Analyse des appels de SOS Généalogie
Par Stéphane Cosson le 10 janvier 2010
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Vous le savez : la ligne de SOS a été arrêtée pour le moment. Oui, je sais, mes confrères de SOS vous diront qu'elle a été arrêtée, point. Nous ne sommes pas d'accord sur ce sujet. Toutefois, cela n'empêche pas d'analyser la provenance des appels et de voir s'il y a quelque chose d'intéressant qui peut en ressortir.
Vous m'excuserez, je suis un bien piètre cartographe, et ce n'est rien de le dire. J'ai essayé toutefois de vous faire une carte qui aurait pu être parlante mais vraiment elle était trop moche pour que je vous la présente. Les résultats d'août 2007 à octobre 2009 nous disent donc ceci pour les zones d'origines des appels :
- Ile de France : 30%
- Bordeaux : 15%
- Toulouse : 12%
- Rouen : 10%
- Nancy : 9%
- Marseille : 8%
- Lyon et Lille : 6% chacun
- Nantes : 5%
Si vous préférez sous forme de phrase, 30% des appels proviennent de l'IIe de France, etc. Je me suis interrogé sur ces chiffres. Pourquoi tant de différence entre Bordeaux et Nantes ? Les Bordelais seraient-ils moins doués, auraient-ils besoin de plus d'aide ? Je ne le crois pas.
Je suis allé chercher l'explication ailleurs, en ligne, copiant les quelques cartes que nous possédons sur la généalogie ou je m'en suis fabriqué à partir des données existantes. Quatre cartes sont à notre disposition :
- La carte des départements en ligne, donnée par Généinfos
- La carte de Bigenet
- La carte de Geneabank
- la carte de Genealogie.com, que je me suis fabriquée à partir de leurs données.
J'ai tracé dessus les mêmes frontières que celles de France Telecom pour pouvoir comparer au mieux. Et Toulouse a été vraiment le plus frappant pour moi, sans doute parce que c'est aussi mon secteur de recherches.
Sur 11 départements dépendant de la zone France Telecom de Toulouse (Midi-Pyrénées et Limousin), trois sont en ligne. Sur Bigenet, si le Limousin est bien présent, pour Midi-Pyrénées par contre, vous n'avez qu'un seul département. Vous regardez la carte des documents disponibles sur Genealogie.com : A part le Lot, vous avez un grand désert. Seul Geneabank se tire du lot, mais il vous faut être membre des associations adhérentes pour y avoir accès. Bref, un grand désert de tout côté. Tant mieux pour mes confrères et moi, vous me direz. Et 12% des appels.
Bordeaux est un chouïa moins désertique, mais la situation est quand même similaire.
La question que je me suis posée est la suivante : Existe-t-il un lien entre la mise en ligne des départements, le dynamisme des associations et les appels sur la ligne de SOS ? Je crois que oui.
J'ai regardé la région France Telecom de Nantes : Bretagne et Pays de Loire. Quasiment tous les départements sont en ligne. Quasiment tous les départements sont sur Geneabank et ceux qui ne sont pas dessus se trouvent alors soit sur Bigenet, soit sur Genealogie.com. La zone est bien couverte. Peu d'appels sur la ligne car il existe d'autres moyens d'aide.
Et le lien entre les trois s'est vérifié sur les autres régions en province. Peu ou prou. Pour le moment, je ne me l'explique pas. Je le constate. Plus la zone a été couverte, moins il y a eu d'appels sur notre ligne, l'Ile de France étant un cas à part.
Je crois que c'est parlant. Peut-être me faudra-t-il alors retravailler le concept à partir de ce constat. Pour le proposer ensuite à d'autres partenaires.
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Qui est propriétaire des recherches généalogiques ?
Par Stéphane Cosson le 7 janvier 2010
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Il s'est déroulé un évènement cette semaine qui m'a fait réfléchir : dans le cadre de la relation entre le généalogiste professionnel et son client, qui est propriétaire des recherches effectuées par le professionnel ? Le client ou le professionnel ? Aucun des deux ? Les deux, mais pas de la même chose ?
Je suis toujours parti du principe que nos ancêtres ne nous appartiennent pas. Ils sont aussi les ancêtres d'autres personnes et il est normal de partager nos découvertes avec le reste de la communauté généalogique. C'est la raison pour laquelle j'ai mis en place ma base de données http://www.patronimip.fr et la raison aussi pour laquelle j'ai un partenariat avec Geneanet.
