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A quoi sert un généalogiste professionnel ?

Par Stéphane Cosson le 16 septembre 2012 | (10) Commentaires | Permalink

A quoi sert un généalogiste professionnel ? Quel bénéfice peut-il apporter par rapport à des associations, à des sociétés commerciales ?

Que nous soyons association, société commerciale ou professionnel, nous répondons tous, je crois, au même besoin : un besoin d'épanouissement. Nous pouvons apparaître qu'à la fin, en haut de la pyramide. C'est ce qui fait craindre la disparition de la profession à mes confrères familiaux en ces temps de crise.

Toutefois, ce besoin entraîne au moins un désir qui va se focaliser sur un ou plusieurs produits/services : association, société commerciale, professionnel. Cela ne veut pas dire forcément achat, attention ! Notre client, le généalogiste amateur, regarde, soupèse : quel bénéfice peut-il retirer d'aller vers une association plutôt que vers une prestation payante ? Plutôt vers une société commerciale que vers un professionnel ? 

Il existe plusieurs sortes de besoins : le besoin latent, endormi jusqu'à ce qu'on réalise ce que le produit/service est en capacité de faire. Le besoin est passif quand il y a iinadéquation entre le coût et les bénéfices apportés. Il peut être enfin à long terme, sa satisfaction étant prévue dans plusieurs mois voire plusieurs années. S'entraîner toute l'année plusieurs heures par jour à la course à pied, au vélo et à la natation pour un Iron Man annuel parcouru en moins de neuf heures par exemple.

Créer de nouveaux besoins est impossible. Pas créer de nouveaux désirs pour déclencher l'achat. Nous, en tant que professionnel, nous devons nous poser quelques questions : quels sont les besoins à long terme de nos clients potentiels ? Quels sont leurs besoins latents (qui vont nous permettre d'innover) ? Comment transformer les besoins passifs en acte d'achat ? Proposer ce que proposent les concurrents, certes, mais pas seulement. Il faut aller plus loin. Nous poser vraiment des questions si nous voulons avancer dans notre profession, malgré la crise, pour maintenir en vie ce besoin d'épanouissement. Rude travail, je vous l'accorde. 

Répondre à la question "à quoi sert un généalogiste professionnel" n'attend pas forcément une réponse en termes de travaux possibles. La réponse peut être aussi en terme de besoin, de désirs insatisfaits. 



Commentaires

Rédigé par : Sophie Boudarel | 16 sep 2012 13:15:35

Bonjour Stéphane,
Bonne question ! C'est exactement ce que je me suis demandé avant d.oser franchir le pas.
Je n'ai pas de réponse toute faite. L'étude de l'activité du blog m'a permis de déterminer quels sont les services complémentaires qui déclencheront l'achat. C'est ce qe vous appelez la création de nouveaux désirs.
En tant que professionnels nous devons effectivement créer l'envie, cela s'appelle du marketing, ce que ne font pas les associations.

Sophie


Rédigé par : Stéphane Cosson | 16 sep 2012 15:16:34

Mais il n'y a pas de réponse toute faite Sophie ! Ensuite, créer l'envie, des services complémentaires, tout dépend aussi du professionnel. Certains se sentiront par l'informatique et essaieront dans ce domaine, d'autres amélioreront l'existant en allant voir du côté du design, d'autres... Nous n'avons qu'une seule limite : notre imagination !


Rédigé par : Gregory Rhit | 16 sep 2012 16:18:11

Bonjour Stephane,

Encore un article intéressant qui pousse à la reflexion sur comment faire evoluer une profession qui fait face à de nouvelles problématiques.
Comme vous le savez déjà, je me suis lancé il y a peu et même si je ne suis installé que depuis récemment, j'essaie de me remettre en question quasi-quotidiennement et de réfléchir à de nouvelles solutions à proposer au client.


Rédigé par : Stéphane Cosson | 16 sep 2012 16:34:30

Première question Grégory : ce que vous faisiez avant de vous installer (que ce soit en terme d'emplois ou d'études) peut-il vous servir maintenant que vous êtes installé, d'une manière ou d'une autre ? Ne répondez pas non, tout de suite !

Deuxième question : vous vous êtes installé où ?


Rédigé par : Gregory Rhit | 16 sep 2012 20:48:36

Stephane, puis-je vous repondre plutot en privé ? Si oui, quelle est votre adresse mail ?


Rédigé par : Stéphane Cosson | 17 sep 2012 00:11:57

stephane.cosson@aliceadsl.fr


Rédigé par : Anne Dardaud | 17 sep 2012 12:18:11

Bon article et bonne question ! De mon point de vue, je pense qu'on propose un service pour des personnes qui n'ont pas forcément le temps de se consacrer à la recherches de leurs ancêtres ; il y a également ceux qui ne se sentent pas de franchir le pas des associations et des cercles généalogiques ; il y a enfin ceux qui ne veulent pas s'investir dans la recherche et qui préfèrent simplement obtenir des réponses à leurs questions. Voilà pour la partie "généalogie" ; on peut ensuite proposer d'élargir l'aspect généalogie à la famille, actuelle et passée en proposant des produits qui donnent du sens et donnent aussi envie de se plonger dans son histoire familiale. Voila pourquoi j'ai créé ma propre étude et malgré les périodes creuses, je ne le regrette pas ! Encore merci pour vos articles !


Rédigé par : Isabelle Louradour | 29 sep 2012 18:16:31

Bonjour,
Oui, une problématique très intéressante et bien que je ne sois pas généalogiste pro, elle m'interpelle. Surtout sur cette "scission" association de généalogie / généalogiste professionnel. Je trouve que c'est un peu dommage car à mon avis il y a des projets à mener ensemble et des retours et recours mutuels possibles. Je pense aussi que si on en est au début, la pratique de la généalogie change y compris pour les associations qui progressent en matière de communication et marketing.
Isabelle


Rédigé par : Stéphane Cosson | 29 sep 2012 19:42:51

Bonjour,
Alors d'un côté, par expérience de 30 ans dans le monde de la généalogie dont 12 en tant que professionnel, il y a des associations qui ont compris que les professionnels peuvent apporter des compétences qu'elles n'ont pas forcément et cela fonctionne très bien entre les deux, et de l'autre côté, il y a des associations (j'en connais) qui considèrent que les professionnels leur volent leurs clients. Et là, le dialogue est rompu. Définitivement parfois. C'est dommage, enfin surtout pour elles.

Je connais une association qui a préféré ainsi détruire la section locale dont je m'occupais plutôt que de me laisser continuer à la faire vivre, quand je suis passé professionnel. Les adhérents de cette section sont alors partis ailleurs, dans une autre association. Et c'est bien normal il me semble.


Rédigé par : Isabelle Louradour | 30 sep 2012 11:23:30

Bonjour Stéphane,
Malheureusement, je ne sais que trop bien que ce rejet existe du côté des associations et que l'instinct de propriété prévaut. C'est très dommage. Je persiste à croire aux échanges possibles et les associations vont être obligées de changer si elles veulent survivre. Et dans ces changements, le premier sera de renforcer leurs compétences.
Isabelle


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