Rendez-vous en chambre froide
Par Stéphane Cosson le 1 juillet 2009
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Avec l'été, les chaleurs, la climatisation est toujours appréciée. Les salles de lecture sont souvent des endroits où il fait bon travailler. Souvent mais pas toujours. Il faudrait en effet apprendre à certaines Archives Départementales le bon usage de la climatisation.
Je ne citerais aucun service, mais il en existe certains où, si vous voulez travailler en salle de lecture, vous avez deux choix : soit vous vous changez dans la voiture avant d'entrer dans les Archives, soit vous avez froid si vous avez décidé de rester en vêtements d'été et que vous avez oublié votre petite laine. Dans certains services, vous voyez tout le monde, sauf les moins frileux, se balader manches longues, gilet sur les épaules, pantalon long pour les hommes avec chaussettes et chaussures fermées. Pas de tong, de nu-pieds, pas de short ou de bermuda. Paré pour l'expédition ? On attaque les Archives par la Face Nord !
Surtout, ne pas se mettre à une place où vous recevez la climatisation de côté ! Surtout pas, malheureux ! Vous êtes fou ! Suicidaire ! Un air froid pendant 8 heures vous est soufflé dessus en continu. Mais pourquoi j'ai oublié mon pull ? Cela m'est arrivé, j'ai quitté les Archives, je suis reparti chez moi me changer. C'est dire.
En plein été, alors qu'il fait 36 ° dehors ! La raison ? La climatisation ! Vous rentrez dans le service, vous prenez un choc thermique : 15 degrés de moins que dehors ! Minimum ! Vous sortez, vous avez un rhume. Certains services, c'est pratique, vous avez une pharmacie à proximité. Pour ceux qui préfèrent se soigner avec des plantes, je conseille la tisane de thym au miel dès les premiers symptômes. Très efficace, mais bon quand même...
La question a été posée au personnel ou à la direction. C'est bon pour les documents qu'ils répondent. Certes, mais je ne suis pas un document, moi monsieur ! Prévoir un système de climatisation indépendant pour les salles où circulent les humains, à 23-25 °, ce n'était vraiment pas envisageable ? Eh bien non ! Donc c'est l'expédition polaire. Dommage ! C'est tellement bien l'été, tellement agréable !
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Reconnaissance
Par Stéphane Cosson le 29 juin 2009
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C'est toujours agréable quand les gens vous appellent et reconnaissent votre travail, une de vos spécialités, les efforts que vous menez. C'est valorisant. On se dit que ce n'est pas en vain.
C'est ce qu'il est en train de m'arriver semble-t-il. Cela a été d'abord une fondation qui m'a appellé pour savoir quelles étaient mes actions dans le domaine de l'insertion professionnelle, ce mélange "insertion " et "patrimoine" l'intéressait. Elle avait fait de la veille sur le sujet et me contactait. C'est ensuite une ville avec qui je pourrais travailler, le projet est en cours d'écriture. Puis un site de proximité qui me contacte. Selon eux, je serais le seul, ou l'un des rares qu'ils aient trouvé sur Internet, traitant ce sujet. Là encore, ils avaient fait de la veille et sont tombé sur moi. Le contact, dans les trois cas, a été agréable, gagnant-gagnant si je puis dire.
Véritablement, cela fait du bien. C'est ce qui permet d'oublier les soucis du quotidien. Il se pourrait qu'il y ait là une niche dans la niche. Même si le plus difficile semble de convaincre les politiques. Pour le moment, c'est épars. Mais peut-être y a-t-il un frémissement pour autre chose. C'est un bon ressenti, un feeling qui me fait dire que la généalogie peut s'ouvrir si on la perçoit différemment, si le fusil est changé d'épaule. En tout cas, il y a une reconnaissance et çà, vraiment, cela fait du bien, cela met du baume. Sans vouloir me la péter ou me vanter outre-mesure.
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Faire une pause pour mieux rebondir
Par Stéphane Cosson le 25 juin 2009
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Cela peut être intéressant parfois de faire une pause, de lever le nez du guidon. Cela ne veut pas dire s'arrêter mais simplement réfléchir, aller voir ailleurs si l'herbe pousse plus verte. C'est ce que j'ai fait hier en participant à un forum : le forum appui PME, organisé par le Conseil Régional, Oséo et la Caisse des Dépôts et Consignations (entre autres).