Je fais les recherches pour mon client. Il y a la recherche en Archives où je récupère en vrac tous les documents qui peuvent l'intéresser. Il n'y a pas vraiment d'ordre. Je ne suis pas là pour cela. Une fois chez moi, je synthétise, j'organise ma présentation de ces recherches et je lui envoie cette présentation. Mais, une fois chez moi aussi, j'organise différemment, pour moi, ces recherches que j'ai pu faire. Ce deuxième classement, personnel, qui ne sort pas de chez moi, n'est pas fait par dossier client mais par nom de famille.
Peut-être faut-il distinguer les étages du millefeuille. Si le client peut être propriétaire des documents que je lui envoie et pour lesquels il me paie, je ne pense pas qu'il le soit de mon classement personnel chez moi, même si ce classement est composé de l'ensemble des recherches effectuées pour l'ensemble de mes clients.
Je ne sais pas si je suis clair. Mais pour moi, il y a vraiment deux choses différentes. Qu'en pensez-vous ?
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Gérer le conflit et ne pas perdre un client
Par Stéphane Cosson le 26 octobre 2009
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Je crois que je commence soit à être bon commercialement, soit à bien savoir gérer les conflits. Les deux sont peut-être vrais.
Je l'ai dit à un moment, j'ai quelques problèmes de santé qui m'ont obligé à ralentir mes cadences, le temps que je puisse me reposer. Le problème, c'est que les clients peuvent râler si les cadences ralentissent trop à leur goût, par rapport à leurs attentes. Et m'écrire leur mécontentement. La généalogie est une passion, les sentiments peuvent parfois s'exacerber.
Comment alors ne pas les perdre ? Comment faire en sorte qu'ils ne donnent pas une mauvaise image de moi à d'autres clients potentiels ? Un client satisfait le dit à sept, un client mécontent à douze. Ce n'est pas négligeable.
J'ai personnellement une solution qui vaut ce qu'elle vaut mais qui fonctionne. J'écris en envoyant le travail pour lequel j'ai été payé en reconnaissant ma faute, en légitimant leur désapprobation. Je les reconnais dans leur colère, leur perte de confiance. Ils ont raison, je suis en tort. Et je me confonds en excuses. Plutôt deux fois qu'une. Je commence d'ailleurs mon courrier ainsi, avant de parler du travail. Ils m'ont écrit leur désapprobation, à moi de leur dire que je l'ai entendu.
Souvent, mais pas toujours, le client entend et m'écrit à nouveau avec une commande. Mon client n'est pas perdu. Je ne dis pas qu'il est fidélisé, mais il n'est pas perdu. C'est mieux que rien.
Cela n'arrive pas souvent. Heureusement d'ailleurs, je m'inquièterais pour mon fonds de commerce sinon. Mais cela peut arriver. A moi de savoir le gérer au mieux. C'est la solution dans laquelle je me sens le mieux et le plus sincère. Et je ressens de la satisfaction quand il m'écrit qu'il m'a pardonné, parce que j'ai su faire passer mon message.
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Généalogiste professionnel et CESU
Par Stéphane Cosson le 22 octobre 2009
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Plusieurs personnes m'ont demandé si, dans le cas où elles s'installeraient comme généalogistes professionnels, il était possible pour elles de se faire payer par le biais du CESU. Pour ceux qui ignoreraient ce que signifie CESU, c'est le Chèque Emploi Service Universel.
Il me semblait personnellement que ce n'était pas possible. Je voyais mal comment on aurait pu mettre des heures de recherches en Archives, avec remboursement de déplacement, de nuits d'hôtel, de repas, dans un CESU. Peut-être mais j'avais un gros doute.
Je suis alors allé prendre langue à ce sujet auprès de mon ORIFFPL. L'ORIFFPL, c'est l'organisme régional d'informations, de formations (3 jours gratuits par an du moment qu'on est OK avec nos cotisations URSSAF) et de formalités des professions libérales. Autrement dit, l'équivalent du MEDEF, mais avec moins de pouvoir et beaucoup moins connu. A tort, d'ailleurs, car c'est une mine d'informations quand on a un doute.
