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Et vous, quel généalogiste êtes-vous ?

Par Stéphane Cosson le 21 avril 2010 | (11) Commentaires | Permalink

Je me suis longuement posé la question si je rédigeais ou pas sur ce sujet. Un professionnel, est-ce vraiment utile qu'il le fasse ? Ne doit-il pas être parfait a priori ? Et puis je me suis dit, qu'après tout, pourquoi pas ?

Je n'ai pas relevé systématiquement les témoins, parrains, marraines, et autres présents cités dans les actes.

Je relevais déjà systématiquement. Dans le sud de la France, vu notre système de parrainage (les parrains / marraines appartiennent forcément à la parenté), il vaut mieux. Désormais, en plus, systématiquement, quand je lis un contrat de mariage, je relève aussi les assistants au mariage (vous savez, ceux qui sont tout de suite nommés après les mariés et que tout le monde oublie sans problème), je lis le contrat jusqu'au bout, pas seulement les quelques lignes qui m'intéressent (les mères peuvent être signalées plus loin, dans la dot par exemple). Je lis aussi les quittances dotales. Pareil pour les testaments, je lis tout, note tout. On ne sait jamais !

Je ne note pas les registres, lieux, périodes, où je fais chou blanc.

Ben si, je note tout. Ne rien trouver dans un registre, c'est déjà savoir qu'il n'y a rien. L'information est toujours utile. Et cela justifie le temps passé à la recherche.

Je parcours les registres en lecture automatique, repérant les trois ou quatre patronymes en tête sur le lieu...

ça va pas, non ? Jamais de la vie. Certes, c'est le client qui paie mais, bon, quand même ! Je cherche un patronyme dans une paroisse ? Je récupère tous les porteurs. Je ferais du tri chez moi. C'est plus long, mais c'est hyper-efficace. Et je n'oublie pas de noter les différents lieux-dits.

Je fais peu de sauvegardes, même si l'essentiel  est dupliqué.

 ça va pas, non ? Certainement pas ! Oh, c'est mon gagne-pain ! Je sauvegarde tout, plusieurs fois, de différentes manières : sur Internet, dans un disque dur externe, un disque dur interne que j'ai rajouté dans mon ordinateur, dans des cahiers familiaux. Au cas où.. Si un plante, je peux retrouver ailleurs. Et je garde toutes mes notes dans des boîtes d'archives. S'il me faut y revenir, je peux toujours tout retrouver.

J'ai mis un moment à m'astreindre à une charte de nommage pour mes fichiers et répertoires, mais désormais je m'y tiens. Tout est numérisé. Pour les photos, je n'ai pas encore de solution pour le nommage et la base.

Formation d'archiviste oblige, je classe de manière pyramidale : fichier client, puis fichiers ascendance par ascendance (tout au format word, pas de temps à perdre à rentrer dans un logiciel de généalogie des données si je ne les transmets pas en format Gedcom à mon client). Dans chaque fichier ascendance, je range les photos par type d'acte, chaque fois dans un nouveau fichier : CM Machin avec Tartanpionne, testament Untel. Je m'y repère c'est l'essentiel.

Je Google beaucoup, Geneanete pas mal, Gallicate doucement mais sûrement. Côté Mormons, c'est assez pauvre ; NotreFamille, c'est en cas de nécessité extrême.

 Je ne m'en sers que pour faire des cartographies quand on me demande un nouveau nom et que je ne sais où le chercher. NotreFamille pour une première approche jusqu'en 1891 puis Geneanet avant cette date. Cela peut me donner des pistes de communes ou de paroisses.  Gallica ? Pas du tout sauf exception. Google ? M'ouais...

Aller aux Archives en tant que lecteur me manque. Mais c'est le métier qui veut ça.

Même si j'y vais encore régulièrement plusieurs fois par mois (c'est le métier qui veut ça), la numérisation m'a rendu nostalgique des documents papier, de l'odeur particulière, des pages racornies que je dépliais avec amour... Un romantique indécrottable je suis, voilà, je l'ai dit...



