Penser à tout pour un site Internet
Par Stéphane Cosson le 11 mars 2010
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On a beau faire attention, on ne pense pas forcément à tout. Choisir un fournisseur avec qui on va travailler sur la longue durée est toujours un choix compliqué, je m'en rends compte.
En 2008, j'ai refait faire mon site Internet. J'avais changé de fournisseur parce que ma première webmestre ne pouvait réaliser certaines de mes demandes et avait eu l'honnêteté de me le dire. Ce que j'avais trouvé très correct de sa part. J'avais donc cherché un nouveau fournisseur, fait faire différents devis et pris un fournisseur qui me semblait être dans la moyenne des prix que je m'étais fixé. C'est en effet le genre de produit que personnellement, je préfère laisser faire à un spécialiste. Mais en retour, j'en attends de la qualité.Je paie, je veux du travail bien fait. Cela semble normal.
Je viens de regarder mes statistiques 2009. Et je suis, non pas mécontent, mais TRES mécontent. Alors qu'il me coûte plus cher annuellement en terme de gestion de site, en terme de référencement, en comparant mes statistiques entre mon précédent site et celui-ci, j'ai perdu près de 70% de mes visiteurs. Ce qui est énorme.
Moins de visites, cela veut dire aussi moins de personnes qui commandent. Heureusement, j'ai d'autres moyens de faire du CAHT. Mais quand même... Le retour sur investissement est mauvais, il n'y a pas d'autres mots. Et j'envisage donc de changer à nouveau de fournisseur. Parce que, visiblement, cela n'a pas l'air d'affoler mon webmestre actuel.
Et je me rends compte, quand j'ai fait faire mes devis, même si c'est une question que j'ai posé, même si j'avais posé mes exigences en terme de visites, de référencement, c'est difficile à vérifier rien qu'avec un devis. Même si on téléphone à d'autres clients du fournisseur pour discuter de ce fournisseur avec eux en terme de satisfaction. Comment savoir malgré tout si le référencement sera bon, si les visites suivront les attentes ? Je me rends compte maintenant que c'est très difficile. En tout cas pour moi. Sur quoi se baser ? A part sur la parole, la bonne foi ?
Je me rends compte aussi, en refaisant mon tour des fournisseurs, que chez certains, je ne serais propriétaire ni de mes sites ni des noms de domaine si je signe avec eux. Cela me paraît être une arnaque, comme cela a priori. Pour moi, je paie un site, j'en suis propriétaire. Et je me rends compte que, pas forcément. Etonnant !
Comme quoi, il faut vraiment essayer de penser à tout.
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Sissi
Par Stéphane Cosson le 25 février 2010
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Il faut savoir parfois tout faire quand vous êtes en salle de lecture. Un exemple ? Ma dernière visite aux Archives du Tarn-et-Garonne.
J'étais tranquillement installé devant mon écran d'ordinateur, au bout d'une rangée de tables quand, du coin de l'oeil, je vois une chatte sortir des magasins. Je me suis dit au départ que les Archives devaient combattre ainsi les souris. Elle saute sur ma rangée de tables... et vient s'asseoir devant mon écran.
La présidente de salle accourt et fait descendre Sissi en s'excusant.Pas de souci, j'aime les chats, je me serais débrouillé avec elle. Sissi fait le tour de ma chaise, saute sur la table...et vient s'asseoir devant mon écran. La présidente de salle accourt à nouveau, fait descendre Sissi. Qui fait le tour de ma chaise, saute sur la table... et vient s'asseoir devant mon écran.
Bon ! J'ai compris le message. Je recule ma chaise et installe Sissi sur mes genoux. Et pendant que je prends des notes de ma main gauche, j'ai entouré Sissi de mon bras droit pour la caresser plus facilement. J'ai quand même du travail, même si elle est adorable. Sissi a très vite mis son turbo en marche.