Et j'ai eu confirmation de mon intuition. Un généalogiste professionnel, quel que soit son statut (société, auto-entrepreneur, entreprise individuelle), ne peut pas se faire payer par le biais du CESU. La généalogie n'entre pas en effet dans les différentes professions de service à la personne qui peuvent être payées par ce biais. Un généalogiste professionnel rédige des notes d'honoraires comme tout professionnel libéral, même s'il marque "facture" dessus les documents qu'il envoie à ses clients. Point. Même et y compris quand il fait de la formation. A déconseiller donc sauf si on souhaite avoir très vite des ennuis pour cause d'illégalité.
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Les tarifs des professionnels
Par Stéphane Cosson le 9 août 2009
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Me faisant accompagner par la Chambre de Commerce du Tarn pour voir comment améliorer mes prestations, j'ai réalisé une petite étude de marché à partir des confrères ayant mis leurs tarifs sur Internet, soit 35 personnes. Le but était de pouvoir établir une moyenne et de voir où je me situais par rapport à cette moyenne.
Certains généalogistes proposent la même prestation à des tarifs différents selon l'époque, le lieu, le type de document. Dans ces cas-là, j'ai fait une moyenne de leurs prestations pour n'avoir à chaque fois qu'un seul chiffre.
Voici les résultats, tous TTC :
Pour ce qui est des arbres généalogiques, vous savez qu'il existe les généalogies par quartiers et les agnatiques. La généalogie agnatique est moins chère que la généalogie par quartier, ce qui est somme toute logique. Les résultats pour les généalogies agnatiques : 4 générations : 240 €. 5 générations : 617 € si on ne compte pas les trois tarifs les plus importants, sinon 959 €. Les tarifs vont de 250 à 2500 €. 6 générations : 710 €, pour des prix variant de 300 à 1200 €. 7 générations : 912, 50 € pour une amplitude allant de 350 à 1550 €. 8 générations : 1216 € (500 à 2150 €) 9 générations : 1807, 50 € (600 à 3680 €). Pour ce qui est de la généalogie par quartiers : 4 générations : 797 € (294 à 1070 €) 5 générations : 1993 € (580 à 5100 €) 6 générations : 2007 € (990 à 3350 €) 7 générations : 2167 € 8 générations : 3015 € 9 générations : 3200 €. Pour les autres produits que peuvent proposer les professionnels, il n'y avait pas suffisamment de généalogistes pour pouvoir faire une statistique valable. Sachez tout de même que la paléographie peut vous être tarifée à l'heure, à la ligne ou à la page. De même, l'heure de formation est moins chère d'un tiers que l'heure de recherche alors qu'elle devrait lui être au moins équivalente voire supérieure. Un SMIC mensuel brut ! Je commence à comprendre pourquoi.
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Analyse ADN ?
Par Stéphane Cosson le 14 juin 2009
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Quelles sont nos limites ? Quand un client nous demande une analyse ADN pour prouver une parenté avec un personnage, illustre ou pas, que devons-nous répondre ? La question n'est pas simple.
J'ai plutôt tendance à penser qu'il faut décrypter la demande. Quelle est la véritable demande derrière ? Si un client me dit : "je descends du couple Axel de Fersen / Marie-Antoinette et on va commencer les recherches par un analyse ADN" ou s'il me dit "dans mes ancêtres, j'ai un enfant naturel qui a deux mères, le nom donné à celle qui a accouché est différent du nom de celle qui l'a reconnu, les deux existent, voici tous les documents que j'ai pu trouver à leur sujet ou au sujet des descendants de leurs frères et soeurs. Mais je ne sais pas laquelle est la véritable mère", la demande est différente, vous en conviendrez.
Dans le premier cas, même s'il y a une énorme liasse de billets sur la table, je ne me fais pas corrompre. Je ne suis pas là, en tant que généalogiste professionnel, pour accréditer une légende familiale.Mon job, c'est de chercher des preuves de la filiation. Il me dit qu'il descend d'Axel de Fersen et de Marie-Antoinette, où sont les preuves ? Il faut étayer ou détruire ses dires. Cela peut être complètement basé sur la ressemblance supposée entre la mère du client photographiée de face et le profil de Marie-Antoinette (je caricature mais cela peut exister). Je ne m'appelle pas Barbara Cartland, le roman à l'eau de rose c'est pas mon truc. Dans ces cas-là, je suis un scientifique. Des preuves, toujours des preuves, encore des preuves. Et après on verra pour l'analyse ADN. Les preuves d'abord.