Commentaires

Rédigé par : mistike | 21 avr 2010 21:03:46

"Je cherche un patronyme dans une paroisse ? Je récupère tous les porteurs. Je ferais du tri chez moi. C'est plus long, mais c'est hyper-efficace. Et je n'oublie pas de noter les différents lieux-dits."

Ca dépend en fait de ce qu'on entend par "lecture automatique". Personnellement je ne lis pas les actes. Je lis les noms et prénoms. Et la plupart du temps, je note les références et infos principales des actes où je trouve un porteur du patronyme que je recherche, ou affilié.

Je dis "la plupart du temps" parce que ça dépend à la fois de ce que je recherche, de mon degré de familiarité avec la branche concernée, et du nombre de porteurs dudit nom !


Rédigé par : stephane Cosson | 21 avr 2010 23:35:58

Effectivement, tout dépend ce que l'on met derrière cette expression. Pour moi, une lecture automatique, c'est une lecture en diagonale ou une lecture uniquement des noms et prénoms en marge des actes quand ils existent.

Lire uniquement ces noms et prénoms en marge, je le fais quand ils existent. Cela permet de gagner du temps à la lecture. Mais malgré tout, systématiquement, en plus de cette lecture, je récupère tous les porteurs du ou des noms m'intéressant. Même s'ils sont nombreux ! Surtout s'ils sont nombreux. Je ne me fie pas qu'à cette lecture rapide. Pour une autre raison, propre au sud de la France : le nom de l'oustal qui peut induire en erreur.

En tant que professionnel, je n'ai pas ce problème de familiarité. Chaque recherche est une recherche différente, des branches, des noms, des familles que je découvre.

Alors je fais très attention parce que j'ai des comptes à rendre à mon client, qui me paie, et que je ne dois pas décevoir, pour pouvoir ensuite le fidéliser correctement. J'ai lu un jour dans un café : "le client vient, attiré par le prix ; C'est la qualité qui le retient." Lecture automatique = danger. C'est comme cela que je le ressens.


Rédigé par : Geneaclio | 22 avr 2010 23:05:15

Que vous apporte la lecture des quittances dotales dans le Sud ? Pour ma part, je les lis dans les CM parisiens car elles me permettent parfois de dater de façon plus précise du mariage (surtout quand la dot doit être remise la veille des épousailles et que c'est indiqué). Les actes de mariage étant peu reconstitués pour l'Ancien Régime, je compense ainsi partiellement les trous au niveau des dates.

Pour Gallica, le site peut être utile en généalogie descendante car il permet parfois pour des familles notables de retrouver des faire part de mariage ou de décès dans la presse du 19ème et du 20ème siècle. En plus de la famille citée, on a souvent le lieu de l'événement. Dans un cas, j'ai même su la cause de la mort. En l'occurrence, un avocat parisien mort du choléra vers 1841.


Rédigé par : stephane Cosson | 23 avr 2010 09:53:39

Les quittances dotales, dans le Sud, sont relativement strictement régies. Normalement, le contrat de mariage donne les dates plus ou moins précises où elles doivent être passées. Les dots sont souvent versées en partie lors du mariage religieux puis par parts égales pendant un certain nombre d'années (tout est fonction de la somme).

Si je n'ai pas trouvé le mariage religieux, que je ne connaisse pas la date du contrat de mariage, trouver une quittance dotale me permet de remonter dans le temps jusqu'au contrat. Le notaire peut en effet préciser de quelle quittance il s'agit.

Les quittances peuvent aussi me faire comprendre pourquoi il y a des procès dans des familles. J'ai eu le cas d'une dot qui devait être payée à la fin du XVIe siècle et dont les descendants du frère de la fiancée se sont acquittés jusqu'au début du XIXe. Avec différents procès à la clé, rappels des sommes payées, par qui, à quelle date, chez quel notaire. Une mine !

Enfin, la quittance peut être faite chez un notaire différent de celui qui a passé l'acte.

Enfin, cela peut être une quittance de cancellation de CM (quand il y a eu contrat mais pas de mariage religieux, que les fiançailles ont été rompues mais qu'il y a déjà eu des versements effectués).

