Généalogie et art
Par Stéphane Cosson le 21 août 2011 | (2) Commentaires | Permalink
J'ai fait une petite recherche sur Google en tapant les mots suivants : "image arbre genealogique". J'ai été surpris du résultat sur les 63 pages que j'ai pu consulter. Soit nous avons des arbres, plus ou moins vrais, plus ou moins stylisés, soit les arbres généalogiques sont sur fond vierge, agrémentés parfois de photos. Deux choix. Cela m'a semblé pauvre, peut-être parce que je viens de lire tout un chapitre sur les liens pouvant exister entre les marques et l'art.
Les marques, au sens commercial, ont vite compris tout le bénéfice qu'elles pouvaient tirer d'être en accointance avec l'art. L'art, au sens le plus large possible, a aussi compris de son côté le bénéfice qu'il pouvait tirer du commerce. Et on a pu voir des publicités, des produits commerciaux s'inspirer d'oeuvres d'art. De même, on a pu voir des musées développer des produits dérivés sans que cela soit choquant.
Je me suis posé la question : Quid de la généalogie ? Pourquoi ne pas agrandir le champ des possibles des fonds d'arbres généalogiques en utilisant, ou en rendant hommage, à des oeuvres d'art ? Lâchons notre imagination : ce pourrait être le portrait photographique d'un ancêtre répété façon Andy Warhol. Ce pourrait être aussi un fond façon Mondrian. Ce pourrait être des cases de l'arbre généalogique molles comme les montres de Salvador Dali. Le monde de l'art est vaste.
Et par art, j'entends aussi le cinéma, la photo... Vous voulez éditer l'arbre généalogique pour vos petits-enfants ? Ils aiment un film en particulier, comme Harry Potter, par exemple, ou tout autre, peu importe ? Pourquoi ne pas aller chercher sur Internet des photos d'un des films, les estomper pour que cela ne cache pas le message (l'arbre généalogique) et les mettre en fond pour eux ? Juste pour eux, sans aucun a priori de commercialisation derrière. Une utilisation privée,c'est tout. Peut-être que cela attirerait plus vite leur oeil s'ils trouvent l'arbre généalogique rébarbatif au premier abord.
En quoi une telle collaboration serait-elle nuisible ? Cela ne permettrait-il pas d'attirer autrement l'attention ? D'apporter à la généalogie une nouvelle pertinence en apportant la preuve d'une sensibilité esthétique ? Essayons. Quel est le risque après tout ?
Voir aussi : Innovation
Le carré sémiotique de la généalogie
Par Stéphane Cosson le 31 juillet 2011 | (4) Commentaires | Permalink
Un carré sémiotique est un diagramme ayant pour but de décrire une situation en termes de relations dynamiques plutôt qu'en termes d'objets statiques ou d'évènements spécifiques. Il organise un univers abstrait de manière cohérente en dépit du fait qu'il ne soit pas reconnu lui-même comme étant rationnel. Ce carré peut indiquer des significations présentes d'un point de vue logique mais qui ne sont pas encore actives, qui sont latentes. Il peut décrire aussi l'apparition de nouveaux sens.
J'ai découvert son existence en lisant un ouvrage sur le marketing du luxe. Et je me suis dit : essayons avec la généalogie. Après tout, quel est le risque ? Un carré sémiotique, cela se présente ainsi :
Pour vous faire court dans l'explication, le haut du carré (valeurs utilitaires / valeurs existentielles) permet de distinguer dans un récit les valeurs de base et les valeurs utilitaires. Les valeurs de base donnent un sens, correspondent à une vision du monde. Les autres portent bien leur nom : ce sont les moyens nécessaires pour atteindre l'objectif des valeurs existentielles. Le bas du carré est marqué par l'absence des caractéristiques du haut. Au pratique, le ludico-esthétique. A l'utopique, le critique. J'espère que je suis clair dans mes explications. Peut-être que si je vous dis ce que j'ai mis en face de chaque mot, cela le sera plus.
Du côté du pratique, j'y place les logiciels de généalogie, les relevés systématiques, les mises en ligne d'archives et d'arbres. Tout un tas "d'instruments" concrets qui permettent de gagner du temps.
Du côté de l'utopique, j'y place le plaisir de faire les recherches généalogiques, de faire son arbre. J'y place aussi le fait qu'à terme chaque généalogiste est un historien en puissance. J'y met enfin les légendes familiales, les ascendances nobles découvertes et la science des blasons. Tout ce qui fait qu'à un moment, le déclic s'opère et on part vers la généalogie plutôt que de s'éclater au tricot. Tout ce qui peut faire rêver, nos discours internes.
