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Sondage IPSOS pour Genenalogie.com
Par Stéphane Cosson le 29 avril 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Avez-vous vu le sondage Ipsos réalisé pour Genealogie.com ? Charles Hervis a déjà mentionné sur GeneInfos les quelques défauts qu'il pouvait avoir : le fait que n'apparaissent pas les plus de 65 ans, notre clientèle traditionnelle, le petit nombre de questions et la durée inconnue des recherches faites par les personnes interrogées.
En même temps, je ne trouve pas cela trop grave, vu de la lorgnette du professionnel. Parce que ce sondage nous donne de très utiles renseignements sur notre non-clientèle. De 16 à 64 ans, ce n'est pas notre clientèle. C'est donc forcément intéressant à analyser. Qu'est-ce que le sondage nous dit ?
- 21% de personnes pas du tout intéressées. C'est le cercle que nous aurons le plus de difficultés à convaincre.
- 18% des sondés invoquent un manque de temps ou des difficultés. Deux solutions possibles pour eux : de la formation ou faire à leur place en trouvant des produits et des prix qui leur soient adaptés. A côté, il y a les enfants, les études, les prêts immobiliers, tout ce que normalement n'ont plus en charge les personnes de plus de 65 ans.
- 61% qui déclarent avoir fait des recherches sur leurs noms ou sur l'histoire de leur famille. Je préfère qu'ils le déclarent plutôt qu'ils ne l'avouent. Il n'y a rien de honteux. Youpi ! 61% de clients potentiels ! On n'en demandait pas tant !
Que nous dit-il encore ? 65% des moins de 35 ans ont fait des recherches dans le but de retrouver des parents ou des cousins éloignés pour nouer des contacts, partager un patrimoine et créer un réseau social autour d'une histoire familiale. Si c'est pas le moment de se placer comme organisateur de cousinades, je ne sais pas quand cela le sera. A mon avis, c'est aussi le moment d'inventer du réseau social dans la généalogie. En tout cas pour cette tranche d'âge. On peut aussi leur proposer de créer des biographies de personnages-pivots autour desquels les contacts sociaux pourront se nouer. A priori mais je suis sûr que d'autres idées sont possibles pour eux.
55% des Français interrogés ne font des recherches généalogiques que sur Internet. Génial ! Cela nous laisse toutes les autres manières de faire de la généalogie. Parce que, sur Internet, en grande majorité, à part le partage d'arbres généalogiques et l'état civil, il n'y a pas grand chose d'autre, soyons clair. Quelques recensements, quelques sites concernant les militaires. Je caricature un peu, mais vous voyez ce que je veux dire. Et nous avons tout le reste des documents pour nous, les professionnels !
Cela veut dire aussi que c'est le moment ou jamais, nous les professionnels, d'être sur Internet, de leur proposer la consultation de nos bases. Je suis persuadé qu'une part de marché est possible même si nous n'aurons jamais la puissance d'attaque des sites les plus importants. Mais en même temps, pour prendre une image automobile, Dacia et Rolls Royce n'ont pas la même clientèle, cela ne les empêche pas de vivre l'une et l'autre. Non mais, c'est vrai quoi !
Et je trouve que tout cela, c'est très intéressant à savoir. Cela nous ouvre des perspectives très positives.
Adhérer, c'est l'idéal des mollusques
Par Stéphane Cosson le 28 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
Je me rends compte, en continuant de mener ma réflexion sur mon métier par le biais de la Stratégie océan Bleu, que certains critères sont acceptés sans réflexion, comme s'ils étaient acquis une fois pour toutes.
Quels critères ?
Par exemple, le métier de généalogiste familial est un métier de solitaire et il faut l'accepter. Ou encore, il existe une barrière quasi-infranchissable entre les familiaux et les successoraux, les quelques généalogistes mixtes sur le marché étant plus successoraux que familiaux. Autrement dit, un familial exclusif qui donne de l'information, et juste de l'information, aux clients des successoraux s'occupe de ce qui ne le regarde pas. Un familial ne peut pas gagner autant qu'un successoral, le métier de généalogiste familial est un métier-passion où l'on trime pour gagner peu d'argent.
