| Retour à l' acceuil |

Gérer le conflit et ne pas perdre un client

Par Stéphane Cosson le 26 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je crois que je commence soit à être bon commercialement, soit à bien savoir gérer les conflits. Les deux sont peut-être vrais.

Je l'ai dit à un moment, j'ai quelques problèmes de santé qui m'ont obligé à ralentir mes cadences, le temps que je puisse me reposer. Le problème, c'est que les clients peuvent râler si les cadences ralentissent trop à leur goût, par rapport à leurs attentes. Et m'écrire leur mécontentement. La généalogie est une  passion, les sentiments peuvent parfois s'exacerber.

Comment alors ne pas les perdre ? Comment faire en sorte qu'ils ne donnent pas une mauvaise image de moi à d'autres clients potentiels ? Un client satisfait le dit à sept, un client mécontent à douze. Ce n'est pas négligeable.

J'ai personnellement une solution qui vaut ce qu'elle vaut mais qui fonctionne. J'écris en envoyant le travail pour lequel j'ai été payé  en reconnaissant ma faute, en légitimant leur désapprobation. Je les reconnais dans leur colère, leur perte de confiance. Ils ont raison, je suis en tort. Et je me confonds en excuses. Plutôt deux fois qu'une. Je commence d'ailleurs mon courrier ainsi, avant de parler du travail. Ils m'ont écrit leur désapprobation, à moi de leur dire que je l'ai entendu.

Souvent, mais pas toujours, le client entend et m'écrit à nouveau avec une commande. Mon client n'est pas perdu. Je ne dis pas qu'il est fidélisé, mais il n'est pas perdu. C'est mieux que rien.

Cela n'arrive pas souvent. Heureusement d'ailleurs, je m'inquièterais pour mon fonds de commerce sinon. Mais cela peut arriver. A moi de savoir le gérer au mieux. C'est la solution dans laquelle je me sens le mieux et le plus sincère. Et je ressens de la satisfaction quand il m'écrit qu'il m'a pardonné, parce que j'ai su faire passer mon message.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Généalogiste professionnel et CESU

Par Stéphane Cosson le 22 octobre 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Plusieurs personnes m'ont demandé si, dans le cas où elles s'installeraient comme généalogistes professionnels, il était possible pour elles de se faire payer par le biais du CESU. Pour ceux qui ignoreraient ce que signifie CESU, c'est le Chèque Emploi Service Universel.

Il me semblait personnellement que ce n'était pas possible. Je voyais mal comment on aurait pu mettre des heures de recherches en Archives, avec remboursement de déplacement, de nuits d'hôtel, de repas, dans un CESU. Peut-être mais j'avais un gros doute. 

Je suis alors allé prendre langue à ce sujet auprès de mon ORIFFPL. L'ORIFFPL, c'est l'organisme régional d'informations, de formations (3 jours gratuits par an du moment qu'on est OK avec nos cotisations URSSAF) et de formalités des professions libérales. Autrement dit, l'équivalent du MEDEF, mais avec moins de pouvoir et beaucoup moins connu. A tort, d'ailleurs, car c'est une mine d'informations quand on a un doute.

Et j'ai eu confirmation de mon intuition. Un généalogiste professionnel, quel que soit son statut (société, auto-entrepreneur, entreprise individuelle), ne peut pas se faire payer par le biais du CESU. La généalogie n'entre pas en effet dans les différentes professions de service à la personne qui peuvent être payées par ce biais. Un généalogiste professionnel rédige des notes d'honoraires comme tout professionnel libéral, même s'il marque "facture" dessus les documents qu'il envoie à ses clients.  Point.  Même et y compris quand il fait de la formation.  A déconseiller donc sauf si on souhaite avoir très vite des ennuis pour cause d'illégalité.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Les tarifs des professionnels

Par Stéphane Cosson le 9 août 2009 | (7) Commentaires | Permalink

Me faisant accompagner par la Chambre de Commerce du Tarn pour voir comment améliorer mes prestations, j'ai réalisé une petite étude de marché à partir des confrères ayant mis leurs tarifs sur Internet, soit 35 personnes. Le but était de pouvoir établir une moyenne et de voir où je me situais par rapport à cette moyenne.