Je ne sais pas combien de temps elle est restée (je n'ai jamais de montre et je ne voyais pas la pendule). Mais un bon petit moment . Jusqu'à ce qu'elle saute de mes genoux, repue de caresses, et reparte dans les magasins. Elle n'est plus revenue en salle de lecture de la journée. Et j'ai continué mes recherches.
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Carte professionnelle
Par Stéphane Cosson le 20 février 2010
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Je suis encore surpris que des administrations confondent "syndicat professionnel" et "ordre professionnel". La définition n'est pourtant pas la même.
Un syndicat professionnel est une forme particulière d'association loi 1901, régie par le livre Ier de la deuxième partie (article L. 2111-1 et suivants) du code du travail français. Il a pour but d'assurer la défense de ses membres.
En France, un ordre professionnel est une personne morale de droit public constituée par une loi qui définit sa fonction publique et par un décret d'application pris en Conseil d'État qui lui donne son statut.
Chaque ordre professionnel enregistre ses membres personnes physiques et les sociétés civiles professionnelles, il fait appliquer et fait évoluer le Code de déontologie correspondant.
Il est doté d'une fonction juridictionnelle avec un Conseil disciplinaire où siège un conseiller d'État et dont les décisions sont sous appel des juridictions administratives. Ces décisions peuvent être des recommandations, un avertissement, un blâme, une suspension, une radiation, la liquidation et la mise sous administration ordinale.
Il est doté aussi d'une fonction arbitrale pour régler les conflits d'interprétation portant sur les conventions entre un professionnel et son client sur la base des documents qu'il préconise, ou entre deux membres.
Contrairement à un syndicat, l'appartenance à l'ordre professionnel n'est pas une faculté mais une obligation pour le professionnel, l'inscription au sein de l'ordre étant une condition nécessaire à l'exercice de la profession.
Un ordre peut exercer une régulation de l'accès à la profession (vérification de la qualification professionnelle, éventuellement validation de diplômes, tenue de registres d'immatriculation des membres). Il peut contribuer à la formation permanente ou être simplement chargé de s'assurer du respect de l'obligation de formation continue. Il est également chargé d'assurer la concurrence entre ses membres sur une base équitable, non vénale et respectueuse des règles de l'art, tout en limitant les concentrations et les positions dominantes. Il joue souvent un rôle arbitral ou disciplinaire à l'égard de ses membres et éventuellement dans les relations entre ces derniers et leurs clients. À ce titre, il peut infliger des sanctions à ses membres voire les exclure de la profession. Il joue encore un rôle de représentation de la profession à l'égard des pouvoirs publics.
Effectivement, un syndicat professionnel peut mettre en place les mêmes fonctions pour se rapprocher le plus d'un ordre. Mais cela reste une association.
Cela n'a vraiment rien à voir. C'est toujours quelque chose que je rappelle quand des administrations, comme certains services d'Archives Départementales par exemple, font une distinction entre les professionnels qui ont une carte de chambre syndicale et ceux qui n'en ont pas mais qui peuvent présenter une preuve autre de leur inscription en tant que professionnel (Kbis s'ils sont en société ou inscription URSSAF).
Quand on me demande ma carte professionnelle et que je leur réponds que je ne suis inscrit à aucune chambre, certains services sont surpris. Je sors alors mon Kbis en leur rappelant que l'appartenance à une chambre est facultative. Effectivement, la différence c'est que le Kbis ne se renouvelle pas tous les ans, contrairement à une carte. Il existe pendant toute la vie de la société. Mais à eux de faire les vérifications nécessaires s'ils ne me croient pas.
Même si les articles dans les revues généalogiques peuvent m'aider pour me faire reconnaître. Mais je me suis rendu compte que certains services ne les lisent pas, ne serait-ce que le sommaire. Pas grave, cela a toujours son petit effet. Et cela me permet de savoir que je ne suis pas forcément aussi connu que je le pensais, ce qui n'est pas plus mal pour garder les pieds sur terre.