C'est comme cela, ce sont des évidences, on ne peut rien y changer. Il faut les accepter. Et si, plutôt que de les accepter, on les excluait ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui peut bouger ? D'autres solutions peuvent-elles être mises en place ? C'est plus dangereux, peut-être, mais c'est surtout plus intéressant.
J'ai lu une phrase, je ne sais plus où, qui disait que l'adhésion c'est l'idéal des mollusques. Alors, de deux choses l'une : soit le généalogiste professionnel est un mollusque et il ne reste plus qu'à le plonger dans l'eau bouillante et attendre qu'il cuise, soit le généalogiste professionnel n'est pas un mollusque et dans ce cas il peut ne pas tenir compte de ces règles qui semblent écrites dans le marbre mais qui peuvent s'effacer comme du sable. J'ai plutôt choisi la deuxième option. J'aime bien l'eau chaude mais quand même... Pas à ce point !
A voir ce que cela va donner.
Drapeau blanc
Par Stéphane Cosson le 24 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
Vous savez quoi ? Il me tarde qu'Anne commence à travailler avec moi. Anne, je vous en ai déjà parlé dans une précédente note. Souvenez-vous, l'ancienne cantatrice lyrique, doctoresse en histoire....
Parce que je ne sais pas si mes clients se sont donnés le mot ou pas, mais pour le moment, je protège la tête et j'attends que cela arrête de tomber de partout. Pour la paléographie, ce sont un à deux courriers par semaine. Sans compter les clients habituels bien sûr.
C'est plutôt positif vous me direz. J'apprécie. J'apprécie énormément même. Mais le retard arrivant, cela me stresse. Vous me direz, je peux voir les choses différemment et qu'en fait plutôt que de parler de retard, je peux voir cela en terme de travail d'avance. C'est la même chose mais c'est vu plus positivement.
La personne qui suit mon dossier au Points Chances avait peur que l'augmentation de mes tarifs en début d'année ne me crée des soucis en terme de clientèle. Ce n'est vraiment pas le cas. Je ne vois aucune différence, mais vraiment aucune. J'ai même plutôt l'impression d'avoir plus de clients que l'an passé à la même période.
Vous savez quoi ? J'avais peur de ne pas trouver de travail à Anne avant de lui dire OK, nous fonçons. C'est ce qui me retenait. Cette peur est complètement partie. Vivement qu'on travaille ensemble !
Et vous, quel généalogiste êtes-vous ?
Par Stéphane Cosson le 21 avril 2010 | (11) Commentaires | Permalink
Je me suis longuement posé la question si je rédigeais ou pas sur ce sujet. Un professionnel, est-ce vraiment utile qu'il le fasse ? Ne doit-il pas être parfait a priori ? Et puis je me suis dit, qu'après tout, pourquoi pas ?
Je n'ai pas relevé systématiquement les témoins, parrains, marraines, et autres présents cités dans les actes.
Je relevais déjà systématiquement. Dans le sud de la France, vu notre système de parrainage (les parrains / marraines appartiennent forcément à la parenté), il vaut mieux. Désormais, en plus, systématiquement, quand je lis un contrat de mariage, je relève aussi les assistants au mariage (vous savez, ceux qui sont tout de suite nommés après les mariés et que tout le monde oublie sans problème), je lis le contrat jusqu'au bout, pas seulement les quelques lignes qui m'intéressent (les mères peuvent être signalées plus loin, dans la dot par exemple). Je lis aussi les quittances dotales. Pareil pour les testaments, je lis tout, note tout. On ne sait jamais !
Je ne note pas les registres, lieux, périodes, où je fais chou blanc.
Ben si, je note tout. Ne rien trouver dans un registre, c'est déjà savoir qu'il n'y a rien. L'information est toujours utile. Et cela justifie le temps passé à la recherche.
Je parcours les registres en lecture automatique, repérant les trois ou quatre patronymes en tête sur le lieu...