Se poser quelques questions comme :
La dernière conférence portait sur le thème suivant : un entrepreneur averti en vaut deux. Ou comment se poser les bonnes questions, sachant qu'une entreprise qui a su ouvrir son capital a vu sa performance s'améliorer. Ouvrir son capital est une démarche stratégique, qui nécessite du temps, de la transparence, un accompagnement. Il faut que le chef d'entreprise soit prêt, prêt pour une négociation très professionnelle, avec des points de passage très difficiles. Mais en même temps l'investisseur investit pas seulement sur une entreprise, il investit sur un projet, une équipe, une manière de manager, il se projette pour savoir quand il va gagner de l'argent, comment il va sortir. Et bien sûr ce qu'il en est ressorti, à chaque fois, c'est qu'il faut être innovant et novateur. Vraiment très intéressant de pouvoir rencontrer d'autres personnes, de milieux complètement différents. Mais avec les mêmes envies, les mêmes idées parfois, l'écoute des autres. Oui, je sais, je suis débordé mais je crois que je vais prendre contact avec la CCI pour voir comment elle peut m'accompagner dans mon développement. Cela fait un moment que cela tourne dans ma petite tête, il faut que je franchisse le pas. Cela ne pourra fonctionner qu'ainsi. Ce n'est peut-être pas la bonne période mais tant pis. Je me sens prêt, c'est l'essentiel. Après, tout n'est qu'une question d'adaptation.
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Le temps passe trop vite
Par Stéphane Cosson le 19 juin 2009
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Les semaines passent à une vitesse, je n'en reviens pas. Cette semaine, les AD du Tarn sont fermées. Je m'étais dit que j'allais en profiter pour m'avancer dans les pages de paléographie demandées par mes clients.
Bernique ! Nous sommes vendredi, je n'ai pas encore mis un oeil dedans. Pourtant, je n'ai pas chômé : écriture de deux articles, facturation (pendant deux jours et demi quand même parce que j'avais pris du retard pour cause de Congrès), rendez-vous avec une cliente, établissement de devis, mise à jour très succincte d'une base de données. Nous sommes vendredi après-midi, 15 heures, et je vais peut-être pouvoir m'y mettre.
Le temps passe beaucoup trop vite. Comment font mes confrères qui s'ennuient à leur travail, parce que j'en connais qui s'ennuient et qui ont le temps de dépiauter les écrits des autres pour voir s'ils sont politiquement corrects. Personnellement, je n'ai pas le temps. A peine celui de finir un dossier que j'entame le suivant.
Et ça y est, sur certains projets qui me tiennent à coeur, j'ai un an de retard, parce que je n'ai pas pu y remettre le nez dedans. Et que j'ai des centaines de pages à la frappe qui attendent aussi. Mais j'arriverais bien à trouver des solutions. Je n'ai pas d'autres choix.
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hup, hup, hup barbatruc !
Par Stéphane Cosson le 19 juin 2009
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Cela m'éclate quand j'ai un client qui me demande d'aller chez lui (j'ai quelques clients locaux, que je peux connaître de visu) parce qu'il est bloqué, complètement, un noeud gordien qu'il ne sait pas du tout résoudre.
Et que là, avec lui, en deux-trois heures, la solution est trouvée, le noeud complètement défait. Ce qui veut dire quand même, il n'y a pas de magie, que le client a fait des recherches tous azimuts auparavant sur lesquelles je peux m'appuyer. Mais c'est vrai que dans ces cas-là, j'ai l'impression d'être un Barbapapa, quelqu'un qui peut transformer tout rapidement.
Hier cela a été le cas : une ancêtre d'une cliente qui changeait de nom, de prénom en fonction des actes. Guibert ? Gibert ? Ybert ? Robert ? Lavaute ? Marie ou Jeanne-Marie ? Faites votre marché, il y a du choix. Sauf qu'il faut quand même trouver le bon nom et le bon prénom. Ma cliente avait fait des relevés systématiques de la famille qui l'intéressait sur 50 ans environ. Mais impossible de déterminer quoi que ce soit.