Dans le deuxième cas, je me mets en position d'écoute. Le client vient avec ses recherches qui lui ont pris du temps pendant des années et des années. Je vérifie, tout en l'écoutant, en lui posant des questions, s'il n'a rien oublié comme pistes. S'il en a oublié, je lui donne la démarche à suivre ou je fais à sa place s'il veut me confier la recherche. Mais je suis dans l'écoute et je peux l'accompagner en lui donnant des adresses de labo, en lui disant de se faire accompagner par un psy s'il en ressent le besoin parce qu'il y aura le deuil d'une famille à faire. Je botte en touche. Je l'écoute et je le confie à d'autres spécialistes. Il a eu pendant un temps l'oreille d'un généalogiste professionnel, ce qui l'a rassuré. Mon rôle s'arrête là.
La question est toujours délicate. C'est tellement plus facile l'analyse ADN que de faire de la recherche aux Archives Départementales. Avec l'analyse ADN, la réponse semble magique. Sauf que... La généalogie n'est pas de la magie. C'est une recherche scientfique. Donc je décrypte derrière cette demande ce qu'il y a véritablement. J'analyse et je propose une réponse à la véritable demande, celle qui est cachée. Pas simple parfois de le faire entendre au client. Mais en même temps cela peut lui ouvrir tellement d'autres possibilités.
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Réaliser une étude de marché
Par Stéphane Cosson le 12 juin 2009
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Je me demande si parfois certains réalisent des études de marché avant de se lancer. Vouloir devenir généalogiste professionnel, c'est bien. Mais quand même, pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix. Il me semble que cela doit se réfléchir un minimum.
J'ai un très bel exemple avec un article dans La Dépêche du Midi (Merci à Charles de me l'avoir signalé). Quelqu'un qui veut se lancer tout en gardant son emploi, dans le cadre d'un statut d'auto-entrepreneur. Comme cela a priori, avoir un garde-fou, pourquoi pas. Sauf que le reste de son interview m'a alerté.
Comme cela a priori, il n'est pas dans la réalité de la profession. Il propose 42 départements en plus de l'Ariège où il habite, des formations, en statut d'auto-entrepreneur, avec seulement 20% de son temps puisqu'il garde son travail à côté à 80%. Même si sa femme l'aide à temps plein, ce n'est pas réaliste pour moi.
Pour moi, il ne vise pas le bon public en visant les étudiants, les hôtels et les commerces. Le public du généalogiste professionnel n'est pas là. Ce ne sont pas eux qui commandent. Même s'il semble réaliser qu'on y vient sur le tard. Le public généalogiste est un public de seniors presque exclusivement. En tout cas ceux qui me commandent. Mais peu de personnes, je crois, s'en rendent compte. Et c'est dommage.
Personnellement, avec la région Midi-Pyrénées, des formations, des articles, le blog, je bosse à temps plein de 9 h à 23 h tous les jours. Faites la différence, même si je
commence à avoir une petite réputation intéressante depuis 9 ans que je suis installé. Je préfère la minorer volontairement car je me contente de la subodorer. Je trouve qu'elle est difficile à mesurer par moi-même.
Le statut d'auto-entrepreneur implique une limite de CAHT à ne pas dépasser si on veut bénéficier des avantages qu'il apporte. Il faut du temps pour prospecter, se faire de la
clientèle. Cela prend de 3 à 5 ans à temps plein, enquête auprès des généalogistes installés.
Je crois qu'il ne s'est pas non plus rendu compte des déplacements que cela implique, du temps qu'ils prennent. 43 départements ! Il va le trouver où ce temps pour aller sur ces 43 départements avec seulement 20% du temps professionnel consacré à la généalogie ?
Je peux me tromper mais je ne le ressens pas du tout comme un concurrent. Parce qu'il y va sans étude de marché au préalable, la fleur au fusil. Etre généalogiste professionnel, cela n'a rien à voir avec faire sa généalogie propre. C'est un véritable métier qui s'apprend.
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Bon de commande ?
