Et si les Toulouse-Lautrec étaient des Toulouse de la main gauche ?
Par Stéphane Cosson le 28 décembre 2010 | (0) Commentaires | Permalink
Il me tarde que Philippe Zalmen Ben Nathan sorte son ouvrage sur la vicomté de Lautrec. Cela fait six mois que j'attends façon loup de Tex Avery devant la pin-up. C'est dire.
Il a démontré que la famille de Toulouse-Lautrec ne descendait pas du mariage de Baudouin de Toulouse et d'Alix de Lautrec, qu'il y avait continuité lignagère. Et si, malgré tout, il y avait quand même une petite once de vérité dans la légende familiale ?
Ce qui m'embête en effet, c'est l'apparition du prénom Bertrand dans la famille de Lautrec. Ce n'est pas un prénom habituel chez eux. Pourquoi Frotaire III aurait-il appelé son fils ainsi ? Pourquoi ce prénom apparaît-il tout d'un coup ? Cela pouvait s'expliquer grâce à Baudouin. Bertrand est en effet un prénom que l'on retrouve chez les Toulouse de manière récurrente. Le problème, c'est que Baudouin n'est plus la souche. Et l'explication ne tient plus.
Une hypothèse comme cela, qui vaut ce qu'elle vaut tant qu'aucun document n'a pu la prouver : Et si l'épouse inconnue de Frotaire III appartenait à la maison de Toulouse ? Une fille bâtarde non découverte de Raymond V par exemple, pour rester sur le même grand-père. L'apparition du prénom Bertrand pourrait alors toujours s'expliquer, sa transmission des Toulouse vers les Lautrec itou.
Mettons-nous maintenant à la place des généalogistes du XVIIe siècle, un peu faussaires sur les bords. Si, si, ne nous voilons pas la face, il y en avait à l'époque. Leur client, noble seigneur, leur a demandé de trouver une parenté avec les Toulouse. Toulouse-Lautrec, cela en jette plus que Lautrec tout court. Cela donne un autre passé, une autre gueule.
Le seul lien qu'ils trouvent est cet hypothétique mariage de Frotaire III avec une fille bâtarde de Raymond V. Cela manque de panache. Pas vraiment le top. Sauf à s'arranger avec la réalité. On glisse la postérité de Frotaire III vers sa demie-soeur Alix, mariée avec un fils légitime de Raymond V et d'une fille de France (Baudouin donc). Du coup, les Lautrec se retrouvent cousins lointains du roi. Cela a beaucoup plus de classe. L'ego du client est satisfait.
Ce n'est pas la réalité ? Pas grave, on va dire que les archives ont été perdues. Cela va arranger tout le monde. Personne ne pourra vérifier. Et on s'asseoit sur sa conscience bien sûr.
Bon bien sûr, tout cela n'est qu'hypothèse. Mais après tout, pourquoi pas ?
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La question de la généalogie et de la filiation dans XIII
Par Stéphane Cosson le 4 septembre 2010 | (1) Commentaires | Permalink
Il y a quelques jours, j'ai lu une note dans Généinfos à propos des arbres généalogiques des héros de fiction. J'avais alors fait un commentaire à ce sujet. Vous trouverez le tout à cette adresse : http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/2010/08/arbres-genealogiques-heros-fiction-tintin-simpson-rougon-macquart-donald.html
Cela m'a donné envie de relire la BD XIII, dont le héros recherche son identité. Au cours des différents tomes, il prend différentes identités, qui s'imbriquent parfois les unes dans les autres, avec à chaque fois une généalogie différente.
J'ai essayé de voir comment était abordée cette question de la généalogie et de la filiation à travers ses différentes identités :
- Alan Smith : Il s'agit du nom du fils décédé d'Abraham et Sally Smith, qui sont les premiers à recueillir XIII, tout de suite après qu'on lui ait tiré dessus sur le Lady Bee, bateau de Janet Fizsimmons épouse de Walter Sheridan. Ils lui donnent cette identité dès qu'ils le trouvent. Abraham et Sally se feront tuer, mais ils lui auront donné auparavant tout ce qu'ils possèdent. D'une certaine manière, XIII a été adopté par ce couple pleurant son fils.