ça va pas, non ? Jamais de la vie. Certes, c'est le client qui paie mais, bon, quand même ! Je cherche un patronyme dans une paroisse ? Je récupère tous les porteurs. Je ferais du tri chez moi. C'est plus long, mais c'est hyper-efficace. Et je n'oublie pas de noter les différents lieux-dits.
Je fais peu de sauvegardes, même si l'essentiel est dupliqué.
ça va pas, non ? Certainement pas ! Oh, c'est mon gagne-pain ! Je sauvegarde tout, plusieurs fois, de différentes manières : sur Internet, dans un disque dur externe, un disque dur interne que j'ai rajouté dans mon ordinateur, dans des cahiers familiaux. Au cas où.. Si un plante, je peux retrouver ailleurs. Et je garde toutes mes notes dans des boîtes d'archives. S'il me faut y revenir, je peux toujours tout retrouver.
J'ai mis un moment à m'astreindre à une charte de nommage pour mes fichiers et répertoires, mais désormais je m'y tiens. Tout est numérisé. Pour les photos, je n'ai pas encore de solution pour le nommage et la base.
Formation d'archiviste oblige, je classe de manière pyramidale : fichier client, puis fichiers ascendance par ascendance (tout au format word, pas de temps à perdre à rentrer dans un logiciel de généalogie des données si je ne les transmets pas en format Gedcom à mon client). Dans chaque fichier ascendance, je range les photos par type d'acte, chaque fois dans un nouveau fichier : CM Machin avec Tartanpionne, testament Untel. Je m'y repère c'est l'essentiel.
Je Google beaucoup, Geneanete pas mal, Gallicate doucement mais sûrement. Côté Mormons, c'est assez pauvre ; NotreFamille, c'est en cas de nécessité extrême.
Je ne m'en sers que pour faire des cartographies quand on me demande un nouveau nom et que je ne sais où le chercher. NotreFamille pour une première approche jusqu'en 1891 puis Geneanet avant cette date. Cela peut me donner des pistes de communes ou de paroisses. Gallica ? Pas du tout sauf exception. Google ? M'ouais...
Aller aux Archives en tant que lecteur me manque. Mais c'est le métier qui veut ça.
Même si j'y vais encore régulièrement plusieurs fois par mois (c'est le métier qui veut ça), la numérisation m'a rendu nostalgique des documents papier, de l'odeur particulière, des pages racornies que je dépliais avec amour... Un romantique indécrottable je suis, voilà, je l'ai dit...
Stratégie Océan Bleu ?
Par Stéphane Cosson le 18 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
J'ai rencontré en fin de semaine mon expert-comptable. Le point positif c'est que mon CAHT a augmenté de 25% par rapport à l'année précédente. Le point négatif est le suivant : sur 100 € facturé, je ne gagne que 2,52 €. Ce qui est relativement peu. De ce côté, les soldes intermédiaires de gestion sont implacables pour montrer la réalité.
J'ai beau avoir diminué mes charges, il me faut encore retravailler ce point. Et augmenter encore mon chiffre d'affaires.
Pour l'option "augmentation du chiffre d'affaires", comment faire pour qu'il le soit de manière durable ? Je suis en train actuellement de lire un ouvrage sur la stratégie de l'océan bleu. Dans l'océan rouge de la concurrence, les auteurs préconisent que, pour croître, il faut tourner le dos aux concurrents en modifiant ses pratiques.
Comme me le disait mon expert-comptable, c'est plus facile à dire de son côté de bureau qu'à faire de mon côté. Cela doit pouvoir se trouver, je ne sais pas encore comment mais cela doit pouvoir se trouver. A moi d'y réfléchir, sans doute pas seul pour ne pas tourner en rond. Mais je crois que cela vaut la peine.
Faire travailler quelqu'un
Par Stéphane Cosson le 14 avril 2010 | (6) Commentaires | Permalink
Il y a quelques mois, vous en souvenez-vous peut-être, j'avais pris une stagiaire, docteur en histoire, ancienne cantatrice lyrique. Nous voulions travailler ensemble mais depuis, nous n'arrivions pas à trouver la solution.
