| Retour à l' acceuil |

Un centre d'archives en braille

Par Stéphane Cosson le 1 mars 2009 | (3) Commentaires | Permalink

Connaissez-vous la médiathèque Valentin Haüy à Paris, dans le septième arrondissement ? Selon un article paru dans Le Pélerin, il s'agit de la plus grande médiathèque en braille du monde : 20 000 livres en braille, 2 000 volumes en gros caractères, 2 200 livres sonores, 150 films en audiovision, 5 000 partitions musicales.

Vous allez me dire que je reviens sur lequel il y avait déjà eu une note. Vous allez me dire que des solutions existent. Mais je reste persuadé qu'il doit être possible d'atteindre le public des aveugles en généalogie.

Attention, pas les malvoyants mais bel et bien les aveugles. Ceux qui n'ont que le braille, si je puis m'exprimer ainsi, pour pouvoir appréhender le monde de l'écrit.

C'est peut-être une idée folle mais imaginez : nous sommes actuellement dans l'ère de la numérisation des archives. Nous sommes dans l'ère des relevés systématiques des BMS et NMD. Pourquoi, tant qu'à les relever, ne pas penser à imprimer une version des relevés en braille ?

Un travail de Titan, certes. Mais que je crois parfaitement réalisable. Il pourrait même être possible d'imaginer des archives sonores uniquement consacrées aux relevés des BMS et NMD, comme peuvent l'être le livre sonore.

Pourquoi, sous prétexte qu'on est aveugle, les recherches des ancêtres seraient-elles "interdites" ?

Une manière de repenser peut-être entièrement notre façon de voir, et j'emploie ce terme volontairement, le monde des archives. Pour ne laisser personne à la marge.

Qu'en pensez-vous ?  Si tous les généalogistes du monde ... Enfin, vous connaissez la suite.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Interview de Jean Michel dans Archimag

Par Stéphane Cosson le 7 mars 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Dans le dernier numéro d'Archimag, il y a une interview de Jean Michel, consultant dans le domaine du management de l'information, sur le métier de documentaliste et ses évolutions.

Une fois de plus, quand j'ai lu cette interview, j'ai fait le parallèle avec le métier de généalogiste.

Que nous dit Jean Michel ? Que le métier de documentaliste est dans une phase de mutation. Le centre de documentation vu comme un endroit centralisant les ressources, ce qu'il appelle la documentation des années 1960-1990, est menacé car aujourd'hui, avec le web, cette nécessité a disparu. Le documentaliste est devenu une bon connaisseur d'Internet, un défenseur du partage de l'information. Le documentaliste est devenu un facilitateur de la circulation de l'information et non plus un guichetier fournisseur de documents.

Pour lui, le métier se dégage de l'objet-livre pour se concentrer sur l'information et la connaissance. Ce qui entraîne une dynamisation du partage de l'information. De ce fait, les bases de données internes sont à éliminer car, avec le web, elles ne servent plus à rien. Les ressources se trouvent à l'extérieur et le documentaliste est devenu un limier capable d'aller les chercher, de lutter contre ce qu'il appelle l'infobésité et l'infobazar.

Qu'est-ce que tout cela implique ? Eh bien que le documentaliste doit étoffer ses compétences, devenir multitâches. Il ne doit plus être centré sur le document mais sur l'homme, il doit concevoir des services novateurs basés sur les wikis et les blogs, imaginer d'autres produits, maîtriser la variété des sources.

Et maintenant, relisez l'article en remplaçant tout ce qui se rapporte à la documentation et en le remplaçant par des mots ayant traits à la généalogie professionnelle ! si si, faites-le et dites-moi ce que vous en pensez ! Vous avez une toute nouvelle conception du métier de généalogiste !

Voir aussi : Livres

Separateur_post

L'information non structurée

Par Stéphane Cosson le 15 février 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Le problème quand on doit faire des photos aux Archives Départementales et que, entre chaque levée il y a 3/4 d'heure d'attente, c'est qu'on passe son temps plus à attendre qu'à faire les photos. En même temps, cela permet de lire des articles sur lesquels on ne se serait sans doute pas arrêté.

Cela a été le cas pour un article  dans "Archimag" concernant l'information  non structurée.

L'auteur donne la définition suivante :

  • Une information strucutrée est une information qui est répétable, systématique, calculable.
  • Une information non structurée renvoie à un usage non inscrit dans un modèle. Pour lui, il s'agit de 99% de l'information qui nous passe entre les mains. En effet, les processus intellectuels à forte valeur ajoutée sont difficilement modélisables dans leur globalité.