- Steve Rowland : fils de Jérémie Rowland et de Déborah, on suppose au départ que XIII est ce fils de riche propriétaire terrien, supposé mort mais assassin en fait de son président. Il a une marâtre, Felicity Brown (que l'on retrouvera maîtresse de divers militaires par la suite), un oncle Matt, une tante Glenda née Prentice et un jeune cousin, David. Il est aussi le mari de Kim Carrington (qu'il a épousé sous le nom de Jake Shelton), fille du général Ben Carrington et de Rose Westwood. Kim a eu avant de l'épouser un fils de Walter Sheridan prénommé Colin.
- Jason Mac Lane dit Fly : fils déclaré de Jonathan Mac Lane dit Fly, journaliste, et de Margareth Mullway. Au fur et à mesure de la lecture des tomes, cette généalogie va se compliquer jusqu'à devoir remonter, pour pouvoir la comprendre, à l'arrière-arrière-grand-père de Jason : Henry O'Keefe, époux de Doris. En effet, on apprend que Henry O'Keefe et Doris ont eu trois filles : Jenny, épouse de Liam Mac Lane (grands-parents de Jonathan), Kate épouse de George Mullway (grands-parents de Margareth et Sean Mullway), Beth épouse de Jack Callahan (grands-parents de Carla et Franck Giordino). Là encore, nous avons une parenté adoptive (Jonathan Mac Lane et Margareth Mullway) à la place de la parenté réelle (Sean Mullway et Carla Giordino). Sous le nom de Kelly Brian, il épouse Maria-Isabel de Los Santos.
- Seamus O'Neil. Pour couvrir ses petits trafics mafieux, Franck Giordino essaie de faire passer XIII pour cet Irlandais, fiancé de Jessica Martin, immigré clandestinement aux Etats-Unis sous le nom de Kelly Brian, décédé sous les balles de son oncle maternel Terence Parnell pour protéger son ami Jason Fly. Après la mort de Seamus, Jessica Martin vivra une histoire d'amour avec Irina Svetlanova, adjointe de la Mangouste (celui qui tira sur XIII sur le Lady Bee). Jessica Martin sera aussi rapidement la maîtresse de XIII.
Est-ce que vous suivez toujours ? Parce qu'en plus de toutes ces épouses et maîtresses, XIII vit une histoire d'amour compliquée avec Jones, lieutenant puis major et enfin Colonel dans l'armée américaine, au prénom inconnu (Shirley ?). De toutes ces identités, c'est celle de Jason Mac Lane qu'il adoptera in fine, sûr semble-t-il de sa filiation.
Cette généalogie est la plus intéressante, ethnologiquement parlant avec notamment Audrey Mac Pherson qui sera successivement l'épouse de deux cousins germains : Tom Mac Lane dont elle aura Jonathan et Francis Mullway (père de Sean et Margareth). Ethnologiquement, les cousins germains sont considérés comme des frères et c'est la raison pour laquelle le mariage entre cousins germains est perçu comme tabou, plus que pour les générations suivantes. D'une certaine manière, Audrey a épousé deux "frères". Nous trouvons aussi des alliances entre cousins, réelles (Sean Mullway et Carla Giordino) ou supposées (Jonathan Mac Lane et Margareth Mullway).
Et si le poids de cette généalogie, relativement incestueuse, était le point réel de départ des ennuis de XIII ? C'est une hypothèse à poser.
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Un centre d'archives en braille
Par Stéphane Cosson le 1 mars 2009 | (3) Commentaires | Permalink
Connaissez-vous la médiathèque Valentin Haüy à Paris, dans le septième arrondissement ? Selon un article paru dans Le Pélerin, il s'agit de la plus grande médiathèque en braille du monde : 20 000 livres en braille, 2 000 volumes en gros caractères, 2 200 livres sonores, 150 films en audiovision, 5 000 partitions musicales.