Elle est revenue vers moi avec une solution qui, du moins pour mon expert-comptable, est correcte et sans risque. J'apprécie, cela montre son envie et sa motivation de bosser.
Voici donc ce qui serait possible : Elle crée une association ("Pour la promotion de la généalogie dans le Tarn", par exemple) dont elle ne serait pas membre. Je ne sais pas si la phrase est correcte puisqu'elle ne serait pas membre. Mais vous voyez ce que je veux dire. Trois personnes seulement dans l'association : président, secrétaire, trésorier. Cette association proposera un contrat, à temps plein ou partiel, sur la base du SMIC, dans le cadre d'un CAE (Contrat d'Accompagnement à l'Emploi). L'Etat peut payer 90% du salaire brut par le biais du CNASEA. Ne reste plus qu'à trouver les 10% manquants, soit environ 500 € si les calculs qu'elle a fait sont bons.
Elle travaillerait alors pour moi, à temps plein ou partiel, pendant 2 ans, durée du contrat, et l'association me facturerait en prestation la somme manquante. Ce qui est parfaitement légal. Mon expert-comptable me dit banco. J'attends d'autres avis car on n'est jamais trop prudent. Mais cela ne serait pas mal comme solution temporaire, le temps d'augmenter correctement mon CAHT pour passer à d'autres solutions par la suite.
L'innovation doit se trouver partout...
Services alternatifs
Par Stéphane Cosson le 11 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
En tant que généalogiste professionnel, je suis en concurrence non seulement avec les cercles généalogiques, les sites sur Internet, les logiciels mais aussi avec les autres activités de loisirs.
Dans le premier cas, nous avons tous la même fonction : nous aidons la personne à faire son arbre généalogique.
Le deuxième cas est plus intéressant à mon sens : qu'est-ce qui fait que la personne va vers la recherche généalogique plutôt que le jardinage, les visites de malades en établissements hospitaliers ou que sais-je encore, les sudokus, les croisières en mer... Pour ne prendre que quelques exemples. Là, les loisirs ont tous la même raison d'être : avoir une activité distrayante en dehors du temps de travail. Comment la personne qui se cherche un loisir choisit-elle l'un plutôt que l'autre ? Qu'est-ce qui l'incite à aller vers la généalogie plutôt qu'ailleurs ? Question stratégique s'il en est.
De même, pourquoi certains de mes clients préfèrent-ils offrir un arbre généalogique comme cadeau d'anniversaire ou de mariage plutôt que de se ruer vers la traditionnelle liste de mariage, pour rester sur cet exemple ? Qu'est-ce qui fait leur choix ?
Et si on se penchait pour une fois sur cette question ? Peut-être que des réponses inédites pourraient en ressortir.
Méthodes de voyous
Par Stéphane Cosson le 7 avril 2010 | (5) Commentaires | Permalink
Ce matin, je suis contacté par un atelier protégé qui cherche des clients pour faire travailler les personnes handicapées dont ils ont la responsabilité. J'ai plutôt une oreille favorable, ils auraient pu prêcher un convaincu.
Mais ce que je ne supporte pas, atelier protégé ou pas, c'est l'utilisation de méthodes de voyous au niveau de la vente. Au départ, j'ai eu une commerciale qui m'a expliqué le pourquoi de sa démarche. Et nous nous sommes mis à discuter. Je n'allais pas passer commande de produits dont je n'avais pas l'utilité. Au bout d'un moment, j'ai entendu sa responsable qui lui soufflait ce qu'elle devait dire par rapport à mon argumentation. J'avais deux voix au téléphone en écho. Cela ne m'a pas trop plu mais j'étais toujours dans une écoute positive.
Puis la responsable a pris directement la parole, voyant que j'étais dur à convaincre. J'entends bien leurs besoins, je les respecte, mais je demandais un devis, simplement un devis qui me laisse un temps de réflexion. Je ne m'engage jamais sur un bon de commande, surtout quand, comme la responsable me le demandait, je dois signer celui-ci dès réception et le leur renvoyer dans la demie-heure qui suit. Je ne fonctionne pas ainsi, j'ai plutôt une sonnette d'alarme qui se met en route en me disant danger. J'entendais sa demande de faire travailler ces personnes handicapées en milieu protégé. J'aurais aimé qu'elle entende aussi la mienne : un devis, pas directement un bon de commande. Et j'ai besoin de mon délai de réflexion avant de répondre. C'est comme cela que je fonctionne le mieux.