Du coup, pour essyer quand même de mettre un chouïa de semblant d'ordre, il n'y a que deux façons de faire :

  • Soit on se sert d'un modèle cathédrale. Le plan est pensé de A à Z par une seule personne. Peu souple, rigide, voire même inadapté, on passe en fait son temps à créer des exceptions.
  • Soit on se sert du modèle grand bazar : Chacun apporte sa petite pierre à l'édifice. Tout finit quand même par s'organiser par auto-régulation spontanée.

Pour lui, il ne faut pas lutter contre la surabondance et l'hétérogénéité de l'information qui nous arrive de toutes parts. Par contre, ce qui lui semble plus utile, c'est de former les utilisateurs et de mettre en palce des outils les plus proches possible des usages des utilisateurs.

Je vous en avais déjà peut-être parlé. Mais parfois une piqure de rappel c'est intéressant. En tout cas, c'est la deuxième fois que je lisais cet article et je le trouve à la deuxième lecture riche de réflexions, de possibilités.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Mais où sont passés les professionnels ?

Par Stéphane Cosson le 7 décembre 2007 | (5) Commentaires | Permalink

Je viens d'acheter le hors-série de la RFG sur l'informatique et Internet. Je prépare une journée de formation pour les cyber-bases de Midi-Pyrénées sur ce sujet, autant être au courant.

J'ai été très surpris par un fait : Pierre-Valéry Archassal et Jean-Yves Baxter ont supprimé quasiment tous les sites des professionnels. Neuf sites étaient présents sous cette étiquette l'an passé. Un seul a survécu : mon blog qui a donc changé de catégorie.

Trois autres professionnels apparaissent quand même : Eric Ferra de Numérik'Akt pour son blog, Alain Chapelier pour sa base de données et les ouvrages qu'il vend à partir de celle-ci et bien sûr l'indétrônable Jean-Louis Beaucarnot.

Mais plus rien concernant les successoraux (Coutot-Roehrig est passé à la trappe), plus rien concernant les Chambres syndicales de généalogistes, plus rien concernant les archivistes.

Cela m'a inspiré plusieurs réflexions.

Les auteurs le disent bien, ainsi que Charles Hervis.Offrir l'essentiel pour mieux accompagner le généalogiste amateur dans ses recherches. D'où des coupes franches et la volonté de ne pas faire un recensement exhaustif. Le seul critère de sélection a été la présence de contenu véritable accessible à tous. Certains sites officiels ou associatifs se contentant de présenter des informations institutionnelles sans apport concret n'y figurent pas.

Reprenons les sites professionnels qui restent : deux blogs, une base de donnée spécialisée sur le département des Ardennes et le site de Jean-Louis Beaucarnot, pour sa base Racina par exemple.

Peut-être faudrait-il repenser nos sites à partir de ce dernier critère : Apporter un contenu véritable accessible à tous. Certes, il y aura nos prestations commerciales mais à mon avis, quand je vois ce sabrage des professionnels, cela ne suffit plus. Nous avons une réflexion à mener sur ce sujet.

A nous de réfléchir et de voir ce que nous pouvons apporter comme informations supplémentaires. Peut-être y trouverons-nous  de nouveaux produits à inventer ? Aurions-nous oublier que nos clients sont des généalogistes amateurs ? Nos compétences ne se limitent pas qu'à faire des recherches pour eux.

A mon avis, nous devons mener aussi une réflexion sur notre métier, notre rôle. Cela me semble urgent.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

L'onomastique "bourbonnesque"

Par Stéphane Cosson le 17 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink

Cela fait deux fois que, dans un ouvrage concernant la famille de Bourbon, je lis la même affirmation. Deux fois que cette affirmation me fait bondir.

Il me semble que quelques notions d'onomastique ne sont pas alors superflues.

Cette fois-ci, c'est dans l'ouvrage sur les Bourbon de l'Inde. Lucien Jailloux écrit, à propos de la parenté de cette famille avec la famille noble française du même nom :

"Toutefois, cette famille Bourbon existe et porte bien ce patronyme prestigieux. Maigre preuve. L'annuaire du téléphone de la ville de Paris comporte 70 Bourbons, dont 6 seulement avec la particule ! Chacun connaît en France, des Bourbons, maçon, artiste de cinéma, comerçant ou agriculteur, à qui il ne viendrait jamais l'idée de se revendiquer de l'ex-famille régnante. Sous l'Ancien Régime, il est bien connu que les gens au service des nobles, étaient surnommés souvent par dérision, du nom même de leur patron ou propriétaire."