Vous allez me dire que je reviens sur lequel il y avait déjà eu une note. Vous allez me dire que des solutions existent. Mais je reste persuadé qu'il doit être possible d'atteindre le public des aveugles en généalogie.
Attention, pas les malvoyants mais bel et bien les aveugles. Ceux qui n'ont que le braille, si je puis m'exprimer ainsi, pour pouvoir appréhender le monde de l'écrit.
C'est peut-être une idée folle mais imaginez : nous sommes actuellement dans l'ère de la numérisation des archives. Nous sommes dans l'ère des relevés systématiques des BMS et NMD. Pourquoi, tant qu'à les relever, ne pas penser à imprimer une version des relevés en braille ?
Un travail de Titan, certes. Mais que je crois parfaitement réalisable. Il pourrait même être possible d'imaginer des archives sonores uniquement consacrées aux relevés des BMS et NMD, comme peuvent l'être le livre sonore.
Pourquoi, sous prétexte qu'on est aveugle, les recherches des ancêtres seraient-elles "interdites" ?
Une manière de repenser peut-être entièrement notre façon de voir, et j'emploie ce terme volontairement, le monde des archives. Pour ne laisser personne à la marge.
Qu'en pensez-vous ? Si tous les généalogistes du monde ... Enfin, vous connaissez la suite.
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Interview de Jean Michel dans Archimag
Par Stéphane Cosson le 7 mars 2008 | (0) Commentaires | Permalink
Dans le dernier numéro d'Archimag, il y a une interview de Jean Michel, consultant dans le domaine du management de l'information, sur le métier de documentaliste et ses évolutions.
Une fois de plus, quand j'ai lu cette interview, j'ai fait le parallèle avec le métier de généalogiste.
Que nous dit Jean Michel ? Que le métier de documentaliste est dans une phase de mutation. Le centre de documentation vu comme un endroit centralisant les ressources, ce qu'il appelle la documentation des années 1960-1990, est menacé car aujourd'hui, avec le web, cette nécessité a disparu. Le documentaliste est devenu une bon connaisseur d'Internet, un défenseur du partage de l'information. Le documentaliste est devenu un facilitateur de la circulation de l'information et non plus un guichetier fournisseur de documents.
Pour lui, le métier se dégage de l'objet-livre pour se concentrer sur l'information et la connaissance. Ce qui entraîne une dynamisation du partage de l'information. De ce fait, les bases de données internes sont à éliminer car, avec le web, elles ne servent plus à rien. Les ressources se trouvent à l'extérieur et le documentaliste est devenu un limier capable d'aller les chercher, de lutter contre ce qu'il appelle l'infobésité et l'infobazar.
Qu'est-ce que tout cela implique ? Eh bien que le documentaliste doit étoffer ses compétences, devenir multitâches. Il ne doit plus être centré sur le document mais sur l'homme, il doit concevoir des services novateurs basés sur les wikis et les blogs, imaginer d'autres produits, maîtriser la variété des sources.
Et maintenant, relisez l'article en remplaçant tout ce qui se rapporte à la documentation et en le remplaçant par des mots ayant traits à la généalogie professionnelle ! si si, faites-le et dites-moi ce que vous en pensez ! Vous avez une toute nouvelle conception du métier de généalogiste !
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L'information non structurée
Par Stéphane Cosson le 15 février 2008 | (0) Commentaires | Permalink
Le problème quand on doit faire des photos aux Archives Départementales et que, entre chaque levée il y a 3/4 d'heure d'attente, c'est qu'on passe son temps plus à attendre qu'à faire les photos. En même temps, cela permet de lire des articles sur lesquels on ne se serait sans doute pas arrêté.
Cela a été le cas pour un article dans "Archimag" concernant l'information non structurée.
L'auteur donne la définition suivante :
- Une information strucutrée est une information qui est répétable, systématique, calculable.
- Une information non structurée renvoie à un usage non inscrit dans un modèle. Pour lui, il s'agit de 99% de l'information qui nous passe entre les mains. En effet, les processus intellectuels à forte valeur ajoutée sont difficilement modélisables dans leur globalité.
