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Une parfaite méconnaissance de la profession

Par Stéphane Cosson le 10 avril 2006 | (4) Commentaires | Permalink

Il y a quelques mois est paru dans une revue de généalogie, uniquement vendue par abonnement, un éditorial dans lequel le rédacteur en chef se plaignait du fait que le régime de Vichy n'avait pas réglementé la profession de généalogiste. Il comparait entre autres cette profession aux griots d'Afrique.

J'aimerais revenir sur une partie de son éditorial qui ne prouve à mon sens qu'une chose : la profonde méconnaissance de son auteur sur la profession de généalogiste.

Cet éditorial disait ceci (textuellement, avec les fautes d'orthographe maintenues) :

N'importe quel personne peut : s'autoproclamer généalogiste, qu'il ait les compétences ou non pour le faire ; encaisser des honoraires et fixer ses prix sans aucune concertation légale ; effectuer réellement des recherches ou tout simplement recopier les usuels généalogiques courant, faisant ainsi croire à des recherches drastiques.

C'est sur la dernière phrase que j'aimerais revenir aujourd'hui. Sans doute parce que je suis en train de travailler sur une famille noble, donc censée être connue et étudiée parfaitement par les "usuels généalogiques". En fait, en faisant mes recherches sur cette famille, je m'aperçois que l'étude qui existe sur celle-ci est très vide. Je ne cesse de la compléter, de trouver des enfants, inconnus des auteurs qui m'ont précédé, des branches entières inconnues elles aussi de ces mêmes auteurs.

Les usuels généalogiques ne sont pas forcément fiables. La généalogie est une science et comme toute science, la recherche fait avancer la connaissance.  Recopier des usuels généalogiques ne  permet pas d'avoir des recherches drastiques. Au contraire, si je me contentais de le faire, cela voudrait dire que je n'exerce aucun sens critique. Alors que c'est primordial.

Cela m'est déjà arrivé de commencer à me baser sur les usuels et d'aller vérifier si ce qu'ils disaient était juste ou pas. Souvent, je les ai complété.

En outre, c'est oublier un peu vite que les familles que le généalogiste familial étudie, dans sa grande majorité, sont des familles roturières, donc inconnues des "usuels généalogiques". Il n'y a pas de recopie possible, il faut aller chercher les sources.

Pour le reste, une personne qui s'autoproclame généalogiste et qui n'a pas les compétences pour cela ne restera pas longtemps dans la profession. Pour ce qui est des prix, ils sont libres.

Comment un rédacteur en chef d'une revue généalogique peut-il autant méconnaitre le secteur d'activité dans lequel il travaille ? Je crois que c'est la vraie question qu'il faut se poser.

Voir aussi : Medias

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Généalogie et télévision

Par Stéphane Cosson le 23 janvier 2006 | (0) Commentaires | Permalink

Les émissions mélangeant généalogie et variétés ont toutes été un échec en termes d'audience. Celles présentant quelques méthodes d'apprentissage sont celles qui ont duré le plus longtemps.

Mais la généalogie n'a pas été seulement présente dans ce genre télévisuel. Elle est aussi présente dans les séries télé.

Ainsi, il y a quelques années est apparue une série dont le héros était généalogiste successoral, joué par l'acteur Philippe Volter, si mes souvenirs sont exacts. Quelques épisodes ont été tournés et diffusés sur France 3.

Actuellement, un des personnages de la série "Plus belle la vie", toujours diffusée sur France 3, est généalogiste (successoral ? Familial ? Ce n'est pas précisé). Mais, du moins à un moment de la série, il travaillait pour un musée, à la recherche de manuscrits anciens. L'un comme l'autre correspondent peu au métier réel. Par contre, à un autre moment de la série, on apprend qu'il a exercé un autre métier : médecin. Et là, nous sommes bien dans le profil du généalogiste professionnel actuel.

Il est difficile de montrer un travail généalogique à la télé, de bâtir une intrigue dessus. Certes, du moins pour un généalogiste successoral, il y a un défunt au départ. Mais le généalogiste n'est pas détective privé ou policier. Il ne recherche pas l'assassin éventuel mais les héritiers. Le suspense est donc difficile à maintenir pour le téléspectateur, à moins de bâtir des histoires de famille, toujours renouvelées. Le problème, c'est qu'il n'y a que quelques modèles possibles qui peuvent se montrer intéressants pour une intrigue : l'enfant naturel caché, la famille recomposée, l'oncle d'Amérique oublié, l'enfant né sous X qui recherche ses parents.

Cependant, la généalogie est présente dans les séries télé, notamment dans toutes les sagas estivales présentées par les chaînes. Ces sagas, l'avez-vous ocnstaté, sont toujours basées sur des secrets de famille que l'héroïne doit découvrir en même temps que le ou les assassin(s). Ces secrets de famille intéressent toujours l'héroïne au premier chef. Elle y est totalement impliquée.

Dans l'ouvrage Les deux soeurs et leur mère : anthropologie de l'inceste, paru aux éditions Odile Jacob en 1994, Françoise Héritier décrypte la série télévisée "Les coeurs brûlés" et montre les mécanismes qui sous-tendent ce type de saga : l'inceste du deuxième type.

Pour pouvoir parfaitement comprendre cet inceste, différents tableaux généalogiques sont nécessaires montrant les relations officieles et celles plus officieuses entre les différents protagonistes.

Le même travail pourrait être effectué pour quasiment toutes les séries estivales diffusées depuis, basées sur la même bible ou presque. Juste une fois pour voir, regardez une de ces sagas estivales en rédigeant le tableau généalogique qui en découle. Lisez ensuite l'ouvrage de Françoise Héritier. Vous serez surpris des similitudes.

Voir aussi : Medias

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Mes objectifs

Par Stéphane Cosson le 12 décembre 2005 | (0) Commentaires | Permalink

Bonjour à tous les bloggers de la sphère généalogique,

Généalogiste professionnel, membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels, je me suis rendu compte en parcourant rapidement les blogs généalogiques déjà existants qu'il n'y avait rien concernant mon métier, absolument aucune littérature.

D'ailleurs, il n'y a rien du point de vue économique sur celui-ci dans les autres supports : papier, internet ou autre. Un de mes objectifs est donc de parler de ce métier que j'exerce maintenant depuis près de 6 ans.

Un deuxième objectif est de vous donner quelques trucs et astuces, vous aider dans vos recherches. Je suis persuadé que personne ne vous a jamais parlé avec précision du cadre de classement des archives alors qu'il recèle une mine d'informations et d'aide pour vos recherches. De même, si vous habitez le sud de la France, avez-vous entendu parler de Frédéric Le Play et des familles-souches ? Sans doute pas, pourtant quand vous lisez des contrats de mariage, il est fort probable que vous en êtes imprégnés sans le savoir.

A bientôt donc. Et j'attends avec impatience vos commentaires à ce sujet.

Si vous désirez en savoir plus sur votre serviteur, vous pouvez consulter le site suivant :

http://www.genealogie-tarn.com

Voir aussi : Medias

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