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Services alternatifs
Par Stéphane Cosson le 11 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
En tant que généalogiste professionnel, je suis en concurrence non seulement avec les cercles généalogiques, les sites sur Internet, les logiciels mais aussi avec les autres activités de loisirs.
Dans le premier cas, nous avons tous la même fonction : nous aidons la personne à faire son arbre généalogique.
Le deuxième cas est plus intéressant à mon sens : qu'est-ce qui fait que la personne va vers la recherche généalogique plutôt que le jardinage, les visites de malades en établissements hospitaliers ou que sais-je encore, les sudokus, les croisières en mer... Pour ne prendre que quelques exemples. Là, les loisirs ont tous la même raison d'être : avoir une activité distrayante en dehors du temps de travail. Comment la personne qui se cherche un loisir choisit-elle l'un plutôt que l'autre ? Qu'est-ce qui l'incite à aller vers la généalogie plutôt qu'ailleurs ? Question stratégique s'il en est.
De même, pourquoi certains de mes clients préfèrent-ils offrir un arbre généalogique comme cadeau d'anniversaire ou de mariage plutôt que de se ruer vers la traditionnelle liste de mariage, pour rester sur cet exemple ? Qu'est-ce qui fait leur choix ?
Et si on se penchait pour une fois sur cette question ? Peut-être que des réponses inédites pourraient en ressortir.
Commentaires
Rédigé par : Antoine Meissonnier | 12 avr 2010 11:41:12
Bonne question de fait !
D'autant plus intéressante qu'elle n'est pas du tout posée dans l'étude du DEPS sur les Pratiques culturelles des Français (Olivier Donnat, 2009, http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat.php) alors que la généalogie est une pratique massive qui peuple les services d'archives et mérite la compréhension de ses causes.
Je vous signale, si vous ne les connaissez pas déjà, les travaux de Sylvie Sagnes dans ce domaine (anthropologue au LAHIC je crois) mais je ne suis pas certain qu'elle réponde pleinement à vos interrogations.
Rédigé par : Stéphane Cosson | 12 avr 2010 14:49:49
Il faudrait que je contacte à nouveau Sylvie Sagnes en effet. Bonne idée ! Je connaissais ses travaux à l'époque où nous faisions nos études ensemble à l'EHESS à Toulouse, il y a des années de cela, sous la direction d'Agnès Fine. Elle a dû progresser dans ses recherches depuis.
Merci pour l'information. Cela ne coûte rien d'essayer le contact à nouveau.