Certains généalogistes proposent la même prestation à des tarifs différents selon l'époque, le lieu, le type de document. Dans ces cas-là, j'ai fait une moyenne de leurs prestations pour n'avoir à chaque fois qu'un seul chiffre.

Voici les résultats, tous TTC :

  • tarif à l'acte : 14 € en moyenne, sachant que les prix varient entre 8 et 35 €.
  • tarif à l'heure : 30 € en moyenne, sachant que cela va de 25 à 60 € suivant la notoriété. Ceux qui écrivent dans les revues en kiosque ont un tarif de 31 € (sans compter Myriam Provence) ou de 36 € en comptant Myriam Provence.
  • tarif à la demi-journée : 111 €, sachant que les prix varient de 85 à 135 €.
  • tarif à la journée : 220 €, sachant que les prix varient de 131 à 355 €. Ce qui veut dire que certains ont un tarif à la journée moins cher que d'autres pour une demi-journée. Intéressant, non ?
  • frais de déplacement forfaitaire moyen : 50, 50 €.
  • Frais de déplacement au km : 0,37 € en moyenne.
  • Frais d'hébergement moyen : 76 €.

Pour ce qui est des arbres généalogiques, vous savez qu'il existe les généalogies par quartiers et les agnatiques. La généalogie agnatique est moins chère que la généalogie par quartier, ce qui est somme toute logique.

Les résultats pour les généalogies agnatiques :

  • 3 générations : 190 €. Ce n'est même pas le prix d'une journée de travail qui devrait être notre minimum syndical si je puis dire.
  • 4 générations : 240 €.

  • 5 générations : 617 € si on ne compte pas les trois tarifs les plus importants, sinon 959 €. Les tarifs vont de 250 à 2500 €.

  • 6 générations : 710 €, pour des prix variant de 300 à 1200 €.

  • 7 générations : 912, 50 € pour une amplitude allant de 350 à 1550 €.

  • 8 générations : 1216 € (500 à 2150 €)

  • 9 générations : 1807, 50 € (600 à 3680 €).

Pour ce qui est de la généalogie par quartiers :

  • 3 générations : 390 €
  • 4 générations : 797 € (294 à 1070 €)

  • 5 générations : 1993 € (580 à 5100 €)

  • 6 générations : 2007 € (990 à 3350 €)

  • 7 générations : 2167 €

  • 8 générations : 3015 €

  • 9 générations : 3200 €.

Pour les autres produits que peuvent proposer les professionnels, il n'y avait pas suffisamment de généalogistes pour pouvoir faire une statistique valable. Sachez tout de même que la paléographie peut vous être tarifée à l'heure, à la ligne ou à la page. De même, l'heure de formation est moins chère d'un tiers que l'heure de recherche alors qu'elle devrait lui être au moins équivalente voire supérieure.

Un SMIC mensuel brut ! Je commence à comprendre pourquoi.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Analyse ADN ?

Par Stéphane Cosson le 14 juin 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Quelles sont nos limites ? Quand un client nous demande une analyse ADN pour prouver une parenté avec un personnage, illustre ou pas, que devons-nous répondre ? La question n'est pas simple.

J'ai plutôt tendance à penser qu'il faut décrypter la demande. Quelle est la véritable demande derrière ? Si un client me dit : "je descends du couple Axel de Fersen / Marie-Antoinette et on va commencer les recherches par un analyse ADN" ou s'il me dit "dans mes ancêtres, j'ai un enfant naturel qui a deux mères, le nom donné à celle qui a accouché est différent du nom de celle qui l'a reconnu, les deux existent, voici tous les documents que j'ai pu trouver à leur sujet ou au sujet des descendants de leurs frères et soeurs. Mais je ne sais pas laquelle est la véritable mère", la demande est différente, vous en conviendrez.