La première fois, c'était sous la plume de Hervé Pinoteau, dans l'ouvrage sur la généalogie de la famille de Bourbon :

"Cette seigneurie de Bourbon nous fait évoquer l'origine de son nom, qui est bien enraciné dans le terroir. En effet, Borvo, Boruo est le dieu des sources souvent chaudes ; il est ainsi à l'origine de bien des toponymes. Des gens se nomment Borvo en notre France du XXIe siècle et un bon nombre de personnes ont Bourbon comme patronyme et sans particule : ils sont probablement originaires d'un lieu-dit Bourbon ou peut-être encore de familles ayant servi des Capétiens de ce nom."

Mais où sont-ils allés chercher cette origine des noms ? Comme s'il était impossible d'imaginer que des Bourbons nobles aient fait des bâtards qui se seraient "roturisés". L'origine du nom par le lieu-dit, je suis d'accord. Cela peut être possible. Mais des familles qui auraient pris le nom Bourbon par dérision, parce qu'elles auraient servi des Bourbons nobles, non ! On aurait trouvé alors d'autres noms de famille nobles qui se seraient transmis roturièrement ainsi. Citez-moi en un ! Personnellement, je n'en connais pas d'autre. Pourquoi le nom de Bourbon ferait-il cette exception ?

Selon Marie-Thérèse Morlet, les noms de famille français se répartissent en quatre groupes :

  1. Pour un nouvel arrivant dans une commune, il prenait comme surnom le lieu d'où il arrivait.
  2. les noms de voisinage rappellent la situation et les diverses particularités de la maison.
  3. les anciens noms de baptême, formés par les noms d'origine germanique.
  4. les noms de métier.

Mais quel mal y a t-il à imaginer des Bourbons roturiers issus des Bourbons nobles depuis plusieurs générations ? En quoi cela entacherait-il la réputation de cette famille ? Où se situe cette impossibilité ? N'y a -t-il pas une sorte de prescription à établir ?

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Le e-marketing

Par Stéphane Cosson le 15 juillet 2007 | (0) Commentaires | Permalink

Je suis en train de lire un ouvrage très intéressant (même s'il y a des fautes de frappe assez souvent qui m'horripilent). Il est écrit par Catherine Viot, docteur en sciences de gestion, maître de conférence à l'IAE de Bordeaux.

Son sujet :  le e-marketing. Moi qui suis en train de penser plusieurs sites Internet pour le futur, j'y apprends beaucoup.

Elle a notamment consacré toute une partie sur le profil sociodémographique de l'acheteur en ligne ainsi que sur celui du vendeur en ligne. Cela m'a permis d'apprendre que j'étais ainsi une entreprise click et mortar. En clair, Internet n'est pas ma seule source de revenus.

J'ai aussi percuté sur un autre point : les seniors et le e-commerce. Même si pour elle un senior c'est quelqu'un qui a plus de 50 ans.  Cela me paraît un peu jeune, mais bon, on va faire avec ! Selon un sondage IFOP - SOFRES, 74% des seniors se sentent jeunes et 36% ont 10 à 15 ans de moins dans leur tête. A mon sens, c'est une population très intéressante. Pour moi c'est plutôt notre coeur de cible. J'ai ainsi appris que des sites communautaires leur étaient dédiés et que 58% sont intéressés par l'achat de formation via le net. Ils utilisent aussi Internet pour rechercher des informations sur les produits avant d'aller en magasin "discuter le bout de gras avec le vendeur".

Je n'ai pas encore fini de le lire mais deux autres chapitres me semblent tout aussi inéressants. A l'égard d'un site de commerce en ligne, comment se perçoit sa qualité ? La satisfaction vis-à-vis de celui-ci? Comment s'installe la confiance ? Et la fidélité ?

Si ce n'était les fautes de frappe, vraiment rédhibitoires, l'ouvrage serait presque parfait à mon sens. Une mine d'informations en tout cas.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Créaflash

Par Stéphane Cosson le 29 mars 2007 | (1) Commentaires | Permalink

Créaflash est une collection nouvelle lancée par l'APCE (Agence pour la Création d'Entreprise).  Il s'agit de fiches destinées aux créateurs d'entreprise sur des métiers émergents ou ne nécessitant pas de trop longs développements.

