'en reçois très peu. Des pattes de mouche où je me dis que si on avait mis un stylo entre les pattes d'une mouche, elle aurait mieux écrit que ce que je suis en train de déchiffrer, cela arrive, surtout le XVIe siècle qui est la période la plus mal écrite. C'est d'ailleurs toujours comme cela, c'est parce que le client ne déchiffre pas qu'il a besoin de moi. Et tant mieux. Je ne me plains pas. Mon utilité est là dans le monde de la généalogie. Et nous sommes tellement peu de paléographes...

Mais quand j'ai reçu celui-là, fandechichourle, il va me falloir être zen pour le déchiffrer. Je ne suis là pour personne. Je décroche le téléphone. Prière de ne pas déranger. Cela m'a fait un choc.


Separateur_post

Conseils à Jennifer (bis)

Par Stéphane Cosson le 18 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Dans les différentes questions posées, vous me parlez des organisateurs de cousinades, des circuits généalogiques, des recueils de mémoire. Il s'agit, vous le conviendrez avec moi, de produits peu classiques pour un généalogiste professionnel.

Avant toute chose, vous projetez-vous dans ce type de produit ? Vous sentez-vous en capacité de les vendre ? Je crois que c'est la première question à laquelle il vous faut répondre.

Innover en matière de généalogie n'est pas forcément simple. Cela demande du temps, de prendre les rendez-vous avec les bonnes personnes. Peut-être suis-je quelqu'un qui a plus besoin de temps que d'autres, mais personnellement, j'aime bien laisser mûrir et ensuite me lancer quand je me sens prêt dans ma tête à y aller. Et alors, personnellement, cela se déclenche assez vite.

Je suis sans doute quelqu'un qui se pose trop de questions. Mais il me semble qu'en matière d'innovation, ce n'est pas complètement inutile. Innover coûte cher. Toutes vos innovations ne fonctionneront pas. Certaines ne seront même jamais rentables. Ce n'est pas toujours simple d'accepter d'abandonner son bébé. Ce n'est pas être autiste, c'est simplement que vous l'avez tellement imaginé dans tous les sens, des nuits entières, que vous vous l'êtes trituré de partout que vous avez du mal à le lâcher définitivement.

vous avez des étoiles plein les yeux et on vous dit : "votre concept ne marchera jamais." C'est normal de ne pas vouloir l'entendre.

Pour tout projet que vous aurez envie de monter, innovant ou pas, je crois que l'essentiel c'est que vous soyez en accord avec vous-même. N'y allez pas en vous forçant, cela se sentira et vous le vendrez mal.


Separateur_post

Pouce !

Par Stéphane Cosson le 15 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Il y a des moments comme cela où vous avez envie de dire : pouce ! Pas tous en même temps ! Mais pourquoi moi ? Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Mais qu'est-ce qu'ils me veulent ?

C'est l'impression que je ressens pour le moment . Il faut dire que je suis en train de monter différents dossiers administratifs qui me prennent du temps, qui nécessitent des rendez-vous avec d'autres administrations, rendez-vous que j'essaie de grouper mais ce n'est pas toujours possible, des discussions, des papiers à aller chercher. Bref, de l'administratif quoi ! Que j'ai eu trois jours de formation sur Toulouse. Et que j'ai des nouvelles demandes qui m'arrivent, dont certaines relativement imposantes en taille. Pas glop quoi. Voire même pas glop pas glop du tout. Pouce !

Résultat : j'ai peu mis le nez dans mes dossiers. Et nous sommes au milieu du mois. J'ai 15 jours donc pour m'y remettre, faire une dizaine de factures, partir sur différents départements, sachant que certains départements ont décidé que c'était maintenant leurs jours de fermeture annuelle.