Quand j'ai vu cela, j'ai senti qu'il y avait une question d'héritage, de succession là-dessous et je suis parti sur cette hypothèse : Et si elle avait pris le nom de sa mère ou de sa belle-mère ? Je me suis tracé un arbre en partant de cette hypothèse et nous sommes allés vérifier, en recherchant contrats de mariage relevés ou BMS en ligne. Bingo ! Elle s'appelait Jeanne-Marie Guibert, épouse du fils de Marie Lavaute et soeur de la femme de Raymond Robert, cette dernière héritière de leurs parents. Et comme en occitan, le G s'écrit mais ne se prononce pas toujours, nous passions de Guibert à Gibert ou Ybert suivant si le nom était prononcé à l'occitane ou à la française.
Ma cliente était contente, et je la comprends, m'avouant qu'elle n'aurait jamais eu cette réflexion-là même si elle a la bonne logique. Mais parfois, il y a en plus les connaissances. Et c'est là où je me dis que faire des recherches en ethnologie de la famille ne s'est pas avéré du tout inutile, bien au contraire. Sinon, je n'aurais pas eu ce réflexe-là. Mais il faut penser à tout transformer parfois parce qu'ils ont tout transformé avant nous.
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Ah là là, l'informatique !
Par Stéphane Cosson le 8 juin 2009
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C'est beau l'informatique. Mais quand cela fonctionne correctement. Parce que sinon, cela peut être une véritable galère.
Je viens de m'en rendre compte. J'ai un formulaire contact sur mon site Internet. Et j'ai un an de messages qui me sont arrivés aujourd'hui. AAAHHHH ! ! ! Damned ! Un an ! Quelle horreur ! Mais pourquoi cela m'arrive à moi ?
J'ai supprimé tous les messages publicitaires inutiles et je me suis dit : "Tant pis,même avec un an de retard, je réponds aux autres. Je leur demanderais de bien vouloir m'excuser, il y a parfois des inconvénients, des impondérables, des parties de l'informatique que l'on ne maîtrise pas. Surtout moi. Mais je leur réponds à tous, je leur envoie des excuses, c'est au moins un signe de correction. Et si leur demande est toujours d'actualité, je pourrais peut-être faire quelque chose pour eux."
Je verrais bien combien j'aurais de retour. Mais j'aime pas du tout ce type de plan. Mais alors vraiment pas du tout. Cela me met mal à l'aise au possible. Un an ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'en sais rien. Cela m'a mis mal à l'aise par contre.
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Cybergénéalogie et professionnels
Par Stéphane Cosson le 6 juin 2009
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Avez-vous lu le très intéressant article de Christian Duic intitulé "cybergénéalogie et associations" ? Un peu long (12 pages une fois les images enlevées) mais très complet, un bel article de fonds.
Dans celui -ci, il écrit que les professionnels arrivent en fin de parcours du généalogiste.
1- sites gratuits
2-sites payants
3-associations et
4- Professionnels. Il écrit :"Dans les cas extrêmes, ou par manque de temps, il s’adressera à un professionnel, un généalogiste familial, qui arrivant plutôt en fin d’escalade, risque le plus de pâtir d’Internet".
Je suis d'accord avec lui si le prfessionnel ne s'est pas bougé le c.. (vous m'excuserez l'expression) avant d'arriver en quatrième position. Le professionnel ne peut plus agir seul dans son coin, acteur isolé. A mon sens, il peut prendre une place que les associations et les Archives ne prennent pas en entier : la formation.
Le professionnel, tout comme les associations, a des fonds, moins importants car constitués par lui seul, mais qu'il peut proposer, par le biais de sites payants ou gratuits, toujours contre rémunération, aux généalogistes. Ceux qui les consulteront n'iront peut-être jamais vers lui mais il aura quand même réussi à les capturer. Il suffit que le coût ne soit pas prohibitif. Ce qui nécessite qu'il indexe ses fonds au préalable. C'est du temps passé, certes, mais c'est du temps rémunérateur in fine sur le long terme. L'indexation cela ne se fait pas comme cela d'un claquement de doigts. Cela peut être le moyen pour lui de créer des embauches. Combien le font en France ?
Le professionnel, tout comme les associations, peut proposer, non pas un bulletin, mais une newsletter, un blog, quelque chose qui fait qu'il n'est pas seulement qu'une publicité au fond d'un magazine. Pour monter en réputation. Internet peut être aussi utile à cela.