Dans le premier cas, même s'il y a une énorme liasse de billets sur la table, je ne me fais pas corrompre. Je ne suis pas là, en tant que généalogiste professionnel, pour accréditer une légende familiale.Mon job, c'est de chercher des preuves de la filiation. Il me dit qu'il descend d'Axel de Fersen et de Marie-Antoinette, où sont les preuves ? Il faut étayer ou détruire ses dires. Cela peut être complètement basé sur la ressemblance supposée entre la mère du client photographiée de face et le profil de Marie-Antoinette (je caricature mais cela peut exister). Je ne m'appelle pas Barbara Cartland, le roman à l'eau de rose c'est pas mon truc. Dans ces cas-là, je suis un scientifique. Des preuves, toujours des preuves, encore des preuves. Et après on verra pour l'analyse ADN. Les preuves d'abord.

Dans le deuxième cas, je me mets en position d'écoute. Le client vient avec ses recherches qui lui ont pris du temps pendant des années et des années. Je vérifie, tout en l'écoutant, en lui posant des questions, s'il n'a rien oublié comme pistes. S'il en a oublié, je lui donne la démarche à suivre ou je fais à sa place s'il veut me confier la recherche. Mais je suis dans l'écoute et je peux l'accompagner en lui donnant des adresses de labo, en lui disant de se faire accompagner par un psy s'il en ressent le besoin parce qu'il y aura le deuil d'une famille à faire. Je botte en touche. Je l'écoute et je le confie à d'autres spécialistes. Il a eu pendant un temps l'oreille d'un généalogiste professionnel, ce qui l'a rassuré. Mon rôle s'arrête là.

La question est toujours délicate. C'est tellement plus facile l'analyse ADN que de faire de la recherche aux Archives Départementales. Avec l'analyse ADN, la réponse semble magique. Sauf que...  La généalogie n'est pas de la magie. C'est une recherche scientfique. Donc je décrypte derrière cette demande ce qu'il y a véritablement. J'analyse et je propose une réponse à la véritable demande, celle qui est cachée. Pas simple parfois de le faire entendre au client. Mais en même temps cela peut lui ouvrir tellement d'autres possibilités.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Réaliser une étude de marché

Par Stéphane Cosson le 12 juin 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Je me demande si parfois certains réalisent des études de marché avant de se lancer. Vouloir devenir généalogiste professionnel, c'est bien. Mais quand même, pas n'importe comment et pas à n'importe quel prix. Il me semble que cela doit se réfléchir un minimum.

J'ai un très bel exemple avec un article dans La Dépêche du Midi (Merci à Charles de me l'avoir signalé). Quelqu'un qui veut se lancer tout en gardant son emploi, dans le cadre d'un statut d'auto-entrepreneur. Comme cela a priori, avoir un garde-fou, pourquoi pas. Sauf que le reste de son interview m'a alerté.

Comme cela a priori, il n'est pas dans la réalité de la profession. Il propose 42 départements en plus de l'Ariège où il habite, des formations, en statut d'auto-entrepreneur, avec seulement 20% de son temps puisqu'il garde son travail à côté à 80%. Même si sa femme l'aide à temps plein, ce n'est pas réaliste pour moi.


Personnellement, avec la région Midi-Pyrénées, des formations, des articles, le blog, je bosse à temps plein de 9 h à 23 h tous les jours. Faites la différence, même si je
commence à avoir une petite réputation intéressante depuis 9 ans que je suis installé. Je préfère la minorer volontairement car je me contente de la subodorer. Je trouve qu'elle est difficile à mesurer par moi-même.


Le statut d'auto-entrepreneur implique une limite de CAHT à ne pas dépasser si on veut bénéficier des avantages qu'il apporte. Il faut du temps pour prospecter, se faire de la
clientèle. Cela prend de 3 à 5 ans à temps plein, enquête auprès des généalogistes installés.