Du côté du ludico-esthétique sont les revues de généalogie, les blogs, les forums, les associations généalogiques, les cousinades. Tout ce qui est relation humaine en fait, aide mais avec convivialité. Y mettre les revues de généalogie peut vous paraître bizarre au premier abord. Sauf que pour moi, une revue doit être agréable à lire, esthétique, donner envie. Enclencher le dialogue.
Enfin, du côté critique, je mets les sociétés commerciales, les généalogistes professionnels, les licences de réutilisation. Bref, tout le côté commercial de la généalogie. Celui qu'on n'a pas forcément envie de voir mais qui existe quand même. Celui qui doit, à mon sens, aller vers les trois autres points pour être complètement intégré dans cet univers qu'est la généalogie.
Pour un généalogiste professionnel, ce serait par exemple proposer une base de données sur Internet (pratique), faire rêver ses clients quand il leur présente les résultats, ne pas leur enlever le plaisir de la recherche (utopique), participer aux revues, aux blogs, aux forums (ludico-esthétique). En étant dans les trois autres coins, il fait alors "oublier" que ses prestations sont payantes. Ou si vous préférez, elles lui sont payées plus "naturellement". Parce que les généalogistes s'y retrouvent. Parce que les mêmes valeurs sont complètement partagées.
Cela vous paraît-il plus clair ? Qu'en pensez-vous ?
Voir aussi : Innovation
Le paradoxe de l'eau et du diamant
Par Stéphane Cosson le 15 mai 2011 | (5) Commentaires | Permalink
L'interview de Myriam Provence, parue dans Gé-mag n° 303-304, a été reprise in extenso sur le site de l'USGP pour présenter le métier de généalogiste familial professionnel. Réfléchissant toujours sur la question du prix d'une généalogie, vu par le prisme du marketing des biens culutrels, j'ai relu avec attention cette interview.
Elle y dit que la principale difficulté, pour nous généalogistes, réside dans la crise économique. La recherche, quelle qu'elle soit, n'est pas un produit de première nécessité et celle-ci est remise à plus tard.
Il me semble que c'est peut-être aller un peu vite en besogne. Cela m'a fait penser au paradoxe de l'eau et du diamant d'Adam Smith : il n'y a rien de plus utile que l'eau mais elle ne peut rien acheter ; un diamant n'a presque aucune valeur quant à son usage mais on trouvera à l'échanger contre une très grande grande quantité d'autres marchandises.
Sommes-nous de l'eau ou du diamant ? En fait la valeur dépend des circonstances et pas seulement des qualités intrinsèques du bien. Chacun peut avoir sa propre valeur d'usage selon ses goûts et les circonstances dans lesquels il se trouve. Mais seule la valeur d'échange (le prix) est observable.
Autrement dit, en période de crise économique, vous dites à deux personnes que sa généalogie faite par un professionnel va lui coûter disons 5000 euros. Suivant que c'est un généalogiste amateur, qui sait déjà ce que vaut la recherche, ou une personne qui n'en a jamais fait et qui y vient simplement par curiosité, ce prix de 5000 euros n'a pas la même valeur alors que les circonstances économiques sont les mêmes. Le généalogiste amateur peut trouver que ce prix est acceptable et l'autre personne que c'est un prix qu'il n'est pas du tout disposé à payer.
Pour le premier, ce qu'il va recevoir en échange de ce prix aura plus de valeur que la somme payée. Par exemple parce qu'il aura gagné du temps, de la sérénité peut-être, évité des frais plus importants s'il avait dû le faire par lui-même. Ou que sais-je encore.
Pour le deuxième, ce prix peut être considéré comme un prix de luxe, une dépense superfétatoire.
Il me semble alors que, plutôt de raisonner en terme de crise économique présente ou absente, il est plus intéressant de raisonner uniquement en terme de public à qui nous nous adressons. Cela me semble plus facile.
A moins d'oser imaginer que même généalogiste, si on lui proposait ses prix pratiqués, elle se poserait la question de l'achat en période de crise économique. Autrement dit, les prix que nous pratiquons en tant que professionnels sont-ils acceptables pour nous ? Si nous répondons oui à cette question, pourquoi se poser la question de la crise économique ?
Voir aussi : Innovation
Etre porté
Par Stéphane Cosson le 22 janvier 2011 | (1) Commentaires | Permalink
Depuis que j'ai ouvert ce blog, j'ai régulièrement des personnes qui me demandent des conseils pour pouvoir se mettre à leur compte en tant que généalogiste. Leurs demandes, leur questionnement, petit à petit, ont fait germer une idée.