Il en est de même quand les administrations me demandent systématiquement mon autorisation du procureur de la république, sinon elles ne peuvent me considérer comme professionnel. Quand je leur dis qu'il existe deux types de professionnels qui cohabitent depuis les années 80, j'ai parfois l'impression de le leur faire découvrir. Certes, celles-là sont des exceptions mais il en existe encore quelques unes.
Comme quoi, rien n'est encore gagné du point de vue communication.
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L'importance de la comptabilité
Par Stéphane Cosson le 5 février 2010
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Je m'en rends compte tous les jours, peut-être de manière plus accrue ces derniers temps, sans doute parce que ma comptabilité 2009 est entièrement saisie et en attente de vérification par mon expert-comptable : la comptabilité a une importance haute.
Je râlais souvent après mon comptable qui me saisit celle-ci. Il vient me la saisir un week-end par mois, en me demandant de lui faciliter au maximum la tâche : noter sur les factures fournisseurs quand elles ont été payées avec le numéro du ou des chèques, noter de même sur les factures clients quand ceux-ci m'ont payé avec le numéro et la date de remise en banque. Noter, quand je vais à la poste, comment j'ai payé sur les reçus que je demande à chaque fois. Photocopier les chèques clients pour y accrocher la remise de banque, pour éviter de se poser la question à chaque fois : "Cette remise, elle correspond à quelles factures clients ?".
Je trouvais cela un peu lourd comme procédures. J'en ai refusé une, absolument, définitivement : la banque, c'est la banque. On va pas commencer à mélanger la banque avec les factures clients, comme il le voulait, sinon je ne vais plus m'y retrouver. Il m'a fallu deux ans complets pour m'y adapter, mais maintenant que cela roule, je me rends compte de son utilité. Quel plaisir, au moindre souci, à la moindre question, de retrouver l'information rapidement. Je n'aurais jamais cru.
Le seul point que je n'ai pas réussi à traiter, avec l'expert-comptable cette fois-ci, ce sont les quelques prestations en nature que je peux faire. Des échanges de services disons plutôt. Ils sont quantifiables monétairement. Mais où les mettre ? Car je tiens à ce qu'ils apparaissent d'une manière ou d'une autre. Pas dans ma comptabilité ordinaire, m'a dit l'expert-comptable. Je lui ai proposé une solution, sachant qu'il existe la classe 8 du plan comptable intitulée "comptes spéciaux". Va-t-il vouloir ? Pour le moment, je ne le sais pas.
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Ne jamais lâcher
Par Stéphane Cosson le 25 janvier 2010
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Une cliente refusait de me payer. J'avais beau envoyé des lettres de relance, nada, que dalle. Elle ne répondait pas. Je l'avais prévenu, la prochaine c'est l'huissier. Il faut toujours tenir ses promesses.
La prochaine fut effectivement l'huissier. Qui essaya par la conciliation de récupérer l'argent. Et là, elle faisait toujours la sourde oreille. L'huissier me demande si je lâche l'affaire ou si on demande au juge de nous suivre. Demandons au juge ! Cette blague !
Et il y est allé avec un ordre du juge récupérer l'argent. Résultat : elle paie sa dette en plusieurs mensualités. Ma cliente n'aurait pas pu me le dire dès le départ qu'elle voulait payer en plusieurs fois ? Je l'ai accordé à d'autres, je le lui aurais accordé, en récupérant tous les chèques en une seule fois et c'est moi qui les tire à la date demandée. Je précise.
Là on a perdu du temps, sa dette a augmenté des frais d'huissier. Pour rien. Dommage !
Mais par contre, je ne lâche jamais. Un travail a été effectué, le paiement est toujours à récupérer. Par tous les moyens légaux.
C'est pareil dans l'autre sens : j'ai payé un fournisseur pour un travail qu'il n'a pas effectué, je récupère mon paiement. Il n'y a aucune raison de faire des cadeaux. C'est je crois une question de respect du travail effectué. C'est aussi une manière de poser des limites dans le cadre du travail. Enfin, il me semble.