Du coup, pour essyer quand même de mettre un chouïa de semblant d'ordre, il n'y a que deux façons de faire :
- Soit on se sert d'un modèle cathédrale. Le plan est pensé de A à Z par une seule personne. Peu souple, rigide, voire même inadapté, on passe en fait son temps à créer des exceptions.
- Soit on se sert du modèle grand bazar : Chacun apporte sa petite pierre à l'édifice. Tout finit quand même par s'organiser par auto-régulation spontanée.
Pour lui, il ne faut pas lutter contre la surabondance et l'hétérogénéité de l'information qui nous arrive de toutes parts. Par contre, ce qui lui semble plus utile, c'est de former les utilisateurs et de mettre en palce des outils les plus proches possible des usages des utilisateurs.
Je vous en avais déjà peut-être parlé. Mais parfois une piqure de rappel c'est intéressant. En tout cas, c'est la deuxième fois que je lisais cet article et je le trouve à la deuxième lecture riche de réflexions, de possibilités.
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Mais où sont passés les professionnels ?
Par Stéphane Cosson le 7 décembre 2007 | (5) Commentaires | Permalink
Je viens d'acheter le hors-série de la RFG sur l'informatique et Internet. Je prépare une journée de formation pour les cyber-bases de Midi-Pyrénées sur ce sujet, autant être au courant.
J'ai été très surpris par un fait : Pierre-Valéry Archassal et Jean-Yves Baxter ont supprimé quasiment tous les sites des professionnels. Neuf sites étaient présents sous cette étiquette l'an passé. Un seul a survécu : mon blog qui a donc changé de catégorie.
Trois autres professionnels apparaissent quand même : Eric Ferra de Numérik'Akt pour son blog, Alain Chapelier pour sa base de données et les ouvrages qu'il vend à partir de celle-ci et bien sûr l'indétrônable Jean-Louis Beaucarnot.
Mais plus rien concernant les successoraux (Coutot-Roehrig est passé à la trappe), plus rien concernant les Chambres syndicales de généalogistes, plus rien concernant les archivistes.
Cela m'a inspiré plusieurs réflexions.
Les auteurs le disent bien, ainsi que Charles Hervis.Offrir l'essentiel pour mieux accompagner le généalogiste amateur dans ses recherches. D'où des coupes franches et la volonté de ne pas faire un recensement exhaustif. Le seul critère de sélection a été la présence de contenu véritable accessible à tous. Certains sites officiels ou associatifs se contentant de présenter des informations institutionnelles sans apport concret n'y figurent pas.
Reprenons les sites professionnels qui restent : deux blogs, une base de donnée spécialisée sur le département des Ardennes et le site de Jean-Louis Beaucarnot, pour sa base Racina par exemple.
Peut-être faudrait-il repenser nos sites à partir de ce dernier critère : Apporter un contenu véritable accessible à tous. Certes, il y aura nos prestations commerciales mais à mon avis, quand je vois ce sabrage des professionnels, cela ne suffit plus. Nous avons une réflexion à mener sur ce sujet.
A nous de réfléchir et de voir ce que nous pouvons apporter comme informations supplémentaires. Peut-être y trouverons-nous de nouveaux produits à inventer ? Aurions-nous oublier que nos clients sont des généalogistes amateurs ? Nos compétences ne se limitent pas qu'à faire des recherches pour eux.
A mon avis, nous devons mener aussi une réflexion sur notre métier, notre rôle. Cela me semble urgent.
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L'onomastique "bourbonnesque"
Par Stéphane Cosson le 17 septembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Cela fait deux fois que, dans un ouvrage concernant la famille de Bourbon, je lis la même affirmation. Deux fois que cette affirmation me fait bondir.
Il me semble que quelques notions d'onomastique ne sont pas alors superflues.