Par Stéphane Cosson le 3 février 2009
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Je viens de recevoir un appel qui me semble personnellement suspect. Une entreprise me démarche en me disant que la maquette est prête, est-ce que je voulais que ce soit une opération renouvelable ou pas ?
La maquette de quoi ?
Curieusement, je n'ai aucun souvenir de cette entreprise. Première question : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Réponse (textuel, je n'invente rien) : "Euh, il n'y a pas de bon de commande, on vous fait payer que le montant des frais techniques sinon c'est une vente à perte. Vous voulez un échéancier en deux ou trois fois ou vous payez comptant ?"
Deuxième question de ma part : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? J'insiste mais c'est important. Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Toujours la même réponse. Pas de bon de commande. Seuls les frais techniques à payer, opération renouvelable. Echéancier en deux ou trois fois. La maquette est prête.
Troisième question de ma part : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Je suis têtu, obstiné même. Mais, bon, c'est le début d'un acte commercial il me semble. S'il n'y a pas de bon de commande, qu'une maquette me concernant soit prête ou pas, je m'en fous. Il n'y a pas de bon de commande. Peuvent-ils me l'envoyer par e-mail ? Que j'ai une preuve. Je n'ai quand même aucun souvenir d'eux.
Le commercial me dit qu'on a discuté ensemble en septembre. Les éléments sont prêts, sur le parchemin comme je le voulais. Paiement en deux ou trois fois, renouvelable ou pas ? La plupart du temps, les opérations sont renouvelables donc il faut que je le lui dise, sinon la comptabilité va m'envoyer les factures pendant trois ans. Ai-je signé un bon de commande avec eux ? Il me semble que ma demande est quand même clairement exprimée. Je m'en fous de ses explications, je veux une réponse claire à ma demande. Je lui donne mon e-mail, qu'il m'envoie une copie du bon de commande signé par moi en septembre puisque septembre nous aurions fait affaire.
Le commercial veut me rappeler dans le quart d'heure qui suit son envoi. J'invente un rendez-vous avec un client disant que jusqu'à 18 h, je suis pris. Il dit qu'il me rappelera demain matin.
L'appel était en milieu d'après-midi. Il est bientôt 19 h et j'attends toujours son e-mail qu'il m'envoyait de suite. Je n'aime pas ce type de technique où on force la main. C'est anti-commercial au possible.
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Echange article contre publicité
Par Stéphane Cosson le 5 janvier 2009
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Pour ceux qui lisent la Revue Française de Généalogie, vous avez dû constater dans les différents numéros de 2008 qu'il y avait une publicité concernant SOS Généalogie.
De même, pour ceux qui achètent Généalogie-Magazine ou qui y sont abonnés, vous avez dû constater une publicité me concernant apparaître depuis quelques numéros, avant mon premier article en paléographie.
Dans les deux cas, je me demandais comment valoriser cette publicité ? Le gain qu'elle pouvait m'apporter ainsi qu'à mes confrères (pour SOS Généalogie) était-il du CA HT ou pas ?
Alors direction l'expert-comptable (le nouveau, pas l'ancien !). Posons-lui la question !
Je n'étais pas d'accord avec mon ami comptable. Pour moi, c'était du CA HT et donc il fallait l'intégrer d'une manière ou d'une autre dans le CA de l'année. Pour lui, il fallait oublier, purement et simplement. Un échange, un cadeau, donc rien de comptablement intéressant.
Je me suis alors transformé en Prunelle (pour ceux qui lisent Gaston Lagaffe), râlant plus et encore.
J'ai fait un petit calcul, en fonction des éléments que j'ai pu glaner. Pour Généalogie-Magazine, en fonction de la taille de la pubicité, du moment où elle est apparue, cela représentait 1100 € HT. Pour la RFG, 2340 € HT. Vraiment dommage de ne pas valoriser ces sommes d'une manière ou d'une autre. Même si c'est un échange de bon procédé.
Donc direction l'expert-comptable parce que je suis quelqu'un de têtu et d'obstiné. Et j'ai posé la question. Non mais !
J'ai bien fait ! Je peux bel et bien l'intégrer dans mon CA. Voici la réponse plus complète de l'expert-comptable : "Il est bien sûr possible de faire figurer ce chiffre d'affaires en comptabilité. Il suffira de passer une OD en créditant le CAHT et la TVA collectée correspondante par le débit d'un poste de charges (publicité) HT ainsi que la TVA déductible afférente à cette opération.