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Procès contre l'expert-comptable
Par Stéphane Cosson le 22 janvier 2010
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Un procès, c'est toujours compliqué. Tribunal de commerce ou pas. La justice est un peu lente mais je crois que, quand même, à force, on va tenir le bon bout . Ce n'est que la deuxième fois que le procès est repoussé d'un mois. Tout va bien !
La première fois, il avait été demandé au batônnier de l'ordre des avocats de se prononcer sur le bien-fondé de la nomination de l'avocat de mon adversaire : mon ancien expert-comptable pouvait-il être défendu par l'avocat qui avait réglé la cession de parts entre mon associé et moi ? Le batônnier a répondu que non, il y a conflit d'intérêts. D'où la nomination d'un nouvel avocat. Qui a pris un peu de temps puisque, entre temps, le batônnier a changé.
Aujourd'hui, on y va, j'y suis, je suis prêt. Taïaut !! Oui ? Non ? Non ? Oui ? Et bien non, le nouvel avocat n'a pas eu le temps de prendre entièrement connaissance du dossier. Report d'un mois. Remarquez, cela va nous permettre d'affiner la plaidoirie. Une fois encore.
Croisons les doigts, normalement, si tout va bien, le 26 février, on devrait plaider. Mais cela met parfois les nerfs à rude épreuve.
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Fin de l'association SOS Généalogie
Par Stéphane Cosson le 18 janvier 2010
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Après moultes discussions, interrogations et autres prises de tête, il a été décidé de dissoudre l'association SOS Généalogie.
Mais...
Cela ne veut pas dire que les services rendus par SOS sont supprimés eux aussi. Cela ne veut pas dire non plus que le site disparaît. SOS Généalogie, c'est mon bébé et je ne le jette pas avec l'eau du bain.
L'association disparaît, les services continuent. Je les reprends à mon compte. En attendant de digérer cette expérience de deux ans en commun, à six. En attendant de pouvoir proposer une autre formule, différente. Je l'avais déjà écrit, il faut retravailler le concept. Cela va prendre du temps et, personnellement, c'est quelque chose que je préfère faire seul. Je suis beaucoup plus créatif si personne ne me freine. Je n'ai de seule limite que mon imagination.
En attendant, merci aux cinq qui ont voulu y participer avec moi. Sans eux, cela n'aurait pas été possible.
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Association sur l'Ile Maurice
Par Stéphane Cosson le 14 janvier 2010
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On m'a transmis le message suivant :
"Le Cercle de Généalogie Maurice-Rodrigues vous invite à rejoindre une équipe imaginative et dévouée pour vous aider à développer une généalogie participative et amicale, que vous soyez débutants ou aguerris. Les pratiques des numérisations et dépouillements de registres paroissiaux et d'état civil permettront de sauvegarder ces documents menacés et de faciliter les recherches généalogiques pour tous les Mauriciens. Beaucoup d'autres ressources attendent d'être exploitées et sauvegardées.
Notre association a démarré depuis peu et la tâche qui l'attend est immense.
Cette association mauricienne a été créée pour faire connaître la généalogie de nos îles dans un esprit d'entraide et de convivialité. Nous voulons offrir à nos adhérents et à nos bénévoles la possibilité de s'ouvrir à l'histoire populaire et généalogique de la République de Maurice, ancienne Isle de France, et contribuer à sa promotion.
Venez nous rejoindre sur notre groupe de discussion :
http://fr.groups.
Ou écrivez à
Imaugen-owner@
Pour tous ceux qui ont des ancêtres sur ce secteur, n'hésitez pas...
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Entrepreneur modèle autoproclamé ?
Par Stéphane Cosson le 13 janvier 2010
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C'est le reproche que m'a fait il y a quelques temps un de mes confrères en lisant les notes du blog. Le terme m'a suffisamment choqué pour m'interroger. Ai-je cette prétention-là de me montrer comme un entrepreneur modèle ? Ou bien n'a-t-il pas compris ma démarche intellectuelle ? Je ne sais pas.