Cette fois-ci, c'est dans l'ouvrage sur les Bourbon de l'Inde. Lucien Jailloux écrit, à propos de la parenté de cette famille avec la famille noble française du même nom :
"Toutefois, cette famille Bourbon existe et porte bien ce patronyme prestigieux. Maigre preuve. L'annuaire du téléphone de la ville de Paris comporte 70 Bourbons, dont 6 seulement avec la particule ! Chacun connaît en France, des Bourbons, maçon, artiste de cinéma, comerçant ou agriculteur, à qui il ne viendrait jamais l'idée de se revendiquer de l'ex-famille régnante. Sous l'Ancien Régime, il est bien connu que les gens au service des nobles, étaient surnommés souvent par dérision, du nom même de leur patron ou propriétaire."
La première fois, c'était sous la plume de Hervé Pinoteau, dans l'ouvrage sur la généalogie de la famille de Bourbon :
"Cette seigneurie de Bourbon nous fait évoquer l'origine de son nom, qui est bien enraciné dans le terroir. En effet, Borvo, Boruo est le dieu des sources souvent chaudes ; il est ainsi à l'origine de bien des toponymes. Des gens se nomment Borvo en notre France du XXIe siècle et un bon nombre de personnes ont Bourbon comme patronyme et sans particule : ils sont probablement originaires d'un lieu-dit Bourbon ou peut-être encore de familles ayant servi des Capétiens de ce nom."
Mais où sont-ils allés chercher cette origine des noms ? Comme s'il était impossible d'imaginer que des Bourbons nobles aient fait des bâtards qui se seraient "roturisés". L'origine du nom par le lieu-dit, je suis d'accord. Cela peut être possible. Mais des familles qui auraient pris le nom Bourbon par dérision, parce qu'elles auraient servi des Bourbons nobles, non ! On aurait trouvé alors d'autres noms de famille nobles qui se seraient transmis roturièrement ainsi. Citez-moi en un ! Personnellement, je n'en connais pas d'autre. Pourquoi le nom de Bourbon ferait-il cette exception ?
Selon Marie-Thérèse Morlet, les noms de famille français se répartissent en quatre groupes :
- Pour un nouvel arrivant dans une commune, il prenait comme surnom le lieu d'où il arrivait.
- les noms de voisinage rappellent la situation et les diverses particularités de la maison.
- les anciens noms de baptême, formés par les noms d'origine germanique.
- les noms de métier.
Mais quel mal y a t-il à imaginer des Bourbons roturiers issus des Bourbons nobles depuis plusieurs générations ? En quoi cela entacherait-il la réputation de cette famille ? Où se situe cette impossibilité ? N'y a -t-il pas une sorte de prescription à établir ?
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Le e-marketing
Par Stéphane Cosson le 15 juillet 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Je suis en train de lire un ouvrage très intéressant (même s'il y a des fautes de frappe assez souvent qui m'horripilent). Il est écrit par Catherine Viot, docteur en sciences de gestion, maître de conférence à l'IAE de Bordeaux.
Son sujet : le e-marketing. Moi qui suis en train de penser plusieurs sites Internet pour le futur, j'y apprends beaucoup.
Elle a notamment consacré toute une partie sur le profil sociodémographique de l'acheteur en ligne ainsi que sur celui du vendeur en ligne. Cela m'a permis d'apprendre que j'étais ainsi une entreprise click et mortar. En clair, Internet n'est pas ma seule source de revenus.
J'ai aussi percuté sur un autre point : les seniors et le e-commerce. Même si pour elle un senior c'est quelqu'un qui a plus de 50 ans. Cela me paraît un peu jeune, mais bon, on va faire avec ! Selon un sondage IFOP - SOFRES, 74% des seniors se sentent jeunes et 36% ont 10 à 15 ans de moins dans leur tête. A mon sens, c'est une population très intéressante. Pour moi c'est plutôt notre coeur de cible. J'ai ainsi appris que des sites communautaires leur étaient dédiés et que 58% sont intéressés par l'achat de formation via le net. Ils utilisent aussi Internet pour rechercher des informations sur les produits avant d'aller en magasin "discuter le bout de gras avec le vendeur".