La diffusion se fait gratuitement auprès des réseaux de la création : Chambres de Commerce, Boutiques de Gestion...

D'ici quelques mois, peut-être quelques semaines si tout va bien, devrait sortir la fiche présentant le métier de généalogiste professionnel.

Tout d'abord, cette fiche donne la définition du métier, le déroulement de l'activité, les aptitudes et le code APE.

Viennent ensuite les différents domaines stratégiques :

  • Evolution du marché
  • Concurrence
  • Clients
  • la place du créateur : atouts du professionnel, valeur ajoutée du professionnel par rapport à l'amateur, équipe logistique, communication, localisation.

Ensuite, le nerf de la guerre : Comment financer une telle activité ? D'où quelques paragraphes sur le coût de l'installation et la facturation.

Enfin les contraintes : Faut-il être membre d'une chambre syndicale ou pas ? Quel est le coût des assurances professionnelles et leur rôle ? Quels sont les postes qui coûtent le plus ?

Bien évidemment, in fine, vous y trouverez les sources d'information. Où trouver de l'information sur ce métier ? Existe-t-il une revue purement professionnelle, des annuaires ou des guides, un ouvrage sur la profession ? Comment rencontrer des généalogistes professionnels ? Sur quels sites faut-il aller pour se renseigner ?

Il me semble que cette fiche va enfin combler un manque. Plus que quelques semaines d'attente, quelques mois au plus.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Le droit des bases de données

Par Stéphane Cosson le 12 mars 2007 | (0) Commentaires | Permalink

Didier Frochot, dans le numéro d'Archimag de février 2007, a rédigé un article très intéressant sur le droit des bases de données.

Il m'a semblé intéressant de vous en faire un résumé. Toujours utile quand on veut en constituer une.

Définition juridique de la base de données :

Selon la loi, une base de données est un recueil d'oeuvres, de données ou d'autres éléments indépendants, disposés de manière systématique ou méthodique, individuellement accessibles par des moyens électroniques ou par tout autre moyen.

Les éléments intégrés dans la base :

Les données brutes n'ont aucun droit. En ce qui concerne les informations réglementées à un titre ou à un autre, il est nécessaire de respecter ces règles et de veiller à limmiter leur communication. Pour ce qui est des oeuvres, leur auteur en est propriétaire et sans son accord, les intégrer dans une base est impossible.

La constitution de la base elle-même :

Dès qu'il y a choix ou disposition des matières, le droit d'auteur s'applique. La personne qui choisit les données à intégrer est l'auteur. De même pour le concepteur de leur disposition.

Le droit des producteurs :

La protection de l'investissement de la personne qui prend l'initiative et le risque de financer la constitution d'une base de données est analogue au droit d'auteur. L'investissement financier, humain et matériel doit être substantiel.

Il a un monopole d'exploitation qui interdit l'extraction  totale ou partielle et toute utilisation excessive. Ainsi capturer tout ou partie d'un site web est illicite. Cette protection dure 15 ans civils après l'année de son achèvement (= mise au point du modèle : création des tables, index, formualires) ou de sa mise à disposition au public. La saisie ou la mise à jour reste sans incidence.

Cette durée est prorogée dès que le producteur effectue une nouvel investissement substantiel.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Les armoiries de la famille de Berne (3)

Par Stéphane Cosson le 25 janvier 2007 | (2) Commentaires | Permalink

Ils me l'ont écartelé ! J'étais en train de rechercher toujours une preuve de l'origine de cette famille de mes ancêtres à partir de leur blason quand je découvre d'autres armoiries de cette famille que je ne connaissais pas. Et ils me l'ont écartelé ! Zut alors ! Et maintenant qu'est-ce que je fais ?

Bon, procédons par ordre. Qu'est-ce qu'elles me disent ces armoiries ?

En un et en quatre, j'ai l'ours bernois. Je connais, j'en sais pas plus mais je connais.

En deux, je trouve :

De sinople au pal componé d'argent et de sable.

En trois, le blason est le suivant :

D'azur au dextrochère de carnation brassardé d'argent armé d'une épée antique d'argent garnie d'or, la pointe haute et mouvant du flanc senestre.