En cherchant sur Internet pour mieux leur répondre, je me suis rendu compte :
1- Que les organismes de formation nationaux qui existent dans ce domaine, qu’ils soient universitaires ou privés, ne font pas d’accompagnement sur le long terme.
2- Qu’il n’existe aucune information, ou presque, sur mon métier, que ce soit sur Internet ou ailleurs qui pourrait aider d’autres organismes d’accompagnement comme les coopératives d'activités, les couveuses, les pépinières, les Boutiques de Gestion ou CCI.
3- Que les chambres syndicales de généalogistes professionnels n’accompagnent pas non plus les personnes qui veulent s’installer. Elles n'interviennent qu'une fois la personne installée. Mais, si le généalogiste membre a des difficultés économiques pour diverses raisons, à ma connaissance, de par mon expérience à la CGP, il ne peut trouver d'aide de leur part.
4- Qu’il faut 3 ans à peu près pour que le bouche-à-oreille fonctionne.
Il y a un créneau à prendre il me semble. Mon idée : pourquoi ne pas monter une structure qui accompagnerait sur 3 ans ou plus les généalogistes qui veulent s’installer, leur donnerait des conseils, les formerait pour qu’ils ne commettent pas trop d’erreurs et que leur envie devienne pérenne ?
Un tutorat en quelque sorte, mix d'organisme de formation et de portage salarial. Ce qui permettrait aussi de créer d'une autre manière du réseau social entre les généalogistes. Les quelques personnes à qui j'ai pu en parler trouvent cela intéressant.
Du coup, je suis parti à la pêche à l'information pour que mon idée ne reste pas qu'à ce stade. J'espère pouvoir créer une telle structure dans le courant de l'année. Si tout va bien...
Voir aussi : Innovation | Organisations professionelles
Arbre généalogique et design
Par Stéphane Cosson le 30 novembre 2010 | (9) Commentaires | Permalink
Je ne sais pas vous mais personnellement, les arbres généalogiques en vente me chiffonnent un chouïa. Vous avez beaucoup de place pour noter des informations au début de l'arbre et au fur et à mesure que vous montez dans l'arbre, vous avez de moins en moins de place.
Or, je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand je monte mes générations, je n'ai pas moins d'information, j'ai une information différente. Pas de date de mariage ? Elle est souvent remplacée par la date du contrat. Pas de date de décès ? Je peux avoir à la place la date du testament. Parfois c'est une quittance entre deux frères qui me donnent une information.
N'avoir cela qu'en note dans un logiciel n'est pas forcément le plus approprié. Cela peut être tout aussi intéressant de l'avoir écrit de manière succincte dans l'arbre, dans la partie réservée aux ancêtres.
Et on se retrouve avec des cases dans lesquelles on a des difficultés à écrire ne serait-ce que le nom et le prénom des ancêtres. Pas top !
Je me dis que ce n'est pas forcément non plus adapté à notre public. Il s'agit d'un public de seniors la plupart du temps, au sens le plus large possible. Tout petit pour des gens presbytes, qui peuvent avoir de l'arthrose... Attention, je ne donne pas une image négative de notre public. Je dis seulement que nous n'avons pas forcément la même santé à 60 ans, voire plus, qu'à 20 ans.
Bref, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai appelé un designer. Je vais lui montrer les arbres et voir ce qu'il peut me proposer. Comment travailler avec lui pour apporter des améliorations ? Celles-ci sont-elles possibles ou pas ? Avoir en tout cas un regard neuf de quelqu'un qui n'est pas du métier, pas généalogiste pour deux sous.
Sait-on jamais, quelque chose de nouveau en sortira peut-être.
Voir aussi : Innovation
Expérience de la généalogie
Par Stéphane Cosson le 21 novembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Je suis en train de lire un ouvrage sur le design thinking et cet ouvrage m'a renvoyé vers des recherches sur l'économie de l'expérience. Et là, je me suis rendu compte qu'Internet avait modifié mon expérience de la généalogie.
Avant Internet, faire de la généalogie sollicitait plusieurs de mes sens :
- La vue bien sûr, parce que c'est le seul moyen de déchiffrer les actes.
- Le toucher, quand le document arrivait, qu'il fallait le sortir de sa boîte d'archives. Avant de le lire, il y avait de la manipulation. Et le papier chiffon n'a pas la même texture que notre papier bois chimiquement modifié.
- L'odorat, parce qu'un vieux document a une odeur particulière. Combien de fois j'ai entendu dire "ça sent le vieux".