Le professionnel est un historien, a minima j'espère. C'est censé être quelqu'un qui met ses connaissances à jour. Et qui donc peut proposer des articles de fond, mixant généalogie et histoire.
Le professionnel est quelqu'un qui doit être en capacité de mettre en place des partenariats : avec les sites existant sur le marché, payants et gratuits, avec les associations, avec les journaux. Il doit être en mesure de diversifier son offre. Il a peut-être de petits moyens par rapport à une association (pas de bénévoles pour pouvoir l'aider) mais cela ne doit pas être un empêchement. Ceux qui ne bougent pas disparaitront du paysage. Christian Duic le dit pour les associations, c'est valable aussi pour les professionnels.
Voudra-t-il tout cela ? C'est une autre histoire. J'en connais tellement qui scient la branche sur laquelle ils sont assis, se considérant comme gardiens d'un Temple connu d'eux seuls.
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Retour de Congrès
Par Stéphane Cosson le 28 mai 2009
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C'est bizarre, après trois jours de Congrès, de se replonger dans le quotidien. C'était mon premier Congrès mais j'ai eu l'impression d'être hors réalité. Pas de courrier, pas de télé, pas de téléphone, pas d'Internet. Rien qu'une bulle. Une bulle dans laquelle je ne parlais que de généalogie, où je faisais attention exclusivement aux personnes qui venaient me parler ou admirer l'arbre généalogique en marqueterie que j'avais exposé.
Mais j'en suis relativement satisfait. Beaucoup de contacts informels (Que vont-ils donner ? Seul l'avenir nous le dira), quelques commandes payées sur place, quatre personnes qui m'ont donné leur adresse et pour lesquelles il faut confirmer les modalités de commande. Une conférence qui s'est bien passée malgré des débuts très laborieux. Sans doute parce que j'ai changé mon fusil d'épaule au dernier moment et que je stressais la concernant depuis des jours et des jours.
La majorité des acteurs professionnels du monde de la généalogie qui sont venus me saluer, y compris ceux auxquels je ne m'attendais pas. D'autres, avec qui je suis en contact régulier, qui ont fait comme si je n'existais pas. Quelques inimitiés ou indifférences aussi, sans que j'en comprenne forcément la cause. Bref, une vie dans une bulle.
Des gens qui, quand ils ont vu mon nom, sont spontanément venus me proposer leur généalogie Cosson et me l'ont donné. Moi qui jusqu'à présent avait scrupule à ce sujet, pensant que je les exploitais en tant que professionnel si je les acceptais, j'ai changé d'avis lors de ce Congrès.Parce que j'ai vu, j'ai touché le plaisir qu'ils pouvaient avoir à ce sujet. Parce que j'ai pris cela comme un cadeau, un don de leur part. Et qu'un cadeau, cela ne se refuse pas. Parce qu'ils étaient prêts à aider. Peut-être mon nom, ma petite réputation professionnelle les ont-ils attirés. Je ne sais pas. Mais j'ai ressenti leur plaisir de le faire, de pouvoir partager sur ce nom de famille qui nous reliait même si nos familles respectives n'étaient pas du même endroit. Et c'est très appréciable.
Et là, retour au quotidien : courrier à dépouiller, téléphone, factures à envoyer ou à payer, paléographie, recherches à effectuer. Le quotidien d'un entrepreneur en généalogie, quoi. Je pense qu'il me faudra un peu de temps pour complètement sortir du Congrès. Digérer celui-ci.
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Le Congrès (bis)
Par Stéphane Cosson le 17 mai 2009
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Vous pourrez me rencontrer lors du Congrès au stand 55. J'y serais avec mes bases de données sur Midi-Pyrénées et un nouveau produit que je présenterais à cette occasion. Ou si vous avez des soucis de lecture, vous n'hésitez pas non plus.
Je partage le stand avec une de mes consoeurs : Marie-Francine Barran-Douin. Alors si vous avez des questions sur des recherches en Espagne ou en Héraldique, elle se fera un plaisir de vous y répondre.
Ou tout simplement si vous avez envie de bavarder, de connaître qui se cache derrière son clavier d'ordinateur...
Bref, nous vous attendons au stand n° 55.