Je n'ai pas encore fini de le lire mais deux autres chapitres me semblent tout aussi inéressants. A l'égard d'un site de commerce en ligne, comment se perçoit sa qualité ? La satisfaction vis-à-vis de celui-ci? Comment s'installe la confiance ? Et la fidélité ?
Si ce n'était les fautes de frappe, vraiment rédhibitoires, l'ouvrage serait presque parfait à mon sens. Une mine d'informations en tout cas.
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Créaflash
Par Stéphane Cosson le 29 mars 2007 | (1) Commentaires | Permalink
Créaflash est une collection nouvelle lancée par l'APCE (Agence pour la Création d'Entreprise). Il s'agit de fiches destinées aux créateurs d'entreprise sur des métiers émergents ou ne nécessitant pas de trop longs développements.
La diffusion se fait gratuitement auprès des réseaux de la création : Chambres de Commerce, Boutiques de Gestion...
D'ici quelques mois, peut-être quelques semaines si tout va bien, devrait sortir la fiche présentant le métier de généalogiste professionnel.
Tout d'abord, cette fiche donne la définition du métier, le déroulement de l'activité, les aptitudes et le code APE.
Viennent ensuite les différents domaines stratégiques :
- Evolution du marché
- Concurrence
- Clients
- la place du créateur : atouts du professionnel, valeur ajoutée du professionnel par rapport à l'amateur, équipe logistique, communication, localisation.
Ensuite, le nerf de la guerre : Comment financer une telle activité ? D'où quelques paragraphes sur le coût de l'installation et la facturation.
Enfin les contraintes : Faut-il être membre d'une chambre syndicale ou pas ? Quel est le coût des assurances professionnelles et leur rôle ? Quels sont les postes qui coûtent le plus ?
Bien évidemment, in fine, vous y trouverez les sources d'information. Où trouver de l'information sur ce métier ? Existe-t-il une revue purement professionnelle, des annuaires ou des guides, un ouvrage sur la profession ? Comment rencontrer des généalogistes professionnels ? Sur quels sites faut-il aller pour se renseigner ?
Il me semble que cette fiche va enfin combler un manque. Plus que quelques semaines d'attente, quelques mois au plus.
Voir aussi : Livres
Le droit des bases de données
Par Stéphane Cosson le 12 mars 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Didier Frochot, dans le numéro d'Archimag de février 2007, a rédigé un article très intéressant sur le droit des bases de données.
Il m'a semblé intéressant de vous en faire un résumé. Toujours utile quand on veut en constituer une.
Définition juridique de la base de données :
Selon la loi, une base de données est un recueil d'oeuvres, de données ou d'autres éléments indépendants, disposés de manière systématique ou méthodique, individuellement accessibles par des moyens électroniques ou par tout autre moyen.
Les éléments intégrés dans la base :
Les données brutes n'ont aucun droit. En ce qui concerne les informations réglementées à un titre ou à un autre, il est nécessaire de respecter ces règles et de veiller à limmiter leur communication. Pour ce qui est des oeuvres, leur auteur en est propriétaire et sans son accord, les intégrer dans une base est impossible.
La constitution de la base elle-même :
Dès qu'il y a choix ou disposition des matières, le droit d'auteur s'applique. La personne qui choisit les données à intégrer est l'auteur. De même pour le concepteur de leur disposition.
Le droit des producteurs :
La protection de l'investissement de la personne qui prend l'initiative et le risque de financer la constitution d'une base de données est analogue au droit d'auteur. L'investissement financier, humain et matériel doit être substantiel.
Il a un monopole d'exploitation qui interdit l'extraction totale ou partielle et toute utilisation excessive. Ainsi capturer tout ou partie d'un site web est illicite. Cette protection dure 15 ans civils après l'année de son achèvement (= mise au point du modèle : création des tables, index, formualires) ou de sa mise à disposition au public. La saisie ou la mise à jour reste sans incidence.
Cette durée est prorogée dès que le producteur effectue une nouvel investissement substantiel.
Voir aussi : Livres