Pour moi, cela peut être une mine si elles sont bien exploitées.


Rédigé par : d'aïeux et d'ailleurs | 24 avr 2010 14:06:38

Ravie de voir que l'article de mon blog vous a aussi inspiré. Pour la source originale des phrases en gras, c'est sur http://daieux.et.dailleurs.free.fr/index.php/la-boite-a-outils/224-et-vous-quel-genealogiste-etes-vous
AVec les liens vers les autres échos et les remarques des autres "généablogistes".

Comme le dit Mistike, et comme vous l'écrivez ensuite, il y a lecture automatique et lecture automatique... Ce qui était sous-entendu, c'était cette habitude de formater et d'adapter son regard au registre. Au bout des premières pages, on repère les habitudes d'écriture du prêtre (certes parfois il y en a plusieurs qui s'intercalent...), la tournure utilisée. Le regard parcourt les pages suivantes en s'attardant sur des zones, afin de visualiser rapidement les noms recherchés (en gardant un oeil sur les signatures) : les premiers mots d'un acte, lorsque le curé commence par les noms et prénoms, ou la fin de la 1ère ligne, si la date est entièrement écrite, etc.
Et dès qu'un nom est connu, hop, on note (en l'occurrence Impécran + saisie logicielle). Ça facilite la lecture, ça permet de repérer les cousins qu'on rattachera sans doute une ou deux générations au-dessus, de ne pas zapper les femmes. Et c'est bien utile lorsqu'en marge ne figurent que B / M / S, voire rien. Le plus sympathique étant lorsque qu'il n'y a pas la moindre aération entre deux actes...Les habitudes sont faites pour être bousculées, sinon ce serait monotone.


Rédigé par : stephane Cosson | 24 avr 2010 15:45:47

Mea Culpa de ne pas vous avoir cité ! Mais en même temps, je pense que la blogosphère généalogique a vu de suite à quelle note, à quel blog je faisais allusion.
Votre note a eu un succès que tout le monde aimerait avoir quand il rédige. Sans être jaloux du tout, pas mon genre.

Ce qui prouve aussi que nous nous lisons les uns les autres. C'est plutôt positif !


Rédigé par : stephane Cosson | 24 avr 2010 15:45:48

Mea Culpa de ne pas vous avoir cité ! Mais en même temps, je pense que la blogosphère généalogique a vu de suite à quelle note, à quel blog je faisais allusion.
Votre note a eu un succès que tout le monde aimerait avoir quand il rédige. Sans être jaloux du tout, pas mon genre.

Ce qui prouve aussi que nous nous lisons les uns les autres. C'est plutôt positif !


Rédigé par : d'aïeux et d'ailleurs | 24 avr 2010 17:40:35

Merveilleuse invention que les flux RSS (et Netvibes)...


Rédigé par : Geneaclio | 24 avr 2010 22:39:35

Je découvre que les quittances dotales font l'objet d'un acte à part entière dans le Sud.

A Paris, je les lis dans la quasi totalité des cas en marge ou à la suite du contrat de mariage. Je ne me rappelle pas avoir lu d'acte séparé sauf peut-être une fois. Il faut dire que je n'ai jamais songé à chercher puisqu'il y avait les détails sur le CM. Je penserai à creuser à l'avenir surtout pour les CM non suivi de mariage (dont j'ai quelques exemplaires). Merci pour l'indication.

Cordialement.


Rédigé par : stephane Cosson | 24 avr 2010 23:10:41

Je vais apporter un iota : pas toujours. Tout dépend du notaire. Il y a ceux qui les mettent en marge et ceux qui font des acte à part. Pourquoi, je n'en sais rien. Peut-être est-ce dû à la formation qu'ils ont suivi. Allez savoir.

Le plus souvent, il me semble, elles sont à part.


Rédigé par : stephane Cosson | 24 avr 2010 23:12:51

Personnellement, je n'utilise pas les flux RSS. J'ai préféré mettre les différents blogs dans mes favoris pour pouvoir les consulter.

Le flux RSS me semble être une démarche plus passive, plus attentiste. Mais ce n'est qu'une opinion personnelle.


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