Je ne me plains pas d'être débordé, ne le croyez pas. En cette période de crise, c'est même plutôt positif. Mais il y a des moments où, tout simplement, j'aimerais ne plus avoir cette impression d'être une mouche dans un bocal renversé, à courir partout. Et à pouvoir me dire : Ahhh ! Enfin ! Je vais pouvoir consacrer plus de sept minutes à une tâche ! Au calme, au repos chez moi ! A me dire que je ne suis là pour plus personne, que pour mon travail. Si seulement c'était possible. Si je le pouvais... Mais il ne faut pas trop rêver non plus.


Separateur_post

L'homme instant

Par Stéphane Cosson le 11 octobre 2009 | (2) Commentaires | Permalink

Lors d'une formation que j'ai suivi la semaine dernière, le formateur présentait les différents types d'hommes dans le temps.

Pour lui, il a existé, et il existerait toujours ?,  jusqu'à présent quatre type d'hommes :

  • l'homme archaïque : il a des rythmes et des rituels. Il est ancré sur le passé.
  • l'homme prospectif : il a des visions et des projets et il est ancré vers l'avenir.
  • l'homme présent : encastré dans le présent (d'où son nom), il a des obligations, des aléas.
  • l'homme instant : détaché de tout idéal, il est dans la compulsion et le désintérêt. Selon lui, mais il ne s'agit que de son opinion, c'est l'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien.

J'ai trouvé le dernier type d'homme intéressant. L'homme qui désire tout, tout de suite, pour rien. Bref, c'est comme cela que je le perçois, un consommateur impatient. Selon le formateur, c'est l'homme actuel, celui qui surfe sur Internet, qui s'impatiente si au bout de trois sonneries de téléphone, on ne lui répond pas, celui qui ne peut pas faire une action en continu pendant plus de sept minutes.

Par rapport à la généalogie, au temps de la recherche, ce type d'homme m'interpelle. Je ressens un décalage. En fait, je me demande dans quel type d'homme pourrait se situer le généalogiste lambda. Et pour le moment, je n'arrive pas à trouver une réponse qui me satisfasse pleinement.


Separateur_post

La provenance des clients

Par Stéphane Cosson le 10 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Une question que nous nous sommes posés avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn : D'où proviennent mes clients ? Quel peut être l'élément déclencheur qui fait qu'ils viennent vers moi plutôt que d'aller vers un concurrent ?

J'ai donc repris l'ensemble de ma clientèle depuis le début, recherché dossier client par dossier client si dans leur courrier, ils me donnaient un élément de réponse. J'ai pu ainsi établir une statistique sur neuf ans. Je ne lui trouve qu'un seul défaut : les résultats sont lissés alors qu'il y a eu des modifications pour le moins notables entre 2000 et aujourd'hui, notamment dans le cadre de ma réputation ou de ma manière de communiquer vis-à-vis d'eux.

Voici ce que je peux déjà en tirer : en 9 ans, j'ai eu 225 clients qui m'ont demandé de leur faire des recherches généalogiques. J'ai une autre clientèle, qui est venue me voir pour d'autres raisons mais je me suis contenté d'analyser uniquement celle-ci.

  • 21% sont des personnes que j'ai rencontré aux AD ou qui m'ont été envoyés par les AD.
  • 17,77% m'ont contacté par le biais d'Internet.
  • 16,40% appartiennent aux associations généalogiques dont j'ai pu être membre. Ils m'ont connu grâce aux articles que je publiais dans les revues, aux réponses que je pouvais donner aux questions posées, aux responsabilités que je pouvais avoir.
  • 13,77% m'ont écrit après un premier contact téléphonique.
  • 10,66% sont venus par le biais de confrères ou sont des confrères qui m'ont sous-traité des dossiers.
  • 7,55% ont suivi mes cours.
  • 4,44% sont des contrats décrochés lors de Salons.
  • 3,55% m'ont écrit en faisant explicitement référence à un article paru dans une des revues vendues en kiosque.
  • 2,66% m'ont écrit en faisant explicitement référence à un autre de mes clients.
  • 1% sont venus par le biais de SOS Généalogie.