- L'ouïe, parce qu'un document quand on l'ouvre, si la reliure est en cuir ou en parchemin, elle craque.
Certains utilisent aussi le goût, mais ce n'est pas bien. Souvenez-vous du Nom de la Rose, ces moines qui meurent parce qu'ils mouillent leur doigt pour consulter les pages. Et bien, c'est presque pareil. Sauf que c'est le document qui meurt petit à petit si tout le monde le fait à la suite les uns des autres.
Alors, en y réfléchissant, certes, quand je consulte l'état civil ou les registres paroissiaux, cette expérience-là a disparu à cause d'Internet. Mais quand je consulte d'autres documents, comme par exemple les registres des notaires, elle y est toujours. J'ai toujours ce plaisir-là, tous mes sens en éveil.
Et en lisant quelques paragraphes sur cette éconnomie de l'expérience, je me suis rendu compte que je n'avais pas la même manière d'appréhender la généalogie que d'autres. Parce que ce sont mes sens, et non ceux du voisin, qui sont sollicités. Que je fais peut-être plus attention au craquement de la reliure qu'à l'odeur du papier. Parce que mon métier fait que je sollicite plus ma vue, que je manipule plus de documents.
Bref, à chaque fois que l'on ouvre un document, pour vous, pour moi, c'est une expérience différente. C'est intéressant, je crois, à réaliser. Parce que là encore cela va plus loin que la simple recherche de nos ancêtres.
Voir aussi : Innovation
Vision d'entreprise
Par Stéphane Cosson le 20 octobre 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Je suis stupéfait, parfois, de la réaction de certains de mes confrères par rapport à ce que je peux leur dire. Quelle est la vision de leur entreprise ? En ont-ils une ?
Une vision d'entreprise c'est lister les points forts et faibles que l'on peut connaître ou que d'autres peuvent nous faire découvrir (on n'est pas forcément le mieux placé pour s'analyser). A partir de là, commencer à déduire des plans d'actions d'amélioration. Par exemple, ce peut être réduire de moitié si c'est possible certaines dépenses pour avoir un bénéfice plus important. Par exemple encore, essayer d'apporter tout le temps de nouveaux produits ou d'améliorer la qualité de ses procédures pour répondre encore mieux à la clientèle.
Une vision d'entreprise c'est se poser des questions sur le CAHT, le résultat d'exploitation, le résultat net. Comparer le tout à l'historique de l'entreprise pour mieux en comprendre la corrélation. Un exemple, pris comme cela : CAHT en hausse pendant 3 ans, stagnant pendant 7 ans puis redémarrage avec embauche d'une personne (CAHT multiplié par deux). Et voir ainsi que le CAHT a un développement en palliers et non en courbe.
C'est se demander quels seront les produits et services à l'horizon 3 ans et vérifier la cohérence entre les possiblités et les ambitions annoncées. A-t-on la capacité de ses ambitions ? Par exemple, accueil d'une stagiaire pendant 3 mois pour mettre en place un SIG généalogique à partir d'une base de données sur Access. Bénéfice du point de vue de l'image et vente de cartes par Internet et coût moindre puisque stage dans le cadre d'une licence professionnelle. Mise en place de différents partenariats avec des écoles (marqueterie, design, dactylographie) pour créer de nouveaux produits, toujours dans le cadre de stages pour obtenir un coût moindre.
Une vision d'entreprise c'est lister ou reprendre les grands points marquants de l'histoire de l'entreprise. Par exemple, si je prends mon entreprise :
- 2000-2003 : test de l'activité dans le cadre de la coopérative d'activité Régate. apprentissage du métier d'entrepreneur.
- 2003-2007 : installation en tant qu'entrepreneur individuel.
- 2004-2007 : membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels, vice-président familial pendant un an.
- 2007-2008 : association avec un autre généalogiste. Passage de l'entreprise individuelle à la SARL puis à l'EURL.
- Depuis 2007 : SOS Généalogie.
- 2009 : accueil de stagiaires divers.
- 2010 : nouvelle collaboration avec une personne.
Une vision d'entreprise c'est enquêter sur la perception de l'image de l'entreprise auprès des clients et en interne (plus compliqué dans mon cas). C'est aussi lister les valeurs annoncées et celles appliquées réellement. Les partenaires peuvent alors être interrogés sur ce sujet. Ce peut être aussi un questionnaire diffusé sur Internet pour savoir quels sont les clients potentiels d'un professionnel (celui de jordi m'y a fait pensé) et un autre questionnaire pour connaître les attentes des clients.