Ces opérations peuvent soit se passer à chaque opération, soit en une seule fois à la fin de l'exercice. Ma préférence va à la deuxième solution".
Il suffit donc de savoir le montant de la publicité qui est passée en échange des articles écrits, de compter le nombre de pub passées et le tour est joué. Et ce n'est pas gonfler artificiellement son CA. Si le fisc a des questions, il suffit de le leur prouver et c'est relativement simple.
Expliqué plus simplement, il s'agit en fait d'une opération blanche. Il n'y a pas d'augmentation artificielle de mon CAHT. Le même montant, à l'identique au centime prêt, est mis en charge, dans la rubrique publicité. Cela ne change rien pour mon résultat fiscal et comptable. Cela ne change rien pour ma déclaration de TVA.
Par contre, vis-à-vis de mes partenaires financiers, cela peut être intéressant. Ils sont toujours rassurés quand le CA augmente. A moi de savoir le valoriser vis-à-vis d'eux, tout en ne cherchant pas à les berner bien sûr.
Non mais !
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Le généalogiste familial est-il un bon commercial ?
Par Stéphane Cosson le 8 septembre 2008
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La question m'est venue après une conversation avec un de mes confrères. Il me disait que nos confrères généalogistes successoraux étaient meilleurs vendeurs que nous parce que des sommes importantes transitaient entre leurs mains, parce qu'ils avaient tous les jours des contrats de révélation à faire signer.
Je ne suis pas sûr que ce soient les seuls critères qui permettent de dire qu'ils sont meilleurs commerciaux que nous, les familiaux.
Ce dont je suis sûr, c'est que depuis que notre métier existe, nous avons une forte déficience d'image. Depuis que le métier existe, nous n'avons pas su vendre notre expertise, nous n'avons pas su la valoriser.
Plusieurs de mes confrères qualifient les généalogistes familiaux comme des professionnels-amateurs. Ce qui veut bien dire que le pas n'a pas été entièrement franchi.
Nous ne savons pas valoriser notre expérience. La plupart d'entre nous sont des généalogistes amateurs qui, à un moment ou à un autre, pour des raisons diverses, avons franchi le pas de la professionnalisation. Mais tout n'a pas suivi. Nous ne savons pas valoriser ces années d'expérience en tant que généalogistes amateurs.
Il est vrai que nos confrères successoraux n'ont pas ce genre d'état d'âme. A ma connaissance, la plupart n'ont pas été des généalogistes amateurs, à rechercher leurs ancêtres. Ou s'ils l'ont été, ils savent le faire oublier. Seule compte leur expertise.
A mon sens, ce n'est pas que nous soyons moins bons ou aussi bons commerciaux que nos confrères successoraux. Notre problème vient vraiment du fait que nous avons une forte déficience d'image. Nous ne savons pas nous situer clairement. Personne ne s'est servi de ses années de recherche en amateur comme d'un tremplin professionnel. Nous n'osons pas, pour la plupart, valoriser financièrement notre expertise. Et ce depuis que le métier existe.
Je me souviens, même si ce n'est plus d'actualité, les plaquettes que j'ai modifié quand Christophe et moi nous nous sommes associés. Je notais : "près de 50 ans d'expérience cumulée !" C'était bel et bien le cas mais cela me faisait bizarre. Nous étions deux chercheurs, et nous avions entre 45 et 50 ans d'expérience cumulée. A deux ! Mais cela me faisait étrange de le noter. Comme si je l'usurpais, comme si nos âges, moins de 40 ans chacun à l'époque, empêchait de l'écrire, comme si cela ne pouvait pas être crédible. Et pourtant, j'ai commencé les recherches généalogiques à 13 ans et j'en ai 41 maintenant : faites-le compte d'années d'expérience. Il a commencé à 14 ans et en a 34.
Je suis en train de réfléchir maintenant comment je vais pouvoir valoriser nos fonds généalogiques sur cette même base. En 48 ans, à nous deux, nous avons accumulé un fonds documentaire conséquent, que je possède en totalité, dont j'ai l'exclusivité commerciale. A valoriser ! A vendre ! Différemment...
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