Comme je le disais, ils ne viennent pas de la même manière il y a neuf ans que maintenant. Simplement parce qu'il y a la mise en ligne des archives qui fait que je ne rencontre plus ceux qui faisaient des recherches sur les BMS ou les NMD exclusivement : ils ne sont plus en salle de lecture ou s'ils viennent aux AD, en tout cas pour le Tarn, nous ne sommes plus dans la même salle. Pendant 3 ans, je n'ai pas eu de site Internet et une fois que j'en ai eu un, je l'ai régulièrement fait évoluer. Je ne fais plus partie d'associations généalogiques depuis quelques années. Je fais très peu de salons. J'écris beaucoup plus maintenant dans les revues qu'il y a neuf ans.

Les résultats sont donc complètement lissés.Je ne sais pas de plus comment ceux qui m'ont contacté par téléphone au départ ou par Internet m'ont connu, quel a été le facteur déclenchant. Je me suis contenté de noter ce qu'ils m'écrivaient. Mais cela peut donner déjà une première piste de réflexion.

 


Separateur_post

Conseils à Jennifer

Par Stéphane Cosson le 9 octobre 2009 | (5) Commentaires | Permalink

Vu le nombre de questions, je pense que cela peut être plus intéressant que je vous réponde par le biais d'une note afin que d'autres puissent en profiter. Je pense même que cela va prendre plusieurs notes.

Convaincre le conjoint qu'il ne s'agit pas que d'une lubie et que la généalogie n'est pas qu'une passion de vieux va être le plus difficile. J'en parle par expérience. Vous allez donc commencer par cela et oubliez l'auto-entrepreneur au moins dans un premier temps. Parce que passer de salarié à entrepreneur n'est pas une chose simple, innée. C'est véritablement de l'acquis. Passez plutôt par une couveuse,  une pépinière, une coopérative d'entreprise, ou toute autre chose dans ce style pour solidifier vos bases. Faites-vous accompagner. Ce peut être aussi votre Chambre de Commerce ou la boutique de gestion du coin. Je me fous de la structure, disons-le clairement,  mais pas de l'apprentissage, pas de l'accompagnement. C'est vraiment hyper-important.

Blois ne sera qu'une solution partielle, qui va vous donner des pistes. Mais ne fera pas à votre place, n'apprendra pas pour vous. A ma connaissance, elle peut être prise en charge, partiellement.

Convaincre le conjoint va prendre des années. Cela fait neuf ans que je fais ce métier, huit ans que je vis en couple et que mon conjoint n'est toujours pas convaincu. C'est dire l'ardeur de la tâche. Apprenez à être entrepreneur. Vraiment !

Oubliez les 40 000 €. Vous avez une voiture, un ordinateur, du papier ? C'est suffisant comme budget de départ. Le site vous verrez plus tard. Quand vous aurez éclairci ce que vous voulez proposer à vos clients. Quand vous saurez votre zone de chalandise.

Pouvez-vous vous absenter plusieurs jours de file, voire une semaine entière ? Cela ne va-t-il pas gêner vos trois garçons ou votre mari ? Votre étude de marché sera en fonction de ce choix géographique de déplacement. La fréquence des déplacements hors département, c'est vous qui la choisissez. Allez interroger les généalogistes déjà installés de votre secteur et en fonction, choisissez votre secteur, vos services. Qu'est-ce que vous allez apporter pour que des clients viennent, AD en ligne ou pas ?

Voilà ce que je peux vous dire pour le moment. Je réfléchis aux autres questions et je vous fais une nouvelle note dans la foulée.


Separateur_post
 

Avertissement: Les informations, textes, images et sons, diffusées via internet par The Social media Group ne sont pas susceptibles, à priori, de contrevenir à la réglementation afférente aux droits d´auteur. Si tel n´était pas le cas, merci de nous le signaler à l´adresse copyright at thesocialmedia point com et nous nous engagerons, sous reserve de la validité de la requête, à effectuer les modifications afférentes dans les plus brefs délais.


Le Blog Généalogie, un site du Social Media Group, réseau de blogs thématiques.