Pour moi, il ne vise pas le bon public en visant les étudiants, les hôtels et les commerces. Le public du généalogiste professionnel n'est  pas là. Ce ne sont pas eux qui commandent. Même s'il semble réaliser qu'on y vient sur le tard. Le public généalogiste est un public de seniors presque exclusivement. En tout cas ceux qui me commandent.


Je crois qu'il ne s'est pas non plus rendu compte des déplacements que cela implique, du temps qu'ils prennent. 43 départements ! Il va le trouver où ce temps pour aller sur ces 43 départements avec seulement 20% du temps professionnel consacré à la généalogie ?


Je peux me tromper mais je ne le ressens pas du tout comme un concurrent. Parce qu'il y va sans étude de marché au préalable, la fleur au fusil. Etre généalogiste professionnel, cela n'a rien à voir avec faire sa généalogie propre. C'est un véritable métier qui s'apprend.

Mais peu de personnes, je crois, s'en rendent compte. Et c'est dommage.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Bon de commande ?

Par Stéphane Cosson le 3 février 2009 | (14) Commentaires | Permalink

Je viens de recevoir un appel qui me semble personnellement suspect. Une entreprise me démarche en me disant que la maquette est prête, est-ce que je voulais que ce soit une opération renouvelable ou pas ?

La maquette de quoi ?

Curieusement, je n'ai aucun souvenir de cette entreprise. Première question : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Réponse (textuel, je n'invente rien) : "Euh, il n'y a pas de bon de commande, on vous fait payer que le montant des frais techniques sinon c'est une vente à perte. Vous voulez un échéancier en deux ou trois fois ou vous payez comptant ?"

Deuxième question de ma part : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? J'insiste mais c'est important. Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Toujours la même réponse. Pas de bon de commande. Seuls les frais techniques à payer, opération renouvelable. Echéancier en deux ou trois fois. La maquette est prête.

Troisième question de ma part : Ai-je signé avec eux un bon de commande ? Je suis têtu, obstiné même. Mais, bon, c'est le début d'un acte commercial il me semble.  S'il n'y a pas de bon de commande, qu'une maquette me concernant soit prête ou pas, je m'en fous. Il n'y a pas de bon de commande. Peuvent-ils me l'envoyer par e-mail ? Que j'ai une preuve. Je n'ai quand même aucun souvenir d'eux.

Le commercial me dit qu'on a discuté ensemble en septembre. Les éléments sont prêts, sur le parchemin comme je le voulais. Paiement en deux ou trois fois, renouvelable ou pas ? La plupart du temps, les opérations sont renouvelables donc il faut que je le lui dise, sinon  la comptabilité va m'envoyer les factures pendant trois ans. Ai-je signé un bon de commande avec eux ? Il me semble que ma demande est quand même clairement exprimée. Je m'en fous de ses explications, je veux une réponse claire à ma demande. Je lui donne mon e-mail, qu'il m'envoie une copie du bon de commande signé par moi en septembre puisque septembre nous aurions fait affaire.

Le commercial veut me rappeler dans le quart d'heure qui suit son envoi. J'invente un rendez-vous avec un client disant que jusqu'à 18 h, je suis pris. Il dit qu'il me rappelera demain matin.

L'appel était en milieu d'après-midi. Il est bientôt 19 h et j'attends toujours son e-mail qu'il m'envoyait de suite. Je n'aime pas ce type de technique où on force la main. C'est anti-commercial au possible.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Echange article contre publicité

Par Stéphane Cosson le 5 janvier 2009 | (0) Commentaires | Permalink

Pour ceux qui lisent la Revue Française de Généalogie, vous avez dû constater dans les différents numéros de 2008 qu'il y avait une publicité concernant SOS Généalogie.