Et à partir de cela, essayer de rédiger une synthèse qui puisse permettre d'avancer. Quand j'entends certains dire que la profession est quasi-morte et qu'ils l'écrivent publiquement, je me demande vraiment quelle est leur vision. Alors que c'est quelque chose qui peut se faire en, allez, 10 minutes de manière rapide. Cela m'étonnera toujours.
Voir aussi : Innovation
[ENQUÊTE] Quel réutilisateur êtes-vous ?
Par Stéphane Cosson le 17 octobre 2010 | (2) Commentaires | Permalink
C'est le nom de l'enquête lancée par Jordi Navarro sur son blog. Indépendament du cadre juridique, comment les chercheurs que nous sommes réutilisent-ils effectivement les documents d’archives ? Cette pratique est-elle en accord avec la législation ? Les dernières évolutions réglementaires ne sont-elles pas trop déconnectées de la réalité ?
N'hésitez pas à y répondre. C'est comme cela que nous avancerons tous. Pour y accéder :
Voir aussi : Innovation
Accompagnement
Par Stéphane Cosson le 9 septembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Mon expérience, ainsi que les différents courriels que je reçois de la part de personnes qui émettent l'idée de s'installer me font penser qu'il y a peut-être des outils nouveaux à proposer.
Pour le moment, j'en vois de deux sortes :
Tout d'abord, avant l'installation, ce pourrait être par exemple une lecture annotée de leur étude de marché. Oui, je sais, moins d'1% des entrepreneurs en font une. Mais nous sommes dans un métier où cela me paraît indispensable et j'encourage chaque personne qui veut s'installer comme professionnel à en faire une et à la rédiger.
Ensuite, une fois installé, pourquoi ne pas proposer, je ne sais pas encore sous quelle forme mais a priori assez proche d'une coopérative d'activité spécial généalogistes, une aide sur 3 ans. Je le dis, je le répète, je sais que je ne suis pas le seul à le faire mais 3 à 5 ans sont nécessaires pour se faire connaître. Pourquoi ne pas mettre en place une aide pour les trois premières années ?
Bine sûr, elles ne seront pas gratuites. Des prestations de ce type, cela se paie. Combien, je ne sais pas encore.
Autres questions : Cela vaut-il la peine ? Combien de généalogistes s'installent chaque année ? Combien disparaissent ? Pour pouvoir répondre à ces deux questions, une étude est nécessaire. Auprès de l'URSSAF mais pas seulement à mon sens.
Mais à ma connaissance, personne chez les professionnels ne propose ce type de prestation. Oui, je sais, il existe d'autres structures d'accompagnement, certaines gratuites, d'autres non, mais peut-être un avantage vis-à-vis d'elles c'est que je connais mon sujet. Ce ne sera pas quelque chose de généraliste comme elles peuvent l'être. Ce serait plus une transmission d'expérience.
Pour le moment, ce ne sont que des idées sur le papier. A voir.
Voir aussi : Innovation
Il n'y a pas de problèmes, il n'existe que des solutions !
Par Stéphane Cosson le 22 juillet 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, quand une situation me fait peur, m'angoisse, quand je vois l'avenir s'assombrir, il y a un moment où j'arrête dans le "ohmondieulacatastrophearriveetjenevaisrienpouvoirfaire", je me calme et j'essaie d'imaginer des solutions. Toutes les solutions, même les plus farfelues. Surtout les plus farfelues.
D'abord, je le redis, cela me calme. J'arrête de barjoter, je me surventile un bon coup avec des respirations saccadées. Et j'ouvre mes vannes des solutions.
Cela me débloque aussi, me déstresse, me décrispe. Je trouve cela beaucoup plus "rentable", beaucoup plus actif, productif. Le catastrophisme, c'est bien de temps en temps, histoire de se mettre une dose de stress positif, mais à haute dose mais cela ne fait pas avancer.
Que se passerait-il si... ? Et si, à la place de ceci, je tentais cela ? Ou cela ? Ou encore cela ? Et est-ce que ça, ça pourrait marcher ? Et c'est fou comme, in fine, la situation qui me paraîssait catastrophique, insurmontable, cette situation où j'avais l'impression d'être une mouche dans un bocal se cognant partout pour sortir, tout compte fait, est devenue une situation plus banale, plus classique.
Je n'ai pas forcément trouver la bonne solution. Peut-être qu'elle est encore à inventer. Mais je suis passé outre ma peur. Et je peux continuer d'avancer. Professionnellement, j'agis toujours ainsi. Pour ne pas me laisser surprendre, ou pas trop. Dans la limite d'un raisonnable que je me suis fixé en tout cas.
Voir aussi : Innovation