Ce dont je suis sûr, c'est que trouver de l'information sur le métier de généalogiste est très compliqué pour celui qui s'intéresse à la profession. Cette information-là est rare, que ce soit sur Internet ou par le biais des chambres syndicales. Il n'existe pas de réflexion disponible sur ce métier, pas d'analyse économique, pas d'études de marché. Pas de modèle économique, ce qui est plus grave.
La profession s'est organisée il y a trente ans quand la CSGHF a été créée. Et à ma connaissance, il n'y a pas d'analyse disponible sur ces 30 ans de vie professionnelle. Combien de généalogistes se sont installés ? Quel est le turn-over de la profession sur cette période ? Nul ne le sait. A ma connaissance, il n'y a pas non plus de statistique décennale sur le CAHT moyen du professionnel.
Et il est vrai que j'essaie d'apporter une réflexion sur ces thèmes. Gratuitement. Cette littérature existe peut-être par ailleurs, mais que je sache elle n'est même pas grise pour le professionnel que je suis, elle est noire. Il est vrai que pour pouvoir nourrir ma réflexion, j'utilise mon vécu. Parce que c'est le plus simple. Est-ce pour cela qu'il estime que je m'autoproclame entrepreneur modèle ? En même temps, que je sache, si je me suis exposé, je n'ai vu aucun de mes confrères le faire, lui le premier. Entrepreneur modèle peut-être dans le sens où il n'y en a pas d'autre qui pourrait équilibrer la balance.
En même temps, je suis membre d'une communauté généalogique au sens large et j'essaie, dans la mesure de mon possible, d'apporter ma pierre à cette communauté. Rédiger des commentaires dans les autres blogs, publier des articles, partager mes connaissances par le biais de cours sont, pour moi, des évidences. Cela fait 30 ans que je fais des recherches généalogiques. 30 ans que je baigne dans ce milieu. Me sentir hors de cette communauté, sous prétexte que je suis devenu professionnel, me gênerait beaucoup.
Il ne me tarde qu'une chose : qu'un autre professionnel se lance dans le grand bassin, s'expose, propose d'autres thèmes de réflexion, économique ou pas, bref que la profession avance à découvert. Qui osera ?
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Une bouteille à la mer
Par Stéphane Cosson le 9 janvier 2010
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Il y a des recherches qui sont plus compliquées qu'on ne le voudrait. Les résoudre peut devenir parfois une vrai quête de Graal.
J'ai une recherche de cette sorte depuis des années. Une recherche à l'étranger d'un membre de ma famille sur lequel j'ai très peu de renseignements : un lieu, une date très approximative, le nom de la mère et quelques photos. Et c'est tout. Je n'ai pas réussi à en savoir plus : sujet tabou depuis que mon informateur est décédé. Pour certains membres de ma famille, ce n'est pas de la famille, c'est rien, une erreur, à oublier. Je ne suis bien sûr pas d'accord.
Depuis 20 ans, j'essaie toutes les solutions possibles et imaginables pour essayer de réduire les incertitudes. J'ai écrit aux administrations concernées, en France par la voie diplomatique, sur place. J'ai essayé différents contacts plus sinueux. Nada, rien, chou blanc. Des dizaines de lettres en vain.
Et puis là, perdu pour perdu, j'ai envoyé une bouteille à la mer. J'ai un nom et un lieu. Sur un annuaire Internet, j'ai réussi à trouver sur ce même lieu le même nom. Deux personnes sur une population de 100 000 habitants. Peut-être s'agit-il de la même famille ?
Quel est le risque ? J'ai écrit, en joignant les copies de deux photos, au cas où les personnes pourraient reconnaître celle que je cherche... Et puis advienne que pourra. J'aurais peut-être une réponse, peut-être pas. Je verrais bien.
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