De même, pour ceux qui achètent Généalogie-Magazine ou qui y sont abonnés, vous avez dû constater une publicité me concernant apparaître depuis quelques numéros, avant mon premier article en paléographie.

Dans les deux cas, je me demandais comment valoriser cette publicité ? Le gain qu'elle pouvait m'apporter ainsi qu'à mes confrères (pour SOS Généalogie) était-il du CA HT ou pas ?

Alors direction l'expert-comptable (le nouveau, pas l'ancien !). Posons-lui la question !

Je n'étais pas d'accord avec mon ami comptable. Pour moi, c'était du CA HT et donc il fallait l'intégrer d'une manière ou d'une autre dans le CA de l'année. Pour lui, il fallait oublier, purement et simplement. Un échange, un cadeau, donc rien de comptablement intéressant.

Je me suis alors transformé en Prunelle (pour ceux qui lisent Gaston Lagaffe), râlant plus et encore.

J'ai fait un petit calcul, en fonction des éléments que j'ai pu glaner. Pour Généalogie-Magazine, en fonction de la taille de la pubicité, du moment où elle est apparue, cela représentait 1100 € HT. Pour la RFG, 2340 € HT. Vraiment dommage de ne pas valoriser ces sommes d'une manière ou d'une autre. Même si c'est un échange de bon procédé.

Donc direction l'expert-comptable parce que je suis quelqu'un de têtu et d'obstiné. Et j'ai posé la question. Non mais !

J'ai bien fait ! Je peux bel et bien l'intégrer dans mon CA. Voici la réponse plus complète de l'expert-comptable : "Il est bien sûr possible de faire figurer ce chiffre d'affaires en comptabilité. Il suffira de passer une OD en créditant le CAHT et la TVA collectée correspondante par le débit d'un poste de charges (publicité) HT ainsi que la TVA déductible afférente à cette opération.

Ces opérations peuvent soit se passer à chaque opération, soit en une seule fois à la fin de l'exercice. Ma préférence va à la deuxième solution".

Il suffit donc de savoir le montant de la publicité qui est passée en échange des articles écrits, de compter le nombre de pub passées et le tour est joué. Et ce n'est pas gonfler artificiellement son CA. Si le fisc a des questions, il suffit de le leur prouver et c'est relativement simple.

Expliqué plus simplement, il s'agit en fait d'une opération blanche. Il n'y a pas d'augmentation artificielle de mon CAHT. Le même montant, à l'identique au centime prêt, est mis en charge, dans la rubrique publicité. Cela ne change rien pour mon résultat fiscal et comptable. Cela ne change rien pour ma déclaration de TVA.

Par contre, vis-à-vis de mes partenaires financiers, cela peut être intéressant. Ils sont toujours rassurés quand le CA augmente. A moi de savoir le valoriser vis-à-vis d'eux, tout en ne cherchant pas à les berner bien sûr.

Non mais !

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Le généalogiste familial est-il un bon commercial ?

Par Stéphane Cosson le 8 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

La question m'est venue après une conversation avec un de mes confrères. Il me disait que nos confrères généalogistes successoraux étaient meilleurs vendeurs que nous parce que des sommes importantes transitaient entre leurs mains, parce qu'ils avaient tous les jours des contrats de révélation à faire signer.

Je ne suis pas sûr que ce soient les seuls critères qui permettent de dire qu'ils sont meilleurs commerciaux que nous, les familiaux.

Ce dont je suis sûr, c'est que depuis que notre métier existe, nous avons une forte déficience d'image. Depuis que le métier existe, nous n'avons pas su vendre notre expertise, nous n'avons pas su la valoriser.

Plusieurs de mes confrères qualifient les généalogistes familiaux comme des professionnels-amateurs. Ce qui veut bien dire que le pas n'a pas été entièrement franchi.

Nous ne savons pas valoriser notre expérience. La plupart d'entre nous sont des généalogistes amateurs qui, à un moment ou à un autre, pour des raisons diverses, avons franchi le pas de la professionnalisation. Mais tout n'a pas suivi. Nous ne savons pas valoriser ces années d'expérience en tant que généalogistes amateurs.