Mais d'où elles sortent ces armoiries ? J'avais déjà des difficultés avec mon ours bernois, en voilà d'autres. Je vais reprendre lentement et oublier Renaud de Berne qui, à mon avis, de plus en plus est un personnage imaginaire, inventé de toutes pièces par les héraldistes.

Reprenons les armoiries que je connais de cette famille. La plupart portent l'ours bernois. Une branche, la branche aînée, branche éteinte au XIXe siècle, porte celle que je viens de découvrir "de sinople au pal componé d'argent et de sable". Une branche cadette, apparue aau début du XVIIe siècle et actuellement éteinte, a eu la bonne idée de sculpter  les armoiries au fronton de son château. Je n'ai pas les émaux, mais il y a un pal et celui-ci est d'une seule couleur. Brisure du blason originel ? Je sais aussi que l'endroit où se situe le blason est la partie la plus ancienne du château et qu'il représente les armes du bâtisseur et de sa femme qui sont en parti.

Cela fleure bon. Sans doute suis-je sur la bonne piste. Modifions mes hypothèses de départ.

A mon avis, l'ours bernois est tout aussi fantaisiste que Renaud de Berne. Il a été vraisemblablement attribué à une famille qui n'a pu donner aux héraldistes du Roi ni ses origines précises, ni son blason.

A mon avis, de sinople au pal d'argent (ou de sable) est le blason originel. C'est à confirmer bien sûr. Je ne suis pas sûr qu'un jour je trouverais une preuve probante, inattaquable. Mais l'ours bernois pour une famille qui me semble être typiquement occitane et tarnaise ne me plaît pas du tout.

Quant au blason écartelé en trois, c'est sans doute le rappel d'une alliance prestigieuse.Mais laquelle  ? Et depuis quand ce blason est-il écartelé ? Pour le moment, je n'en sais rien.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

Les armoiries de la famille de Berne (2)

Par Stéphane Cosson le 20 janvier 2007 | (0) Commentaires | Permalink

Bon, ma seule certitude c'est que je n'en ai pas. C'est pas fait pour me faire avancer tout cela.

Allez zou Galinette ! A toi le rat de bibliothèque ! Pas d'autres solutions pour essayer de comprendre !

La plus ancienne représentation de l'ours bernois qui soit encore existante et datable se trouve sur le chapiteau d'une colonne de l'Hôtel de Ville de Berne : 1412-1413. Mais elle est sans les émaux !  Y en aurait-il une avec les émaux ? Oui ! Sur un magnifique pavois du XIVe siècle, indatable !

Bon eh bien, y a plus qu'à se tourner vers d'autres sources... Les sceaux peut-être ? Gagné, à partir de 1224, mais toujours sans les émaux ! Les pièces de monnaie ? Même résultat ! Une chanson de gestes peut-être ? Ce sera la Chanson de Gugler, créée peu après 1375. Elle nous dit ceci :

L'écu de Berne est si réussi

Avec dessus ses traits colorés :

Le premier est rouge, le médian jaune.

Au milieu, impavide, se tient

Un ours tout noir et bien dessiné :

De griffes rouges il est armé,

Sa robe est plus noire que charbon,

Il aura pour seul butin la gloire.

Ce blason est donc bien connu. Mais l'est-il hors de Suisse ? Direction les drapeaux bernois ! Ben, oui, il faut faire feu de tout bois ! Le drapeau à l'ours n'est connu qu'au travers de miniatures et de vitraux. Cela ne veut pas dire qu'on s'en est servi. Le pennon bernois peut être ? Il a servi, avec certitude, de bannière de ralliement dès le XIVe siècle et il est connu aussi par les insignes.

Que nous disent aussi les livres consultés ? Qu'il n'existe aucune législation protégeant l'héraldique à Berne. Donc... Les armoiries pouvaient être récupérées sans aucune crainte par des familles étrangères à la Suisse. Je vais peut-être arriver à comprendre.

Voir aussi : Livres

Separateur_post

 

Avertissement: Les informations, textes, images et sons, diffusées via internet par The Social media Group ne sont pas susceptibles, à priori, de contrevenir à la réglementation afférente aux droits d´auteur. Si tel n´était pas le cas, merci de nous le signaler à l´adresse copyright at thesocialmedia point com et nous nous engagerons, sous reserve de la validité de la requête, à effectuer les modifications afférentes dans les plus brefs délais.


Le Blog Généalogie, un site du Social Media Group, réseau de blogs thématiques.