Et, depuis que j'ai reçu le bon de commande, par e-mail, je reçois toutes les 10 minutes un appel du même numéro de portable. Parce que je n'ai pas encore renvoyé mon bon de commande signé dans le temps qu'elle m'avait imparti. Il ne s'agit peut-être pas de cet atelier protégé. Je ne veux pas non plus faire du mauvais esprit. Je trouve simplement la coïncidence troublante. Mais pour moi, appeler ainsi les personnes toutes les 10 minutes pendant 4 heures, sans laisser de message, mais simplement ce côté harceleur, insistant au possible, c'est une méthode de voyou.
Et alors que j'avais une écoute favorable, convaincue au départ, mon écoute change, vis-à-vis de cet atelier protégé en tout cas. Et cela m'indispose. Car ce n'est pas ainsi que la vision du handicap changera. Dieu sait combien je suis sensible pourtant à cette question.
Savoir faire des coupes franches
Par Stéphane Cosson le 6 avril 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Avoir une entreprise de généalogie, ce n'est pas seulement satisfaire sa clientèle. C'est aussi savoir gérer. Cela a l'air d'une lapalissade dit comme cela mais c'est important de s'en rendre compte.
Cela fait du bien, une fois par an, pas plus, au moment où l'expert-comptable vous rend bilan et compte de résultat par exemple, de passer vos comptes en détail avec lui et de voir, compte par compte, si la dépense est utile ou si vous pouvez faire des coupes franches.
Tout bêtement se poser la question : la dépense peut-elle être sabordée ? Oui ? Alors il ne faut pas hésiter, cela permet de mieux vivre derrière. Autant de moins dépensé, c'est autant de plus dans votre porte-monnaie.
Devenez un cost killer. J'ai comme cela diminué de presque moitié mes charges l'an passé. Et je suis en train de regarder si je ne peux pas diminuer encore. Il y a toujours quelque chose où vous pouvez gratter. J'en suis stupéfait comme une fois que le pli est pris, cela peut être facile. Mais il faut prendre le pli et cela, c'est beaucoup moins simple.
Prendre un stagiaire
Par Stéphane Cosson le 3 avril 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Je devrais prendre à nouveau une stagiaire pour une durée de 15 jours. Nous avons discuté au téléphone, elle et moi, pour mettre au point les différentes modalités. Et elle me disait que, de tous les courriers qu'elle avait envoyé à des généalogistes professionnels, malgré ses compétences indéniables dans le domaine du droit et de la généalogie, j'avais été le seul à lui répondre favorablement.
Je n'arrive pas à comprendre la frilosité de mes confrères à cet égard. Bon, d'accord, prendre un stagiaire c'est un peu de temps perdu, le temps de lui expliquer le fonctionnement de l'entreprise. Mais aussi combien de temps gagné ! Parce que le stagiaire (ou la stagiaire) n'est pas là pour faire le café ou les photocopies. Alors autant lui confier un dossier ou des recherches différentes pendant son stage. Que la personne puisse apprendre. Concrètement.
J'en ai discuté avec elle. Elle m'a dit les types d'archives qu'elle n'avait pas l'habitude de consulter. Cela tombe bien, j'ai des demandes dans ceux-ci pour le moment. Donc je vais lui confier les recherches que je superviserais bien sûr. Je suis là pour cela.
Je me rends compte aussi, au fur et à mesure que je prends des stagiaires, qu'il faut être clair dans le cadre énoncé, savoir poser les bonnes limites dès le départ. Un stage ce n'est pas une pré-embauche, ce n'est qu'un stage. Pour éviter les désillusions de tous les côtés ensuite. Mais ceci mis à part, je n'y vois que des avantages.