Il est vrai que nos confrères successoraux n'ont pas ce genre d'état d'âme. A ma connaissance, la plupart n'ont pas été des généalogistes amateurs, à rechercher leurs ancêtres. Ou s'ils l'ont été, ils savent le faire oublier. Seule compte leur expertise.

A mon sens, ce n'est pas que nous soyons moins bons ou aussi bons commerciaux que nos confrères successoraux. Notre problème vient vraiment du fait que nous avons une forte déficience d'image. Nous ne savons pas nous situer clairement. Personne ne s'est servi de ses années de recherche en amateur comme d'un tremplin professionnel. Nous n'osons pas, pour la plupart, valoriser financièrement notre expertise. Et ce depuis que le métier existe.

Je me souviens, même si ce n'est plus d'actualité, les plaquettes que j'ai modifié quand Christophe et moi nous nous sommes associés. Je notais : "près de 50 ans d'expérience cumulée !" C'était bel et bien le cas mais cela me faisait bizarre. Nous étions deux chercheurs, et nous avions entre 45 et 50 ans d'expérience cumulée. A deux ! Mais cela me faisait étrange de le noter. Comme si je l'usurpais, comme si nos âges, moins de 40 ans chacun à l'époque, empêchait de l'écrire, comme si cela ne pouvait pas être crédible. Et pourtant, j'ai commencé les recherches généalogiques à 13 ans et j'en ai 41 maintenant : faites-le compte d'années d'expérience. Il a commencé à 14 ans et en a 34.

Je suis en train de réfléchir maintenant comment je vais pouvoir valoriser nos fonds généalogiques sur cette même base. En 48 ans, à nous deux, nous avons accumulé un fonds documentaire conséquent, que je possède en totalité, dont j'ai l'exclusivité commerciale. A valoriser ! A vendre ! Différemment...

Voir aussi : Produits

Separateur_post

La notion de prix

Par Stéphane Cosson le 1 septembre 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Cette notion du prix n'est pas encore résolue pour moi. Quel prix choisir pour faire décoller mes ventes ? Quelle politique de prix ?

Je suis persuadé que, depuis le départ, depuis les premiers professionnels qui se sont installés, nous travaillons bien en dessous de notre valeur réelle. D'après ce que j'en sais, les premiers amateurs qui se sont installés comme professionnels n'ont pas complètement franchhi le pas de la professionnalisation. Mais il y avait un tel turn-over à l'époque. Il fallait installer le métier. Et en y réfléchissant, il a été installé de manière bancale. Je dis cela maintenant, mais j'aurais été à leur place, je ne suis pas sûr que je n'aurais pas fait comme eux.

Et comme il ne faut rien attendre de ce côté-là de la part des chambres syndicales...

D'après ce que j'ai pu en lire, cinq leviers sont importants pour créer une politique de prix ad hoc :

1- Optimiser la perception du prix. L'idéal ? Que le prix perçu par le client soit moins élevé que la réalité. Un prix perçu, cela ne veut pas dire le prix réel. tout est donc affaire de communication.

2- Maximiser la structure du prix. Quels sont les remises, discounts, commissions et autres que l'on peut accorder sans se mettre en danger. qui est prêt à payer quoi ?

3- Anticiper les réactions du marché. Cela veut dire être dynamique. En tout cas c'est comme cela que je le comprends. Le sommes-nous tous suffisamment ou bien sommes-nous encore les héritiers des premiers professionnels ? Osons-nous être dynamiques ? Je n'en suis pas si sûr.

4- Minimiser l'érosion du prix. Autrement dit, ne pas diminuer notre profit. Faire attention à celui-ci.

5- Limiter les coûts supplémentaires. Qu'est-ce qui nous coûte et qui n'est pas facturé au client ?