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Conseiller professionnel
Par Stéphane Cosson le 15 mai 2009
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Hier, j'allais à ma banque déposer des chèques. Par le plus grand des hasards, j'ai appris qu'une fois encore, le conseiller professionnel qui s'occupe de mon dossier a changé. Le nouveau sera le quatrième conseiller professionnel à qui il va falloir expliquer à nouveau mon activité : qui je suis, ce que je fais, ce que font mes partenaires, qui sont-ils, comment j'envisage mon avenir, comment se comporte mon secteur d'activité, la concurrence et tout le bastringue.
En neuf ans d'activité, je trouve que cela commence à être quelque peu exagéré.
Qu'un conseiller professionnel change, je peux le comprendre. Pour qu'il puisse voir d'autres activités industrielles, commerciales, agricoles et augmenter ainsi ses compétences. D'accord. Mais là, à ce rythme, non ! La confiance a à peine le temps de s'installer, il fait un bilan comptable où il commence à comprendre mon activité, commence le deuxième que, hop, il change ! Et je recommence à tout expliquer.
J'ai calculé, je change de conseiller professionnel tous les 18 mois environ. Aucun n'a fait deux bilans comptables complets. Aucun ! Mais quel est le but de la banque ? Qu'ils fourguent uniquement des produits financiers en se moquant des professionnels qu'ils ont en face ? Avec moi, ils sont mal barrés. C'est mon activité, c'est moi le capitaine de celle-ci. Et pas le banquier qui peut essayer de me fourguer tout ce qu'il veut. Ce sera en vain si j'estime ne pas en avoir besoin.
Pour une fois, j'en avais un avec qui la confiance était passée relativement vite, qui comprenait ce que je faisais, qui avait décidé d'accompagner mon activité, qui pouvait se montrer compréhensif. Convivial, jovial, humain. Une perle par rapport à ceux qui l'avaient précédé. Celui-là, j'ai dû le garder deux ans ou presque. Il avait suivi la naissance de la société, le prêt en ayant compris les raisons des investissments, le départ de mon associé. J'espérais lui faire parvenir le bilan comptable et le compte de résultat en lui re-expliquant les raisons. Mais il avait suivi les péripéties. Il était au courant. En cas de pépin, j'allais le voir pour lui demander de surveiller le compte, il le faisait. Une très bonne relation avec lui s'était installée. Et zou, il a viré ! Et je vais devoir expliquer deux ans de mon activité à son successeur pour qu'il puisse comprendre où j'en suis et pourquoi j'en suis là.
Et la banque ne prévient pas bien sûr. Etre mis devant le fait accompli, sans passage de témoin, cela m'agace. Mais cela m'agace à un point. Parce que je commence à trouver cela pénible.
J'ai appris par la même occasion que certains des courriers signés par les conseillers professionnels sont des courriers dont ils ne sont même pas au courant. Ils ont été signés pour eux, pas seulement le nom, il y aussi leur signature manuscrite. Sauf que ce ne sont pas eux qui les ont fait partir, mais un autre service. A leur place. Sans le leur dire bien sûr. Ont-ils dû donner leur signature manuscrite qui a été enregistrée informatiquement ? Je ne le sais pas. On peut toujours aller leur demander un rendez-vous, une explication à propos de ces courriers. Ils ne sont pas au courant. Bon ce sont des courriers particuliers, relativement bateau mais quand même. Elle est où alors la relation de confiance entre la banque et son client ?
Un exemple ; le chèque d'une cliente n'est pas passé sur mon compte. Le chèque m'est alors revenu. La cliente m'avait prévenu à l'avance, avait fait en sorte que son compte soit à nouveau approvisionné. Le courrier de renvoi du chèque à mon domicile était signé manuscritement par mon conseiller professionnel. Sauf que ce n'est pas du tout lui qui l'a écrit ni signé. C'est lui qui me l'a dit en face à face, lors d'un rendez-vous qui a coïncidé avec le retour du chèque chez moi et son deuxième dépôt sur mon compte.
Mais en même temps, je ne suis pas sûr que les autres banques ne fassent pas de même. Alors changer d'établissement ne servirait à rien. Mais cela m'a beaucoup énervé cette nouvelle. Parce que je trouve cela pénible à force. Simplement pénible.
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