Je crois qu'il va me falloir vraiment travailler sur la perception du prix. Communiquer "de manière agressive" sur celle-ci tous azimuts. Comment puis-je aussi identifier la fourchette de prix à l'intérieur de laquelle une hausse n'aura pas d'impact en ma défaveur et me permettra de tirer un profit maximal ? La décision d'achat ne dépendant que de quelques critères, il faut absolument identifier précisément ceux qui régissent les achats généalogiques.

Le fait de facturer au mois par exemple plutôt que de faire une seule facture une fois le travail fini me semble être une bonne pratique. Un exemple : une cliente m'a payé depuis le début de l'année 2392 €. Je lui aurais annoncé cette somme, je ne suis pas sûr qu'elle l'aurait accepté : trop chère. En lui faisant des factures mensuelles, la somme est passée et à la fin de l'année, elle sera encore plus importante.

Autre exemple : Un client m'a payé 15 800 € en 6 ans, soit en moyenne 2600 € par an. Vous croyez qu'il m'aurait payé cette somme si je le lui avais annoncé comme cela de but en blanc ? Et là encore, ce n'est pas fini puisqu'il vient de me passer une nouvelle commande.

Encore du travail en perspective mais c'est pour la bonne cause.

Voir aussi : Produits

Separateur_post

Marqueterie : premier devis ?

Par Stéphane Cosson le 15 août 2008 | (0) Commentaires | Permalink

Je vous ai déjà parlé de l'arbre généalogique en marqueterie. Il semblerait que cela puisse trouver son public. En tout cas, j'ai une première demande de devis.

A la différence des devis que je peux faire très classiquement en généalogie, là tout est basé sur le visuel. Et c'est là toute la différence.

Au départ, il s'agit d'une cliente qui a besoin d'aide pour remonter son arbre généalogique. Elle m'appelle et je lui donne des directives : à qui écrire ? Que demander ? Elle veut en effet se débrouiller le plus possible seule, sauf pour tout ce qu'elle ne peut déchiffrer et dont je m'occupe. Au cours de notre dernière conversation, elle me dit qu'elle veut ensuite faire un arbre qu'elle puisse léguer à ses petits-enfants, un bijou, quelque chose d'artistique, de beau. Les mots m'ont bien sûr tout de suite parlé.

Je lui ai donc proposé l'arbre généalogique en marqueterie. Nous en discutons, sans parler de prix. Cela viendra ensuite. Son intérieur est de style Henri II et elle veut que l'arbre puisse s'y intégrer. Elle a déjà prévu le mur où elle va l'installer dans la maison. Sa réflexion est déjà avancée. Elle sait ce qu'elle ne veut pas. C'est déjà un grand pas.

Je commence à connaître sa famille. Je lui décris un arbre, tel qu'il me semble qu'il serait le mieux pour elle. Banco, elle semble intéressée. C'est parti pour lui proposer quelque chose.

Deuxième étape : mettre en image ce qui n'était que des mots. Nous y travaillons avec mon partenaire. Cela avance lentement mais cela avance. Il faut profiter du moment qu'elle est en vacances pour mettre en place un visuel. Puis j'irais lui présenter ce visuel avec une fourchette de prix, donnée par mon partenaire, et à partir de là la discussion pourra continuer ou pas.

Nous sommes dans un moment délicat. Pas le moment de se rater. Mais je trouve cela exaltant. L'aventure continue...

Voir aussi : Produits

Separateur_post

 

Avertissement: Les informations, textes, images et sons, diffusées via internet par The Social media Group ne sont pas susceptibles, à priori, de contrevenir à la réglementation afférente aux droits d´auteur. Si tel n´était pas le cas, merci de nous le signaler à l´adresse copyright at thesocialmedia point com et nous nous engagerons, sous reserve de la validité de la requête, à effectuer les modifications afférentes dans les plus brefs délais.


Le Blog Généalogie, un site du Social Media Group, réseau de blogs thématiques.